xx     http://www2.ademe.fr/servlet/KBaseShow?sort=-1&cid=96&m=3&catid=23331

       CO² MONDE 2005        ADEME LA TAXE CARBONE            LA TAXE CARBONE (wiki)          fiscalité verte benhamias             ns taxe si échec           LA TIPP        
         PNAQ UN          PERIODE  2005 2007            PNAQ II PERIODE 2008 2012 CARbon Monitoring for Action

               carbon  

          sagacarbon        marche co²           MIES CARMAENERGY
POWERNEXT CAPITAL  COMMENT  SPECULER  SITE POWERNEXT BLUENEXT SITE BLUENEXT
POINT CARBON POINT CARBON RAPPORT 2006      
Etats-Unis.: Depuis 1990, les seules émissions de CO2 liées à la production d’énergie ont augmenté de 19,4%, et comptent pour 80% des émissions de gaz à effet de serre des Etats-Unis.
                                                                      
http://www.pointcarbon.com/polopoly_fs/1.2843!Carbon_2006_final_print.pdf
                                   CENDRES DE CHARBON JDLE090123                           CRISE ET CARBONE JDLE090310
CO² AUTOS FRANCE ALLEMAGNE 080304  TAXE ANGELA NICOLAS                                    GES KYOTO  1990 2006
      taxer les imports oui LM070620         taxer les imports non             LE PLAN CLIMAT ALLEMAND PREND L EAU 080411
                              polluer rapporte 080408                                     payons le co² allemand     
                       MARCHE DES QUOTAS 2008 2012                                 bruxelles repousse contestations pnaq
                            usa temps du charbon revolu ???                       CHARTE COMPENSATION CARBONE MEDAD
     MARCHE CARBONE 2012     NE PROFITE PAS AUX MDP          TAXE CARBONE wikipedia  ???        GAZ  RUSSE
      PROTOCOLE KYOTO  MOYENNE 1990  -5.2%   EN 2008-2012         MARCHE DES QUOTAS CO²  PRIX ( powernext)  
                        ACTION U.E :échange de droits émission PNA                   le marche du carbone ( Barroso  20/10/2007)
                           ETUDES PROJETS EMPREINTE CARBONE                CLIMAT AFFAIRE ECONOMISTES
                            UNION EUROPEENNE ENVIRONNEMENT                                P.N.A.Q.2 2008/2012
                                         rapport carbone 2007                          effondrement prix CO² lm070221
                      EUROPE  ENVIRT (emission trading scheme)                                   POINT CARBONE
                                         LES GROS pollueurs     l empreinte carbone      JE  REDUIS  MON EMPREINTE CLIMATIQUE 
                                  CREDIT N²O ALLEMAGNE                     JE PLANTE UN ARBRE AU KENYA   : 10£
                                  apres kyoto japon  

http://fr.wikipedia.org/wiki/Taxe_carbone http://www.carbonfootprint.com/planting_trees_in_Kenya.html     http://ec.europa.eu/environment/climat/pdf/emission_trading3_fr.pdf

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                            credit n²o allemagne O71122

22.11.07  Lanxess seeks approval for German-based N2O project

German chemical company Lanxess is seeking approval to generate 3.3 million carbon credits by cutting nitrous oxide emissions from one if its adipic acid production plants, the first Kyoto project of its kind in Germany.

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



  Japan to propose special task force to discuss post-Kyoto pact

22.11.07  NGOs press Japanese government on climate change
Japan to propose special task force to discuss post-Kyoto pact

At next month’s UN climate meeting Japan will propose establishing a special task force including all of the world’s major emitters to help agree
Six Japanese green groups have called for the government to set medium- and long-term national greenhouse gas (GHG) reduction targets and introduce a mandatory emissions trading system and an environment tax.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                            EFFONDREMENT PRIX   LM070221

powernext

Le prix des quotas Phase I continue sa lente convergence vers les coûts de transaction et clôture le mois à 0,07 €/t.                                                        Le contrat de référence pour la seconde période s’est négocié à 22,27 €/t en fin de mois soit une hausse de 2,7 % (+ 0,59 €/t) depuis septembre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

osphère. Les réductions en deçà des seuils fixés pourront donner

lieu

Échange des droits d'émission

La mise en oeuvre des trois mécanismes de flexibilité au niveau international ne deviendra possible qu'avec l'entrée en vigueur du protocole de Kyoto. Toutefois, l'UE a déjà entrepris de mettre en place son système interne d'échange de quotas d'émission. La directive a été approuvée par le Parlement européen le 2 juillet 2003. Le Conseil étant déjà parvenu à une position commune, l'adoption de la directive ne sera qu'une simple formalité et pourra avoir lieu lors de l'une des prochaines réunions du Conseil. L'échange des quotas débutera en 2005 pour tous les États membres de l'Union élargie. Le système de l'UE sera le premier mécanisme multinational d'échange de quotas d'émission au monde et il est considéré comme un précurseur du système international d'échange des droits d'émission prévu dans Le cadre du protocole de Kyoto.

En vertu du mécanisme européen d'échange de quotas d'émission, les États membres de l'UE plafonneront les émissions de CO2 des entreprises à forte consommation d'énergie (quelque 10 000 aciéries, centrales électriques, raffineries de pétrole, papeteries, usines de production de verre et cimenteries) en leur délivrant des quotas déterminant la quantité d'émissions de CO2 qu'elles sont autorisées à rejeter dans l'atmosphère. Les réductions en deçà des seuils fixés pourront donner lieu à des échanges. Les entreprises qui parviendront à réduire leurs émissions pourront vendre leur quota aux entreprises qui éprouvent des difficultés à respecter les valeurs limites qui leur ont été assignées ou qui estiment que les mesures de réduction des émissions sont trop coûteuses par rapport au prix des quotas. Les entreprises seront également autorisées à dépasser le niveau d'émission fixé si elles ont acheté des quotas supplémentaires sur le marché.Dans la mesure où ce mécanisme incitera les entreprises à réduire leurs émissionslà où ces réductions sont les moins coûteuses, le coût de la réduction des émissions pour l'économie dans son ensemble sera aussi faible que possible et l'innovationsera encouragée. On estime que les entreprises qui participent actuellement à ce système représentent presque la moitié de l'ensemble des émissions de CO2 de l'UE. D'autres secteurs, tels que les producteurs d'aluminium, l'industrie chimique et le secteur des transports, pourraient être intégrés par la suite. Les États membres de l'UE doivent maintenant préparer leurs plans nationaux d'octroi fixant les quotas qui seront attribués à chaque secteur et à chaque entreprise. Les plans doivent être soumis à la Commission d'ici à avril 2004. L'Union européenne a également fait part de sa volonté de lier le système européen aux systèmes d'échange des autres pays qui ont ratifié le protocole de Kyoto.

 

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                application conjointe                           mecanisme de developpement propre

L'application conjointe et le mécanisme de développement propre

Dans le cadre du protocole de Kyoto, l'application conjointe (AC) et le mécanisme de développement propre (MDP) permettront aux pays industrialisés de s'acquitter d'une partie de leurs engagements de réduction des émissions en menant des projets dans ce sens à l'étranger et en comptabilisant à leur crédit les réductions ainsi réalisées. L'application conjointe concernera les projets mis en oeuvre dans d'autres pays industrialisés auxquels des objectifs ont été fixés au titre du protocole de Kyoto, alors que le mécanisme de développement propre s'appliquera aux pays sans objectifs d'émission, c'est-à-dire aux pays en voie de développement. Pour que les réductions réalisées génèrent des crédits, Il faut que les projets en question se traduisent par des avantages réels, mesurables et durables en termes d'atténuation des changements climatiques.

