You see
already that investments in renewable energy projects are going down, partly
because of the oil price going down and partly because of the economic
activity going down,” DE BOER 091207
I. - Afin de diversifier les sources d'énergie, de réduire le recours aux
énergies fossiles émettrices de gaz à effet de serre et de porter à au moins
23 % en 2020 la part des énergies renouvelables dans la consommation d'énergie
finale, soit un doublement par rapport à 2005, l'État favorisera le
développement de l'ensemble des filières d'énergies renouvelables dans des
conditions économiquement et écologiquement soutenables. Atteindre cet objectif
suppose d'augmenter de 20 millions de tonnes équivalent pétrole la production
annuelle d'énergie renouvelable d'ici à 2020, en portant celle-ci à 37 millions
de tonnes équivalent pétrole.
TABLE RONDE
GRENELLE DE L ENVIRONNEMENT EFFICACITE ENERGIE ET
CARBONE
« +20 Mtep en 2020 » : augmenter de 20 millions de tonnes
équivalent pétrole notre production d’énergie renouvelable en 2020 et
dépasser une proportion de 20% d’énergies renouvelables dans la
consommation finale
d’énergie· Inscrire la France
dans le « facteur 4 » – division par quatre de nos émissions d’ici à
2050
Loi d orientation sur les energies
14/07/2005 ARTICLE
4
Compte
tenu de leur intérêt spécifique, notamment en matière de lutte contre
l’effet de serre, l’Etat soutient le développement des biocarburants et
encourage l’amélioration de la compétitivité de la filière. A cette fin,
l’Etat crée, notamment par l’agrément de capacités de production
nouvelles, les conditions permettant de porter, conformément à nos
engagements européens, à 2 % au 31 décembre 2005 et à 5,75 % au 31
décembre 2010 la part des biocarburants et des
autres carburants renouvelables dans la teneur énergétique de la
quantité totale d’essence et de gazole mise en vente sur le marché
national à des fins de transport.
2008 5.75 % 2010
7% 2015 10%
lLa France occupe déjà pour les énergies renouvelables une place,
souvent méconnue, de premier producteur européen, juste devant la Suède et
l'Allemagne. F.Loos inauguration centrale éolienne Lys 13/06/2005
2008 5.75 % 2010
7% 2015 10%
lLa France occupe déjà pour les énergies renouvelables une place,
souvent méconnue, de premier producteur européen, juste devant la Suède et
l'Allemagne. F.Loos inauguration centrale éolienne Lys 13/06/2005
Bilan
Energie Créé le 4
novembre 2005
ministère de l écologie et du
développement durable Actualisé le 21 février 2006
Bilan Energie au 11.05
1. Eléments de contexte européen et
international
La Commission européenne a publié le 22 juin 2005 un Livre vert sur
l’efficacité énergétique qui accorde la priorité aux économies d’énergie.
Face à la hausse du prix du pétrole et à la perspective d’une couverture à
70% de ses besoins énergétiques par les importations d’ici 2030, l’UE doit
renforcer ses efforts d’économie d’énergie. Aujourd’hui, l’UE-25
consomme près de 1725 Mtep ce qui coûte quelque 500 Md €.Si les
tendances de consommation actuelles continuent, la demande brute d’énergie
devrait s’accroître d’environ 10% sur la période 2005-2020. Le Livre
vert, propose un objectif « ambitieux mais réalisable » :
une réduction de 20% de la consommation actuelle d’énergie de l’UE par
rapport aux projections pour 2020 (environ 1900 Mtep). Le but est de
ramener la consommation au niveau de 1990, soit environ 1520 Mtep,
c’est-à-dire une économie d’énergie de 380 Mtep ,soit l’équivalent de la
consommation actuelle de l’Allemagne et de la Finlande réunies. Selon
les études disponibles, la moitié de l’objectif de -20% pourrait être
réalisée par la mise en œuvre intégrale des mesures existantes de l’UE (en
vigueur ou prévues).
Ce qui a marqué l’actualité des derniers mois est la hausse
continue du cours du pétrole brut : entre mai 2005 et fin août
2005, le prix du baril est passé de 50 à plus de 66 $, soit une hausse de
32%. Il a même dépassé les 70$ le 29 août. La relance de la politique
d’économies d’énergie constitue le 3ème axe de la stratégie
présentée le 26 août par le Premier ministre : « il revient
aussi à chaque français de faire preuve d’esprit de responsabilité et
d’adapter ses comportements à la nouvelle donne pétrolière. »
2. La loi de programme fixant les orientations de la
politique énergétique
La loi de programme n°2005-781 du 13 juillet 2005 fixant les
orientations de la politique énergétique est l’aboutissement d’un long
processus engagé en janvier 2003 avec le débat national sur les
Energies.
Elle fixe les quatre grands objectifs de la politique énergétique
française et les moyens à mettre en œuvre pour y parvenir :
-
Contribuer à l’indépendance énergétique nationale et
garantir la sécurité d’approvisionnement ;
-
Assurer un prix compétitif de l’énergie ;
Préserver la santé humaine et l’environnement, en particulier en luttant
contre l’aggravation de .
.
l’effet de serre ;
-
Garantir la cohésion sociale et territoriale en assurant l’accès de tous à
l’énergie.
Ce cap donné à l’action de politique énergétique pour les 30 ans à
venir prend une acuité toute particulière avec la conjoncture de prix
élevé de l’énergie que nous connaissons aujourd’hui.
Quatre axes majeurs ont été définis pour atteindre les objectifs
précités :
-Maîtriser la demande d’énergie ;
-
Diversifier le bouquet énergétique ;
-
Développer la recherche et l’innovation dans le secteur de
l’énergie ;
-
Assurer les moyens de transport et de stockage adaptés aux
besoins.
Pour cadrer les actions à conduire pour l’application de cette
loi, la France se donne les objectifs chiffrés ambitieux
suivants :
Ä Le soutien à un objectif international d’une division par 2
des émissions mondiales de GES d’ici 2050, ce qui nécessite une division
par 4 ou 5 des émissions pour les pays développés ;
Ä La réduction en moyenne de 2% par an d’ici à 2015 de
l’intensité énergétique finale (rapport entre la consommation énergétique
finale et le PIB) et de 2,5% d’ici à 2030 ;
Ä La production de 10% des besoins énergétiques français à
partir de sources d’énergie renouvelables à l’horizon 2010 ;
Ä Une production intérieure d’électricité d’origine
renouvelable à hauteur de 21% de la consommation en 2010 contre 14%
actuellement ;
Ä Le développement des énergies renouvelables thermiques pour
permettre d’ici 2010 une hausse de 50 % de la production de chaleur
d’origine renouvelable ;
Ä L’incorporation de biocarburants et autres carburants
renouvelables à hauteur de 2% d’ici au 31 dcembre 2005 et de 5,75 % d’ici
au 31 décembre 2010. (avancé à 2008 par décision du Premier
ministre).
Ä La mise en œuvre de 3 plans mobilisateurs pour les économies
d’énergie et le développement des énergies renouvelables :
Ä Le plan « l’énergie pour le développement » pour étendre
l’accès aux services énergétiques des populations des pays en
développement ;
Ä Le plan « Face sud » dans le bâtiment doit permettre
l’installation de 200 000 chauffe eau solaires et de 50 000 toits solaires
par an en 2010 ;
Ä Le plan « Terre Energie » pour atteindre une économie
d’importations d’au moins 10 millions de tep en 2010 grâce à l’apport de
la biomasse pour la production de chaleur et de biocarburants.
La loi prévoit également le maintien de l’option nucléaire en France,
le nucléaire contribuant à atteindre 3 des objectifs définis par la
loi : garantir l’indépendance énergétique nationale et la sécurité
d’approvisionnement, lutter contre l’effet de serre et enfin assurer des
prix de l’électricité compétitifs et réguliers.
Enfin une place toute particulière est réservée aux actions de
recherche et développement et aux nouvelles technologies de l’énergie. Une
stratégie nationale de recherche sera publiée par le gouvernement et
révisée tous les 5 ans, la France se dotant pour la mise en œuvre de 2
agences complémentaires : l’Agence nationale de la recherche et
l’Agence de l’innovation industrielle.
La loi contient enfin de nombreuses mesures pratiques, outre
la transposition de la Directive 2002/91/CE du 16 décembre 2002 sur la
performance énergétique notamment :
Ä un dispositif de certificats d’économies d’énergie
(« certificats blancs ») qui va mobiliser les acteurs du secteur
énergétique vers les économies d’énergie ;
Ä la réaffirmation du rôle des collectivités locales qui voient leur
capacité à intervenir dans le domaine de la maîtrise de l’énergie
étendue ;
Ä l’importance donnée à l’information des consommateurs ;
Ä pour les énergies renouvelables, un système de garantie d’origine
est créé ;
Ä des mesures propres à garantir la qualité de fourniture électrique,
améliorer la sécurité des réseaux électrique et gazier, et conforter la
sécurité d’approvisionnement ;
Ä la loi créé un Conseil supérieur de l’énergie.
La loi prévoit enfin que toutes les dispositions relatives au droit
de l’énergie seront regroupées dans un code de l’énergie afin de
faciliter leur application et leur appropriation par l’ensemble des
citoyens.
Le ministre d’État, ministre de
l’économie, des finances et de l’industrie a présenté un projet de loi d’orientation sur
l’énergie le 5 mai 2004.(voir dans assemblee
nationale et senat le
parcours de ce projet de loi (LES
OPINIONS DES DEPUTES N ETANT PAS CELLES DES SENATEURS 2
NAVETTES SUIVIES D UNE COMMISSION MIXTE DEPUTES SENATEURS POUR ABOUTIR A
UN VOTE LE 13/07/2005)
Compte rendu du conseil des ministres du 5 mai
2004
'' La question soumise au legislateur est d'autant plus capitale
que les choix qui seront effectués, par action
ou par abstention en matière énergétique auront une
incidence déterminante sur le mode et le niveau de vie des citoyens
qui s'attache à la discussion du projet de loi d'orientation énergétique
tant au plan social, dans une société qui
reconnaît aux citoyens un « droit à l'électricité »,
qu'en matière économique puisque le coût de l'énergie constitue un
facteur déterminant de la compétitivité des économies
industrielles."
Ce projet de loi
vise à la fois à
définir les objectifs (4 Objectifs) et les grandes orientations de la politique énergétique de la
France
et à compléter la législation actuelle ( 4 Axes de reforme )
par des mesures dans les domaines de
la maîtrise de l’énergie
des energies renouvelables(recherche)
de la qualité du réseau de transport
et de distribution d electricitea politique énergétique doit faire face à deux défis majeurs :
la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre et une probable
augmentation à moyen terme des prix du pétrole et du gaz résultant, d’une
part, d’une stagnation progressive de la production, et, d’autre part,
d’une croissance continue de la demande en provenance notamment des pays
en développement.
Face à ces défis,
la politique énergétique doit viser quatre objectifs (O1 O2 O3 O4) : -O1 garantir la sécurité de
l’approvisionnement de la France pour éviter toute pénurie et pour réduire la sensibilité de notre
économie aux variations des prix du pétrole ; -O2 mieux préserver l’environnement et en particulier lutter contre l’effet de
serre en se fixant comme objectif une division par quatre de nos émissions
de gaz d’ici 2050 ; -O3 garantir un prix
compétitif de l’énergie
tant pour les particuliers que pour les industries fortement
consommatrices et soumises à la concurrence
internationale ; -O4
garantir l’accès de tous les
Français à l’énergie.
LES QUATRE
OBJECTIFS : texte final de la loi votée le 13/07/2005
La politique énergétique repose sur un service public
de l’énergie qui garantit l’indépendance stratégique de la nation
et(O3) favorise sa compétitivité
économique. Sa conduite
nécessite le maintien et le développement d’entreprises publiques
nationales et locales dans le secteur énergétique.
