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             début 2008 les opportunités de développement durable     ------------->  FIN 2009 ET SI L EOLIEN N ETAIT QUE DU VENT
                       rapport complet  ATTALI   janvier 2008     315  propositions  REMIS AU PRESIDENT  DE LA REPUBLIQUE
                                                                                  LE RAPPORT ET LES DEPUTES FIN JANVIER 2008
                                                                 SES 20 PROPOSITIONS PHARES  (ABSENCE NUCLEAIRE OU RENOUVELABLE)
                                      

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                LES OPPORTUNITÉS DU DÉVELOPPEMENT DURABLE   DECISIONS 79 A 88

DECISION OBJECTIF Affirmer une politique énergétique moins dépendante et plus durable
79 Développer l’industrie éolienne. 84  Développer la recherche et développement sur le stockage et le captage de CO2.
80  Développer l’énergie solaire. 85 Maintenir le rôle du nucléaire et le rythme de construction de centrales.
81  Renforcer considérablement le programme de recherche sur le stockage de l’électricité pour les véhicules propres individuels et collectifs. 86  Maintenir le rôle de l’État dans le nucléaire.
82 Développer le recours à la biomasse. 87 Sécuriser l’approvisionnement des ressources minières.
83 Promouvoir une filière hydrogène. 88  Développer une politique européenne de l’énergie.

La résolution des problèmes écologiques n’exige pas la réduction de la croissance mais, tout au contraire, demande une croissance forte, d’un genre nouveau, pour réorienter la production vers les secteurs non polluants. Réciproquement, l’amélioration de la situation de l’environnement permet d’améliorer les conditions de la croissance, en stabilisant le climat (réduction des émissions et stockage de carbone), en renouvelant les sources d’énergie et de matières premières (énergies renouvelables, biomatériaux), en restaurant les réserves d’eau et les sols, en réduisant les toxicités chroniques, en recréant de lad iversité biologique, culturelle, technologique et économique.

Si un des risques majeurs pesant sur la croissance réside dans l’indisponibilité, l’insuffisance ou les coûts de l’énergie, a contrario, une politique énergétique active est doublement nécessaire : d’une part, parce que la France dispose d’un potentiel industriel considérable dans ce secteur ; d’autre part, du fait des retombées des énergies nouvelles sur d’autres secteurs clés de l’économie comme les transports collectifs, l’automobile, l’agriculture et le bâtiment.

OBJECTIF Affirmer une politique énergétique moins dépendante et plus durable

Répondre à la demande énergétique est à la fois difficile et indispensable :

• Difficile, car elle s’inscrit dans le contexte d’une dépendance accrue envers les énergies fossiles (majoritairement utilisées jusqu’à présent mais dont les ressources s’épuisent), et de la prise en compte des effets planétaires des changements climatiques.

• Indispensable, parce qu’il s’agit d’assurer le développement nécessaire des économies émergentes en préservant la dynamique des économies développées, tout en maintenant les grands équilibres régionaux.

Une politique énergétique moins dépendante et plus durable doit s’articuler autour de :

• La sécurisation de l’approvisionnement pétrolier et gazier dans le contexte d’un pétrole cher, supérieur à 100 $ le baril.

• Le développement des énergies sans CO2, qu’il s’agisse du nucléaire comme des énergies renouvelables.

• Les interconnexions permettant de développer à la fois la sécurité d’approvisionnement et l’exportation d’une partie de l’électricité produite sur le territoire national.

• L’intensification des économies de l’énergie et l’amélioration de l’efficacité énergétique.

L’engagement marqué de l’Union européenne envers les objectifs de Kyoto s’est traduit par des mesures de restriction des émissions carbonées (cap and trade) qui font de l’Europe un modèle de

contrôle, mais pas d’innovation. Au printemps 2006, le Conseil de l’Union a par ailleurs confirmé son intention de réduire unilatéralement de 20 % ses émissions de gaz carbonique à l’horizon 2020 (et

même de 30 % en accord avec d’autres), d’accroître de 20 % l’efficacité énergétique de son économie et d’élever à 20 % la part des énergies renouvelables.

DÉCISION 79   

Développer l’industrie éolienne.

Les énergies renouvelables (éolien, solaire, biomasse, hydroélectricité)ne représentent que 9 % de la consommation énergétique française, ce qui compte tenu de la situation géographique et

climatique de notre pays est largement insuffisant.