Sur la base de ces dispositions et du système européen d'échange de quotas d'émission, la Commission a adopté le 16 juillet une proposition qui lie les crédits générés par les projets mis en oeuvre dans le cadre de l'application conjointe et du mécanisme de développement propre au système d'échange de quotas d'émission. Conformément à cette proposition, les entreprises européennes couvertes par le système européen d'échange de quotas d'émission seront autorisées à utiliser les crédits acquis au travers de projets entrepris dans le cadre de l'application conjointe pour respecter les objectifs qui leur ont été assignés au titre du système d'échange de quotas d'émission (les gouvernements seront quant à eux habilités à utiliser les crédits acquis dans le cadre de projets relevant de l'application conjointe et du mécanisme de développement propre pour respecter les obligations auxquelles ils ont souscrit au titre du protocole de Kyoto pendant la première période d'engagement (2008 - 2012), à condition que le protocole entre en vigueur). Le raisonnement qui sous-tend l'application conjointe et le mécanisme de développement propre s'apparente à celui sur lequel se fonde l'échange des quotas d'émission: le problème du changement climatique se posant à l'échelle planétaire,peu importe l'endroit où les réductions des émissions ont lieu. Ce qui importe, c'est qu'elles aient effectivement lieu et qu'elles soient réalisées de la manière la plus rentable possible. On estime que le fait de relier les crédits générés par les projets au système d'échange de quotas d'émission réduira d'environ un quart les coûts annuels de mise en conformité supportés par les entreprises concernées, qui comprennent des entreprises établies dans les dix pays en voie d'adhésion. L'application conjointe et le mécanisme de développement propre assureront également le transfert de technologies respectueuses de l'environnement vers les pays en transition (application conjointe) et les pays en voie de développement (mécanisme de développement propre), ce qui aidera ces pays à adopter des schémas de développement plus viables. La proposition de la Commission tient compte des engagements souscrits par les parties au protocole de Kyoto de réaliser une part importante de leurs objectifs au travers de réductions des émissions dans l'Union européenne, de manière que le recours aux mécanismes de flexibilité de Kyoto reste complémentaire par rapport aux efforts entrepris au niveau interne. C'est pourquoi elle prévoit le lancement d'une procédure de réexamen une fois que les crédits résultant des projets AC et MDP, équivalents à 6% du total des quotas alloués pour la période 2008-2012 auront été convertis dans le système d'échange des quotas d'émission. Dans cette hypothèse, un plafonnement des crédits susceptibles d'être convertis pendant le restant de la période pourrait être envisagé.

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La proposition exclut les projets liés aux installations nucléaires, conformément aux règles imposées par le protocole de Kyoto, et aux «puits de carbone». Ces «puits de carbone» (forêts plantées pour absorber les émissions de CO2) constituent une pomme de discorde au niveau international car ces projets ne s'accompagnent pas de transferts de technologie, ils sont intrinsèquement temporaires et réversibles, et des doutes persistent quant à leurs effets en termes de réduction des émissions. En outre, les négociations internationales portant sur les types de projets forestiers que les gouvernements pourraient trouver acceptables n'ont pas encore abouti.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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What are Carbon credits?

Carbon credits are European Union Allowances (EUAs), which give a monetary value to the cost of emitting greenhouse gases (the cause of climate change).

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The amount of extra EUAs available each year is capped. So, buying them up on your behalf has two positive effects. Firstly, it means a fixed number are instantly taken out of circulation and can't be used again by less environmentally responsible companies (in other words, neutralising them). Secondly, as the number of available EUAs goes down, so their price goes up (making them harder for polluting companies to buy).

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                                                                          ETUDE EMPREINTE CARBONE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                      CLIMAT AFFAIRE ECONOMISTES

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                   CARBONE MARCHE 2012

 

Energie renouvelable: des objectifs nationaux fonctions du PIB
«Bruxelles veut un marché des certificats d’énergie renouvelable»
 

 

 

Un marché du carbone très contraignant après 2012

18/01/2008 15:45
Réduction de 21% du nombre quotas alloués par la Commission, mise aux enchères des 2/3 des quotas, plus grand nombre de secteurs concernés… Le projet de directive européenne du marché du carbone pour 2012-2020 promet de belles batailles et d’âpres négociations entre Bruxelles, les Etats membres, et les secteurs industriels.

Gouverner


 

Un marché du carbone encore plus contraignant. C’est ce que veut mettre en place la Commission européenne en 2012, début de la troisième phase du système européen d’échange de quotas d’émission. La nouvelle tombe peu après le début de la deuxième phase du marché du carbone, déjà bien moins favorable que la première pour les industriels et énergéticiens.

D’après un projet de directive, qui devrait être présenté par la Commission dans le cadre du paquet législatif «climat et énergie» le 23 janvier prochain, les émissions provenant de l’industrie seront limitées à 21% en dessous des niveaux de 2005. Avec une telle mesure, la France se verrait allouer un montant annuel de quotas s’élevant à 119 millions de tonnes de CO2 (contre 134 actuellement).

Les activités concernées seraient aussi plus nombreuses: aviation, secteurs de l’ammoniac et de l’aluminium, ainsi que celles rejetant du protoxyde d’azote, notamment la chimie. Transports routier et maritime, ainsi qu’agriculture et foresterie resteraient exclus du champ d’application. Les émissions évitées grâce à la technologie de capture et de stockage du carbone (CSC) permettraient d’obtenir des quotas de CO2 supplémentaires.

Actuellement alloués gratuitement à 90% en moyenne dans l’UE, 2/3 des quotas devraient être mis aux enchères dès 2013. Le secteur de l’électricité, les raffineries et la CSC seraient seuls concernés dans un premier temps, tandis que les autres secteurs y seraient soumis progressivement. La Commission prévoit d’arriver à la fin des allocations gratuites en 2020.

Si les premières mesures du projet de directive rendent le marché du carbone extrêmement contraignant pour les industriels, quelques compensations pourraient néanmoins leur être accordées. D’ici 2011, la Commission prévoit d’identifier les secteurs vulnérables et énergivores à même de délocaliser leurs activités hors de l’UE… Ils pourraient bénéficier d’allocations gratuites ou de compensations en quotas. Les allocations pourraient être remboursées aux exportateurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                          Le marché du carbone ne profite pas aux mécanismes de développement propre   

Le marché du carbone ne profite pas aux mécanismes de développement propre

01/02/2008 09:32
 

Analyser

 

 

La 3e phase du marché du carbone européen (2013-2020) sera positive pour les quotas de CO2, mais peu favorable aux unités de réduction certifiée des émissions (Urce) et aux unités de réduction des émissions (Ure). Ces deux unités servent respectivement à financer des mécanismes de développement propre (MDP), des pays riches vers les pays en développement, et des mises en œuvre conjointes (MOC), au sein des pays industrialisés.

Selon Carbon positive, société gérant des mécanismes de développement propre, la baisse attendue des allocations de quotas de carbone va doper leur valeur, et ils seront donc plus attractifs financièrement que les Urce et les Ure. Ce surenchérissement des quotas de carbone rendra d’autant moins intéressant leur achat pour les industriels. Ces derniers auront tout intérêt à investir pour réduire leurs émissions pour conserver leurs quotas plutôt que d’investir dans des Urce ou des Ure, même moins chères.

En outre, la possibilité, probablement accordée par la Commission d’ici là, de pratiquer le banking, qui permet de reporter les quotas inutilisés de la deuxième à la troisième période, rendra l’attraction pour les quotas de carbone d’autant plus grande. L’interdiction du banking avait suscité de nombreuses critiques, notamment celle de tuer la valeur du CO2.

Comme l’UE limite actuellement les échanges d’Urce et d’Ure, pour encourager d’abord son industrie à réduire ses émissions, les industriels ont encore moins intérêt à se lancer dans des MDP ou des MOC.

Pour inverser la tendance, les Nations unies doivent arriver à un accord mondial post-Kyoto, conclut Carbone positive. Ainsi, l’UE autorisera les industries soumises au marché du carbone à investir plus dans les Urce et les Ure, les rendant à nouveau attractives pour les industries des pays développés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                           GAZPROM 25% EUROPE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                          eolien solaire pour remplacer le charbon usa

                                          origine electricite usa

 

energies renouvelables
Energies classiques et renouvelables - Transports
Electricité : Le temps du charbon est révolu aux Etats-Unis d’après un analyste 
 

Electricité : Le temps du charbon est révolu aux Etats-Unis d’après un analysteElectricité : Le temps du charbon est révolu aux Etats-Unis d’après un analyste
D'après un experts en environnement, les Etats-Unis devraient abandonner le charbon et la recherche sur les méthodes pour séquestrer le dioxyde de carbone, pour à la place se tourner vers les sources renouvelables d'énergie, tels que les parcs éoliens ou la technologie solaire.
 

Les Etats-Unis devraient abandonner le charbon et investir dans les parcs éoliens et la technologie solaire pour ses besoins en électricité, d’après un analyste environnemental.

 

Wall Street, les hommes politiques et l’opinion public se sont tous retournés contre le charbon l’année dernière, dans un contexte d’inquiétude à propos du changement climatique, qui marquera probablement « le début de la fin pour l’industrie du charbon » a déclaré l’expert Lester Brown.

 

 

Il a affirmé lors d’une conférence que les efforts pour nettoyer le charbon et développer la technologie de séquestration du dioxyde de carbone -pour empêcher les émissions provenant des centrales électriques à charbon de s’échapper dans l’atmosphère- étaient trop lointains et seraient trop coûteux par rapport à l’investissement dans l’efficience énergétique et les sources alternatives d’électricité.

 

« La séquestration du dioxyde de carbone est quelque chose dans lequel l’industrie du charbon a investi seulement pour éviter les critiques concernant le changement climatique, et ne sera sans doute pas une option viable » a déclaré Lester Brown, président de Earth Policy Institute, une organisation environnementale à but non lucratif.