Cette politique vise à : - contribuer à
l’indépendance énergétique nationale et (1)garantir
la sécurité d’approvisionnement ; - assurer un prix
compétitif de l’énergie ; -(02) préserver
la santé humaine et
l’environnement, en particulier en luttant contre
l’aggravation de l’effet de serre ; - garantir la cohésion sociale et
territoriale en assurant (04)l’accès de tous à l’énergie.
L’Etat veille à la cohérence de son
action avec celle des collectivités territoriales et de l’Union européenne
selon les orientations figurant au rapport annexé.
Le développement durable vise un équilibre entre
croissance économique, respect de l'environnement et principe d'équité
sociale. Pour y parvenir, différentes chartes et protocoles ont fixé des
lignes d'action à l'échelle planétaire. Composante majeure du
développement durable, l'énergie figure en bonne place de ces plans
d'actions auxquels de nombreux pays ont déjà souscrit. Leur but ? Nous
permettre à long terme de disposer d'énergie en quantité suffisante, à des
coûts compétitifs mais aussi en offrir l'accès à tous, sans risque de
pénurie, sans menaces pour la santé, en préservant les ressources
naturelles et l'environnement. Ainsi nous pourrons répondre aux
besoins du présent sans compromettre l'avenir des générations futures.
13. The capacity of
European power systems to absorb significant amount of wind power is
determined more by economics and regulatory rules than by technical or
practical constraints. Already today a penetration of 20% of power from
wind is feasible without posing any serious technical or practical
problems.
pourquoi ?"
Cette opération a été
lancée le 24 janvier 2006 par Gilles de Robien et Nelly Olin au collège
Robert-Doisneau, à Montrouge, dans les Hauts-de-Seine.
Le ministère de
l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et
le ministère de l’Ecologie et du Développement durable se sont associés au
projet du photographe Yann Arthus-Bertrand afin de sensibiliser "plus de 50 000 écoles, collèges et lycées, soit
10 millions d’élèves" au concept de développement durable.
L’opération consiste à
mettre à la disposition de 50 000 écoles, collèges et lycées un kit d’exposition gratuit comprenant 22 affiches, des fiches pédagogiques et
des ressources en ligne.
Cette exposition
pédagogique, souligne le ministre de l’Education nationale, "est une belle occasion d’approfondir la
démarche d’éducation à l’environnement pour un développement durable. Les
images suscitent l’émotion et la prise de conscience, les ressources
pédagogiques qui les accompagnent permettent la réflexion et la
compréhension".
Voir le kit pédagogique sur le site du ministère de l’Education nationale Voir les fiches pédagogiques sur le site du ministère de l’Education nationale Voir le discours
du ministre de l’Education nationale
quatre axes de réforme (A1 A2 A3 A4 ) sont
proposés DANS LE PROJET CI APRES TRADUCTION DANS L ANNEXE
DE LA LOI -
A1) mener une action volontariste
dans le domaine de la maîtrise de l’énergie en visant une baisse de
l’intensité énergétique (rapport entre la consommation d’énergie et le
PIB) de 2% par an à l’horizon 2015 ; cette action nécessite une
sensibilisation renforcée des Français, une meilleure information des
consommateurs, le développement des engagements volontaires et des
incitations, une amélioration de la réglementation et une adaptation de la
fiscalité. Cette action sera mise en œuvre dans chacun des secteurs
suivants : l’habitat et les bureaux, les transports et
l’industrie ; - A2)diversifier le " panier énergétique
français " en assurant le développement des énergies renouvelables,
A21)
notamment le solaire thermique,
A22) la biomasse (dont le bois et les biocarburants),
A23)l’hydraulique et
A24) l’éolien
A25) et en préparant l’avenir de la filière nucléaire par la construction,
comme démonstrateur industriel, d’un réacteur européen à eau pressurisée
(EPR) ; - A3) veiller au développement d’un réseau de
transport efficace et des capacités de stockage suffisantes pour garantir
la sécurité d’approvisionnement de la France ; - A4)
développer fortement la recherche, notamment dans les domaines de
l’amélioration de l’efficacité énergétique, de la captation et de la
séquestration du gaz carbonique, des énergies renouvelables, du nucléaire
(quatrième génération et déchets) et de l’utilisation de
l’hydrogène.
L’Etat soutient en
priorité le développement des filières industrielles françaises matures
entraînant le moins de nuisances environnementales et encourage la
poursuite du développement technologique des autres filières. Il s’attache
en particulier :
- à optimiser
l’utilisation du potentiel hydraulique en incitant le turbinage des débits
minimaux laissés à l’aval des barrages, en améliorant la productivité des
ouvrages actuels et en favorisant la création de nouvelles installations ;
- à privilégier la
réalisation des projets les plus rentables par le recours aux appels
d’offres institués par l’article 8 de la loi n° 2000-108 du 10 février
2000 précitée. Trois ans après la promulgation de la présente loi, un
bilan des expériences nationale et étrangères sera dressé. Ce bilan
servira à optimiser le dispositif français de soutien à ces énergies en
modifiant si nécessaire les outils existants (obligations d’achat et
appels d’offres) et en envisageant la création d’un marché des certificats
verts ;
- à développer la
géothermie haute énergie en outre-mer et à soutenir l’expérience de
géothermie en roche chaude fracturée à grande profondeur ;
- à valoriser
l’expérience acquise avec la centrale solaire Thémis et le four solaire
d’Odeillo, en participant aux instances de coopération scientifique et
technologique internationale sur le solaire thermodynamique ;
- à soutenir la filière
de la production d’électricité à partir de la biomasse et, en particulier,
de la fraction biodégradable des déchets industriels et ménagers.
Po
L'éolien ne représente encore qu'un
pourcentage infime de la consommation d'énergie produite avec des sources
renouvelables (0,29%) et a fortiori de la consommation énergétique globale
(0,02%), selon le ministère de l'Industrie. Les énergies "vertes"
représentent au total 5,79% de la consommation énergétique nationale. Les
principales filières sont le bois énergie (3% de la consommation
nationale, 53% des renouvelables) et l'hydroélectricité (1,8% du bilan
global et 31% des renouvelables).
Le bilan "spécifique" des énergies
renouvelables (ENR) diffère du bilan officiel de l’énergie dans la mesure
où:
il fait la synthèse des productions
électriques et thermiques d’origine renouvelable,
il recense les productions d’énergies
renouvelables primaires ou secondaires, lorsqu’elles font l’objet
d’une transformation,
il détaille les usages (électriques et/ou
thermiques) réservés à chacune des productions d’énergie renouvelable,
ainsi que la contribution des ENR à la satisfaction des besoins
des différents consommateurs d’énergie (résidentiel, industrie,
agriculture…).
La mise à jour annuelle de ce bilan permet de
suivre et de mesurer l’avancement des programmes soutenus par les pouvoirs
publics en matière d’utilisation et de valorisation des énergies
renouvelables.
NB : l’actualisation des bilans repose dans
certaines filières sur des enquêtes à périodicité variable, ce qui peut
engendrer des révisions assez sensibles.
Production
Laproduction
d’électricité d’origine renouvelable
diminue légèrement : - 1,5 % avec 70,3 TWh, après 71,3 TWh en
2002, année qui avait déjà connu une faible production hydraulique. Cette
nouvelle baisse n’est imputable qu’à la production hydraulique, dont le
repli (64,9 TWh contre 66,5 TWh en 2002) n’a pu qu’être partiellement
compensé par les autres productions électriques d’origine
renouvelable.
L’hydraulique représente en effet 92 % de la
production électrique, les déchets urbains 4,7 %, le bois et déchets de
bois 1,9 %, l’éolien, le biogaz et le solaire photovoltaïque assurant la
part résiduelle.
L’année 2003 restera marquée par :
une production hydraulique
particulièrement faible (la plus basse de ces douze dernières
années), liée à un manque de pluviosité durant le printemps et l’été
2003 et conjuguée aux mesures prises pour remédier aux problèmes
rencontrés lors de la canicule.
la poursuite d’une croissance sensible de
l’électricité issue de toutes les filières d’énergies renouvelables
d’origine thermique (+ 9 %). Les déchets urbains notamment, grâce au
développement de la cogénération dans les nouvelles unités de
traitement, assurent désormais une production électrique de 3,3 TWh,
soit un quasi triplement sur les cinq dernières années.
une progression de 27 % de la production
d’électricité éolienne (342 GWh contre 269 GWh en 2002), pénalisée
par un déficit de vent, alors que la puissance installée a progressé de
63 % (214 MW au 31 décembre).
une forte poussée du solaire
photovoltaïque relié au réseau, dont les surfaces de capteurs
installés ont presque triplé (1483 kWc contre 528 kWc en 2002).
Laproduction
thermique d’origine renouvelable (y
compris les biocarburants) augmente : + 9 % avec 10,5
Mtep (contre 9,6 Mtep en 2002), en raison d’une hausse sensible de la
consommation de bois de chauffage des ménages, liée à un climat nettement
plus frais pendant les mois de chauffage qu’en 2002.
Elle est assurée principalement par le bois et
les déchets de bois (83 % à 8,8 Mtep), et dans une moindre mesure par les
déchets urbains (8 %), des biocarburants (4 %) et des pompes à chaleur (2
%). La part résiduelle concerne le solaire thermique, la géothermie, le
biogaz et les résidus de récoltes.
On notera pour 2003 :
la faible progression de la production du
solaire thermique, malgré une nouvelle montée en puissance du
programme Hélios 2006 (ou " Plan soleil 2000-2006 ") conduit
par l’ADEME, mais qui reste toutefois en partie effacée par le jeu du
déclassement du parc ancien.
une stagnation des productions thermiques
issues de la géothermie, du biogaz et des déchets de récolte.
la poursuite d’une croissance sensible de
la production de chaleur en provenance des déchets urbains (+ 6,5 %)
dans un contexte de développement de la cogénération.
une augmentation de la production de
biocarburants (+ 10 %), dont une partie a été exportée
principalement vers l’Allemagne et l’Italie.
une hausse marquée, à climat réel, de
l’utilisation de bois de chauffage des ménages compte tenu d’une
moindre douceur du climat, mais une légère diminution globale, à climat
normal.
Étant donné l’impossibilité d’estimer les
stocks de bois constitués par les détaillants et les particuliers, on
adopte par convention que la production est égale à la consommation de
bois combustible. Le manque de données disponibles à ce jour concernant la
consommation des ménages rend les résultats fragiles, mais il semblerait
que la diminution tendancielle de l’utilisation du bois de chauffe par les
ménages soit partiellement compensée par une progression assez nette de
son emploi, depuis quelques années, dans les chaufferies collectives et
industrielles (273 chaufferies au bois engagées en 2003 contre 211 en
2002, pour une puissance de 129 MW dans le cadre du " Plan bois
énergie 2000-2006 ", également conduit par l’ADEME).
Consommation des ENRthermiques
Laconsommation
finale d’énergies renouvelables
thermiques augmente également : + 9 % à 10,5 Mtep (la part de
l’électricité produite à partir des ENRt est comptabilisée dans le poste
électricité).
La part du résidentiel-tertiaire reste
dominante avec 83,6 % de la consommation finale en 2003, suivie par
l’industrie (12,5 %), les transports (3,4 %) et l’agriculture (0,5 %).
Secteur
résidentiel-tertiaire :progression sensible avec
8,7 Mtep, en liaison avec la hausse de consommation dubois de chauffe des ménages, qui représente encore 87 % de la
consommation de ce secteur. La part des déchets urbains (8 %) par
l’intermédiaire des réseaux de chaleur progresse, celle du solaire
thermique, des pompes à chaleur et de la géothermie reste faible.