Les opportunités de croissance dans ce secteur ont déjà été saisies par plusieurs pays pour l’industrie éolienne.                                                                                                                                         Le Danemark dispose de l’une des plus importantes entreprises mondiales d’éoliennes.

La France peut saisir également cette opportunité industrielle.

DÉCISION 80   

Développer l’énergie solaire.

Le marché mondial du solaire a connu une forte croissance, de  40 % par an depuis 2000 (il pesait 9 milliards d’euros en 2005). L’objectif actuel est de réduire les coûts de production. Cela impliquetout d’abord de développer une filière silicium innovante :

• Disposer rapidement de silicium de qualité solaire, c’est-à-dire à très forts rendements photovoltaïques avec des coûts de fabrication inférieurs à ceux de la filière électronique.

• Développer des architectures de cellules à haut rendement et une filière de couches minces.

Cela implique également des programmes de recherche sur les systèmes énergétiques photovoltaïques. Cette recherche et développement doit être complétée par des projets concernant lessystèmes énergétiques photovoltaïques avec le développement par exemple de réseaux de distribution d’énergie intelligents. L’intégration de ces matériels, de ces systèmes dès la conception des bâtiments est une condition indispensable à la réussite du développement de cette filière.

La France dispose de groupes capables de soutenir cetterecherche et développement. Les incitations du gouvernement qui fixent le tarif de rachat du photovoltaïque à 0,55 €/kWh sont des signaux positifs pour développer les débouchés de la filière,notamment auprès des collectivités territoriales.

Ces deux priorités doivent être complétées par les actionssuivantes :

• Mettre en oeuvre un plan national d’énergie solaire.                                                                                                                                                                                                                                 • Renforcer les moyens de l’Institut national de l’énergie solaire.

• Lancer une politique d’achats publics permettant de dynamiser la demande, par exemple en matière d’équipement des bâtiments publics.

• Tisser des partenariats avec les pays du Sud, premiers marchés potentiels des matériels de l’énergie solaire.

• Adapter le code de l’urbanisme pour favoriser le solaire et la construction bioclimatique.

• Soutenir par la recherche et développement la miniaturisation et la durabilité des concepts.

• Accroître la recherche sur le photovoltaïque 3e génération ou encore sur les capteurs solaires hybrides, qui permettent de coupler un module de photovoltaïque avec un absorbeur thermique.

DÉCISION 81   

Renforcer considérablement le programme de recherche sur le stockage de l’électricité pour les véhicules propres individuels et collectifs.

Le développement des énergies intermittentes avec le photovoltaïque et l’éolien doit inciter au développement en parallèle d’unprogramme de stockage de l’électricité, programme spécifiquedoté d’un financement de l’Agence nationale de la recherche.

DÉCISION 82  

Développer le recours à la biomasse.

La biomasse permet, notamment, de produire de l’électricité à partir de débris végétaux et animaux. La France, grand pays agricole,présente un fort potentiel en la matière et dispose de technologies avancées. Les biocarburants représentent un réel potentiel de croissance. L’objectif est, désormais, de développer les biocarburants de seconde génération, valorisant la plante entière, ce quipermettra d’accroître le rendement à l’hectare. Un tel développement permettrait de réduire les émissions de CO2 dans les transports, de créer des emplois, et de valoriser des surfaces agricoleset forestières.

• Lancer dès à présent un programme de recherche et développement sur les biocarburants de 3e génération. Il existe un potentiel trop peu exploité de production de bioénergie à partir demicro-organismes ou d’algues (algocarburants), cultivables en bioréacteurs. Cette 3e génération permettrait d’accroître considérablement le rendement par surface mobilisée.

La chimie verte (utilisation de carbone issu de la biomasse à la place de carbone fossile dans l’industrie chimique) visera notam-ment à mieux maîtriser les émissions de CO2, de mieux protéger l’environnement avec des produits biodégradables et non écotoxiques, à créer des emplois et à acquérir un savoir-faire exportable.

DÉCISION 83  

Promouvoir une filière hydrogène.