 

L’industrie du charbon a immédiatement répondu, en accusant Lester Brown d’exagérer la contribution du charbon au changement climatique et d’ignorer la nécessité économique de la génération d’électricité.

 

« Cela fait partie des efforts concertés pour exagérer grossièrement l’opposition à la production d’électricité basée sur le charbon » a déclaré Luke Popovich, un porte-parole de l’Association Minière Nationale, qui regroupe les compagnies de charbon et les autres compagnies minières.

 

« Les ONG se sont lancées dans un jihad, en exagérant les preuves anecdotiques pour conclure que le charbon est fini. La demande pour le charbon dans le monde continue à établir des records, malgré ce qu’ils disent ».

 

« Une électricité à prix correct est d’importance vitale pour l’économie des Etats-Unis » a déclaré Luke Popovich. D’après les chiffres de l’Association Minière Nationale, les installations électriques des Etats-Unis ont consommé 1,05 milliards de tonnes de charbon l’année dernière, par rapport aux 859,3 milliards de tonnes utilisées en 2000.

 

Lester Brown a indiqué qu’un rapport du département de l’énergie signalait 151 centrales électriques au charbon en cours de conception et parlait d’une « résurgence de l’électricité à base de charbon ».

 

Mais en 2007, 59 de ces 151 projets de centrales ont été abandonnés en silence ou refusés par les gouvernements. Cinquante autres centrales sont contestées par les tribunaux et les centrales restantes auront sûrement du mal à obtenir leurs permis de construction, a indiqué Lester Brown.  

 

« Le public est majoritairement contre le charbon » a-t-il déclaré, en citant un sondage national réalisé en 2007 par l’Opinion research Corp, dans lequel 3% des personnes choisissaient le charbon comme étant leur source préférée d’électricité.

 

Les législateurs du Texas et de la Floride ont refusé d’autoriser la construction de nouvelles centrales électriques au charbon, et en août dernier, le charbon a pris un « grand coup politique » quand le leader de la majorité au Sénat Américain, Harry Reid du Nevada, a déclaré qu’il était contre la construction de centrales électrique au charbon où que ce soit dans le monde.

 

L’avenir du charbon est également menacé du fait que Wall Street tourne le dos à l’industrie d’après Lester Brown.

 

« Il semble que ce soit le baiser de la mort pour l’industrie du charbon » a déclaré Lester Brown, surtout si un moratoire national contre les centrales électriques à charbon est voté par le Congrès.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                  MARCHE DES QUOTAS 2008-2012

 

 

 
 
 

La deuxième phase du marché du carbone démarre au ralenti

07/03/2008 10:52
Alors que la deuxième phase du marché européen du carbone (2008-2012) aurait dû démarrer le 28 février dernier, 23 pays n’ont toujours pas attribué aux installations concernées les quotas alloués par la Commission. En cause: l’absence de connexion avec le registre international et les changements de dernière minute dans les plans nationaux d’allocation des quotas.

Gouverner

Seuls le Danemark et l’Autriche ont délivré le 28 février dernier, comme convenu, leurs allocations de quotas d’émission de CO2 à leurs installations industrielles. Cette date avait été retenue pour lancer la deuxième phase (2008-2012) du marché du carbone, censée constituer le baptême du feu du système européen d’échange d’allocations de quotas de CO2 après une première phase test (2005-2007). Cette deuxième phase est d’autant plus importante qu’elle correspond à la première année d’échange au niveau international, conformément au protocole de Kyoto.

Les plans nationaux d’allocation de quotas (Pnaq) sont montés de la façon suivante: après des négociations plus ou moins longues selon l’Etat membre –plutôt longues en ce qui concerne la France–, la Commission distribue un montant global de quotas à chaque Etat membre, qui les répartit entre ses installations. Le «tableau Pnaq» qui en sort détaille le montant de quotas alloués, installation par installation. La Commission a le dernier mot et valide ces tableaux, éventuellement après plusieurs allers-retours. Théoriquement, tous ces tableaux auraient dû être validés début 2008, pour pouvoir lancer la deuxième phase  fin février.

Mais beaucoup d’Etats ont traîné. «Parfois, il y a des problèmes au sein d’un Etat membre, qui modifie les allocations de quotas d’un site. C’est le cas en Belgique avec Arcelor-Mittal par exemple, explique Barbara Helfferich, porte-parole du commissaire européen de l’environnement Stavros Dimas. Alors qu’ils auraient dû nous envoyer leurs Pnaq spécifiques, 12 Etats ne l’ont toujours pas fait.» Et la Commission de devoir vérifier, en très peu de temps, qu’ils ont correctement alloué leurs quotas à plus de 11.000 installations…

L’Irlande et l’Italie ont accepté la validation de la Commission mardi 4 mars. Elles devraient allouer bientôt leurs quotas aux installations concernées. L’Allemagne et le Royaume-Uni ont aussi accepté la validation de leur tableau mais n’ont pas alloué leurs quotas. Ils justifient leur position par le fait que le journal des transactions communautaires indépendant de la Commission européenne (CITL, Community independant transaction log), qui comprend les registres nationaux des Etats membres, n’est toujours pas connecté au journal des transactions international des Nations unies (ITL, International transaction log).

Il aurait dû l’être fin 2007, mais le sera courant 2008, voire à la fin de l’année. Cela ne facilite pas les échanges de quotas entre les pays soumis à un système d’échange. Selon le secrétariat de la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique (CCNUCC), seuls le registre des Mécanismes de développement propre (MDP) et trois pays –Japon, Nouvelle-Zélande et Suisse– sont connectés à l’ITL.

«Les retards [de connexion] sont principalement dus à des problèmes techniques de développement et de raccordement des systèmes informatiques. Mais c’est la connexion CITL-ITL qui pose le plus de problèmes», explique Jean-Loup Caruana, chargé de mission effet de serre et système d’échange de quotas au ministère chargé de l’environnement. Face au refus de l’Allemagne et du Royaume-Uni d’allouer leurs quotas, «la Commission ne peut rien faire», assure Barbara Helfferich.

«Cela n’est pas gênant pour le système d’échange, car le retard devrait être court. D’ici une semaine ou deux, le tableau Pnaq français devrait être validé, ce qui laisse espérer une distribution des quotas avant la fin du mois de mars, estime Jean-Loup Caruana. C’est plus gênant politiquement, car le système est censé être opérationnel depuis 2005, et c’est dommage que l’UE n’ait pas pu être prête pour le 28 février 2008.»

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                         bruxelles refuse contestation pnaq par particuliers

 

 

 

Gaz à effet de serre: le prétoire communautaire fermé aux industriels

02/04/2008 10:47
Les tentatives des industriels pour remettre en cause les plans nationaux d’allocation de quotas pour la période 2008-2012 sont vouées à l’échec. Décryptage juridique.

Analyser


 

 
Le Protocole de Kyoto a été approuvé par la Communauté européenne le 25 avril 2002. Celle-ci et les Etats membres se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 8% par rapport au niveau de 1990 au cours de la période allant de 2008 à 2012. Afin d’honorer cet engagement, la Communauté a adopté le 13 octobre 2003 une directive organisant un marché européen de quotas d’émission de gaz à effet de serre (1). En application de l’article 9 de cette directive, chaque Etat membre élabore un plan national précisant la quantité de quotas qu’il entend allouer et la manière dont il se propose de les attribuer. Ce plan est notifié aux Etats membres et à la Commission européenne. Celle-ci peut alors le rejeter en cas d’incompatibilité avec les critères d’allocation fixés par la directive.



(1) Directive du Parlement européen et du Conseil n° 2003/87/CE du 13 octobre 2003 établissant un système d’échange de

quotas d’émission de gaz à effet de serre dans la Communauté et modifiant la directive 96/61/CE du Conseil


 




 

La décision de rejet d’un plan national d’allocation de quotas adoptée par la Commission est un acte juridique susceptible d’un recours en annulation devant le Tribunal de première instance des Communautés européennes (TPICE). Le sujet étant politiquement sensible, il n’est guère étonnant de voir un afflux de recours. Par exemple, le 19 novembre 2007, Saint-Gobain Glass Deutschland GmbH a introduit un pourvoi à l’encontre de l’arrêt du TPICE rejetant sa demande d’annulation de la décision de la Commission validant le plan national notifié par l’Allemagne; le 27 décembre 2007, la Bulgarie a démandé l’annulation de la décision de la Commission concernant son plan d’allocation. Pour autant, à l’heure actuelle, le juge communautaire ne s’est jamais prononcé sur le fond de la requête introduite par un industriel. Le TPICE a toujours rejeté les demandes d’annulation introduites par des industriels par une ordonnance d’irrecevabilité. Il considère que ces derniers ne remplissent pas les conditions prévues par l’article 230, alinéa 4, du traité instituant la Communauté européenne, pour demander l’annulation de la décision de la Commission relative au plan d’allocation.