Secteur de l'industrie:
trèslégère progression avec 1,3 Mtep, à la
faveur d’une activité orientée à la hausse dans le secteur des pâtes à
papier chimiques (+ 1,7 %) et de la mise en service d’un nombre
croissant de chaufferies bois industriels (" Plan bois
énergie ").
Secteur des transports : la
consommation de biocarburants stagne à 0,3 Mtep, dans un
contexte d’exonérations fiscales toujours
contingentées.
Le bilan "spécifique" des énergies
renouvelables (ENR) diffère du bilan officiel de l'énergie dans la mesure
où:
il fait la synthèse des productions
électriques et thermiques d'origine renouvelable,
il recense les productions d'énergies
renouvelables primaires ou secondaires, lorsqu'elles font l'objet d'une
transformation,
il détaille les usages (électriques et/ou
thermiques) réservés à chacune des productions d'énergie renouvelable,
ainsi que la contribution des ENR à la satisfaction des besoins des
différents consommateurs d'énergie (résidentiel, industrie,
agriculture…).
La mise à jour annuelle de ce bilan permet de
suivre et de mesurer l'avancement des programmes soutenus par les pouvoirs
publics en matière d'utilisation et de valorisation des énergies
renouvelables.
NB : l'actualisation des bilans repose dans
certaines filières sur des enquêtes à périodicité variable, ce qui peut
engendrer des révisions assez sensibles.
Production
La production
d'électricité d'origine renouvelable s'accroît légèrement : + 1,4
% avec 71,2 TWh, après 70,2 TWh en 2003, année qui avait connu elle
aussi une faible production hydraulique. Cette hausse de 1 TWh provient
pour moitié de la production hydraulique (65,4 TWh contre 64,9 TWh en 2003
en hausse de 0,8 %), l'autre moitié revenant à l'éolien pour 0,2 TWh (0,6
TWh contre 0,4 en 2003) et aux autres productions électriques d'origine
thermique pour 0,3 TWh (5,2 TWh contre 4,9 TWh en 2003).
L'hydraulique
représente en effet 92 % de la production électrique, les déchets urbains
4,7 %, le bois et déchets de bois 1,9 %, l'éolien 0,8 %, le biogaz et le
solaire photovoltaïque assurant la part résiduelle.
L'année 2004 restera
marquée par :
une production
hydraulique à nouveau très faible, à peine plus élevée que celle de
2003 (la plus basse de ces douze dernières années), liée à un manque de
pluviosité durant l'automne notamment.
la poursuite
d'une croissance sensible de l'électricité issue de toutes les filières
d'énergies renouvelables d'origine thermique (+ 5,5 %). La valorisation
électrique des déchets urbains notamment se poursuit dans les nouvelles
unités de traitement au détriment de la chaleur ; elle s'élève à 3,3 TWh
en 2004, soit un doublement sur les cinq dernières
années.
une progression
de 47 % de la production d'électricité éolienne (573 GWh contre 391
GWh en 2003), la puissance installée progressant pour sa part de 61 %
(356 MW au 31 décembre).
une forte
poussée du solaire photovoltaïque relié au réseau pour la seconde
année consécutive ; les surfaces de capteurs installés se sont accrues
de 50 % en 2004 (2210 kWc contre 1483 kWc en 2003).
La production
thermique d'origine renouvelable (y compris les biocarburants)
augmente modérément : + 2,5 % avec 10,5 Mtep (contre 10,2 Mtep en
2003), en liaison avec une légère hausse de la consommation de bois de
chauffage des ménages, liée à un climat un peu plus frais pendant les mois
de chauffage qu'en 2003.
Elle est assurée
principalement par le bois et les déchets de bois (82 % à 8,6 Mtep), et
dans une moindre mesure par les déchets urbains (8 %), des biocarburants
(4 %) et des pompes à chaleur (3 %). La part résiduelle concerne le
solaire thermique, la géothermie, le biogaz et les résidus de
récoltes.
On notera pour 2004
:
la poursuite de
la montée en puissance du programme Hélios 2006 (ou " Plan soleil
2000-2006 ") conduit par l'ADEME, avec l'installation de 53 000 m2 de
capteurs solaires thermiques, soit une progression de 36 % par rapport à
l'année précédente.
une stagnation
des productions thermiques issues de la géothermie, du biogaz et des
déchets de récolte.
le
ralentissement de la croissance de la production de chaleur en
provenance des déchets urbains (+ 1 %), après plusieurs années de
forte progression, dans un contexte de stabilisation de la
cogénération.
un intérêt
grandissant pour les pompes à chaleur, avec l'installation de plus
de 15 000 pompes à chaleur supplémentaires en 2004.
une augmentation
sensible de la production de biocarburants (+ 12 %), dont une partie
a été exportée, principalement vers l'Allemagne et
l'Italie.
une légère
hausse à climat réel, de l'utilisation de bois de chauffage des
ménages compte tenu d'un climat un peu moins clément qu'en 2003, mais
une baisse tendancielle globale, à climat normal, semble toutefois se
confirmer.
Étant donné
l'impossibilité d'estimer les stocks de bois constitués par les
détaillants et les particuliers, on adopte par convention que la
production est égale à la consommation de bois combustible. Le manque de
données disponibles à ce jour concernant la consommation des ménages rend
les résultats fragiles . On note en revanche la progression toujours
soutenue des installations de chaufferies collectives et industrielles
(328 chaufferies au bois engagées contre 273 en 2003, pour une puissance
de 167 MW dans le cadre du " Plan bois énergie 2000-2006 ", également
conduit par l'ADEME).
Consommation des énergies renouvelables
thermiques
La consommation
finale d'énergies renouvelables thermiques est stable à 10,4
Mtep (la part de l'électricité produite à partir des énergies
renouvelables thermiques est comptabilisée dans le poste
électricité).
La part du
résidentiel-tertiaire reste dominante avec 83 % de la consommation finale
en 2004, suivie par l'industrie (13 %), les transports (3 %) et
l'agriculture (0,5 %).
résidentiel-tertiaire : progression très légère avec
8,5 Mtep (8,3 Mtep en 2003) en liaison avec la faible hausse de
consommation du bois de chauffe des ménages, qui représente encore 88 %
de la consommation de ce secteur. La part des déchets urbains (7 %) par
l'intermédiaire des réseaux de chaleur reste stable, celle du solaire
thermique, des pompes à chaleur et de la géothermie reste
faible.
industrie : très
légère progression avec
1,3 Mtep, à
la faveur d'une activité assez soutenue dans les industries du bois
(indice de production industrielle -IPI- en hausse de 2,5 %) et de la
mise en service d'un nombre croissant de chaufferies bois industriels ("
Plan bois énergie ").
secteur des
transports : la consommation de biocarburants stagne à 0,35 Mtep,
dans un contexte d'exonérations fiscales toujours contingentées.
Récapitulatif Hydraulique (2) Eolien Solaire Géothermie Pompes
à chaleur Déchets urbains solides Bois et déchets de bois Résidus
de récoltes Biogaz Biocarburants
La part d'électricité produite à
partir d'énergies renouvelables en Europe.
Comparaison
entre les résultats de 2001 et les objectifs pour
2010
Production d'électricité en TWh
Part en % consommation brute d'électricité
Objectifs indicatifs pour 2010 (2) en
%
Hydrau- lique 1
Éolien
Bio- masse
Géo- thermie
Total
Allemagne
20,5
10,5
5,3
36,3
6,2
12,5
Autriche
40,2
0,2
1,8
42,2
67,3
78,1
Belgique
0,4
0,0
0,9
1,4
1,6
6,0
Danemark
0,0
4,3
2,1
6,4
17,4
29,0
Espagne
41,0
7,0
3,3
51,3
21,2
29,4
Finlande
13,2
0,1
8,4
21,7
25,7
35,0
France
75,0
0,1
3,6
78,7
16,4
21,0
Grèce
2,1
0,8
0,0
2,9
5,1
20,1
Irlande
0,6
0,3
0,1
1,0
4,2
13,2
Italie
46,8
1,2
2,6
4,5
55,1
16,8
25,0
Luxembourg
0,0
0,0
0,1
0,1
1,5
5,7
Pays-Bas
0,1
0,8
3,5
4,4
4,0
12,0
Portugal
14,0
0,3
1,6
0,1
16,0
34,2
45,6
Royaume-Uni
4,1
1,0
5,0
10,0
2,5
10,0
Suède
79,1
0,5
3,9
83,4
54,1
60,0
Total Union
Européenne
337,1
27,0
42,1
4,6
410,9
15,2
22,1
.
(1) Hors
pompages
(2)
Il s'agit des objectifs indicatifs concernant la part de l'électricité
produite à partir
d
de ressources d'énergie renouvelables dans la consommation brute d'électricité
en 2010 figurant
en annexe de l a directive du
Parlement européen et du Conseil du 27 septembre 2001/77/CE).
Source : Observatoire de l'énergie d'après Commission européenne.
DGTREN
Le scénario tendanciel 2030 de la DGEMP montre
qu'en l'absence de nouvelles mesures, la part des énergies non émettrices
de CO2, nucléaire et renouvelables, dans la production d'électricité
devrait décroître. A l'horizon 2010, l'objectif national prévu par la loi
sur l'énergie est pourtant d'atteindre une part des renouvelables de 21 %
(contre 14 % en 2003) de la consommation d'électricité (ce qui est
conforme aux objectifs indicatifs de la directive européenne de septembre
2001).
Depuis 2001, la production d'électricité d'origine renouvelable,
corrigée des variations pluviométriques de l'hydraulique, a augmenté d'un
peu plus de 3 TWh essentiellement fournis par l'incinération des déchets
et plus modestement par l'éolien. Toutefois, du fait de l'augmentation de
la consommation, la part relative de la production renouvelable dans cette
consommation est en décroissance.
Pour augmenter la part de l'électricité d'origine renouvelable, l'ADEME
retient les objectifs ci-dessous, les deux premiers étant particulièrement
prioritaires:
A court terme, favoriser l'acceptabilité économique, sociale
et environnementale locale des technologies mûres ou proches de la
maturité:
Les technologies qui devraient
permettre à la France d'atteindre ses objectifs 2010 sont principalement
l'électricité éolienne, l'hydroélectricité, qui doit concilier les
enjeux de politique énergétique et de qualité des eaux, les diverses
formes de bioélectricité et la géothermie dans les DOM.
- en
premier lieu, en délivrant un message le plus objectif possible à tous
les acteurs concernés - en soutenant les approches
environnementales et socio-économiques locales - dans une
moindre mesure, en permettant à ces technologies de parcourir plus
rapidement leur courbe d'apprentissage technico-économique, à savoir la
diminution des coûts par les effets d'échelle et par l'optimisation de
l'ingéniérie.
A moyen/long terme, évaluer la faisabilité des nouvelles
technologies et inciter à la baisse des coûts:
Cet autre
volet de l'action de l'ADEME concerne l'étude et l'amélioration des
technologies qui pourront apporter une contribution significative après
2010. Les secteurs prioritaires sont le solaire photovoltaïque, la
géothermie profonde et l'éolien en mer. Elles doivent encore, pour
certaines, démontrer leur faisabilité technique et économique et, pour
celles dont la faisabilité est démontrée, leur coût doit être diminué de
façon drastique.
- en soutenant la R&D visant à la baisse des
coûts du photovoltaïque et de l'éolien en mer - en participant au
développement, par le financement et la coordination, d'un pilote
scientifique et de pilotes industriels d'exploitation de la géothermie
profonde - en assurant une évaluation des ressources et une veille
sur les autres technologies émergentes
La part d'électricité
produite à partir d'énergies renouvelables en europe
.