Les priorités de la recherche et développement dans ce domaine doivent se concentrer sur :

• La pile à combustible pour les applications à l’automobile.Cependant, en l’état actuel des connaissances, elle ne pourra être commercialisée avant 10 ans ;

• la production d’hydrogène par électrolyse de l’eau (à haute et basse température) ;

• le stockage embarqué de l’hydrogène en développant notamment des matériaux pour réservoirs et pour le stockage solide d’hydrogène ;

• la pile à combustible (Proton exchange membrane fuel cell PEMFC]) en focalisant la recherche notamment sur la durée devie de la pile et le développement de prototypes pour dessecteurs spécialisés et en favorisant l’expérimentation sur le terrain.

La concertation des secteurs concernés doit être encouragée.

DÉCISION 84   

Développer la recherche et développement sur le stockage et le captage de CO2.

Le captage et le stockage du CO2 représentent un enjeu industriel majeur et pourraient contribuer à atteindre l’objectif de facteur 4 (c’est-à-dire la division des émissions de CO2 par 4) décidé par le gouvernement en accord avec l’Union européenne.

La recherche et développement doit se concentrer sur :

• La fiabilisation des procédés de captage de CO2 à l’étude pour améliorer leur efficacité et réduire leur coût.

• La mise en place de méthodes d’évaluation des capacités de stockage en aquifère, la modélisation de comportement sur lelong terme des stockages, la certification des quantités stockées.

En parallèle, il est nécessaire de développer des expérimentations sécurisées de taille significative sur le territoire et surtout de mieuxévaluer les besoins de recherche pour la mise au point des procédés.

La construction de centrales première génération est d’ores et déjà envisageable d’ici 2010-2015.

DÉCISION 85   

Maintenir le rôle du nucléaire et le rythme de construction de centrales.

En dépit de coûts d’investissement élevés, l’énergie nucléaire est très compétitive du fait de coûts de fonctionnement, de maintenance

et d’approvisionnement en combustible bien maîtrisés. (L’uranium ne représentant en effet que 5 % du coût de productionde l’électricité nucléaire, ses variations de prix impactent de façon

très marginale le prix final de l’électricité produite.) La productiond’énergie nucléaire est très largement domestique. Si l’uraniumdoit être importé dans le cas de l’Europe, il présente l’avantaged’être abondant à la surface du globe, distribué dans des régions relativement sûres et donc peu soumises aux aléas géopolitiquesavec lesquels l’exploitation du pétrole et du gaz, par exemple, doitcomposer. En outre, sans pouvoir prétendre être une énergie renouvelable, le nucléaire est une énergie largement recyclable,puisque 96 % des matières (uranium et plutonium) contenues dans le combustible usé peuvent être réutilisées dans les réacteurs existants.

Il doit également tenir compte du stockage des déchets à long terme.

La continuité de la politique énergétique française dans le domaine du nucléaire a doté la France d’un parc homogène de centrales standardisées, d’une électricité bon marché, totalementprévisible, qui constitue un poste important d’exportation.Pour conserver cet avantage concurrentiel il faut maintenir un rythme de construction adéquat des centrales de 3e générationaprès la construction en cours du premier réacteur à Flamanville.

DÉCISION 86   

Maintenir le rôle de l’État dans le nucléaire.

Les conditions de l’acceptation du nucléaire par le public doivent être préservées par le maintien :

• d’une autorité de sûreté indépendante,

• d’un rôle de l’État dans la stratégie des entreprises concernées,

• de la transparence de l’information,

• et avec de nouveaux programmes d’optimisation du stockage des déchets ultimes.

 

DÉCISION 87   

Sécuriser l’approvisionnement des ressources minières.

Si les matières premières regroupent un ensemble de ressources énergétiques (pétrole, gaz, charbon) et de minerais, notamment métalliques, leur point commun, depuis quelques années, est uneenvolée des prix liée à une forte demande, causée principalement par la forte croissance des grands pays asiatiques, en particulier la

Chine et dans une moindre mesure l’Inde.Alors que les matières premières énergétiques sont aujourd’hui au coeur des débats liés à l’épuisement des ressources, au développementdurable et aux énergies propres, la prise de conscience de la forte tension portant sur les approvisionnements en métauxindustriels, vitaux pour toutes les industries occidentales, n’a pasencore eu lieu en Europe continentale, alors que les pays anglosaxons ainsi que la Russie, la Chine et le Brésil sont déjà engagés dans une compétition serrée pour le contrôle des ressources et la sécurisation des approvisionnements.