Sur le plan juridique, le raisonnement appliqué par le TPICE est difficilement contestable. Un détour historique s’impose. Dans le traité instituant la Communauté européenne du charbon et de l’acier (Ceca), aucune condition n’était posée aux recours introduits par les particuliers. Les industriels avaient largement profité de cette opportunité, et nombre de décisions de la haute autorité (l’ancêtre de la Commission) avaient été contestées devant le juge. Tirant les leçons de cette expérience, les rédacteurs du traité de Rome ont posé deux conditions de recevabilité à un recours en annulation introduit par les particuliers, c’est-à-dire par toute personne qui n’est ni une institution, ni un Etat membre. Le particulier doit être «individuellement et directement concerné» par ledit acte. Or, depuis un arrêt de 1963, la Cour de justice interprète de manière éminemment restrictive ces conditions. Selon une jurisprudence constante, qui ne brille pas par sa clarté, un particulier est «individuellement et directement concerné» par un acte dont il n’est pas le destinataire, lorsque l’institution a adopté cet acte avec la volonté de viser le particulier. Pour faire simple et sans entrer dans la technique procédurale, la Cour de justice apprécie si l’acte, bien qu'adopté sous la forme d’un règlement ou d’une décision adressée à une autre personne, est en réalité une décision individuelle ayant pour destinataire le particulier.

C’est à cet obstacle procédural que se heurtent les industriels souhaitant contester la légalité d’une décision de la Commission relative à un plan national d’allocation. En effet, cette décision est adressée à l’Etat membre; l’industriel doit donc démontrer qu’il est individuellement et directement concerné, ce qui est en pratique impossible. Ainsi, pour prendre un exemple récent, le 30 avril 2007, le TPICE a rejeté le recours introduit par EnBW Energie Baden-Württemberg AG à l’encontre de la décision concernant le plan allemand. Il ne reste dès lors aux particuliers qu’un seul moyen d’agir: attaquer devant le juge national le plan national au motif que celui-ci repose sur une base juridique -la décision de la Commission européenne- illégale. Si le juge national estime que cette décision est contraire à la directive de 2003, il devra poser une question préjudicielle à la Cour de justice des Communautés européennes. Celle-ci pourra alors apprécier la légalité de la décision de la Commission.

La fermeture du prétoire européen aux particuliers est contestable. Malgré une tentative du TPICE et d’un avocat général de la CJCE en 2002, cette dernière s’est toujours refusé à revenir sur sa jurisprudence de 1963. Aussi aucun changement n’est-il envisagé à l’heure actuelle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 
 
 

Des émetteurs de CO2 pollueurs-gagneurs    08/04/2008 11:40

Analyser

 

Le WWF dénonce un des effets pervers du marché européen du carbone: alors que celui-ci est censé inciter les industries les plus émettrices à réduire leurs émissions de CO2 en donnant un coût à la tonne de CO2, les industries européennes les plus émettrices –et particulièrement le secteur énergétique – vont faire un maximum de «profits providentiels» pendant la seconde période du marché européen du carbone (2008-2012).

Comme les quotas d’émissions de CO2 seront alloués gratuitement pendant cette période, l’ONG juge que ces installations seront payées pour polluer. L’ONG environnementale estime à un milliard de tonnes annuelles les émissions de CO2 émises par la combustion de charbon pour produire de l’électricité, soit 20% du total des émissions européennes. Point Carbon, leader dans l’analyse des marchés mondiaux du carbone, à qui WWF a commandé une étude sur la question, a chiffré les profits providentiels du secteur énergétique en Allemagne, Espagne, Italie, Pologne et Royaume-Uni. Entre 2008 et 2012, ces profits providentiels pourraient osciller entre 23 et 71 milliards d’euros, selon le coût de la tonne de carbone et les émissions réelles de CO2.

L’ONG, qui n’est pas la première à dénoncer des «profits tombés du ciel», juge scandaleux que ces sommes ne soient pas allouées à la lutte contre le changement climatique. Elle appelle à ce qu’en 2013, début de la troisième période du marché européen du carbone et de «l’après-Kyoto», ce secteur achète intégralement ses permis d’émission. Cela devrait être le cas, si la Commission européenne parvient à imposer son projet de révision du marché du carbone.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                               il faut taxer les produits importes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                      taxe carbone aux frontieres non

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 

 

dans le JDLE L’Allemagne veut baisser ses émissions de gaz à effet de serre de 40% d’ici 2020
CO2 des autos: la France et l'Allemagne proches d'un accord
 

 

 

 

Le plan Climat allemand prend l’eau

11/04/2008 10:48
Après l’annulation du lancement d’un nouvel agrocaburant, l’Allemagne voit son plan Climat mis à mal. Certains objectifs ont dû être revus à la hausse, et les constructeurs automobiles allemands seront encore plus désavantagés qu’auparavant s’ils veulent respecter les objectifs européens d’émission de CO2 des véhicules, actuellement en débat.

Gouverner

 

Il devait permettre de voir la vie en vert, de réduire de 40% les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020, de donner au pays le statut de leader de l’Union européenne en matière de lutte contre le changement climatique… Le plan Climat allemand –car il ne s’agit, pour l’instant, que de celui-ci– craque de tous côtés (1). En cause: l’annulation en catastrophe, annoncée la semaine dernière par le ministre chargé de l’environnement, Sigmar Gabriel, du lancement d’un nouvel éthanol d’ici 2009. Un revers cuisant pour le pays, qui se voulait pionnier dans ce domaine des agrocarburants.

L’E 10, dont le taux de carburant d’origine végétale se serait élevé jusqu’à 10%, n’aurait pas été supporté par 3,3 millions de véhicules, car trop corrosif. Les ménages les plus modestes, qui n’auraient sans doute pas pu s’acheter de nouveau véhicule, auraient donc été contraints de continuer d’approvisionner leur véhicule en essence super plus, plus chère que le nouvel agrocarburant en partie détaxé.

L’annulation pose deux problèmes de taille. Tout d’abord, la hausse du taux d’incorporation était l’un des piliers du plan Climat. La part végétale des carburants aurait dû s’élever à 17% d’ici 2020. Elle a été réduite à une fourchette comprise entre 12 et 15% d’ici 2020.

Ensuite, elle défavorise encore plus les constructeurs automobiles allemands par rapport à leurs concurrents européens sur la question des émissions de CO2 des véhicules. Le projet de directive, actuellement en débat, prévoit qu’en 2012, les nouveaux véhicules mis sur le marché dans l’UE n’émettent plus que 120 ou 125 grammes de CO2 par kilomètre. Connus pour la –relative– gloutonnerie de leurs modèles, les constructeurs allemands comptaient sur cette part de végétal pour leur permettre d’emblée d’économiser 10 grammes de CO2 par kilomètre. Ils devront faire encore plus d’efforts que leurs concurrents français et italiens notamment, dont les modèles sont réputés moins gloutons.

Puisque les constructeurs automobiles participeront moins aux efforts nécessaires au respect du plan Climat, le fardeau du CO2 sera reporté sur les producteurs d’énergie, qui apprécient moyennement. Initialement fixée à 27,5% en 2020, la part du renouvelable dans la consommation finale d’énergie a été rehaussée à 30%.

(1) Voir l’article du JDLE «L’Allemagne veut baisser ses émissions de gaz à effet de serre de 40% d’ici 2020»

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 
 

CO2 des autos: la France et l'Allemagne proches d'un accord

04/03/2008 12:07
Après un Conseil Environnement où tout les a opposées, l'Allemagne et la France ont annoncé un accord sur la question des réductions des émissions de CO2 des voitures au sein de l'UE par la voix de leurs dirigeants Angela Merkel et Nicolas Sarkozy. Le président français a parlé d'une «position commune de la France et de l'Allemagne dans les jours qui viennent.»

Gouverner

 

 

 

 

Les Etats membres liés aux groupes automobiles spécialisés dans les voitures de petite et moyenne gammes se sont opposés, lors du Conseil Environnement du lundi 3 mars, aux pays proches des gros constructeurs. En jeu: les modalités proposées par la Commission pour parvenir à une moyenne de 120 grammes de CO2 par kilomètre pour les voitures mises sur le marché dès 2012, et l'effort que devra fournir chaque constructeur automobile. Ainsi, la France (Renault, PSA), l'Italie (Fiat) et la Roumanie (Dacia-Renault) jugent que la proposition de la Commission pénaliserait par trop les constructeurs de modèles plus petits et donc moins polluants, selon l'AFP. Ils sont soutenus par les Pays-Bas. Pour des raisons opposées, la Suède (Saab), l'Allemagne (BMW, Mercedes, Volkswagen, Porsche), appuyée par les pays qui montent les automobiles de ses constructeurs, comme l'Autriche, la République tchèque (Skoda), la Hongrie et la Slovaquie, ont également rejeté la proposition de la Commission.