Comparaison entre les résultats de 2001 et les objectifs de la directive
europeenne pour 2010.
Production d'électricité en TWh
Part en % consommation brute d'électricité
Objectifs indicatifs pour 2010 (2) en
%
Hydrau- lique 1
Éolien
Bio- masse
Géo- thermie
Total
Allemagne *
20,5
10,5
5,3
36,3
6,2
12,5
Autriche
40,2
0,2
1,8
42,2
67,3
78,1
Belgique
0,4
0,0
0,9
1,4
1,6
6,0
Danemark
0,0
4,3
2,1
6,4
17,4
29,0
Espagne
41,0
7,0
3,3
51,3
21,2
29,4
Finlande
13,2
0,1
8,4
21,7
25,7
35,0
France
75,0
0,1
3,6
78,7
16,4
21,0
Grèce
2,1
0,8
0,0
2,9
5,1
20,1
Irlande
0,6
0,3
0,1
1,0
4,2
13,2
Italie
46,8
1,2
2,6
4,5
55,1
16,8
25,0
Luxembourg
0,0
0,0
0,1
0,1
1,5
5,7
Pays-Bas
0,1
0,8
3,5
4,4
4,0
12,0
Portugal
14,0
0,3
1,6
0,1
16,0
34,2
45,6
Royaume-Uni
4,1
1,0
5,0
10,0
2,5
10,0
Suède
79,1
0,5
3,9
83,4
54,1
60,0
Total Union
Européenne
337,1
27,0
42,1
4,6
410,9
15,2
22,1
13. The capacity of European power
systems to absorb significant amount of wind power is determined more by
economics and regulatory rules than by technical or practical constraints.
Already today a penetration of 20% of power from wind is feasible without posing
any serious technical or practical
82%
6%
10% 1%
loi sur les energies
- une production intérieure
d'électricité d'origine renouvelable à hauteur de 21 % de la consommation en
2010 contre 14 % actuellement, soit + 50 %
(1) Hors pompages
(2) Il s'agit des objectifs indicatifs
concernant la part de l'électricité produite à partir
d
de ressources d'énergie renouvelables dans la consommation brute d'électricité
en 2010 figurant
en annexe de l a directive du Parlement européen et du Conseil du 27 septembre
2001/77/CE).
Source : Observatoire de l'énergie d'après Commission européenne.
DGTREN
La France dispose de nombreux atouts
en matière d’énergies renouvelables: des ressources hydroélectriques
importantes, une des premières forêts d’Europe, un très bon gisement
éolien, de vastes zones, notamment dans les départements d’Outre-mer, où
certaines énergies renouvelables sont moins chères à produire que
l’électricité, et une technique reconnue en matière d’énergie solaire
photovoltaïque ou thermique. De fait, la France est le premier producteur
européen d’énergies renouvelables devant la Suède et l’Italie, avec plus
de 20% du total de la production européenne.
en 2001
France métropolitaine
18,6 Mtep
Suède
15,0 Mtep
Italie
13,5 Mtep
Europe des
15
91,9 Mtep
Source
EUROSTAT: "Production d’énergie à partir d’énergies
renouvelables dans l’Union européenne en 2001 (chiffres
provisoires)"
La volonté de développer ces sources
d’énergies nationales respectueuses de l’environnement, doublée du
constant souci de l’efficacité économique ont fait des énergies
renouvelables, avec près de 7 % de la consommation énergétique nationale,
une composante pleine et entière de la politique énergétique
française.
De plus, elles contribuent tout
particulièrement au développement énergétique durable: elles n’émettent
pas de gaz à effet de serre et ont un contenu emploi plus fort que les
autres énergies (par exemple un chauffage collectif au bois crée trois
plus d’emplois en France qu’une installation équivalente utilisant de
l’énergie fossile importée).
En revanche la plupart des énergies
renouvelables ne sont pas rentables aux prix actuels de l’énergie, mais
certaines s’approchent maintenant du seuil de rentabilité. C’est pourquoi
le programme actuel de développement des énergies renouvelables a été
récemment enrichi de plusieurs actions nouvelles, réaffirmant la triple
volonté du Gouvernement :
- d’aboutir à des résultats
durables, grâce à une action structurante sur l’offre.Ceci conduit la
DGEMP à bâtir avec l’ADEME et EDF des programmes pluriannuels ayant des
objectifs clairement définis et des ressources
pérennes ;
- d’associer étroitement les
collectivités locales ;
- enfin d’utiliser au mieux les
fonds publics, grâce à une stratégie clairement affirmée:
faciliter le recours aux énergies renouvelables dans toutes les
niches où elles sont d’ores et déjà rentables : électrification des
sites isolés, solaire thermique dans les
DOM-TOM;
soutenir les filières pré-compétitives pour leur permettre d’accéder
plus rapidement à la rentabilité économique : grand éolien raccordé
au réseau, chauffage collectif au bois ;
encourager la recherche sur les technologies prometteuses mais dont
la rentabilité n’est espérée qu’à plus long terme : photovoltaïque
raccordé au réseau, biocarburants...
La Commission européenne a publié le 22 juin 2005 un Livre vert
sur l’efficacité énergétique qui accorde la priorité aux économies
d’énergie. Face à la hausse du prix du pétrole et à la perspective
d’une couverture à 70% de ses besoins énergétiques par les
importations d’ici 2030, l’UE doit renforcer ses efforts d’économie
d’énergie. Aujourd’hui, l’UE-25 consomme près de 1725 Mtep ce qui
coûte quelque 500 Md €.Si les tendances de consommation
actuelles continuent, la demande brute d’énergie devrait s’accroître
d’environ 10% sur la période 2005-2020. Le Livre vert, propose
un objectif « ambitieux mais réalisable » : une
réduction de 20% de la consommation actuelle d’énergie de l’UE par
rapport aux projections pour 2020 (environ 1900 Mtep). Le but est de
ramener la consommation au niveau de 1990, soit environ 1520 Mtep,
c’est-à-dire une économie d’énergie de 380 Mtep ,soit l’équivalent
de la consommation actuelle de l’Allemagne et de la Finlande
réunies. Selon les études disponibles, la moitié de l’objectif de
-20% pourrait être réalisée par la mise en œuvre intégrale des
mesures existantes de l’UE (en vigueur ou prévues).
Ce qui a marqué l’actualité des derniers mois est la hausse
continue du cours du pétrole brut : entre mai 2005 et fin
août 2005, le prix du baril est passé de 50 à plus de 66 $, soit une
hausse de 32%. Il a même dépassé les 70$ le 29 août. La relance de
la politique d’économies d’énergie constitue le 3ème axe
de la stratégie présentée le 26 août par le Premier
ministre : « il revient aussi à chaque français de
faire preuve d’esprit de responsabilité et d’adapter ses
comportements à la nouvelle donne pétrolière. »
2. La loi de programme fixant les orientations de
la politique énergétique
La loi de programme n°2005-781 du 13 juillet 2005 fixant les
orientations de la politique énergétique est l’aboutissement d’un
long processus engagé en janvier 2003 avec le débat national sur les
Energies.
Ä Contribuer à l’indépendance énergétique nationale et
garantir la sécurité d’approvisionnement ;
Ä Assurer un prix compétitif de l’énergie ;
Ä Préserver la santé humaine et l’environnement, en particulier
en luttant contre l’aggravation de l’effet de serre ;
Ä Garantir la cohésion sociale et territoriale en assurant
l’accès de tous à l’énergie.
Ce cap donné à l’action de politique énergétique pour les 30
ans à venir prend une acuité toute particulière avec la conjoncture
de prix élevé de l’énergie que nous connaissons aujourd’hui.
1 Le soutien à un objectif
international d’une division par 2 des émissions mondiales de GES
d’ici 2050, ce qui nécessite une division par 4 ou 5 des émissions
pour les pays développés ;
2 La réduction en moyenne de 2% par an d’ici à
2015 de l’intensité énergétique finale (rapport entre la
consommation énergétique finale et le PIB) et de 2,5% d’ici à
2030 ;
3 La production de 10% des besoins énergétiques
français à partir de sources d’énergie renouvelables à l’horizon
2010 ;
4 Une production intérieure d’électricité
d’origine renouvelable à hauteur de 21% de la consommation en 2010
contre 14% actuellement ;
5 Le développement des énergies renouvelables
thermiques pour permettre d’ici 2010 une hausse de 50 % de la
production de chaleur d’origine
renouvelable ;
6 L’incorporation de biocarburants et autres
carburants renouvelables à hauteur de 2% d’ici au 31 dcembre 2005 et
de 5,75 % d’ici au 31 décembre 2010. (avancé à 2008 par décision du
Premier ministre).
7 La mise en œuvre de 3 plans mobilisateurs
pour les économies d’énergie et le développement des énergies
renouvelables :
8 Le plan « l’énergie pour le
développement » pour étendre l’accès aux services énergétiques
des populations des pays en
développement ;
9 Le plan « Face sud » dans le bâtiment
doit permettre l’installation de 200 000 chauffe eau solaires et de
50 000 toits solaires par an en
2010 ;
10 Le plan « Terre Energie » pour
atteindre une économie d’importations d’au moins 10 millions de tep
en 2010 grâce à l’apport de la biomasse pour la production de
chaleur et de biocarburants.
La loi prévoit également le maintien de l’option nucléaire en
France, le nucléaire contribuant à atteindre 3 des objectifs définis
par la loi : garantir l’indépendance énergétique nationale et
la sécurité d’approvisionnement, lutter contre l’effet de serre et
enfin assurer des prix de l’électricité compétitifs et
réguliers.
Enfin une place toute particulière est réservée aux actions de
recherche et développement et aux nouvelles technologies de
l’énergie. Une stratégie nationale de recherche sera publiée par le
gouvernement et révisée tous les 5 ans, la France se dotant pour la
mise en œuvre de 2 agences complémentaires : l’Agence nationale
de la recherche et l’Agence de l’innovation industrielle.
La loi contient enfin de nombreuses mesures pratiques,
outre la transposition de la Directive 2002/91/CE du 16 décembre
2002 sur la performance énergétique notamment :
Ä un dispositif de certificats d’économies d’énergie
(« certificats blancs ») qui va mobiliser les acteurs du
secteur énergétique vers les économies d’énergie ;
Ä la réaffirmation du rôle des collectivités locales qui voient
leur capacité à intervenir dans le domaine de la maîtrise de
l’énergie étendue ;
Ä l’importance donnée à l’information des
consommateurs ;
Ä pour les énergies renouvelables, un système de garantie
d’origine est créé ;
Ä des mesures propres à garantir la qualité de fourniture
électrique, améliorer la sécurité des réseaux électrique et gazier,
et conforter la sécurité d’approvisionnement ;
Ä la loi créé un Conseil supérieur de l’énergie.
La loi prévoit enfin que toutes les dispositions relatives au
droit de l’énergie seront regroupées dans un code de
l’énergie afin de faciliter leur application et leur
appropriation par l’ensemble des citoyens.
