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L’immobilier soumis à l’étiquette énergie  
Les microbes dévoreurs de méthane  
Transparence : Les automobiles recalées  
Chauffage : le bois a la cote  
Climat : les politiques dans l’arène  
L’effet de serre dans nos poubelles  
Le Codevi se met au vert  
Rouler à l’éthanol ou au biodiesel ?  
Le plan Marshall Pétrole de l’UFC-Que Choisir  
Les géo-ingénieurs, pompiers du froid  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’immobilier soumis à l’étiquette énergie

20/10/2006

Après les automobiles et l’électroménager, c’est au tour des biens immobiliers d’être soumis au Diagnostic de performance énergétique (DPE). A partir du 1er novembre 2006, un bien immobilier mis en vente doit comporter une double étiquette, énergie et climat.

Celle-ci comprend :
- la description du bâtiment et de ses équipements,
- une estimation de la quantité annuelle d’énergie consommée,
- les émissions de gaz à effet de serre, rapportées à la surface achetée,
- des recommandations destinées à l’acquéreur qui veut réaliser des travaux d’économie d’énergie, avec une indication du coût des travaux.pdphoto.org

Finies les estimations à vue de nez, face à une vieille gazinière, une fenêtre sans double-vitrage ou, plus largement, une mauvaise isolation thermique… Désormais, l’acheteur peut comparer les dépenses énergétiques de chaque bien et faire son choix en connaissance de cause.

L’arrêté qui précise les modalités d’application du décret du 15 septembre vient d’être publié. La France transpose ainsi, dans sa législation, une directive européenne sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, dans le prolongement du Protocole de Kyoto.
A compter du 1er juillet 2007, le DPE obligatoire vaut aussi pour les locations et les bâtiments neufs.


                              Les microbes dévoreurs de méthane

20/10/2006

C’est une bonne nouvelle qui nous vient du fin fond des océans.
Un microbe dévoreur de méthane, baptisé ANME-3, vient d’être découvert dans les profondeurs abyssales par une équipe de scientifiques franco-germanique. Les résultats de cette recherche, publiés dans le magazine Nature, concluent que ces organismes unicellulaires « aident à contrôler les changements climatiques ».

Jusqu’à présent, les scientifiques connaissaient deux types d’organismes sous-marins pouvant ainsi décomposer le méthane, un puissant gaz à effet de serre. Désormais, nous en connaissons trois.
Tous vivent aux abords des volcans de boue sous-marins qui émettent naturellement du méthane. Grâce aux microbes, les émissions de ces volcans diminueraient de 40%.

Peut-on imaginer, à terme, une production industrielle des précieux micro-organismes ?
Car d’ici à ce que tous les pays de la planète parviennent à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, un petit coup de pouce serait le bienvenu…
Ou faut-il uniquement prendre le mal à la racine et revoir notre façon de produire, de consommer et nos modes de vie ?
Donnez votre avis !


                                  Transparence : Les automobiles recalées

18/10/2006

Demandez l’étiquette !
Depuis le 10 mai 2006, la réglementation oblige les constructeurs automobiles à apposer, sur les voitures mises en vente, l’étiquette énergie/CO2. Celle-ci indique les consommations en carburant et les émissions de CO2 du véhicule.
Or, seulement trois véhicules sur cinq se conforment à cette règle de transparence, selon une enquête réalisée pour l’Ademe sur les stands du Salon de l’automobile, lequel vient tout juste de fermer ses porteetiquettes, dimanche dernier.

