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                                         BIOMASSE ADEME                               BIOMASSE DGEMP                                                 AIE BIOMASSE 2030
                                                                        CO2  PAR MODE PRODUCTION
                                                        DEVELOPPEMENT BIOMASSE FRANCE 080610
                                                                BIOMASSE 52% ENERGIES RENOUVELABLES
 

 

 

 

 

 

                                                      AIE ECONOMIES POSSIBLES D ICI 2030

 

 

 

 

 

 

 

                                                     PRESENTATION BIOMASSE DGEMP

 

 Présentation générale de la biomasse en France

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La biomasse constitue la première source d'énergies renouvelables produites en France, devant l'énergie hydraulique, éolienne et géothermique.

Les ressources en biomasse peuvent être classées en plusieurs catégories, selon leurs origines :

  • le bois, sous forme de bûches, granulés et plaquettes;
     
  • les sous-produits du bois qui recouvrent l'ensemble des déchets produits par l'exploitation forestière (branchage, écorces, sciures…), par les scieries (sciures, plaquettes…), par les industries de transformation du bois (menuiseries, fabricants de meubles, parquets) et par les fabricants de panneaux ainsi que les emballages tels que les palettes;
     
  • les sous-produits de l'industrie tels les boues issues de la pâte à papier (liqueur noire) et les déchets des industries agroalimentaires (marcs de raisin et de café, pulpes et pépins de raisin etc.);
     
  • les produits issus de l'agriculture traditionnelle (céréales, oléagineux), résidus tels que la paille, la bagasse (résidus ligneux de la canne à sucre) et les nouvelles plantations à vocation énergétique telles que les taillis à courte rotation (saules, miscanthus, etc);
     
  • les déchets organiques tels que les déchets urbains comprenant les boues d'épuration, les ordures ménagères, et les déchets en provenance de l'agriculture tels que les effluents agricoles.

Avec une production de 11,2 Mtep en 2006 représentant à elle seule les 2/3 des énergies renouvelables produites en France, la production de biomasse se répartit de la façon suivante :

La France est le premier producteur européen de bois énergie. En matière de biocarburants, elle occupe le second rang européen avec une surface agricole de l'ordre de 400 000 ha.

La production en bois combustible représente près de quatre fois les productions nationales de charbon, gaz et pétrole réunies (2,5 Mtep en 2006). Le bois combustible est essentiellement consommé par le secteur domestique pour environ 7,3 Mtep.

La biomasse permet une valorisation énergétique sous forme thermique (chaleur et carburants) et électrique. La valorisation énergétique de la biomasse permet de satisfaire divers enjeux en matière énergétique, environnementale ou en terme d'emplois.

Enjeu énergétique

Le développement de la filière biomasse peut permettre à la France de contribuer à atteindre les objectifs qui sont fixés par les directives européennes et par la loi de programme fixant les orientations de la politique énergétique à l'horizon 2010, comme par exemple :

  • accroître sa production d'électricité d'origine renouvelable à hauteur de 21 % de la consommation totale d'électricité;
     
  • augmenter de 50 % la part de chaleur d'origine renouvelable qui passerait ainsi de 11 à 16 Mtep;
     
  • augmenter la part des biocarburants à hauteur de 7% en 2010.

Enjeu environnemental


La biomasse participe à la lutte contre le réchauffement climatique dans la mesure où le CO2 dégagé par la combustion des bioénergies est compensée par le CO2 absorbé par les végétaux lors de leur croissance.

Cependant si le bois énergie présente des atouts indéniables en terme d'émissions de gaz à effet de serre, sa combustion génère des émissions atmosphériques pour lesquelles des valeurs limite sont imposées par la réglementation.

Par ailleurs, les principaux fabricants d'appareils domestiques se sont engagés au travers du label Flamme Verte dans une démarche de qualité qui vise à promouvoir des appareils de chauffage au bois performants. La conception des équipements labellisés répond à une charte exigeante en termes de rendement et d'émissions polluantes, sur la base de normes européennes.
 

