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ENERGIE - BOURSE -
LES ECHOS 20 FEVRIER 2007-02-20
FRENESIE
SPECULATIVE SUR LES BIOCARBURANTS
Dites
«énergie renouvelable», et une armée de courtiers peu scrupuleux rentrent en
action » pour prendre
votre portefeuille... Le magazine américain « Forbes » se penche sur la «
magie du biocarburant » et les promoteurs de « penny stocks », ces actions à
bon marché et très spéculatives. Ainsi, souligne le journal, une société
comme US Sustainable Energy
de Natchez (Mississippi) promet de lancer prochainement la production de 1,5
million de gallons (plus de 5,5 millions de litres) de biocarburant à partir
de soja. Ce qui représenterait le double de la production actuelle des
Etats-Unis. Même si cette entreprise n'a pas encore annoncé le moindre
chiffre d'affaires à la SEC, l'autorité de tutelle des marchés financiers
américains, sa capitalisation boursière est de 227 millions de dollars. Un
communiqué de la société parle même d'une valeur en Bourse... de 12 milliards
de dollars. Les choses deviennent encore plus complexes, écrit le magazine,
lorsque l'on apprend qu'une société EarthFirst de
Tampa (Floride) a fait un prêt de 3,3 millions de dollars à une entreprise du
nom de US Sustainable Energy
l'année dernière, qui serait différente de la première... Tout cela, poursuit
le magazine, c'est bien entendu des « détails ». Car, aujourd'hui, « tout
le monde adore l'énergie renouvelable : George Bush, tous les parlementaires
que l'on peut trouver, le roi du capital-risque Vinod
Khosla, Goldman Sachs... ». En haut de
l'échelle, ce nouveau territoire, souligne le magazine, a attiré au cours des
trois dernières années 53 milliards de dollars d'investissements privés pour
des éoliennes, des panneaux solaires, des sources d'énergie à faible émission
de carbone. Et en bas de l'échelle, « il y a les penny stocks », ces
actions qui valent quelques cents. Et il avertit : « Faites attention à
votre portefeuille ! » Un avocat de Des Moines se démène ainsi pour
tenter de récupérer 3,8 millions de dollars dérobés à un groupe de céréaliers
qui pensaient investir dans une usine d'éthanol. En fait, selon une décision
de justice, l'argent serait arrivé à un studio de cinéma et à un célèbre
escroc de Floride qui aurait fait cette opération pour le compte d'un
Nigérian vivant en Allemagne.
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