PROGRAMMATION PLURIANNUELLE
ARRETE DU 07/07/2006
PUISSANCE
SUPPLEMENTAIRE A METTRE EN SERVICE
2010
2015
BIOGAZ
100
250
BIOMASSE
1000
2000
DECHETS MENAGERS
200
300
EOLIENNES TERRE
12500
13000
EOLIENNES MER
1000
4000
GEOTHERMIE
90
200
HYDRAULIQUE
500
2000
SOLAIRE
PHOTOVOLTAIQUE
160
500
entendez bien ce que vous ecoutez
pour adherer
ELECTRICITE la commission europeenne a impose l ouverture des
marches nationaux (2000 GROS CLIENTS, 07/2004 PROFESSIONNELS, 07/2007
PARTICULIERS)
pour compenser leur perte de parts sur leurs marches nationaux les "
monopoles " tentent d en gagner dans leurs marches voisins :
5 Directive 2003/54/EC repealed Directive 96/92/EC with effect of
1 July 2004.
6 Presumably safety of the system i.e. security of supply (as
distinct from safety to the person).
commission energie et transport union europeenne rapport
FEVRIER 2006
ETUDE SUR LES REGLES TECHNIQUES DE SECURITE DU RESEAU EUROPEEN
In effect a main objective is to develop common rules on minimum security
and operational standards for use and operation of the network. Some of the
above requirements pre-dated the many system blackouts that occurred within
two months during 2003 in Europe and US. Increased urgency has been provided
by the findings of the Regulatory Forum held in Rome on 16 to September 2004
(the 11th Florence Forum) and as reported further at the 12th Florence
Forum in September 2005.
ARGUMENTATION DE BASE
DONNEE PAR LA DIRECTIVE EUROPEENNE :
'' La Communauté
reconnaît la nécessité de promouvoir en priorité les sources d'énergie
renouvelables,
car leur exploitation contribue à la protection de L'environnement et au
développement durable
l. En outre,cela
peut aussigénérer des emplois sur place,avoir une incidence positive sur
la cohésion sociale,contribuer à la sécurité des approvisionnements et
accélérer la réalisation des objectifs de
Kyoto.
Il est, par conséquent, nécessaire de
veiller à ce que ce potentiel soit mieux exploité dans le cadre du marché
intérieur de l'électricité. La promotion de l'électricité produite à
partir de sources d'énergie
renouvelables est au premier rang des
priorités de la Communauté,"
L'accessoire ( energies renouvelables ) suit le
principal ( nucleaire )
chaque etat membre a eu
a se positionner par rapport au nucleaire (voir page electricite
nucleaire en europe)
LA FRANCE 80% + EPR + ITER ( voir page
production EDF)
L ALLEMAGNE 30% PLUS DESIR DE FERMER SES CENTRALES A
ECHEANCE
A NOTER TOUTEFOIS QUE LES PROJETS EOLIENS ALLEMANDS SONT de 20%
EOLIEN EN 2015
QU EST IL PREVU POUR LE CO2 DES 80 % A FOURNIR
L ESPAGNE 30% IMPORTE LES 70% restant
L EOLIEN EST UN CADEAU ELECTORAL SANS PORTEE CONCEDE AUX ECOLOGISTES
pour nous il n ameliore pas la situation co2
( voir KYOTO page CO2 EN FRANCE)
et n apporte aucune reponse aux besoins crees par la probable rarefaction
de petrole
LE PROBLEME EST AILLEURS (VOIR PAGE LE NUCLEAIRE EN EUROPE LA
BATAILLE POUR LE CONTROLE DE L ENERGIE)
EOLIENNE 400W
ENERGIE RENOUVELABLE GRACE AU VENT ENERGIE INFINIE EOLIENNE EOLIENNE ENERGIE VENT
Énergie
éolienne
Cette énergie est produite par la force exercée par le
vent sur les pales d'une hélice. Cette hélice est montée sur un arbre qui
peut être relié soit à des systèmes mécaniques qui servent à moudre le
grain ou à pomper de l'eau, soit à un générateur qui transforme l'énergie
mécanique en énergie électrique. L'AIR-X est
de loint l’éolienne la plus vendue dans le
monde. À la fin de 2001 nous avons présenté une nouvelle éolienne de haute
technologie. L'EOLIENNE, dernier cri de la
technologie. L'EOLIENNEAIR-X incorpore un nouveau microprocesseur. La
technologie a aboutit à une performance accrue, une capacité de chargement
améliorée, la fiabilité plus grande et la réduction de bruit de frottement
de l'éolienne.
Le contrôleur de l'éolienne tient compte du
délestage de puissance maximale du vent en optimisant la production de
l'alternateur sur tous les points de la courbe cubique et livre
efficacement l'énergie à la batterie (pile). Le contrôleur intelligent de
la turbine permet de contrôler la vitesse de rotation des hélices ainsi il
élimine le bruit bourdonnant généralement trouvé avec la plupart des
petites turbines de vent.
Bruit Beaucoup Inférieur : les modules de
vent AÉRIENS précédents ont compté sur leur conception de lame aérienne-élastique pour la protection dans des vents
violents. Cela a causé un bruit de flottement fort dans des vents
au-dessus de 35 km-h (16 m/s). Le circuit de
l'éolienne AÉRIEN-X contrôle le vent violent et
ralentit électroniquement les lames comme cela il atteint sa production
évaluée tout en l'empêchant de créer du frottement. Cela aboutit à une
turbine de vent beaucoup plus tranquille. Dans des vents violents,
l'éolienne l'AIR-X continuera à produire de
l’énergie à un niveau réduit jusqu'à la diminution du vent, auxquelles cas
le maximum de point la production potentielle reprendra.
OÙ ET
COMMENT LE MODULE DE VENT l'éolienne AÉRIEN-X
EST UTILISÉ
* l'éolienne L'AIR-X est un
produit idéal pour la personne qui a besoin d'un peu de pouvoir
(puissance) pour des appareils de base comme la TV, la radio et quelques
feux. * Application communes * Cabines Éloignées * Tours de
Télécommunication * le Tiers-Monde *
Contrôle de Stations
>
Caractéristiques techniques Les
avantages
C’est une énergie renouvelable C’est une énergie dont
l’utilisation ne pollue pas l’atmosphère. Les coûts d’installation ne
sont pas très élevés. Les limites
L’énergie éolienne est
variable dans le temps. Les petites installations d’éoliennes utilisées en
autonome doivent stocker l'énergie sous forme d'accumulateurs qui sont
chers si on veut avoir de l’électricité en permanence. En revanche, les
installations reliées à un grand réseau électrique sont relayées, pendant
les périodes sans vent, par les autres sources d'énergie.
Les
éoliennes convertissent l’énergie cinétique du vent en des formes
d’énergie plus utiles, notamment l’énergie mécanique ou l’électricité.
L’énergie éolienne ne produit pas de pollution et constitue une forme
d’énergie indéfiniment durable. Elle n’utilise pas de carburant, ne
produit pas de gaz à effet de serre ni de déchets toxiques ou
radioactifs.
Les moulins à vent utilisés auparavant pour moudre le
grain sont un exemple d’utilisations précoces de l’énergie éolienne. La
production d’électricité et le pompage de l’eau figurent parmi les
utilisations modernes de l’énergie éolienne. Les machines actuelles de
conversion de l’énergie éolienne sont appelées «aérogénérateurs» ou, de
façon plus générale, «éoliennes» et éoliennes de pompage qui pompent
l’eau.
La production d'électricité à partir d'énergie éolienne a
connu ces dernières années un développement important en Europe. En
France, cette source d'électricité est assez mal connue. Toutefois, parce
qu'elle participe à la lutte contre le changement climatique l'énergie
éolienne est devenue une priorité au plan national.
Cette forme de
production d'électricité permet de réduire notre dépendance énergétique,
d'épargner des ressources épuisables et de créer de l'activité économique
locale et de l'emploi. La Bretagne est le deuxième potentiel éolien
Régional après la région Languedoc Roussillon.
réf.
EOL400
1.090,00 €
HT
1.303,64 €
TTC
afficher
les prix en
par
1
10
20
50
HT
1.090,00
981,00
872,00
762,50
TTC
1.303,64
1.173,28
1.042,91
911,95
>
Options Les éoliennes
convertissent l’énergie cinétique du vent en des formes d’énergie plus
utiles, notamment l’énergie mécanique ou l’électricité. L’énergie éolienne
ne produit pas de pollution et constitue une forme d’énergie indéfiniment
durable. Elle n’utilise pas de carburant, ne produit pas de gaz à effet de
serre ni de déchets toxiques ou radioactifs.
Les moulins à vent
utilisés auparavant pour moudre le grain sont un exemple d’utilisations
précoces de l’énergie éolienne. La production d’électricité et le pompage
de l’eau figurent parmi les utilisations modernes de l’énergie éolienne.
Les machines actuelles de conversion de l’énergie éolienne sont appelées
«aérogénérateurs» ou, de façon plus générale, «éoliennes» et éoliennes de
pompage qui pompent l’eau.
La production d'électricité à partir
d'énergie éolienne a connu ces dernières années un développement important
en Europe. En France, cette source d'électricité est assez mal connue.
Toutefois, parce qu'elle participe à la lutte contre le changement
climatique l'énergie éolienne est devenue une priorité au plan national.
Cette forme de production d'électricité permet de réduire notre
dépendance énergétique, d'épargner des ressources épuisables et de créer
de l'activité économique locale et de l'emploi. La Bretagne est le
deuxième potentiel éolien Régional après la région Languedoc
Roussillon. eolienne,
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chauffage, energetique, capteur, microcentrale, photovoltaîque,
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vent, centrales, cellules photovoltaiques, économies, siif, photowatt,
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génératrice, énergétiques, grand maison, autoconstruction, naturel, pales,
digec, énergetique, renouvelables, centrales nucléaires, dereglementation,
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combustible, generatrice, jeumont, energie+, pompage, fossiles, efficacité
énergétique, consommations, éole, thermie, installée, asder,
Le développement durable vise un équilibre entre
croissance économique, respect de l'environnement et principe d'équité
sociale. Pour y parvenir, différentes chartes et protocoles ont fixé des
lignes d'action à l'échelle planétaire. Composante majeure du
développement durable, l'énergie figure en bonne place de ces plans
d'actions auxquels de nombreux pays ont déjà souscrit. Leur but ? Nous
permettre à long terme de disposer d'énergie en quantité suffisante, à des
coûts compétitifs mais aussi en offrir l'accès à tous, sans risque de
pénurie, sans menaces pour la santé, en préservant les ressources
naturelles et l'environnement. Ainsi nous pourrons répondre aux
besoins du présent sans compromettre l'avenir des générations futures.
13. The capacity of European power
systems to absorb significant amount of wind power is determined more by
economics and regulatory rules than by technical or practical constraints.
Already today a penetration of 20% of power from wind is feasible without
posing any serious technical or practical problems.
pourquoi ?"
Cette opération a été
lancée le 24 janvier 2006 par Gilles de Robien et Nelly Olin au collège
Robert-Doisneau, à Montrouge, dans les Hauts-de-Seine.
Le ministère de
l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et
le ministère de l’Ecologie et du Développement durable se sont associés au
projet du photographe Yann Arthus-Bertrand afin de sensibiliser "plus de 50 000 écoles, collèges et lycées, soit
10 millions d’élèves" au concept de développement durable.
L’opération consiste à
mettre à la disposition de 50 000 écoles, collèges et lycées un kit d’exposition gratuit comprenant 22 affiches, des fiches pédagogiques et
des ressources en ligne.
Cette exposition
pédagogique, souligne le ministre de l’Education nationale, "est une belle occasion d’approfondir la
démarche d’éducation à l’environnement pour un développement durable. Les
images suscitent l’émotion et la prise de conscience, les ressources
pédagogiques qui les accompagnent permettent la réflexion et la
compréhension".
