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                                                                                                                   SYROTA  en PPT 
                                              COMMISSION ENERGIE SYROTA 25 SEPT 2007  PERSPECTIVES ENERGETIQUS DE LA FRANCE HORIZON 2020 2050
                                 SES MEMBRES                 RAPPORT  COMPLET ( 162P PDF )                 PAS MIEUX QUE 2.5% EN 2050 avec nucleaire SYROTA
                                                  SYROTA RESUME           SYROTA AVENIR PRIX SUBVENTIONNES        TARIFS OBLIGATION ACHAT
                                                                                              RECOMMANDATIONS NIVEAU EUROPEEN
                                                             RECOMMANDATIONS MESURES NATIONALES ENERGIES RENOUVELABLES

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                                    reccomandations niveau européen

Dans l’immédiat, il faut d’abord convaincre nos partenaires que l’Union européenne a le devoir de se fixer des objectifs ambitieux (« facteur 4 » en 2050 dans une logique d’efforts équitablement  partagés : convergence des émissions par habitant).     ( RAPPORT SYROTA )

L’Union européenne doit se donner comme objectif pour 2050 le « facteur 4 » et adopter, pour le répartir entre ses États membres, une approche équitable, dans laquelle les émissions par habitant seraient en 2050 les mêmes dans tous les pays de l’Union européenne. Il en résulterait une division par environ 2,5 des émissions de CO2 en France par rapport à leur niveau de 1990.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Eoliennes implantées sur une ligne de crête dans le parc d'éoliennes de Merdelou-Fontanelles dans le sud de l'Aveyron. | AFP/GEORGES GOBET
 

Jean Syrota : "On ne peut réduire les émissions de CO2 en se passant du nucléaire"

LEMONDE.FR | 18.10.07 | 15h57  •  Mis à jour le 18.10.07 | 16h18
 








 
Le rapport sur "Les perspectives énergétiques de la France à l'horizon 2020-2050" de la commission énergie du Conseil d'analyse stratégique (l'ancien commissariat au plan), rendu public le 9 octobre, a jeté un froid en pleines négociations du Grenelle de l'environnement, en affirmant que la France ne pourra faire mieux qu'une division par 2,5 de ses émissions de CO2 d'ici à 2050, sauf à envisager de recourir à des politiques contraignantes, voire à des rationnements.
 

 

 

 

Jean Syrota, président de cette commission chargée de conseiller le gouvernement français en matière énergétique, défend son analyse. Cet ancien PDG de la Compagnie générale des matières nucléaires, la Cogema, ancêtre d'Areva, fait valoir que les autres pays industrialisés, notamment l'Allemagne, ne pourront réduire significativement leurs émissions de gaz à effet de serre sans suivre l'exemple français, en recourant de plus en plus au nucléaire.

 

Vous affirmez qu'il sera extrêmement difficile pour la France de faire mieux qu'une division par 2,5 de ses émissions annuelles de CO2 d'ici à 2050. La loi d'orientation sur l'énergie de 2005 fixe pourtant l'objectif d'une division par 4 de ces émissions. Faut-il réécrire la loi ?
 

Pas du tout ! Ce que dit cette loi, c'est que la France soutient un objectif de division par 4 des émissions dans l'ensemble des pays industrialisés par rapport à celles de 1990. Il s'agit d'un objectif global, pour contribuer à limiter l'ampleur du réchauffement climatique. Mais, ce n'est pas la France qui négocie : c'est l'Union européenne. L'objectif global qui sera retenu devra être équitablement réparti entre les Etats membres. La France, grâce à son parc nucléaire, produit son électricité en émettant beaucoup moins de CO2 que beaucoup d'autres pays européens : en Allemagne, où l'on génère encore beaucoup d'électricité à partir de charbon, les émissions annuelles de CO2 par habitant sont de 10,6 tonnes. En France, c'est 6,6 tonnes. Pour atteindre le facteur 4 et le répartir de façon équitable sur l'ensemble de l'Union européenne, nous avons calculé que pour l'Allemagne, cela représente une division des émissions par un facteur 6. Par contre en France, puisque les progrès qui peuvent être faits sur la production d'électricité ont déjà été accomplis, cela représente une division par un facteur 2,6, ce qui conduit à 2,2 tonnes de CO2 par habitant. Une telle réduction représente déjà un effort considérable.