Il faut favoriser l’émergence d’un champion européen dans le secteur des métaux industriels, d’une taille suffisante pour aborde avec succès les problématiques industrielles du secteur, et garantdes approvisionnements en minerais nécessaires aux grandes industries françaises est une des conditions de la croissance future.

DÉCISION 88   

Développer une politique européenne de l’énergie.

La France, dans la perspective de sa présidence de l’Union européenne au deuxième semestre 2008, devra s’attacher à convaincre ses partenaires que la capacité de l’Union à relever le défi énergétiqueconstitue un enjeu essentiel de sa pérennité et de la stabilité internationale.

Outre la priorité mise sur l’efficacité énergétique, une politique européenne ambitieuse devrait traiter de façon prioritaire les questions d’infrastructures énergétiques, de réseaux de distribution etdu parc de production : développer le réseau électrique et ses interconnexions ; prolonger la durée de vie des centrales les plus performantes et les plus respectueuses de l’environnement ; favoriserles investissements dans de nouvelles centrales peu émettrices de gaz carbonique ; harmoniser au sein de l’Union, puis au plan international, les conditions de contrôle et de régulationauxquelles les investisseurs et les opérateurs sont soumis ; intensifier l’effort de recherche et de développement en prenant en compte à la fois la recherche sur les ruptures technologiques etcelle relative à l’amélioration de l’existant.

La présidence française pourra promouvoir un objectif ambitieux et des actions communes :

• En proposant pour 2030 un objectif européen quantitatif d’énergie sans CO2 dans le bilan total, favorisant l’ensemble des énergies faiblement émettrices tout en laissant à chaque État lechoix de son fournisseur énergétique. À cet égard, l’établissement d’une référence européenne en termes d’émission de CO2 par habitant, voire de CO2 par unité de PNB – et non pas derichesse nationale comme l’envisage la commission pour leprochain « paquet énergie/climat » – sera très utile.

• En lançant l’idée d’une coopération spécialisée en matière nucléaire, sur une base intergouvernementale entre les seuls pays de l’Union qui y sont favorables.                                                                    • En proposant une action européenne, dans le cadre de cette coopération spécialisée, en faveur du développement sûr et maîtrisé de l’énergie nucléaire dans les pays de la future Unionméditerranéenne.

Une coopération méditerranéenne pourrait se développer selon les grands axes suivants :

• L’évaluation économique et le calendrier d’introduction del’énergie nucléaire.

• La mise en place du cadre institutionnel approprié, notammenten matière légale et réglementaire.

• La création d’une autorité de sûreté disposant des compétenceset de l’autonomie nécessaires.

• Les formations adaptées à l’établissement d’une filière nucléaire civile (exploitant nucléaire, sûreté, radioprotection, protection de’environnement, non-prolifération).

• Les dispositifs appropriés en matière de sécurité et de non-prolifération.

• La fourniture de réacteurs de 3e génération et du combustible nécessaire à leur fonctionnement, y compris les services degestion du combustible usé et des déchets.

• L’étude des modalités de financement des investissements nucléaire

Cette coopération s’appuiera sur les organismes compétents et les industriels des pays européens, et, en ce qui concerne les critères de sûreté nucléaire et de certification des nouveaux modèles de réacteur, sur l’effort d’harmonisation engagé au niveau européen.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                                                                       

 

Et si l'éolien n'était que du vent ?...

 

L’impérieuse nécessité de la  réduction des émissions des gaz à effet de serre   conduit parfois à des politiques absurdes, résultats de la précipitation d’hommes  politiques, (pour qui l’écologie représente d’abord  des voix),  et de l’avidité d’entreprises, (pour qui le « vert » représente surtout des profits).  

Ainsi du développement des éoliennes, considérées  aujourd’hui comme une source incontournable  d’énergies renouvelables, au même titre que le solaire.

 Sans parler de leur dimension esthétique, ni de leur pollution sonore, que  chacun peut apprécier à sa guise,  leur utilité, dans une politique   de croissance durable, est hautement problématique.