«Il faut éviter de pénaliser certains constructeurs de manière disproportionnée», a estimé lors du débat le ministre allemand chargé de l'environnement, Matthias Machnig. De son côté, Jean-Louis Borloo, le ministre français chargé de l'environnement a souligné qu'«il [était] difficile d'accepter que des voitures plus lourdes, donc plus puissantes, aient un droit à émettre plus que les autres.

La moyenne la plus récente disponible pour les émissions du parc automobile en circulation en Europe, qui remonte à 2004, se situe à 163 grammes par kilomètre parcouru. Des amendes de plus en plus élevées au fil du temps frapperont les constructeurs dont la flotte dépassera en moyenne un seuil d'émission de 120 grammes de CO2. Ces amendes commenceront ainsi à 20 euros par gramme par kilomètre excédentaire en 2012 pour monter à 30 euros en 2013, 60 euros en 2014 et jusqu'à 95 euros à partir de 2015, un chiffre jugé inacceptable par les constructeurs automobiles.

La mise en place d'alliances entre constructeurs sous forme de 'pools', qui pourraient associer un fabricant de modèles peu polluants à un constructeur de voitures plus puissantes, afin d'atteindre la moyenne à eux deux sur le principe du rachat des permis de polluer, fait également l'objet d'une contestation. Enfin, certains pays veulent reporter à 2015 l'entrée en vigueur de la nouvelle norme tandis que de nombreux États membres veulent que l'on fixe déjà un objectif pour 2020 pour que les constructeurs puissent programmer leurs investissements. Les Pays-Bas ont ainsi suggéré que l'Union européenne se fixe un objectif de 80 grammes par kilomètre en 2020.

Le Royaume-Uni, lui, a une priorité: exempter de ces règles les constructeurs qui fabriquent moins de 10.000 voitures par an pour «sauver» les Bentley et autres Rolls Royce.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                                   AIE CO² 1990   2006

  ANNEXE1 UE Base year (Convention)   1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 REALISATIONS 2006 OBJECTIF ANNEXE 1 ECART Change from base year to latest reported year (%) engagements kyoto Change from base year to latest reported year (%) PAYS        
  93   5 410 620 United States 5410619,58 5 338 278 5 425 222 5 609 925 5 642 740 5 718 707 5 960 690 5 962 886 6 036 621 6 112 898 6 359 005 6 171 129 6 154 426 6 137 320 6 204 331 6 251 267 6 170 528 5031876 1 138 651 1,14 -7% 14,0 United States 6 170 528   37 37
* 100 UEDIV 3 506 410 Russian Federation 3506409,74 3 170 063 2 802 077 2 427 798 2 093 083 2 031 084 1 982 111 1 973 681 2 084 056 1 839 526 2 385 956 2 341 616 1 871 257 1 725 994 1 901 933 2 282 555 2 478 027 3506410 -1 028 383 0,71 0% -29,3 Russian Federation 2 478 027   15 52
  92 UE 1 199 447 Germany 1199447,32 1 150 497 1 099 186 1 085 715 1 066 847 1 063 849 1 083 087 1 045 377 1 020 053 987 899 985 561 1 001 628 982 343 994 650 991 753 968 925 968 395 1103492 -135 097 0,81 -8% -19,3 Germany 968 395   6 58
  94   1 180 213 Japan 1180212,79 1 196 093 1 211 098 1 204 598 1 276 166 1 250 622 1 264 974 1 258 776 1 215 840 1 237 674 1 255 723 1 230 326 1 253 016 1 258 507 1 252 489 1 262 194 1 248 580 1109400 139 180 1,06 -6% 5,8 Japan 1 248 580   8 65
* 100 UEDIV 855 072 Ukraine 855072,12 735 238 641 605 579 164 506 559 461 406 412 553 403 780 363 037 347 356 344 094 352 387 362 671 367 970 381 435 396 207 410 558 855072 -444 514 0,48 0% -52,0 Ukraine 410 558   2 68
  92 UE 774 903 United Kingdom 774903,03 781 116 756 033 734 210 721 733 711 602 732 071 708 087 703 009 671 501 673 372 676 366 655 421 661 286 659 129 656 704 653 825 712911 -59 086 0,84 -8% -15,6 United Kingdom 653 825   4 72
* 94 UE 530 516 Poland 430549,87 416 813 405 022 417 397 413 529 419 885 426 311 419 048 389 994 376 164 365 253 361 601 342 807 353 710 350 105 350 983 359 955 498685 -138 731 0,68 -6% -32,2 Poland 359 955   2 74
  92 UE 526 244 France 526243,60 555 503 541 110 507 275 502 927 511 987 523 131 513 644 526 154 508 614 508 434 505 387 491 382 491 818 491 156 494 957 476 635 484144 -7 509 0,91 -8% -9,4 France 476 635   3 77
  108   515 874 Australia 515874,43 493 597 478 036 467 607 469 927 472 055 472 864 481 935 503 342 508 302 524 919 534 608 542 769 528 859 540 211 554 806 549 852 557144 -7 292 1,07 8% 6,6 Australia 549 852   3 80
  94   485 828 Canada 485827,85 502 165 471 532 554 172 559 193 805 215 597 755 567 748 788 793 677 502 620 050 621 916 767 204 752 545 784 012 726 048 751 974 456678 295 296 1,55 -6% 54,8 Canada 751 974   5 85
  92 UE 437 766 Italy 437766,36 416 796 418 552 428 149 405 311 426 925 417 021 430 551 445 203 443 639 455 244 449 276 446 211 447 764 465 458 464 480 455 713 402745 52 968 1,04 -8% 4,1 Italy 455 713   3 87
  92 UE 260 757 Spain 260756,67 267 519 274 637 263 287 279 623 290 682 282 178 302 408 311 735 339 388 353 081 352 989 369 974 377 292 392 990 407 816 400 338 239896 160 442 1,54 -8% 53,5 Spain 400 338   2 90
* 92 UE 249 254 Romania 211850,48 157 796 146 797 142 394 136 569 144 813 151 687 131 097 110 861 95 099 100 430 104 420 113 175 120 408 122 984 114 498 119 185 229313 -110 128 0,48 -8% -52,2 Romania     1 91
  92 UE 214 318 Netherlands 214318,12 218 737 217 699 223 121 223 101 226 445 234 486 227 715 229 160 216 982 216 299 217 930 217 481 218 918 220 329 214 335 210 051 197173 12 878 0,98 -8% -2,0 Netherlands     1 92
* 92 UE 190 299 Czech Republic 190299,10 171 670 153 289 148 410 140 656 145 364 151 656 145 690 137 656 133 392 139 594 141 402 137 269 139 731 140 650 139 326 144 829 175075 -30 246 0,76 -8% -23,9 Czech Republic     1 93
  92 UE 143 099 Belgium 143098,83 145 936 142 310 142 308 147 666 148 813 153 224 144 438 149 970 143 581 143 961 142 387 141 069 144 579 144 980 141 976 135 909 131651 4 258 0,95 -8% -5,0 Belgium     1 94
* 92 UE 111 748 Hungary 92340,08 83 955 73 450 73 156 71 100 69 191 75 573 73 804 72 199 76 214 79 361 77 036 72 662 74 404 74 160 72 941 72 715 102808 -30 093 0,65 -8% -34,9 Hungary     1 95
* 92 UE 107 126 Bulgaria 90367,62 66 239 63 669 67 265 64 191 67 465 72 520 64 386 56 746 50 032 49 485 45 159 44 317 56 141 48 274 52 135 53 121 98556 -45 436 0,50 -8% -50,4 Bulgaria     1 95
  92 UE 101 389 Greece 101388,70 101 511 103 514 102 426 105 641 106 103 109 947 114 908 120 421 119 513 125 252 124 249 123 928 127 951 128 303 128 596 127 914 93278 34 636 1,26 -8% 26,2 Greece     1 96
* 92 UE 71 290 Slovakia 71290,29 62 410 57 047 51 554 50 578 50 107 48 830 48 775 48 640 48 026 46 113 44 995 43 886 45 390 45 769 48 484 45 874 65587 -19 713 0,64 -8% -35,7 Slovakia     0  
  92 UE 70 893 Denmark 70893,14 79 202 73 137 75 740 78 665 75 663 89 487 79 815 75 003 72 577 70 968 70 090 68 025 72 902 68 493 64 356 70 112 65222 4 890 0,99 -8% -1,1 Denmark     0  
  92 UE 64 831 Austria 64830,93 62 986 61 290 57 304 59 591 63 510 71 564 62 384 63 542 57 611 63 111 64 533 70 194 74 970 73 175 75 140 72 936 59644 13 291 1,13 -8% 12,5 Austria     0  
  92 UE 60 652 Portugal 60652,24 61 710 63 702 61 614 62 456 66 424 62 547 65 808 70 200 77 905 75 546 77 593 81 843 89 155 81 038 84 242 78 576 55800 22 776 1,30 -8% 29,6 Portugal     0  
  92 UE 55 714 Ireland 55714,19 56 715 56 753 56 987 58 320 59 661 61 792 63 280 65 774 67 251 69 181 70 761 68 754 68 362 68 499 69 923 69 273 51257 18 016 1,24 -8% 24,3 Ireland     0  
  92 UE 52 504 Finland 52503,71 36 529 40 298 44 230 56 461 53 782 50 520 54 931 54 317 51 571 49 317 51 023 51 701 58 968 53 827 37 553 46 847 48303 -1 457 0,89 -8% -10,8 Finland     0  
  92 UEDIV 50 226 Switzerland 50226,03 54 813 54 087 47 117 46 227 47 324 48 941 47 812 50 662 46 855 52 598 51 438 50 383 54 127 51 750 52 937 50 979 46208 4 771 1,01 -8% 1,5 Switzerland     0  
  100   41 440 New Zealand 41440,17 43 785 46 944 46 027 47 700 48 536 49 368 51 070 47 240 49 225 50 737 52 990 52 762 55 364 50 711 53 672 55 119 41440 13 679 1,33 0% 33,0 New Zealand     0  
* 92 UE 38 319 Lithuania 38318,85 39 905 19 735 14 644 12 644 13 813 14 606 13 554 14 063 11 206 10 368 11 562 12 464 12 359 12 809 13 268 15 270 35253 -19 983 0,40 -8% -60,2 Lithuania     0  
* 92 UE 36 219 Estonia 36219,13 34 203 21 396 15 877 18 830 16 623 17 372 18 789 17 525 20 107 20 323 18 381 18 423 18 007 15 749 14 887 15 405 33322 -17 917 0,43 -8% -57,5 Estonia     0  
  101 UEDIV 36 009 Norway 36008,82 34 807 33 468 35 273 37 806 36 678 40 319 40 006 40 232 37 667 30 106 28 745 22 470 22 403 23 741 19 332 25 682 36369 -10 687 0,71 1% -28,7 Norway     0  
* 95 UEDIV 28 342 Croatia 28342,41 16 749 14 237 15 375 13 921 13 776 14 053 16 850 18 423 18 149 20 947 19 169 20 148 23 768 22 189 22 835 23 344 26925 -3 582 0,82 -5% -17,6 Croatia     0  
* 92 UE 18 751 Slovenia 15392,57 13 530 13 544 13 402 13 465 13 782 14 551 15 343 14 663 13 629 13 748 14 560 14 541 14 455 14 449 15 037 15 858 17251 -1 393 0,85 -8% -15,4 Slovenia        
  92 UE 13 172 Sweden 13172,11 -6 436 20 959 70 297 17 971 59 188 24 353 50 385 54 043 72 639 38 837 63 722 52 694 39 784 52 095 89 539 27 742 12118 15 624 2,11 -8% 110,6 Sweden        
  92 UE 12 892 Luxembourg 12891,58 13 195 13 062 13 307 12 470 10 040 10 134 9 499 8 760 9 379 9 890 10 182 11 011 11 370 13 108 12 996 13 027 11860 1 167 1,01 -8% 1,1 Luxembourg        
* 92 UE 5 768 Latvia 5768,45 3 268 -1 771 -4 855 -5 953 -5 177 -6 324 -4 658 -4 024 -3 978 -4 112 -4 274 -3 437 -2 845 -3 860 -3 324 -6 194 5307 -11 501 -1,07 -8% -207,4 Latvia        
  110 UEDIV 4 884 Iceland 4884,46 4 720 4 609 4 629 4 556 4 595 4 663 4 804 4 912 5 094 5 013 4 983 4 968 4 935 4 929 4 863 5 361 5373 -11 1,10 10% 9,8 Iceland        
  92 UEDIV 221,2 Liechtenstein 221,21 228,9 229,8 237,0 223,3 227,1 229,4 245,5 257,0 256,4 249,7 249,3 254,5 263,0 263,8 264,2 266,5 204 63 1,20 -8% 20,5 Liechtenstein        
  92 UEDIV 108 Monaco 107,62 109 116 116 118 115 120 120 118 119 120 119 117 112 106 104 94 99 -5 0,87 -8% -13,1 Monaco        
      17 463 119   17286224,20 16 581 952 16 017 679 15 797 252 15 412 614 15 700 880 15 720 965 15 608 772 15 909 201 15 540 567 16 308 135 16 102 632 15 730 583 15 643 695 15 943 522 16 356 858 16 413 673 16 603 850                  
                                                               