A vos yeux, le nucléaire est la solution la plus efficace pour produire de l'électricité tout en limitant les émissions de CO2. L'Allemagne privilégie beaucoup plus les énergies renouvelables, et en particulier l'éolien. Pourquoi sa stratégie serait-elle moins bonne ?
 

L'Allemagne souhaite sortir du nucléaire et construit de nombreux parcs d'éoliennes pour y parvenir. Mais le vent est une source d'énergie très aléatoire. L'intermittence de la production des éoliennes allemandes pose déjà des problèmes au réseau européen de transport d'électricité alors que, dans leurs simulations pour 2050, leurs autorités envisagent d'en tripler la puissance... Je ne vois pas bien comment on peut réduire les émissions tout en se passant du nucléaire, à moins de recourir à des politiques de rationnement, ce que nous avons exclu.

Dans votre scénario, vous avez choisi de ne pas prendre en compte le recours à l'hydrogène dans les transports et à la séquestration souterraine du CO2. Ce sont pourtant deux technologies prometteuses dans la lutte contre les émissions de CO2. Pourquoi un tel choix ?
 

Le captage et la séquestration du CO2 seront judicieux dans les pays qui produisent beaucoup d'énergie à partir de charbon, comme la Chine ou l'Inde. Tel n'est pas le cas de la France. De plus, l'Hexagone dispose de peu de lieux de stockage souterrain et se pose le problème de l'acceptabilité de ce genre de stockage par la population locale. En ce qui concerne l'hydrogène, nous sommes en effet très sceptiques. Il s'agit d'une technologie encore beaucoup trop chère et gourmande en électricité. Et puis l'hydrogène est un gaz extrêmement volatil et explosif. Si on sait maîtriser les risques dus aux fuites dans l'industrie, c'est pratiquement impossible pour la voiture de M. Tout-le-Monde. Les véhicules hybrides essence-électricité sont, de loin, bien plus attrayants...

Pour qualifier le recours toujours croissant aux énergies fossiles, vous évoquez "les errements actuels" qui risquent de conduire à des "catastrophes mondiales". Vous faites allusion au réchauffement du climat, mais jamais à la perspective d'un épuisement des ressources en pétrole. Pour quelle raison ?
 

Je ne crois pas que nous soyons proches du "peak oil" [le moment à partir duquel les extractions mondiales de pétrole risquent de décroître, faute de réserves suffisantes], et, a fortiori d'un épuisement des ressources en pétrole. La hausse des cours du baril va permettre de relancer la prospection, qui avait été délaissée quand les prix étaient plus bas. Il y a encore sur Terre beaucoup de pétrole inexploité. Et puis, les efforts pour limiter les émissions de CO2 vont réduire le recours aux hydrocarbures.

Auparavant, on n'avait jamais envisagé des mesures aussi ambitieuses qu'une rénovation de l'ensemble de l'habitat existant, afin de le rendre plus économe en énergie. Nous proposons également de renchérir très fortement le coût des véhicules dont les moteurs émettent le plus de CO2, et d'augmenter la taxe sur les carburants. La demande d'hydrocarbures devrait normalement s'assagir, pour peu que cette stratégie soit pratiquée dans l'ensemble des pays industrialisés. Je compte ainsi sur une sorte de "peak oil vertueux", qui ne sera pas subi du fait d'une pénurie de l'offre mais au contraire anticipé, grâce à la réduction de la demande. Ce que nous proposons de faire va beaucoup plus loin que ce qui avait été entrepris juste après les chocs pétroliers des années 1970. Mais le danger est aussi beaucoup plus grave. Il engage cette fois des changements planétaires à très long terme.