Ces grandes machines  sont déployées aujourd’hui à très grande vitesse,  partout dans le monde, du Texas à la Chine,  à l’image de l’Allemagne, qui dispose aujourd’hui du  plus grand parc éolien du monde,  représentant une puissance de   25.000 MW.   D’autres pays  ambitionnent des niveaux équivalents :   le Royaume Uni  projette d’installer  une puissance éolienne de  33.000 MW ; les  Pays-Bas   parlent de  6.000, seulement  en off-shore ; et la France veut atteindre en dix ans la même puissance que  l’Allemagne.

 Ces objectifs, en apparence considérables,  sont en fait   dérisoires : En Allemagne, toutes ces éoliennes, saturant le territoire,    représentent à peine 5% de la consommation de l’électricité du pays,  contre 25% pour le nucléaire, qui ne disparaitra pas.  En France, où   à peine un huitième de cette puissance  est installée,  il faudrait construire  1400 éoliennes chaque année  pour satisfaire la seule augmentation annuelle de la consommation électrique ;    et   plus de 2.100  pour produire autant   qu’une  seule centrale nucléaire.

De plus,   c’est une énergie très incertaine, qui ne peut  etre produite qu’à des moments improbables,  quand il y a du vent (et pas n’importe lequel)   et donc pas lors d’anticyclone. Au total, une éolienne ne produit annuellement que l’équivalent de 2000 heures de sa puissance maximale. Aussi, l’énergie éolienne ne se développe que  si est mise en place    une gestion  très  fine des prévisions météorologiques, avec des investissements importants,   pour intégrer cette multitude de productions locales dans les réseaux. Cela exige   d’énormes subventions, (qui, en France,  portent le taux de  rentabilité     sur fonds propre  à 22% en moyenne et  même à 40% sur les sites les plus  venteux)  et l’abandon de bien des  contrôles.

 Au total, c’est    donc une énergie  très envahissante, attirant toutes les cupidités. Si l’Allemagne a atteint les limites de ce que son territoire peut supporter, la France est partie dans le même délire :   alors que la loi Montagne et la loi Littoral  contrôlent  très  rigoureusement la construction d’immeubles et d’usines, les autorités  régionales développent les éoliennes sans pratiquement aucun contrôle   : deux permis de construire ont même  été accordés à moins de 20 km du Mont SaintMichel. Et les éoliennes off shore se développent aussi  sans aucun contrôle  de leurs impacts  sur le tissu littoral.

Le moment est venu au moins d’une pause, pour en mesurer toutes les dimensions, avant que le vent n’emporte nos illusions.

  

j@attali.com

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                    

   Les 20 propositions «phares» de la Commission Attali

 Encourager la mobilité géographique   Renvoyer l'essentiel des décisions sociales à la négociation
Renforcer les régions et les intercommunalités  Mettre en place les infrastructures nécessaires
     réduire le coût du travail  Se donner les moyens que tout élève maîtrise avant la fin de la sixième
Ouvrir très largement les professions réglementées à la concurrence secteurs d'avenir : Redonner à la France tous les moyens
Laisser à tout salarié le libre choix de poursuivre une activité très haut débit pour tous, à domicile,
Sécuriser la rupture amiable du contrat de travail.  agence guidant  les TPE/PME dans démarches administratives.
Aider les commerçants et les fournisseurs indépendants

imposer à toutes les entreprises  un bilan âge, sexe..

Mettre en chantier dix «Ecopolis» formation  chercheurs d'emploi nécessitant rémunération
Constituer 10 grands pôles d'enseignement supérieur  évaluer tout service public (école, université, hôpital, administration)
Réduire les délais de paiement des PME par l'Etat Réduire dès 2008 la part des dépenses publiques dans le PIB.

18/01/2008 | Mise à jour : 20:44 | Commentaires 76

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Mercredi, Jacques Attali doit remettre son rapport à Nicolas Sarkozy. Crédits photo : LUDOVIC/REA

Comme le révélait Le Figaro dès le 10 janvier dernier, la suppression des départements et la relance de l'immigration devrait bien figurer parmi les quelques 300 mesures que Jacques Attali s'apprête à déposer sur le bureau de Nicolas Sarkozy mercredi prochain. Revue de détail des 20 principales propositions.

Officiellement c'est mercredi 23 janvier que la commission menée par Jacques Attali doit remettre son rapport sur les conditions de libération de la croissance française. Ce rapport provisoire, mis en ligne sur le site internet des Echos, préconise 314 mesures, dont une vingtaine de mesures «phare».