                                                             
                                                               
      36 938   36937,81 14 975 37 089 83 615 29 267 68 874 33 055 60 276 63 948 83 391 49 878 74 862 65 490 53 506 66 536 104 337 40 203 34 862 5 341                
      CO2 1990                                   CO2 2006 OBJECTIF KYOTO                  
                                                             
                                                             
                                                             
                                                             
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                                      cendres de charbon 090123

 


 

 

 

 

 

dans le JDLE Etats-Unis: une pollution aux cendres de charbon
 

 

pour aller plus loinCommuniqué de Greenpeace (en anglais)Rapport de Greenpeace (en anglais): The true cost of coalCirculaire n° 96-85 du 11/10/96Rapport du BRGM : Résidus de procédés thermiques ( à télécharger)

 

 

 

Les cendres de charbon reviennent sur le devant de la scène

23/01/2009 13:07
Si les émissions de CO2 des centrales thermiques font l’objet de toutes les attentions, il n’en est pas de même pour les cendres de charbon. Pourtant, deux événements en un mois aux Etats-Unis ont mis ces déchets à l’ordre du jour des préoccupations environnementales.

Maîtriser
 

 

Le 22 décembre dernier, la rupture d’un bassin de stockage de cendres d’une centrale électrique de Kingston, dans le Tennessee, (1) provoque le déversement de près de 4 millions de mètres cubes de boues, contenant des métaux lourds (arsenic, mercure, sélénium, plomb) et des impuretés radioactives (comme du radon). Et le 9 janvier, c’est le bassin de stockage de gypse d’une centrale en Alabama qui connaît une fuite. Les premières analyses indiquent que le sulfate de calcium a atteint les eaux de surface de Widows Creek.
La presse américaine montre alors du doigt l’EPA (l’Agence américaine pour la protection de l’environnement) et son absence de réglementation précise. Bien qu’un rapport de l’EPA, publié en 2006, indique que 63 sites répartis sur 26 Etats présentaient des eaux de surface contaminées aux métaux lourds en l’absence de surveillance des bassins de stockage des carbocendres, il n’existe pas de réglementation générale. Leur gestion est laissée aux Etats fédérés, la plupart ne considérant pas les cendres de charbon comme des déchets solides à caractère dangereux. Le stockage en bassin permet d’éviter les dispersions aériennes, mais pose le problème de la contamination des eaux.

Face à ces pollutions et à la réaction des autorités, qui selon Greenpeace auraient minimisé les risques en demandant seulement aux habitants de faire bouillir l’eau avant de la consommer, l’association s’est dite choquée. «Les tests effectués par l’EPA ont montré que les échantillons d’eau prélevés à proximité de la réserve de Kingston contenaient de l’arsenic, connu pour ses propriétés cancérogènes, à des taux supérieurs à 100 fois le niveau acceptable», rappelle l’association dans un communiqué (2). Depuis, la nouvelle directrice de l’EPA, Lisa Jackson, s’est engagée à faire rapidement un état des lieux des différents bassins de stockage et à établir le risque qu’ils représentent pour la santé publique. Le 14 janvier, elle a déclaré qu’elle était favorable à la mise en place d’une réglementation à l’échelle fédérale pour ces déchets.