Enjeu économique et social

L'emploi dans la filière bois énergie, qui comprend principalement les activités liées à l'approvisionnement en bois combustible d'une part (coupe, transformation, stockage, transport) et celles concernant la fabrication, la maintenance et l'exploitation des différents appareils à bois d'autre part, représente l'équivalent de près de 60 000 emplois en France. Les activités relatives à l'approvisionnement (plus de 36 000 emplois) sont une véritable source d'emplois, dans les zones rurales notamment.
 

Le rôle de la DGEMP :
La DGEMP a pour rôle de promouvoir le développement des énergies renouvelables qui constituent l'une des composantes de la politique énergétique nationale. Elle participe notamment à la définition des objectifs européens et nationaux de développement de la filière biomasse, effectue un suivi des outils mis en place, propose au niveau national des mesures réglementaires et financières pour les atteindre. On peut notamment citer :

La DGEMP mène également des actions en matière de recherche et de développement pour améliorer les coûts de production et la compétitivité de la filière. Enfin, elle élabore et diffuse des statistiques qui concernent les énergies renouvelables et notamment la biomasse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 
    

Biomasse: la France développe sa production énergétique

13/06/2008 10:45
 

Gouverner

 

 

 

22 projets de centrales de production d’énergie (électricité et chaleur) à partir de biomasse viennent d’être sélectionnés par le ministère chargé de l’énergie à la suite d’un appel d’offre. Ils bénéficieront d’un tarif préférentiel d’achat de l’électricité. Ils ont une puissance électrique cumulée de 300 mégawatts (MW), «soit l’équivalent du tiers de la puissance d’un réacteur nucléaire», indique un communiqué ministériel. La chaleur produite par ces centrales est estimée à 450.000 tonnes équivalent pétrole (tep).

Les projets sont répartis dans 11 régions: 3 en Aquitaine, 1 en Bourgogne, 4 en Champagne-Ardenne, 3 en Franche-Comté, 1 en Haute-Normandie, 2 en Languedoc-Roussillon, 1 en Lorraine, 1 en Picardie, 2 en Poitou-Charentes, 2 en Provence-Alpes-Côte d’Azur, et 2 en Rhône-Alpes. Un nouvel appel d’offres devrait être lancé «dans les prochaines semaines».

Cette énergie provient du bois et des déchets de bois, des sous-produits de l’industrie (liqueur noir, marcs de raisin), des produits de l’agriculture (céréales, paille, taillis à courte rotation), et des déchets organiques (boues d’épuration, ordures ménagères, effluents agricoles).

Dans le cadre du Grenelle, la France s’est fixé comme objectif de porter à 20% sa part des énergies renouvelables dans la consommation d’énergie à l’horizon 2020. Pour y parvenir, il est nécessaire d’augmenter la production de chaleur et d’électricité à partir de biomasse de 7,5 Mtep, soit un tiers de l’augmentation de la production d’énergie renouvelable.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                       BIOMASSE 1970 2030

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                           BIOMASSE 52,5 % de la production d'énergie renouvelable

 

La biomasse, première source d'énergie renouvelable

 

Golbey (Vosges) Envoyé spécial

A quelques kilomètres d'Epinal, une énorme chaudière haute de 25 mètres tourne vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Placée au coeur de l'usine du papetier norvégien Norske Skog, à Golbey (Vosges), elle produit de la chaleur, sous forme de vapeur, et, associée à une turbine, de l'électricité. Sa particularité ? Elle est alimentée par du bois et des déchets du processus de fabrication du papier.

 

 
Origine La biomasse constitue la partie biodégradable des produits, déchets et résidus provenant de l'agriculture, de l'exploitation des forêts et des déchets industriels et ménagers.

Applications Outre comme matériau, l'utilisation de la biomasse se développe pour produire de l'électricité. Elle sert aussi à la production de la chaleur pour le chauffage domestique, mais encore pour le secteur collectif et urbain. Les entreprises cherchent de leur côté à développer conjointement la production de chaleur et d'électricité (cogénération).

52,5 % L'énergie consommée à partir de biomasse (pour la production de chaleur et d'électricité) a représenté 10,5 millions de tonnes d'équivalent pétrole (MTEP) en France en 2009, selon le Syndicat des énergies renouvelables, soit 52,5 % de l'énergie renouvelable consommée. Cela place la France au deuxième rang européen, derrière l'Allemagne et devant la Suède.