Voir le kit pédagogique sur le site du ministère de l’Education nationale Voir les fiches pédagogiques sur le site du ministère de l’Education nationale Voir le discours
du ministre de l’Education nationale
quatre axes de réforme (A1 A2 A3 A4 ) sont
proposés DANS LE PROJET CI APRES TRADUCTION DANS L ANNEXE
DE LA LOI - A1)
mener une action volontariste
dans le domaine de la maîtrise de l’énergie en visant une baisse de
l’intensité énergétique (rapport entre la consommation d’énergie et le
PIB) de 2% par an à l’horizon 2015 ; cette action nécessite une
sensibilisation renforcée des Français, une meilleure information des
consommateurs, le développement des engagements volontaires et des
incitations, une amélioration de la réglementation et une adaptation de la
fiscalité. Cette action sera mise en œuvre dans chacun des secteurs
suivants : l’habitat et les bureaux, les transports et
l’industrie ; -
A2)diversifier le
" panier énergétique français " en assurant le développement des
énergies renouvelables, A21) notamment le solaire thermique,
A22) la biomasse (dont le bois et les biocarburants),
A23)l’hydraulique et
A24) l’éolien
A25) et en préparant l’avenir
de la filière nucléaire par la construction, comme démonstrateur
industriel, d’un réacteur européen à eau pressurisée
(EPR) ; -
A3) veiller au
développement d’un réseau de transport efficace et des capacités de
stockage suffisantes pour garantir la sécurité d’approvisionnement de la
France ; -
A4) développer
fortement la recherche, notamment dans les domaines de l’amélioration de
l’efficacité énergétique, de la captation et de la séquestration du gaz
carbonique, des énergies renouvelables, du nucléaire (quatrième génération
et déchets) et de l’utilisation de l’hydrogène.
L’Etat
soutient en priorité le développement des filières industrielles
françaises matures entraînant le moins de nuisances environnementales et
encourage la poursuite du développement technologique des autres filières.
Il s’attache en particulier :
-
à optimiser l’utilisation du potentiel hydraulique en incitant le
turbinage des débits minimaux laissés à l’aval des barrages, en améliorant
la productivité des ouvrages actuels et en favorisant la création de
nouvelles installations ;
-
à privilégier la réalisation des projets les plus rentables par le recours
aux appels d’offres institués par l’article 8 de la loi n° 2000-108 du 10
février 2000 précitée. Trois ans après la promulgation de la présente loi,
un bilan des expériences nationale et étrangères sera dressé. Ce bilan
servira à optimiser le dispositif français de soutien à ces énergies en
modifiant si nécessaire les outils existants (obligations d’achat et
appels d’offres) et en envisageant la création d’un marché des certificats
verts ;
-
à développer la géothermie haute énergie en outre-mer et à soutenir
l’expérience de géothermie en roche chaude fracturée à grande profondeur ;
-
à valoriser l’expérience acquise avec la centrale solaire Thémis et le
four solaire d’Odeillo, en participant aux instances de coopération
scientifique et technologique internationale sur le solaire
thermodynamique ;
-
à soutenir la filière de la production d’électricité à partir de la
biomasse et, en particulier, de la fraction biodégradable des déchets
industriels et ménagers.
L'éolien ne représente encore qu'un pourcentage infime de
la consommation d'énergie produite avec des sources renouvelables (0,29%)
et a fortiori de la consommation énergétique globale (0,02%), selon le
ministère de l'Industrie. Les énergies "vertes" représentent au total
5,79% de la consommation énergétique nationale. Les principales filières
sont le bois énergie (3% de la consommation nationale, 53% des
renouvelables) et l'hydroélectricité (1,8% du bilan global et 31% des
renouvelables).
Le bilan "spécifique" des énergies
renouvelables (ENR) diffère du bilan officiel de l’énergie dans la mesure
où:
il fait la synthèse des productions
électriques et thermiques d’origine renouvelable,
il recense les productions d’énergies
renouvelables primaires ou secondaires, lorsqu’elles font l’objet
d’une transformation,
il détaille les usages (électriques et/ou
thermiques) réservés à chacune des productions d’énergie renouvelable,
ainsi que la contribution des ENR à la satisfaction des besoins
des différents consommateurs d’énergie (résidentiel, industrie,
agriculture…).
La mise à jour annuelle de ce bilan permet de
suivre et de mesurer l’avancement des programmes soutenus par les pouvoirs
publics en matière d’utilisation et de valorisation des énergies
renouvelables.
NB : l’actualisation des bilans repose dans
certaines filières sur des enquêtes à périodicité variable, ce qui peut
engendrer des révisions assez sensibles.
Production
Laproduction
d’électricité d’origine renouvelable
diminue légèrement : - 1,5 % avec 70,3 TWh, après 71,3 TWh en
2002, année qui avait déjà connu une faible production hydraulique. Cette
nouvelle baisse n’est imputable qu’à la production hydraulique, dont le
repli (64,9 TWh contre 66,5 TWh en 2002) n’a pu qu’être partiellement
compensé par les autres productions électriques d’origine
renouvelable.
L’hydraulique représente en effet 92 % de la
production électrique, les déchets urbains 4,7 %, le bois et déchets de
bois 1,9 %, l’éolien, le biogaz et le solaire photovoltaïque assurant la
part résiduelle.
L’année 2003 restera marquée par :
une production hydraulique
particulièrement faible (la plus basse de ces douze dernières
années), liée à un manque de pluviosité durant le printemps et l’été
2003 et conjuguée aux mesures prises pour remédier aux problèmes
rencontrés lors de la canicule.
la poursuite d’une croissance sensible de
l’électricité issue de toutes les filières d’énergies renouvelables
d’origine thermique (+ 9 %). Les déchets urbains notamment, grâce au
développement de la cogénération dans les nouvelles unités de
traitement, assurent désormais une production électrique de 3,3 TWh,
soit un quasi triplement sur les cinq dernières années.
une progression de 27 % de la production
d’électricité éolienne (342 GWh contre 269 GWh en 2002), pénalisée
par un déficit de vent, alors que la puissance installée a progressé de
63 % (214 MW au 31 décembre).
une forte poussée du solaire
photovoltaïque relié au réseau, dont les surfaces de capteurs
installés ont presque triplé (1483 kWc contre 528 kWc en 2002).
Laproduction
thermique d’origine renouvelable (y
compris les biocarburants) augmente : + 9 % avec 10,5
Mtep (contre 9,6 Mtep en 2002), en raison d’une hausse sensible de la
consommation de bois de chauffage des ménages, liée à un climat nettement
plus frais pendant les mois de chauffage qu’en 2002.
Elle est assurée principalement par le bois et
les déchets de bois (83 % à 8,8 Mtep), et dans une moindre mesure par les
déchets urbains (8 %), des biocarburants (4 %) et des pompes à chaleur (2
%). La part résiduelle concerne le solaire thermique, la géothermie, le
biogaz et les résidus de récoltes.
On notera pour 2003 :
la faible progression de la production du
solaire thermique, malgré une nouvelle montée en puissance du
programme Hélios 2006 (ou " Plan soleil 2000-2006 ") conduit
par l’ADEME, mais qui reste toutefois en partie effacée par le jeu du
déclassement du parc ancien.
une stagnation des productions thermiques
issues de la géothermie, du biogaz et des déchets de récolte.
la poursuite d’une croissance sensible de
la production de chaleur en provenance des déchets urbains (+ 6,5 %)
dans un contexte de développement de la cogénération.
une augmentation de la production de
biocarburants (+ 10 %), dont une partie a été exportée
principalement vers l’Allemagne et l’Italie.
une hausse marquée, à climat réel, de
l’utilisation de bois de chauffage des ménages compte tenu d’une
moindre douceur du climat, mais une légère diminution globale, à climat
normal.
Étant donné l’impossibilité d’estimer les
stocks de bois constitués par les détaillants et les particuliers, on
adopte par convention que la production est égale à la consommation de
bois combustible. Le manque de données disponibles à ce jour concernant la
consommation des ménages rend les résultats fragiles, mais il semblerait
que la diminution tendancielle de l’utilisation du bois de chauffe par les
ménages soit partiellement compensée par une progression assez nette de
son emploi, depuis quelques années, dans les chaufferies collectives et
industrielles (273 chaufferies au bois engagées en 2003 contre 211 en
2002, pour une puissance de 129 MW dans le cadre du " Plan bois
énergie 2000-2006 ", également conduit par l’ADEME).
Consommation des ENRthermiques
Laconsommation
finale d’énergies renouvelables
thermiques augmente également : + 9 % à 10,5 Mtep (la part de
l’électricité produite à partir des ENRt est comptabilisée dans le poste
électricité).
La part du résidentiel-tertiaire reste
dominante avec 83,6 % de la consommation finale en 2003, suivie par
l’industrie (12,5 %), les transports (3,4 %) et l’agriculture (0,5 %).
Secteur
résidentiel-tertiaire :progression sensible avec
8,7 Mtep, en liaison avec la hausse de consommation dubois de chauffe des ménages, qui représente encore 87 % de la
consommation de ce secteur. La part des déchets urbains (8 %) par
l’intermédiaire des réseaux de chaleur progresse, celle du solaire
thermique, des pompes à chaleur et de la géothermie reste faible.
Secteur de l'industrie:
trèslégère progression avec 1,3 Mtep, à la
faveur d’une activité orientée à la hausse dans le secteur des pâtes à
papier chimiques (+ 1,7 %) et de la mise en service d’un nombre
croissant de chaufferies bois industriels (" Plan bois
énergie ").
Secteur des transports : la
consommation de biocarburants stagne à 0,3 Mtep, dans un
contexte d’exonérations fiscales toujours
contingentées.
Le bilan "spécifique" des énergies
renouvelables (ENR) diffère du bilan officiel de l'énergie dans la mesure
où:
il fait la synthèse des productions
électriques et thermiques d'origine renouvelable,
il recense les productions d'énergies
renouvelables primaires ou secondaires, lorsqu'elles font l'objet d'une
transformation,
il détaille les usages (électriques et/ou
thermiques) réservés à chacune des productions d'énergie renouvelable,
ainsi que la contribution des ENR à la satisfaction des besoins des
différents consommateurs d'énergie (résidentiel, industrie,
agriculture…).
La mise à jour annuelle de ce bilan permet de
suivre et de mesurer l'avancement des programmes soutenus par les pouvoirs
publics en matière d'utilisation et de valorisation des énergies
renouvelables.
NB : l'actualisation des bilans repose dans
certaines filières sur des enquêtes à périodicité variable, ce qui peut
engendrer des révisions assez sensibles.
Production
La production
d'électricité d'origine renouvelable s'accroît légèrement : + 1,4
% avec 71,2 TWh, après 70,2 TWh en 2003, année qui avait connu elle
aussi une faible production hydraulique. Cette hausse de 1 TWh provient
pour moitié de la production hydraulique (65,4 TWh contre 64,9 TWh en 2003
en hausse de 0,8 %), l'autre moitié revenant à l'éolien pour 0,2 TWh (0,6
TWh contre 0,4 en 2003) et aux autres productions électriques d'origine
thermique pour 0,3 TWh (5,2 TWh contre 4,9 TWh en 2003).
L'hydraulique
représente en effet 92 % de la production électrique, les déchets urbains
4,7 %, le bois et déchets de bois 1,9 %, l'éolien 0,8 %, le biogaz et le
solaire photovoltaïque assurant la part résiduelle.
L'année 2004 restera
marquée par :
une production
hydraulique à nouveau très faible, à peine plus élevée que celle de
2003 (la plus basse de ces douze dernières années), liée à un manque de
pluviosité durant l'automne notamment.
la poursuite
d'une croissance sensible de l'électricité issue de toutes les filières
d'énergies renouvelables d'origine thermique (+ 5,5 %). La valorisation
électrique des déchets urbains notamment se poursuit dans les nouvelles
unités de traitement au détriment de la chaleur ; elle s'élève à 3,3 TWh
en 2004, soit un doublement sur les cinq dernières
années.
une progression
de 47 % de la production d'électricité éolienne (573 GWh contre 391
GWh en 2003), la puissance installée progressant pour sa part de 61 %
(356 MW au 31 décembre).
une forte
poussée du solaire photovoltaïque relié au réseau pour la seconde
année consécutive ; les surfaces de capteurs installés se sont accrues
de 50 % en 2004 (2210 kWc contre 1483 kWc en 2003).