En France, la situation n’est pas forcément plus claire. La quantité de charbon utilisée pour la production d’électricité n’a certes rien à voir avec celle des Etats-Unis, car le pays est doté d’une trentaine de centrales thermiques au charbon (qui génèrent environ 4% de la production électrique française). Mais il en a compté beaucoup plus avant le développement du nucléaire. Résultat, nous avons également nos réserves de cendres de charbon. EDF estime sa production de cendres entre 400 et 800.000 tonnes annuelles, et les stocks dus aux anciennes centrales à 9 millions de tonnes en 2006, sur l’ensemble du territoire. A ces tonnages s’ajoutent principalement ceux de la Société nationale d’électricité et de thermique (Snet), qui exploite 4 centrales en France, mais n’a pas souhaité communiquer sur les quantités de cendres qu’elle produit.
Depuis une dizaine d’années cependant, les stocks diminuent. Un marché s’est créé grâce aux fabricants de ciment et de béton qui les incorporent dans leurs produits afin de limiter leurs coûts de fabrication. «Le taux de valorisation des cendres de charbon est actuellement supérieur à 100%», indique Joël Brogat, délégué technique Environnement et patrimoine chez EDF, en charge des installations thermiques à flamme (centrales à charbon, gaz ou fioul).

Classées dans la catégorie des déchets inertes (4), les cendres de charbon sont stockées sous forme sèche et à l’air libre, soit dans des bassins soit sous forme de terrils (en tas). La pluie humidifie ces réserves de cendres, certaines sont même végétalisées, ce qui limite la dispersion dans l’air. D’après EDF, la Direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement (Drire) contrôle régulièrement ces stocks (suivant la circulaire de 1996 relative aux cendres de charbon) et procède à des analyses des nappes phréatiques aux alentours. «On recherche le fioul et les métaux lourds, mais aujourd’hui, les contrôles nous montrent que les quantités sont extrêmement faibles», affirme Joël Brogat.

Pour autant, la France serait-elle exempte de cendres polluées? En 2003, le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières), avait analysé les cendres volantes de la centrale thermique de la Maxe (Moselle) et conclu qu’il existait une «potentialité de contamination» des eaux souterraines par certains éléments (dont plomb, arsenic, ou encore nickel) en cas d’utilisation de ces cendres comme base d’un coulis destiné à combler des vides résiduels dans une zone de fondis. L’étude conseillait d’utiliser les cendres en surface de la réserve, moins chargées en métaux lourds. En 1992, le BRGM s’était aussi intéressé à une pollution des eaux dans le département du Nord due au dépôt de carbocendres en provenance de l’Allemagne.
Mais force est de constater que le sujet est rarement abordé. Il n’y a pas pléthore d’études sur le sujet et peu d’associations environnementales s’intéressent à ces déchets. Dans son rapport de novembre 2008, intitulé «The true cost of coal» (3) (le véritable coût du charbon), Greenpeace souligne les impacts environnementaux des centrales à charbon en Pologne et en Allemagne. Bien qu’il aille au-delà des problèmes d’émissions de CO2, le rapport se contente de survoler celui des cendres. Sur le sujet, l’Ademe renvoie à l’Ineris (Institut National de l'environnement industriel et des risques), qui renvoie au BRGM, lequel a effectivement conduit quelques études. La plus récente daterait de 2000 (5) et conclut qu’«à l’exception des mâchefers d’incinération d’ordures ménagères, les données disponibles relatives à la caractérisation fine des résidus [de procédés thermiques] sont globalement insuffisantes, et les données relatives à leur altération météorique inexistantes». Du côté du ministère chargé de l’environnement, impossible également d’obtenir des données sur les quantités de cendres de charbon stockées en France.

(1) Dans le JDLE «Etats-Unis: une pollution aux cendres de charbon»
(2) Communiqué de Greenpeace :Toxic sludge leaks expose true costs of coal.
(3) Rapport de Greenpeace (en anglais): The true cost of coal
(4) Circulaire n° 96-85 du 11/10/96 relative aux cendres issues de la filtration des gaz de combustion de combustibles d'origine fossile dans des installations classées pour la protection de l'environnement
(5) Voir le rapport du BRGM : Résidus de procédés thermiques (RPT): Apport de la minéralogie dans l'optimisation de la démarche et la prédiction de leur évolution.

 



 

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lionel gaulier
particules pas trés nobles
dommage que votre alternative aux centrales a charbon soit le nucléaire
vendredi 23 janvier 2009 - 17:53
Bernard DURAND
Les pollutions du charbon
Si les émissions de gaz carbonique, les accidents et les maladies dans les mines sont connues du grand public, il ne sait pas grand chose des pollutions dues au charbon . Les mouvements écologiques semblent enfin découvrir qu'il s'agit de pollutions graves et multiformes, qui sont responsables d'une mortalité et d'une morbidité considérable. Green Peace annonce dans son rapport, pourtant incomplet,150 000 morts par an dues au charbon dans le monde, ce qui fait environ 3 millions de morts depuis l'accident de Tchernobyl (et le nucléaire, combien ces 20 dernières années? Allez Green peace, encore un effort, faites connaître votre évaluation) . L'essentiel de ces morts n'est pas dû au travail dans les mines, mais à la pollution par les centrales utilisant du charbon! Ce qui veut dire que les habitants des villes ne sont pas à l'abri comme il pourraient le croire. Alors, à quand un débat public à l'échelle européenne sur ce sujet? Il y a deux catégories de cendres: les résidus minéraux de la combustion qui restent au sol, environ 20 % du poids initial du charbon, soit de l'ordre de 500 000 tonnes de résidus par an pour une centrale de 1 GW, et les cendres volantes( fly-ash) qui sont dispersées par les fumées; elles sont en moins grandes quantités, sans doute de l'ordre de 10 000 à 20 000 tonnes par an, mais elles sont bien plus dangereuses, car il s'agit de particules très fines qui pénètrent au plus profond des poumons, et où se concentrent des éléments toxiques, y compris radioactifs. Les filtres des centrales modernes en arrêtent la majeure partie, mais ce sont ensuite celles là dont on fait des décharges, comme aux Etats-Unis. Une enquête à ce sujet sur l'Allemagne serait bien intéressante.
vendredi 23 janvier 2009 - 17:26
jannin laurent
thermique à flamme...
""à flamme" veut dire "à charbon"?" à flamme signifie à charbon, à gaz, à fioul, par opposition à l'autre type de centrale thermique beaucoup plus répandu en France, sans flamme, produisant beaucoup moins de "cendres" mais beaucoup plus radioactives...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Crises et émissions

Le marché du carbone pâtit aussi de la crise

11/03/2009 11:34
Le passage à vide que traverse le marché du carbone profite aux industriels, qui vendent leurs quotas, mais pas aux investissements destinés à réduire les futures émissions de gaz à effet de serre. Pour la deuxième fois depuis son lancement en 2005, le marché du carbone a atteint ses limites.

Analyser


Quel est l’impact de la crise sur les émissions de gaz à effet de serre? Dans sa lettre trimestrielle ClimatSphère publiée fin 2008, la Mission Climat de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) met en évidence le lien entre contraction de l’économie mondiale et baisse des émissions de GES pendant les trois dernières récessions. La tendance est à peu près la même pour les économies américaine et européenne.

Ainsi, entre 1929 et 1932, le PIB mondial chutait de 10%, les émissions de gaz à effet de serre (GES) de 26%. Le premier choc pétrolier (1973-1975) voit une baisse des émissions de 1% pour une hausse de 4% du PIB mondial. Celui-ci connaît une hausse de 5% durant le deuxième choc (1979-1989), et une baisse des émissions de 3%.

Contraction de l’activité industrielle, baisse des émissions de gaz à effet de serre et chute du cours de la tonne de CO2. Durant les mois de janvier et février, la tonne de CO2 s’est échangée entre 8 et 10 euros. Loin de la vingtaine d’euros atteints l’été dernier, avant que la crise ne se fasse véritablement sentir.

Une telle baisse des cours de la tonne de CO2, certes dans des proportions moindres, n’avait pas eu lieu depuis 2006, pendant la première période-test du marché européen du carbone (ETS, 2005-2007). Les industriels soumis à l’ETS s’étaient vu sur-allouer des quotas.

La baisse des cours permet de rappeler que le marché du carbone est très particulier. «Il est unique car il se caractérise par l’inélasticité totale de l’offre de quotas, allouée par les gouvernements. Même si la demande baisse, l’offre demeure constante. Résultat: le cours de la tonne de CO2 chute», analyse Sylvain Goupille, directeur adjoint de l’activité Finance carbone chez BNP Paribas.

«Il y a d’énormes mouvements sur les marchés spot [où les échanges se font au jour le jour, ndlr]. Certaines entreprises vendent leurs surplus pour obtenir du cash. Elles ont été beaucoup plus nombreuses que celles qui achètent», constate Anaïs Delbosc, de la Mission Climat de la Caisse des dépôts.

Depuis le début de l’année 2009, les volumes échangés sont déjà le double de la moyenne de l’année 2008, relate l’agence de presse Reuters. Près de 700 millions de tonnes de CO2 ont été échangées sur 6 bourses européennes à un prix moyen de 9,68 euros la tonne, pour un montant de plus de 6,71 milliards €. Les volumes de février étaient 61% supérieurs aux 429,4 millions de tonnes échangées en janvier, et 147% au-dessus de la moyenne mensuelle en 2008 (280,6 millions).