Si Peugeot-PSA a ses étiquettes en règle, l’enquête lance un carton rouge à Volkswagen qui n’a étiqueté aucun de ses véhicules présentés sur le Salon.
D’autres, comme Fiat ou Renault, mettent ce contenu à disposition du public, mais sous un format qui leur est propre. Il faut parfois chercher l’information, notamment par un système informatisé…


                                                         Chauffage : le bois a la cote

16/10/2006

Au Sud, les environnementalistes s’inquiètent de la déforestation. En Amazonie, au Cameroun ou à Bornéo, l’exploitation forestière, légale ou non, poursuit son rythme effréné. Inévitablement, les autorités locales font tout pour décourager les habitants de recourir au bois de chauffe.

chaudière (Ademe)Une maison sur deux se chauffe au bois
Au Nord, c’est l’inverse. En France, en tous cas, le particulier qui se dote d’un appareil de chauffage au bois bénéficie de 50% de crédit d’impôt ! Le bois a la cote et un ménage français sur deux, en habitat individuel, est équipé d’un poêle, foyer ou cuisinière à bois.
Quant à la question de la déforestation, les espaces boisés du pays ont encore de beaux jours devant eux, puisqu’ils augmentent de 10% par an. La récolte annuelle de bois (52 millions de m3 en 2003) est largement inférieure 125 millions de m3 qui sortent de terre chaque année. C’est ce que les spécialistes appellent une « gestion raisonnée ».
La coupe du bois de chauffage participe même à l’entretien de la forêt. Comme le souligne l’Ademe, « s’ils ne sont pas utilisés, les rémanents (branches issues de l’abattage des arbres) sont de toute façon évacués ou brûlés sur place pour effectuer des travaux de sylviculture qui contribuent à la régénération et à la préservation des forêts. Dans les zones sensibles, un entretien régulier permet aussi de mieux maîtriser les risques d’incendies. »
Voilà de quoi faire son feu de bois en toute tranquillité…

Des installations de moins en moins polluantes
Côté effet de serre, brûler une bûche, c’est émettre 40 grammes de CO2 pour chaque kWH utile (directement utilisable), contre 180 gr avec l’électricité et 220 gr avec le gaz.
Mais pour se chauffer au bois, il faut composer avec les poussières et autres imbrûlés gazeux, dont la présence est minimisée, toutefois, avec les appareils de nouvelle génération. Autrement dit, exit le bon vieux feu de cheminée qui, outre ses effets polluants, a un faible rendement énergétique, avec une perte calorique de 90%, contre 30% à 45% pour un poêle ou une chaudière certifiée (label « Flamme verte »). Les cheminées ouvertes, à l’ancienne, ne sont d’ailleurs pas considérées comme des appareils de chauffage.

Pour en savoir plus, téléchargez le guide de l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) : chauffage_bois.pdf


                                      Climat : les politiques dans l’arène

13/10/2006

Visiblement, le « Pacte national pour l’environnement », annoncé par le premier ministre Dominique de Villepin, n’a pas convaincu l’opposition. Les Verts n’y voient « presque rien », et surtout des mesures qui « parient pour l’essentiel sur la bonne volonté ».

Les principales mesures contenues dans le Pacte :

- Des prêts aidés pour les particuliers qui optent pour l’éco-construction. Comme on peut le lire dans Le Monde : “Tout le monde ne peut pas se construire la maison de José Bové (construite sans matériaux polluants), faute de temps et de moyens, dit-on dans l’entourage de M. de Villepin : les matériaux ou installations “propres” coûtent “entre 30 % et 50 % plus cher” que le traditionnel.
- 1 800 pompes à bio-coraburants d’ici 2008.

- 100 millions d’euros pour la recherche sur un moteur hybride diesel.
- Création d’une taxe sur l’utilisation industrielle du charbon pour réduire les émissions de CO2.
- Doublement des crédits pour aider les collectivités locales à s’équiper en réseaux de chaleur écologiques (énergie solaire, éoliennes, géothermie, valorisation énergétique des déchets…).
- 50 millions d’euros en 2006 pour soutenir les projets de tramways.
- Création d’une réserve naturelle dans les terres australes antarctiques françaises.