 

Ces combustibles renouvelables sont baptisés biomasse. Un mot derrière lequel se cache l'un des défis du Grenelle de l'environnement : soutenir une énergie qui existe depuis les premiers feux de bois, mais qui demande aujourd'hui à être développée à une échelle industrielle. La biomasse fournit plus de la moitié de l'énergie renouvelable consommée en France, devant l'hydroélectricité, l'éolien et le solaire.

Courant avril, pour doper la filière et faire émerger des projets comme celui de Golbey, le gouvernement va lancer un nouvel appel d'offres - le quatrième depuis sept ans. Depuis 2003, ces appels d'offres ont pour objectif de soutenir financièrement les projets à base de biomasse, plus coûteux que les centrales tournant au gaz ou au fioul. Ils visent aussi bien la production de chaleur pour des usines, des bureaux ou des réseaux urbains que la génération conjointe d'électricité et de chaleur, baptisée cogénération.

"Aujourd'hui, il ne serait pas question de construire une usine papetière comme la nôtre sans prévoir une production de chaleur et d'électricité par biomasse", affirme Fabrice Deladiennée, l'un des responsables du site de Norske Skog. Le renchérissement du coût des énergies fossiles et la chasse aux émissions de Co2 poussent les industriels et les particuliers vers des solutions renouvelables.

Le système de production de vapeur et d'électricité de l'usine de Golbey, géré en partie par la société de services Cofely, fait partie des projets issus du premier appel d'offres, lancé en 2003, pour la promotion de la cogénération. Le bilan des trois premiers appels d'offres (2003, 2006, 2009) est mitigé.

Moins de la moitié des quatorze projets retenus pour le premier appel d'offres sont opérationnels aujourd'hui, faute d'un bon calibrage financier et technique. Pour les vingt-deux dossiers retenus en 2006, "la crise économique a imposé de redéfinir les projets qui étaient sur les rails", plaide un conseiller de Jean-Louis Borloo, le ministre de l'écologie. D'où un certain retard dans leur mise en oeuvre.

"ENERGIE LOCALE"

Le quatrième appel, en avril, visera à favoriser des projets de grande taille (plus de 12 MW), et à faire émerger des installations de cogénération en Bretagne et dans le Sud-Est, où la sécurité d'alimentation électrique est insuffisante. Une problématique d'aménagement du territoire qui a aussi une portée sociale. "La biomasse est une énergie locale, créatrice d'emplois, notamment dans les métiers forestiers", note Franck Lacroix, directeur de l'opérateur de services Dalkia France.

Mais avec la multiplication des projets de centrales de chauffage et de cogénération se pose la question de la pérennité de l'approvisionnement en bois et de sa qualité. "La ressource est là", estime Pierre Ducray, président de l'Union de la coopération forestière française, "mais il faut renforcer les mécanismes d'approvisionnement, de transformation et de logistique vers les chaufferies et les sites de cogénération". Selon l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), une ressource supplémentaire de bois pour l'énergie d'environ 7 à 12 millions de tonnes d'équivalent pétrole (MTEP) par an est mobilisable en plus des 9,4 MTEP actuellement prélevées.

Cette nécessité de structurer la filière est d'autant plus forte que la cogénération chaleur-électricité n'est pas le seul axe de développement retenu par le gouvernement pour l'utilisation de la biomasse.

Un "Fonds chaleur" a été créé, doté d'un milliard d'euros entre 2009 et 2011, pour subventionner la production de chauffage domestique ainsi que les chaufferies collectives, dont le nombre croît. Cela représente aussi de gros besoins en bois. "Le prix du bois augmente, car le bois de récupération est déjà capté par les sites existants", souligne Bernard Schneider, de Cofely.

"Si rien n'est fait lorsque les différents projets de chaufferies entreront en action en 2011 ou 2012, l'offre de bois énergie risque de caler un peu", souligne, de son côté, Jean-Christophe Pouët, de l'Ademe.

Bertrand d'Armagnac