La baisse des cours du CO2 rend bien moins urgents les investissements nécessaires à la réduction des émissions de GES. Et la crise pèse tant que les entreprises préfèrent valoriser immédiatement leurs actifs plutôt que de conserver leurs quotas inutilisés pour la troisième période (2013-2020), alors que la contrainte carbone devrait être beaucoup plus forte.

Faut-il une banque centrale du carbone, pour rectifier l’offre, comme le proposent certains économistes? donner un signal prix plus stable aux entreprises en introduisant une taxe carbone minimale? La crise que traverse le marché du carbone conforte la thèse d’Aurélien Berner, auteur de l’essai «Le climat otage de la finance» (1). «Le marché du carbone est un outil qui ne fonctionne pas de façon dérégulée, puisqu’on songe finalement à une intervention de l’Etat. On aurait pu avoir un système beaucoup plus efficace, grâce auquel on aurait retrouvé l’intérêt supposé du marché du carbone, avec une réglementation fixant un plafond d’émissions, et une taxe carbone proportionnelle aux émissions des industriels.»

(1) Aurélien Bernier, Le climat otage de la finance. Ou comment le marché boursicote avec les «droits à polluer», Mille et une nuits, août 2008



 

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Emmanuel DUDRET

Outil dévoyé (suite)
Si on voulait rendre le système vertueux, il suffirait pourtant de retrancher du volume de CO2 ainsi mis sur le marché les économies de GES effectivement réalisées : là, la cotation de la tonne de CO2eq. augmenterait rapidement et il deviendrait financièrement plus pénalisant pour les pollueurs de payer les compensations que d'investir dans des systèmes de réduction des GES. Cela pourrait par ailleurs avoir un effet de relance économique, du fait de la demande en technologies de réduction de GES. Par ailleurs, il conviendrait aussi d'impliquer les industriels non pas au niveau de leur seul outil de production, mais aussi des nuisances environnementales pondérées de leur durée de vie de leurs produits finis, partout où cela est applicable : ainsi pour les avionneurs, les constructeurs automobiles, les pétroliers, etc. Responsabilité environnementale versus logique financière, ça ressemble au pot de terre contre le pot de fer, mais ça n'est pas inéluctable... C'est une simple question de courage politique. Avis aux prochains eurodéputés !
jeudi 12 mars 2009 - 08:31

Emmanuel DUDRET

Outil dévoyé
De manière générale, ce "marché du carbone" me paraît une vaste farce et tend à se rapprocher des excès et méconduites des marchés financiers "classiques" (il n'est qu'à se poser la question des opérations virtuelles sur les marchés "spot", à l'image de ce qui se passe pour le pétrole [cf. l'excellente enquête de Laurent "la face cachée du pétrole"]). Malheureusement, c'est le principe de Lavoisier qui s'applique ici, dévoyé : "rien ne se perd, rien ne se crée, tout s'achète" ! A la base, les dés étaient de toutes façons pipés : mettre sur un marché les économies de rejet de gaz à effet de serre réalisées par les uns et permettre ainsi à d'autres de maintenir, voire d'augmenter, leurs propres émissions tient tout simplement de l'escroquerie intellectuelle. On n'a en fait que créé un nouveau levier spéculatif que saisissent désormais d'une part les entreprises en manque de liquidités, crise oblige, et surtout, d'autre part, dont ne vont pas manquer de s'emparer d'autres industriels soucieux de tout, sauf d'investir dans la protection de l'environnement.
jeudi 12 mars 2009 - 08:30

hamon claude

permis de polluer
Qui donc peut offrir le droit de polluer ? Encore certainement des têtes bien pensantes... Que font réellement nos politiques ? Je suis certainement en décalage avec une certaine forme d'hypocrisie intellectuelle et économique, mais je m'insurge sur le fait que l'on continue a donner des droits de polluer.
mercredi 11 mars 2009 - 21:53
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Avec sa connaissance du marché et ses produits structurés, Sagacarbon vous conseille  sur la gestion de votre portefeuille carbone pour répondre de manière adaptée à  vos besoins.

 

Sagacarbon vous permet de profiter des opportunités du marché des échanges de quotas CO2 en limitant les risques liés à la variation des prix sur ce marché et d' en assurer la conformité.

 

Esprit international, basé à  Paris, Sagacarbon a pour perspective d'étre leader sur le marché européen des échanges de CO2.

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Le marché

 

En application du Protocole de Kyoto et afin de réduire d'ici 2012 le niveau de ses émissions de gaz à  effet de serre de 8% par rapport au niveau de 1990, l'Union Européenne a pris les mesures nécessaires avec sa directive n°2003-87, pour instaurer dès janvier 2005, un mécanisme européen d'échange de quotas d'émissions CO2.

 

Ce marché connait une première phase de 2005 à  2007, puis une seconde phase qui coincide à  la période des objectifs de Kyoto, de 2008 à  2012.

 

Mécanisme des industries soumises aux obligations de la directive européenne

 

En qualité d'exploitant des installations soumises aux obligations liées à  la directive européenne, vous recevez, chaque année, des Etats membres, votre allocation de quotas CO2 pour la période.

 

Votre obligation vous impose au plus tard le 30 avril de chaque année, de restituer un nombre de quotas correspondant au total de vos émissions au cours de l'année civile précédente. Ces quotas restitués sont ensuite annulés.

 

A cette fin, deux hypothèses sont à  envisager sur l'année civile :

 

- vos émissions CO2 dépassent votre allocation, il est possible alors de passer par notre intermédiaire pour vous acheter des quotas manquants ou de vous servir sur l'allocation de l'année suivante,

 

- votre allocation dépasse vos émissions CO2, il est alors possible de passer pas notre intermédiaire pour vendre ce surplus de quotas ou de les reporter sur l'année suivante. Ce report n'est valable que sur la màªme période et non de la première période (2005-2007) à  la période (2008 – 2012).

 

 

Pénalités

 

Tout exploitant qui ne restitue pas un nombre de quotas équivalent à  ses émissions de l'année civile précédente, au plus tard le 30 avril de l'année en cours, devra payer une amende sur les émissions excédentaires. L'amende s'élève à  40 euros par tonne d'équivalent de dioxyde de carbone (pendant la période 2005-2007) et ne libère pas l'exploitant de son obligation de restituer un nombre de quotas égal à  ses émissions excédentaires. Cette amende augmente pour atteindre les 100 euros par tonne d'équivalent de dioxyde de carbone dans la phase 2008-2012.

 



Sagacarbon SA
67, rue de l'Université
75007 Paris
Tel:33(0)140631010
Fax:33(0)140631011

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                                                                                                                   CAPITAL POWERNEXT

Présentation
Gestionnaire de marché
                                                                      

La transposition de la directive européenne de 1996 en France par la loi du 10 février 2000 a créé l’opportunité pour un groupe de partenaires comprenant BNP-Paribas, ELIA (gestionnaire du réseau de transport électrique belge), EDF, Electrabel, RTE (gestionnaire du réseau de transport électrique français), Société Générale et TotalFinaElf et à l’initiative d’Euronext d’étudier la faisabilité d’un marché organisé de l’électricité en France. Après plus d’un an d’étude, les conclusions ont conduit à créer le 30/07/01 la société POWERNEXT SA.

La société Powernext SA est une entreprise d’investissement disposant du statut de Système Multilatéral de Négociation assurant la gestion de trois marchés complémentaires, transparents et anonymes reposant sur des plateformes électroniques robustes, facilement accessibles et techniquement intégrées :

POWERNEXT DAY   AHEAD                       POWERNEXT FUTURES
 

Powernext® Gas Spot et Powernext® Gas Futures lancés le 26 novembre 2008 : les membres participent à la construction d'un marché liquide permettant de couvrir leurs risques de volume et de prix du Within-Day aux trois prochaines saisons gazières.
Powernext-Balancing GRTgaz résultant d’une coopération étroite avec le gestionnaire de réseau GRTgaz. Cette plateforme permet à GRTgaz de progressivement couvrir ses besoins d’équilibrage journalier en faisant appel au marché, depuis le 12 avril 2007.
     
 

Dotée d’un capital de 11,6 millions d’euros, Powernext SA bénéficie d'un actionnariat industriel européen réunissant gestionnaires de réseau d'électricité et de gaz, producteurs et fournisseurs d'énergie.
 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                          co2 monde 2005

Etats-Unis.: Depuis 1990, les seules émissions de CO2 liées à la production d’énergie ont augmenté de 19,4%, et comptent pour 80% des émissions de gaz à effet de serre des Etats-Unis.