Le parti des Verts aurait préféré « agir tout de suite en augmentant la part du budget dévolue aux énergies renouvelables, [et en choisissant] clairement le rail plutôt que le transport routier ».source:Ademe
Même Ségolène Royal, la présidentiable socialiste, s’empare de la question. Elle déplore, cette semaine dans Les Echos, des « demi-mesures [qui] ne permettent pas de véritable réduction de la consommation pétrolière. Rien sur le ferroviaire et le ferroutage*. Pas de fiscalité écologique incitative. Aucune mise à contribution des entreprises pétrolières. »

 Au-delà des clivages politiques, la priorité doit-elle être donnée aux mesures incitatives ou à un système contraignant ? Comment faire pour que les industriels réduisent leur facture pétrolière ? Donnez votre avis !
Ferroutage : transport combiné rail-route grâce à des remorques adaptables.


                                       L’effet de serre dans nos poubelles

11/10/2006

C’est la Semaine de la réduction des déchets, jusqu’au 15 octobre. Alors, parlons-en !
Chaque Français produit environ 1 kg de déchets par jour, soit 360 kg par an. Multiplié par quelque 60 millions d’habitants, cela commence à faire beaucoup. Et tout cela n’est pas sans incidence sur les dérèglements climatiques.

Les décharges en ligne de mire
Le traitement de nos déchets (y compris celui des boues issues des eaux usées) génère 3 à 4% des émissions de gaz à effet de serre en France. Sans compter les émissions produites lors de la collecte et du transport de nos poubelles vers les lieux de traitement.

Les déchets non triés finissent dans un incinérateur ou en décharge. Dans cette dernière, la décomposition de la matière produit du méthane, un gaz 20 fois plus puissant que le CO2 en termes d’effet de serre. Résultat, nos décharges sont responsables de plus des quatre cinquièmes des 3 à 4% d’émissions citées plus haut.

Quant à l’incinération, les normes de plus en plus restrictives, concernant le traitement des fumées des usines, permettent d’en atténuer les effets, même de façon toute relative, sur l’environnement. Ainsi, un kg de déchets brûlé à l’air libre pollue autant qu’une tonne incinérée dans une installation qui est aux normes.

Le recyclage, un moindre malcentre de tri des déchets
Dans tous les cas, le recyclage pollue moins que l’incinération ou la décharge, en particulier pour les métaux et le verre. Autrement dit, mieux vaut s’appliquer à jeter ses canettes dans la poubelle de tri sélectif et apporter ses bouteilles en verre dans les conteneurs !
Une autre façon de réduire les émissions liées est aux déchets est aussi de produire moins de déchets… et donc de repenser son mode de consommation. Le choix de produits moins emballés permet de faire maigrir la poubelle. La récupération, par les associations caritatives, est une autre voie. Tout comme l’achat de produits de qualité, donc durables, et dont l’espérance de vie sera plus longue…


                                           Le Codevi se met au vert

09/10/2006

Le gouvernement français veut « mobiliser l’épargne des Français en faveur de l’environnement », comme l’a déclaré le premier ministre, Dominique de Villepin.
A compter de janvier 2007, l’argent versée sur les Codevi va servir à financer des « prêts écologiques à taux attractifs » pour aider les particuliers qui « veulent investir pour rendre leur logement plus économe en énergie, mais hésitent encore en raison du coût des équipements ».
En même temps, le plafond de ce Compte pour le développement industriel (Codevi) passe de 4 600 à 6 000 euros. Les 10 milliards d’euros ainsi disponibles continueront, aussi, à financer les prêts aux PME.
Voilà qui prend les associations écologistes à rebrousse-poil. Les Amis de la Terre dénoncent « cette mesure court terme purement politique » et rappellent leur demande de créer un Livret Climat spécifique. Un projet pour lequel les banques avaient donné leur feu vert. De même que le ministère de l’Environnement et les professionnels du bâtiment.
« Seul, le Ministère des Finances refusait d’avoir à gérer un produit de plus », juge l’association qui déplore : « Le verdissement du Codevi est plus complexe, plus coûteux, rend le suivi de la mesure presque impossible, et adieu la sensibilisation du public sur le climat et le bâtiment. »
Autrement dit, avec le Codevi, les particuliers vont constituer une épargne « verte » sans le savoir.
Tout de même, un coup de pouce d’environ 10 milliards d’euros pour faire des économies d’énergie à la maison, ce n’est pas rien. Une démarche qui passe par une meilleure isolation thermique de la toiture et des murs, par l’installation de doubles vitrages ou, quand le climat s’y prête, par le recours à l’énergie solaire pour participer au chauffage de l’eau et de la maison.