Parmi celles-ci, la relance de l'immigration, la suppression des départements ou la libération du commerce.

Voici les 20 propositions «choc» :

    1) Encourager la mobilité géographique (par la création d'une bourse Internet du logement social) et la mobilité internationale (notamment par une procédure plus souple de délivrance de visas aux étudiants, artistes travailleurs, chercheurs et scientifiques).

Comme l'avait révélé Le Figaro, le rapport préconise le recours à une immigration de travail dans des secteurs en tension (bâtiment, commerce, industrie lourde, hôtellerie et restauration) dans le cas où aucun candidat de nationalité française ne s'est présenté dans les trois mois suivant la parution de l'annonce d'emploi. La relance de l'immigration de travail concerne aussi le domaine de la recherche.

 

 

   2) Renforcer les régions et les intercommunalités en faisant progressivement disparaître en 10 ans l'échelon départemental .

 

 

 

 

 

    3) Réduire le coût du travail pour toutes les entreprises en transférant une partie des cotisations sociales vers la contribution sociale généralisée (CSG) et la TVA.

Moyens : Supprimer 3 points de cotisations sociales répartis entre une augmentation du salaire net (impact sur le pouvoir d'achat) et une diminution du salaire brut (effet positif attendu sur l'emploi). En contrepartie la CSG sera relevée de 0,6 point et la TVA de 1,2 point

 

 

    4) Ouvrir très largement les professions réglementées à la concurrence sans nuire à la qualité des services rendus. (Les principales professions concernées sont les coiffeurs, les chauffeurs de taxi, les vétérinaires, les pharmaciens et diverses professions juridiques).

Il s'agit, entre autres, de lever le numerus clausus, dans les professions à l'accès aujourd'hui limité.

Hôtel, cinémas, stations services et débits de boisson seraient aussi concernés par cette ouverture à la concurrence.

 

 

 

    5) Laisser à tout salarié le libre choix de poursuivre une activité sans aucune limite d'âge (...) en bénéficiant, à compter de 65 ans, d'une augmentation de sa retraite, en levant tous les obstacles aux cumuls emploi-retraite et en supprimant tous les dispositifs de préretraite.

Une fois la durée minimale de cotisation acquise, le salarié devra pouvoir bénéficier d'horaires aménagés. L'ensemble de ces mesures devant être présenté aux syndicats dès 2008 pour mise en œuvre courant 2009 ou 2010.

 

 

    6) Sécuriser la rupture amiable du contrat de travail.

Le licenciement économique doit être un ultime recours. D'ailleurs, le projet d'accord sur la modernisation du marché du travail, négocié cette semaine entre les syndicats et le patronat, prévoit la possibilité d'une rupture du contrat de travail par consentement mutuel.

 

 

 

 

    7) Aider les commerçants et les fournisseurs indépendants à prendre part efficacement à la concurrence tout en restaurant complètement la liberté des prix et de l'installation de tous les acteurs de la distribution, de l'hôtellerie et du cinéma.

Moyens : Le rapport préconise par exemple de lever les interdictions de revente à perte, d'instaurer le principe de liberté tarifaire pour le commerce de détail et de concéder la gestion de services publics de proximité (La Poste) aux commerçants isolés, en zone rurale.

 

 

 

 

 

  8) Mettre en chantier dix «Ecopolis», villes et quartiers d'au moins 50.000 habitants intégrant technologies vertes et technologies de communication.

Le rapport donne en exemple un éco-quartier situé près de Londres et qui concilie préservation de l'environnement et qualité de vie. Le financement devra impliquer l'État, les collectivités territoriales, la Caisse des dépôts (CDC) et le secteur privé.

 

 

    9) Constituer 10 grands pôles d'enseignement supérieur et de recherche autour de 10 campus, réels et virtuels.

Moyens : Réunir universités, grandes école et centres de recherche grâce à un plan de 10 milliards d'euros, à engager sur 7 ans, avec 80% de financement privé. Les 10 grands pôles devront négocier dès 2008 les modalités de leur union.

 

 

 

 

                                                                                                                                                                                                                    10) Réduire les délais de paiement des PME par l'Etat et par les grandes entreprises à un mois (...) et à dix jours pour la TVA, et instituer un statut fiscal simplifié pour les entreprises qui réalisent moins de 50.000 euros de chiffre d'affaires.