La production
thermique d'origine renouvelable (y compris les biocarburants)
augmente modérément : + 2,5 % avec 10,5 Mtep (contre 10,2 Mtep en
2003), en liaison avec une légère hausse de la consommation de bois de
chauffage des ménages, liée à un climat un peu plus frais pendant les mois
de chauffage qu'en 2003.
Elle est assurée
principalement par le bois et les déchets de bois (82 % à 8,6 Mtep), et
dans une moindre mesure par les déchets urbains (8 %), des biocarburants
(4 %) et des pompes à chaleur (3 %). La part résiduelle concerne le
solaire thermique, la géothermie, le biogaz et les résidus de
récoltes.
On notera pour 2004
:
la poursuite de
la montée en puissance du programme Hélios 2006 (ou " Plan soleil
2000-2006 ") conduit par l'ADEME, avec l'installation de 53 000 m2 de
capteurs solaires thermiques, soit une progression de 36 % par rapport à
l'année précédente.
une stagnation
des productions thermiques issues de la géothermie, du biogaz et des
déchets de récolte.
le
ralentissement de la croissance de la production de chaleur en
provenance des déchets urbains (+ 1 %), après plusieurs années de
forte progression, dans un contexte de stabilisation de la
cogénération.
un intérêt
grandissant pour les pompes à chaleur, avec l'installation de plus
de 15 000 pompes à chaleur supplémentaires en 2004.
une augmentation
sensible de la production de biocarburants (+ 12 %), dont une partie
a été exportée, principalement vers l'Allemagne et
l'Italie.
une légère
hausse à climat réel, de l'utilisation de bois de chauffage des
ménages compte tenu d'un climat un peu moins clément qu'en 2003, mais
une baisse tendancielle globale, à climat normal, semble toutefois se
confirmer.
Étant donné
l'impossibilité d'estimer les stocks de bois constitués par les
détaillants et les particuliers, on adopte par convention que la
production est égale à la consommation de bois combustible. Le manque de
données disponibles à ce jour concernant la consommation des ménages rend
les résultats fragiles . On note en revanche la progression toujours
soutenue des installations de chaufferies collectives et industrielles
(328 chaufferies au bois engagées contre 273 en 2003, pour une puissance
de 167 MW dans le cadre du " Plan bois énergie 2000-2006 ", également
conduit par l'ADEME).
Consommation des énergies renouvelables
thermiques
La consommation
finale d'énergies renouvelables thermiques est stable à 10,4
Mtep (la part de l'électricité produite à partir des énergies
renouvelables thermiques est comptabilisée dans le poste
électricité).
La part du
résidentiel-tertiaire reste dominante avec 83 % de la consommation finale
en 2004, suivie par l'industrie (13 %), les transports (3 %) et
l'agriculture (0,5 %).
résidentiel-tertiaire : progression très légère avec
8,5 Mtep (8,3 Mtep en 2003) en liaison avec la faible hausse de
consommation du bois de chauffe des ménages, qui représente encore 88 %
de la consommation de ce secteur. La part des déchets urbains (7 %) par
l'intermédiaire des réseaux de chaleur reste stable, celle du solaire
thermique, des pompes à chaleur et de la géothermie reste
faible.
industrie : très
légère progression avec
1,3 Mtep, à
la faveur d'une activité assez soutenue dans les industries du bois
(indice de production industrielle -IPI- en hausse de 2,5 %) et de la
mise en service d'un nombre croissant de chaufferies bois industriels ("
Plan bois énergie ").
secteur des
transports : la consommation de biocarburants stagne à 0,35 Mtep,
dans un contexte d'exonérations fiscales toujours contingentées.
La production
d'énergie d'origine renouvelable en France en
2004DGEMP -
Observatoire de l'énergie juin 2005
La
présentation ci-dessous diffère de celle des bilans officiels de
l'énergie, car elle réunit tous les types d'énergies renouvelables, y
compris l'électricité d'origine primaire, raccordée ou non au réseau
(hydraulique, éolien, solaire photovoltaïque). Le premier tableau
recense la production primaire d'origine renouvelable, le second
recense les productions électriques et thermiques disponibles
(après transformation ou non des productions primaires). Les données
statistiques des années 2003 et 2004 sont amenées à être révisées, suite
aux résultats de nouvelles enquêtes.
La production
d'énergie primaire d'origine renouvelable en France en
2004
Récapitulatif Hydraulique Eolien Solaire Géothermie Pompes à
chaleur Déchets urbains solides Bois et déchets de bois Résidus
de récoltes Biogaz Biocarburants
67
571 299 16 17
2 900 1
324 340 443
25 128 272 779 7
980 186 58 363
65
867 425 21 23
3 110 1
344 370 464
29 129 291 798 8 478 192 56 399
66
449 606 27 29
3 340 1
371 366 469
32 130 314 814 8 644 190 56 446
Total
72
911
9
791
71
623
10 371
72
656
10
647
Total en ktep
(1)
16
061
16
530
16
875
Source : Observatoire
de l'Energie
Production d'énergie primaire d'origine
renouvelable en ktep
Récapitulatif Hydraulique (2) Eolien Solaire Géothermie Pompes
à chaleur Déchets urbains solides Bois et déchets de bois Résidus
de récoltes Biogaz Biocarburants
La part
d'électricité produite à partir d'énergies renouvelables en Europe.
Comparaison entre les résultats de 2001 et les objectifs pour 2010.
Production d'électricité en TWh
Part en % consommation brute d'électricité
Objectifs indicatifs pour 2010 (2) en
%
Hydrau- lique 1
Éolien
Bio- masse
Géo- thermie
Total
Allemagne
20,5
10,5
5,3
36,3
6,2
12,5
Autriche
40,2
0,2
1,8
42,2
67,3
78,1
Belgique
0,4
0,0
0,9
1,4
1,6
6,0
Danemark
0,0
4,3
2,1
6,4
17,4
29,0
Espagne
41,0
7,0
3,3
51,3
21,2
29,4
Finlande
13,2
0,1
8,4
21,7
25,7
35,0
France
75,0
0,1
3,6
78,7
16,4
21,0
Grèce
2,1
0,8
0,0
2,9
5,1
20,1
Irlande
0,6
0,3
0,1
1,0
4,2
13,2
Italie
46,8
1,2
2,6
4,5
55,1
16,8
25,0
Luxembourg
0,0
0,0
0,1
0,1
1,5
5,7
Pays-Bas
0,1
0,8
3,5
4,4
4,0
12,0
Portugal
14,0
0,3
1,6
0,1
16,0
34,2
45,6
Royaume-Uni
4,1
1,0
5,0
10,0
2,5
10,0
Suède
79,1
0,5
3,9
83,4
54,1
60,0
Total Union
Européenne
337,1
27,0
42,1
4,6
410,9
15,2
22,1
(1) Hors
pompages
(2)
Il s'agit des objectifs indicatifs
concernant la part de l'électricité produite à partir
d
de ressources d'énergie renouvelables dans la consommation brute d'électricité
en 2010 figurant
en annexe de l a directive du Parlement européen et du Conseil du 27 septembre
2001/77/CE).
Source : Observatoire de l'énergie d'après Commission européenne.
DGTREN
Nos lecteurs assidus ne sont pas sans savoir que
l’Alliance pour la Planète a déposé une demande de moratoire contre
l’incinération. Le CNIID a par ailleurs édité un document s’intitulant Les
raisons d’un moratoire (en dix questions). TIRU a décidé de répondre à
cette démarche en rédigeant un manifeste pour l’incinération. Les
internautes auront la parole via un système de blog.
A la suite du texte anti-incinération produit par le
collectif « Alliance pour la Planète » le mois dernier, le Groupe Tiru a
souhaité répondre à l’ensemble des questions soulevées. L’argumentaire
ci-dessous doit permettre de relancer le débat autour de notre activité et
permettre aux 5000 internautes qui visitent le site Internet de TIRU de se
faire leur propre opinion.
Si la discussion vous intéresse, une seule adressecontact@groupe-tiru.com,
vos questions ou réponses seront publiées sur le site dès réception. Sans
débat, ni transparence il ne peut y avoir de démocratie. Alors tous à vos
claviers !
Pourquoi un moratoire contre l’incinération serait une
erreur pour la France ? par Luc Valaize, Directeur Général du Groupe TIRU
« Les faits parlent d’eux-mêmes : en 2006, comme en 2005, l’incinération a
été la deuxième source d’énergie renouvelable en France, derrière
l’hydraulique mais loin devant l’éolien et le solaire. Par exemple, quand
un champ d’éoliennes produit de l’électricité 2000 heures par an, nos
usines en produisent pendant plus de 8000 heures. Nul besoin de vent, de
pluie ou de soleil pour produire l’énergie verte à partir de nos déchets :
la poubelle de chacun de nous est pleine chaque matin !
Cette année encore, les professionnels du secteur en
France ont transformé 13 millions de tonnes de déchets en énergie, soit
l’équivalent de 7 millions de barils de pétrole économisés. Ajoutons que
cette énergie verte est produite dans des usines propres ayant bénéficié
d’un investissement global de 700 millions d’euros en 2005 pour installer
les traitements de fumée complémentaires requis par les nouvelles normes
européennes. Aujourd’hui les 123 incinérateurs français rejettent deux
fois moins de dioxines par an que les feux domestiques. Et, comme le
souligne l’ADEME, ces incinérateurs ont un impact favorable sur l’effet de
serre. Au moment où tout le monde ne parle que de crise énergétique et de
réchauffement de la planète, il est urgent de mettre en avant les vertus
écologiques de l’incinération ! »
1/ L’incinération représente-t-elle un risque pour la
santé publique ? NON : d’après l’Organisation Mondiale pour la Santé, «
L'incinération des déchets est une méthode hygiénique qui permet de
réduire le volume et le poids de ces déchets, tout en réduisant son
potentiel de pollution ». (Source : OMS – Habitat
et santé – Brochure déchets) Les experts scientifiques auteurs
d'études sur l'impact sanitaire, concluent que pour des installations
conformes à la réglementation en vigueur - comme le sont les 123 usines du
parc français actuel - les risques associés peuvent être considérés comme
négligeables. Les risques calculés (malgré des facteurs pénalisants à
chaque incertitude) sont en effet bien inférieurs aux risques rencontrés
dans la vie de tous les jours (accidents domestiques, automobile,
intoxication alimentaire...). (Source : Comité de la prévention et de la
précaution – les
incinérateurs d’ordures ménagères, quels risques ? quelle politique ?)
L’OMS considère comme nul, le risque des incinérateurs sur la santé
publique. De plus, les conclusions des études épidémiologiques menées par
l’INVS et l’AFSSA en 2006 établissent l’absence de risques sanitaires
associés aux unités actuelles de valorisation énergétique des déchets
(Source : INVS)
2/ Les nouveaux incinérateurs sont-ils propres et sans
danger ? OUI : depuis le 28 décembre 2005, tous les incinérateurs sont
soumis à de nouvelles « normes », toujours plus strictes en matière de
rejets et de protection de l’environnement. Pour les dioxines, par
exemple, avec les nouvelles normes européennes, les incinérateurs doivent
rejeter moins de 0,1 ng / Nm3. Ils émettent bien moins de dioxines que les
feux domestiques. (Source :
IAURIF) Quant aux fumées, la visibilité du panache est due à la
condensation de la vapeur d’eau contenue dans les fumées. Cette eau
provient pour partie de l’eau contenue dans les déchets et pour partie du
lavage des fumées quand un procédé par voie humide est mis en oeuvre avant
le rejet dans l’atmosphère. Quand la clarté de l’atmosphère diminue, elles
peuvent paraître grises, comme les nuages, mais leur composition reste
inchangée.