L’habitation qui a une meilleure « efficacité énergétique » émet moins de gaz à effet de serre. En même temps, elle est synonyme d’une facture de gaz ou d’électricité allégée. Mais, il faut tout de même mettre la main à la poche pour revoir ses installations… Peut-on aller plus loin et imaginer des subventions pour les particuliers qui montent leur propre plan Climat à la maison?


                                              Rouler à l’éthanol ou au biodiesel ?

06/10/2006

Entre les deux types de biocarburants, Corinne Lepage a tranché. Pour cette ancienne ministre de l’Environnement, l’éthanol, produit à partir des plantes sucrières et des céréales, ne constitue pas vraiment une alternative au pétrole.

Les biocarburants gourmands en énergie
Elle a déclaré devant les journalistes : « Entre les engrais, les pesticides et les traitements divers, il faut l’équivalent d’un litre de pétrole pour produire un litre de ce carburant ».
Sur les chiffres, les chercheurs ne sont pas toujours d’accord. Selon une étude menée sur différentes plantes par David Pimentel, de l’Université de Cornell (Etats-Unis), le maïs requiert 29% d’énergie fossile de plus que l’éthanol qu’il permet de produire. Et la transformation du soja nécessite 27% d’énergie de plus que les quantités de biodiesel auxquelles elle aboutit.
Une autre recherche, de l’université du Minnesota, est plus favorable aux carburants « verts ». Selon ses conclusions, l’éthanol permet de produire 25% d’énergie en plus qu’il n’en faut pour sa production, contre 93% pour le biodiesel. 

« Faire plaisir aux agriculteurs »
Quant à la candidate écologiste à la magistrature suprême, elle jette un lourd pavé dans la mare du gouvernement qui veut encourager les automobilistes à utiliser l’E-85, un carburant composé à 85% de bioéthanol (en volume).

Elle ajoute : « Cette décision va surtout faire plaisir aux grands agriculteurs céréaliers qui veulent écouler leur production et se réserver de nouveaux débouchés face à l’évolution de la PAC », la Politique agricole commune européenne.

agriculture.jpgA ses yeux, mieux vaut « autoriser le monde agricole à utiliser les huiles végétales [biodiesel] pour mettre directement dans leurs tracteurs et dans leurs moteurs ». Une proposition qui reste à préciser, car il faut tout de même transformer lesdites huiles…

Biocarburants versus flambée du pétrole
Il est vrai que la production de l’éthanol coûte plus cher que celle du biodiesel. L’Ademe* a fait ses calculs : actuellement, le premier ne sera rentable qu’à partir d’un cours stabilisé à 100 dollars du baril de pétrole, contre 65 dollars pour le biodiesel.
… Dans les deux cas, les biocarburants n’ont un avantage économique que lorsque que le cours du baril est au plus haut. En juillet 2006, il a dépassé les 70 dollars.
* Ademe : Agence de l’Environnement et de la maîtrise de l’énergie .