 

Propos recueillis par Matthieu Auzanneau
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                       INSERTION DANS DES CONDITIONS RAISONNABLES

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                   TARIFS OBLIGATION ACHAT

                                                                        

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Recommandations pour la politique française de l’énergie ..147

7.1. Priorités européennes et internationales......................................................... 149

7.2. Mesures nationales ..........ENERGIES RENOUVELABLES..............................................................................

􀁘Ce rapport n’engage pas le gouvernement 153 /161 Rapport de synthèse commission Énergie- 25.09.07

Énergies renouvelables

Les deux dispositions suivantes visent à rationaliser les aides, à permettre de tenir compte en temps réel des diminutions de coût de production des énergies renouvelables et à diminuer les dépenses budgétaires.

• Mise à l’étude de la substitution des tarifs de reprise par les opérateurs historiques de l’électricité produite à partir d’énergies renouvelables par une obligation d’incorporation dont la proportion sera fixée par les pouvoirs publics.

• Suppression de la défiscalisation existant en faveur des biocarburants qui fait double emploi avec l’obligation d’incorporation existante.

La TGAP qui existe constitue une obligation d’incorporation de biocarburants imposée aux vendeurs de carburants dans une proportion fixée par les pouvoirs publics, assortie d’une pénalité.

 

• Relance de l’hydraulique après une évaluation socio-économique des projets en vue de concilier au mieux la protection des milieux et les activités humaines.

Certaines contraintes réglementaires engendrent un résultat discutable comparé à la perte de production d’énergie renouvelable qu’elles occasionnent.

• Arrêt des investissements nouveaux dans la production de biocarburants de première génération.

De nombreux investissements ont été lancés ; ils mettent en oeuvre des végétaux non optimisés pour la production d’énergie, ce qui entraîne des coûts élevés, une utilisation de surfaces agricoles importante et un renchérissement des matières premières concernées (blé, maïs…). La relance des investissements interviendra avec la deuxième génération de biocarburants.

􀁘 Électricité

• Les aides à la production combinée de chaleur et l’électricité à partir d’énergie fossile doivent être supprimées.

La production combinée de chaleur et l’électricité à partir d’énergie fossile est performante et rentable. Le système d’aides actuel est inutile (et pervers dans la mesure où il incite à produire le plus possible d’électricité en dégradant le rendement énergétique global).

• Le fonctionnement du marché de l’électricité doit faire l’objet d’une surveillance permanente par le Conseil de la concurrence associé à la Commission de régulation de l’énergie.

• Les compteurs d’électricité existants doivent être systématiquement remplacés par des compteurs électroniques télé-relevés permettant la télécommande de certaines fonctions. A défaut, les installations de chauffage électrique nouvelles ou rénovées seront équipées d’un dispositif permettant la commande à distance de l’effacement de courte durée pendant les périodes de pointe de consommation.

Les compteurs actuels installés sur le réseau de distribution ne permettent pas aux fournisseurs de mettre en oeuvre des politiques commerciales innovantes et ne peuvent pas être utilisés pour éviter les pointes de consommation dues au chauffage électrique.

L’actionnaire public majoritaire d’EdF veillera à ce que les émissions de CO2 provenant de sa production propre et de ses achats d’électricité produite en Fran  ce diminuent par rapport à leur valeur en 2006.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                   MEMBRES DE LA COMMISSION SYROTA

Président

Jean SYROTA

Rapporteur général

Thierry TUOT, Conseil d’État

Coordinateur

Philippe HIRTZMAN, Centre d’analyse stratégique ; Conseil général des mines

Parlementaires

Assemblée nationale

Claude BIRRAUX, député de la Haute-Savoie

Michel DESTOT, député de l’Isère

Claude GATIGNOL, député de la Manche

Daniel PAUL, député de la Seine-Maritime

Sénat

Roland COURTEAU, sénateur de l’Aude

Ladislas PONIATOWSKI, sénateur de l’Eure

Daniel RAOUL, sénateur de Maine-et-Loire

Bruno SIDO, sénateur de la Haute-Marne

Parlement européen

Françoise GROSSETÊTE (France)