Le rapport préconise des mesures législatives en ce sens, dès 2008, et un accord de branche dans les secteurs de l'automobile et l'aéronautique.

 

 

 

 

  11) Renvoyer l'essentiel des décisions sociales à la négociation en modernisant les règles de représentativité et de financement des organisations syndicales et patronales.

Pour renforcer les adhésions aux syndicats, le rapport préconise de développer les services offerts aux salariés par ces mêmes syndicats. Le rapport invite à voter une loi sur les critères de représentativité, dont le texte sera auparavant discuté avec les syndicats.

 

 

 

   12) Mettre en place les infrastructures nécessaires (ports, aéroports, place financière) et accroître l'offre et la qualité de logement social.

Moyens : Concentrer les subventions de l'État sur les ports de Marseille et du Havre. Le transport aérien low cost doit être encouragé, notamment avec l'ouverture d'un terminal low cost à Roissy. L'objectif est également de revoir la gestion du parc HLM en fusionnant les organismes de gestion. Le rapport évoque aussi une plus grande implication des promoteurs privés dans la construction de logement sociaux.

 

 

                                                                                                                                                                                                                                                                                               13) Se donner les moyens que tout élève maîtrise avant la fin de la sixième le français, la lecture, l'écriture, le calcul,

l'anglais, le travail de groupe et l'informatique.

Moyens : Une meilleure formation des assistantes maternelles et éducatrices de crèche, notamment via Internet. Une augmentation

du nombre de ces personnels est envisagée.

Encourager le travail en groupe, la créativité des élèves, l'apprentissage précoce de l'anglais. Eviter les redoublements, revoir les modes d'évaluation et développer le service civique un après-midi par semaine.

 

      14) Redonner à la France tous les moyens (dont ceux de la recherche) pour prendre une place de premier rang dans les secteurs d'avenir : numérique, santé, écologie, tourisme, solaire, pile à combustible, biotechnologie, nanotechnologie, neurosciences.

Moyens : Les crédits de recherche devront être concentrés sur les meilleurs laboratoires et les meilleurs programmes. Promouvoir les investissements dans les technologies de l'information et la communication. Réduire les coûts de production des énergies renouvelables pour développer leur consommation. Donner plus de moyen à la promotion touristique du pays, sur les marchés extérieurs.

 

 

             15) Entreprendre dès maintenant la mise en place du très haut débit pour tous, à domicile, dans l'espace numérique de travail et dans l'administration.

Le rapport insiste sur l'utilisation de la fibre optique ou encore l'augmentation de la part des investissements en technologies de l'information et la communication dans le PIB.

 

 

 

 

 

       16) Créer une agence guidant dans un premier temps les TPE/PME de moins de 20 salariés dans toutes leurs démarches administratives.

L'idée est de passer de la défiance à la confiance entre les entreprises et les administrations. Le rapport propose notamment de créer une agence du «Small Business Service», sur le modèle britannique existant. Cette agence, placée sous l'autorité du premier ministre, serait l'interlocuteur unique pour les très petites entreprises (moins de 20 salariés).

 

 

 

             17) Mobiliser tous les acteurs de l'emploi des jeunes et imposer à toutes les entreprises et collectivités publiques de présenter chaque année un bilan de la diversité par âge, par sexe et par origine.

 

 

 

 

           

                                            18) Considérer la formation de tous les chercheurs d'emploi comme une activité nécessitant rémunération sous forme d'un contrat d'évolution.

Le demandeur d'emploi devient chercheur d'emploi et signera un «contrat de travail» avec le guichet unique pour l'emploi résultant de la fusion UNEDIC-ANPE. Il s'engage à entreprendre les actions de formation qui lui seront proposées. L'objectif est de ramener le taux de chômage à environ 6% en baissant de 1,5 million le nombre de chômeurs.

 

 

 

 

 

          19) Créer des agences pour les principaux services au public et faire évaluer tout service public (école, université, hôpital, administration) par des organismes indépendants.

Les directeurs de ces agences seront désignés par le gouvernement.

 

 

 

 

 

      20) Réduire dès 2008 la part des dépenses publiques dans le PIB. Cette réduction devra atteindre 1% du PIB à partir de 2009, soit 20 milliards d'euros de réduction (...) par an pendant 5 ans.