                              Le plan Marshall Pétrole de l’UFC-Que Choisir

04/10/2006

Que l’argent du pétrole serve à financer un monde où il y a moins de pétrole. C’est ce que propose l’UFC-Que Choisir dans son « plan Marshall pétrole ».
Pour l’association de consommateurs, pas question de toucher aux taxes sur les carburants. Elle invite les parlementaires à mobiliser 10 à 25 milliards d’euros sur 10 ans par deux moyens :
- un prélèvement de 3 % à 10 % de la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP)
- la création d’une taxe exceptionnelle de 5 milliards d’euros sur les profits pétroliers déclarés en France.
Cette manne publique servirait à :
- baisser le prix de vente des automobiles à moteurs économes par un crédit d’impôt,
- accroître la quantité et la qualité de l’offre de transports en commun,
- développer le fret ferroviaire en construisant des infrastructures adaptées,
- favoriser la recherche-développement dans les énergies renouvelables.
Une façon de rééquilibrer la balance en faveur d’un modèle économique plus « propre ».
Aujourd’hui, d’après les calculs  de l’association, quand Total réalise un profit de 389 euros, le groupe consacre 3,17 euros à la recherche-développement dans les énergies renouvelables.
Les élus seraient-ils prêts à engager ce Plan Marshall, quitte à causer la grogne des pétroliers ? Pas sûr.
L’association compte sur l’appui des consommateurs.
Ceux-ci sont invités à écrire à leur député, après avoir préalablement calculé la hausse de leur facture.
Le tout sur un site créé pour l’occasion : www.chercarburant.org.
Réaliste ou pas, la proposition de l’UFC-Que Choisir vise d’abord à faire baisser la facture des ménages. Car selon elle, le prix des carburants a grimpé de 28 % en 3 ans.
Un autre moyen, pour que l’industrie pétrochimique s’y mette, serait aussi de rendre les énergies renouvelables plus attractives d’un point de vue économique.
Avis aux propositions…


                                             Les géo-ingénieurs, pompiers du froid

02/10/2006

(Source: NASA)On connaissait déjà l’ensemencement des nuages, qui consiste à déclencher des pluies artificielles pour pallier à la sécheresse, dans l’urgence – une technique utilisée dans des pays tel le Burkina Faso. Aujourd’hui, les spécialistes du climat veulent refroidir la Terre, de façon toute aussi artificielle. Avez-vous lu cette interview du climatologue Edouard Bard qui revient longuement sur la question dans Le Monde (édition du 30 septembre) ?

Il ne s’agit pas d’élucubrations de professeurs Nimbus à l’imagination échevelée. L’affaire est très sérieuse. La science de la modification du climat a même un nom : « géo-ingénierie ».

Les dangers politiques du refroidissement artificiel
Edouard Bard relève les effets pervers que peut avoir cette approche : « Diffuser l’idée auprès des politiques, des industriels et du public qu’il suffit de mettre en oeuvre de tels dispositifs pour remédier au réchauffement est dangereux. Cela introduit l’idée, fausse, qu’on peut continuer à injecter sans retenue du carbone dans l’atmosphère terrestre. Or ces dispositifs de géo-ingénierie ne doivent être qu’un tout dernier recours. »

Les écosystèmes perturbés
Sans compter l’impact sur l’environnement, encore mal maîtrisé. Par exemple, pour faire baisser le thermomètre, la « solution la plus envisageable » consiste à injecter, dans la stratosphère, du dioxyde de soufre qui se transforme ensuite en aérosols et réfléchit les rayons solaires pendant un temps limité. Mais cet effet « écran » risque de perturber les écosystèmes en concentrant les refroidissements sur certaines zones et en provoquant un réchauffement dans d’autres régions.

Une alternative d’urgence
Défaitisme ou jeu d’apprentis sorciers ? En tous cas, Edouard Bard n’est pas très optimiste. Il conclut : « Même en Europe, la volonté de développer, rapidement et à grande échelle, des alternatives au pétrole et au charbon est faible. (…) Si le Nord ne change pas d’attitude au sujet du climat, je crains effectivement qu’il y ait de grandes chances, d’ici à quelques décennies, qu’on en vienne à de telles extrémités. »


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