2b/ La valorisation des mâchefers est-elle dangereuse
pour l’environnement ? NON : La valorisation des mâchefers, résidus
minéraux de l’incinération des OM, est régie par la circulaire
ministérielle du 9 mai 1994, à laquelle se réfèrent les arrêtés
d’exploitation des UIOM. Le contrôle des mâchefers, en vue de leur
valorisation, effectué à la sortie des fours permet de définir 3
catégories de mâchefer : Mâchefers « V » : directement valorisables ;
Mâchefers « M » : nécessitant une période de maturation (naturelle) à
l’issue de laquelle les mâchefers deviennent « V » ; Mâchefers « S » : non
valorisables, mis en centre d’enfouissement technique de catégorie 2.
L’utilisation des mâchefers « V » évite d’avoir recours aux matériaux
naturels prélevés dans les rivières ou dans les carrières. L’usage de
mâchefers « V » dans les conditions de la circulaire du 9 mai 1994 est
sans danger pour l’environnement (Source : étude ADEME/SVDU de mars 2001 ;
évaluation
de l’impact environnemental de juillet 2003 ; caractérisation
et impact des dioxines de janvier 2002 par l’INERIS).
3/L’incinération fait-elle disparaître les déchets ? NON
MAIS: elle fait disparaître les nuisances : les odeurs, les risques
infectieux, l’encombrement : sans incinération, les 13 millions de tonnes
d’ordures que traite cette activité rempliraient chaque année 13 000
piscines olympiques. Sans incinération, l’ensemble des ordures collectées
serait stocké en décharge sur une surface de 100 000 mètres carrés (soit
15 terrains de football) avec une hauteur de 40 mètres (hauteur d’un
immeuble de 13 étages).
4/ L’incinération est-elle une opération de valorisation
? OUI : la combustion des déchets permet la production d’énergie. Chaque
année TIRU valorise en énergie plus de 4 millions de tonnes de déchets
soit l’équivalent de 420 000 habitants chauffés et 550 000 habitants
alimentés en électricité. Selon le rapport DGEMPDIDEME
2004, l’incinération se positionne en deuxième source de production
d’énergies renouvelables derrière l’hydraulique.
5/ L’incinération est-elle une source d’énergie
renouvelable permettant de lutter contre l’effet de serre ? OUI : l’effet
de serre est produit partiellement par les émissions dans l’atmosphère de
gaz, comme le dioxyde de carbone (CO2) et le méthane (CH4). L’effet du
méthane est 22 fois plus important que celui du dioxyde de carbone.
L’incinération produit du dioxyde de carbone qui provient de la combustion
du carbone contenu pour plus de la moitié dans la biomasse (déchets verts,
papier, carton, cellulose) et pour l’autre moitié, dans les matières comme
les matières plastiques qui ont été produites à partir de carbone fossile.
Cette distinction est importante car le CO2 issu de la combustion de la
biomasse ne contribue pas à l’impact sur l’effet de serre. Le CO2 est
ainsi recyclé par photosynthèse par les végétaux lors de leur croissance
et permet donc de refaire de la biomasse. De plus, dans la mesure où
l’incinération est effectuée avec récupération d’énergie, les déchets
brûlés permettent d’économiser un combustible fossile, ressource de la
planète. Pour résumer, l’incinération avec valorisation énergétique : 1)
élimine les nuisances du déchet 2) a un effet positif sur l’effet de serre
: elle évite la production de méthane comme dans une décharge
(l’incinération génère moins de gaz à effet de serre que les décharges
avec ou sans récupération de bio gaz. (Source Ademe,
octobre 2003) et plus de 50% du CO2 sont recyclés. 3) produit de l’énergie
qui permet d’économiser du combustible fossile.
6/ L’incinération crée-t-elle des emplois et est-elle
favorable à l’économie locale ? OUI : un incinérateur a une durée de vie
relativement longue (30 à 40 ans) et, tout au long de sa mission, ce sont
des dizaines de métiers qui se côtoient sur le site. Depuis la
construction de l’usine qui génère en local (pour un incinérateur de
taille moyenne) plus de 100 emplois pendant toute la durée des travaux (18
à 24 mois), jusqu’à son exploitation au quotidien qui nécessite
l’intervention des employés du site, mais également des différents
prestataires qui interviennent en maintenance sur ce dernier. D’autre
part, grâce à l’énergie produite dans les usines d’incinération, il est
possible d’alimenter en vapeur ou en électricité, n’importe quelle autre
unité industrielle (laiterie, papeterie, usine d’assemblage de voiture)
qui viendrait s’implanter dans le périmètre de l’usine. Ce qui permet de
développer et de soutenir d’autres secteurs d’activité ayant besoin
d’énergie. Enfin, depuis 2005, TIRU étudie l’implantation de parcs
éoliens sur les terrains de ses usines ou encore l’installation de
panneaux photovoltaïques. A terme un site de traitement des déchets sera
vraiment un parc énergétique où différentes méthodes de production
d’énergie renouvelable se côtoieront. Ce procédé créera des emplois
connexes et renforcera l’activité économique de la commune porteuse du
projet.
7/ L’incinération des déchets est-elle un frein au
développement des filières alternatives ? NON : les pays européens qui ont
une politique de réduction à la source des déchets très marquée avec un
fort développement du tri-recyclage : le Danemark, la Suisse, les Pays-
Bas, la Suède, la Belgique et enfin l’Allemagne sont également les pays
qui ont le plus recours à l’incinération en % par rapport à l’ensemble des
filières de traitement des déchets. La France n’arrive qu’en 7ème
position. (Source BREF Incinération
juillet 2005) Les technologies mises au point et la volonté de
performance environnementale conduisent les exploitants d’unités de
traitement des déchets à proposer des installations combinant plusieurs
techniques de valorisation. Aujourd’hui, il faut arrêter d’opposer les
filières de traitement les unes aux autres. De manière idéale, il faudrait
en amont trier les déchets recyclables (verre, papier, plastique, DEEE,
etc.) au maximum (30%), en parallèle extraire la partie fermentescible de
chaque poubelle pour être envoyée vers des usines de méthanisation, ce qui
permet d’obtenir du compost réutilisable en agriculture et de l’énergie à
partir du biogaz (30%) et envoyer la partie non recyclable vers les
centres d’incinération qui valoriseront sous forme d’énergie les déchets
reçus (30%). Enfin les déchets ultimes (10%) devraient être envoyés en
décharge. Actuellement ce sont plus de 40 % de notre poubelle qui vont
directement en décharge. En conclusion ce que l’on peut dire, c’est que
l’incinération n’est pas un frein au développement de solutions
alternatives, c’est un procédé complémentaire.
8/ L’incinération est-elle indispensable pour réduire la
mise en décharge ? OUI : c’est le seul procédé qui permet une réduction de
volume des déchets très importante, de l’ordre de 90%, et de récupérer
l’énergie contenue dans les déchets pour alimenter un réseau de chaleur
et/ ou pour produire de l’électricité. Les déchets ultimes produits par
l’incinération représentent moins de 1 % en volume du tonnage traité, le
recours à la décharge est ainsi très limité. Les incinérateurs
requièrent peu de surface au sol et, en fin d’activité, le terrain peut
être ensuite restitué pour y implanter une autre activité ou des
habitations. L’incinération ne produit pas de méthane alors que, dans le
meilleur des cas, pour une décharge, seule une partie du méthane produit
est capté et au moins 20% s’échappent directement à l’atmosphère.
L’incinérateur peut être implanté au plus près des producteurs et donc
minimise les coûts de transport et les émissions de gaz à effet de serre
associées. C’est un procédé bien adapté en milieux urbains
denses. Voici donc la réponse de TIRU « aux attaques » de l’Alliance
pur la planète, le manifeste pour l’incinération du groupe.
- 1 -
Les
marchés de certificats verts pour la promotion des énergies renouvelables
: entre efficacité allocative et efficience dynamique
(Article
à paraître dans Economie et Sociétés, Série Economie de l’Energie,
juin 2003)
P.
Menanteau, M.L. Lamy, D. Finon
Institut
d’Economie et de Politique de l’Energie (IEPE/CNRS)
BP
47
38000
GRENOBLE Cedex 9
Téléphone
: 33.4.76.51.42.40
Email
: philippe.menanteau@upmf-grenoble.fr
Résumé
:
Conçus
dans une optique de compatibilité des cadres incitatifs avec l’ouverture à
la concurrence, les marchés de certificats verts apparaissent a priori
comme l’instrument de soutien au développement de l’électricité verte le
plus adapté à la constitution de marchés électriques libéralisés.
Toutefois, si les avantages théoriques sur les autres instruments de
promotion des énergies renouvelables sont clairs, la mise en oeuvre pose
encore un certain nombre de difficultés opérationnelles. Leur efficacité
réelle devra donc être confirmée par les expériences en cours dans
plusieurs Etats membres ainsi que leur capacité à créer un cadre stable et
incitatif pour les investisseurs.
Abstract
:
Designed
to be compatible with competition mechanisms, tradable green certificates
markets appear a priori the appropriate incentive scheme to promote
renewable electricity in the liberalized electric markets. Although they
present many theoretical advantages on other incentive instruments for the
support of renewable energy, their implementation and design raise some
difficulties. Their actual effectiveness still has to be confirmed by the
on-going experiences in several member states, notably regarding to their
ability to create an incentive and stable framework to investors.
-
2 -
1.
Introduction
La
récente Directive européenne relative à la production d'électricité
produite à partir de sources d'énergie renouvelables fixe aux Etats
membres des objectifs de développement extrêmement ambitieux puisqu'elle
vise à augmenter de 8% la contribution de ces dernières pour atteindre 22%
de la consommation totale d'électricité en 20101. Les moyens à
mettre en oeuvre pour réaliser ces objectifs ont finalement été laissés à
l'appréciation des Etats. Néanmoins, les débats préparatoires à cette
Directive avaient clairement fait apparaître la volonté de la Commission
de mettre en cohérence les politiques nationales de soutien aux énergies
renouvelables et de promouvoir le recours aux instruments de marché pour
atteindre les objectifs fixés à moindre coût (CE, 1996).
Parmi
ces instruments, les marchés de certificats verts retiennent l'attention
de nombreux pays parce qu'ils sont conçus dans une optique de
compatibilité des cadres incitatifs avec l'ouverture à la concurrence, et
sont donc a priori plus en adéquation avec les nouvelles formes de marché
électrique (Voogt et al., 2000; Wohlgemuth, N.,
1999). En comparaison, les systèmes
d'incitation par les prix, tels que les prix garantis pratiqués en
Allemagne, en Espagne ou en France depuis une date récente, sont présentés
comme inefficients au plan allocatif et peu incitatifs à la baisse des
coûts de production, malgré leur indéniable efficacité à stimuler la
production d'électricité renouvelable.
Après
avoir présenté ce dispositif innovant couplant obligations et échanges de
certificats verts, ses avantages théoriques et ses modalités de
fonctionnement, on le compare aux autres instruments de soutien au
développement des énergies renouvelables sous l'angle de l'efficience
statique et dynamique. On examine ensuite les difficultés concrètes de
mise en oeuvre que soulèverait la création d'un marché de certificats
verts à l'échelle européenne. Enfin, on s'interroge sur le caractère
incitatif de l'instrument étant donné l'incertitude sur la capacité des
marchés de certificats verts à susciter des investissements dans de
nouvelles installations et une dynamique durable de progrès technique.
2.
Les dispositifs de certificats verts : de l'intérêt théorique aux
modalités pratiques de mise en oeuvre
Les
dispositifs de certificats verts s'appuient sur l'instauration de quotas
de production et sur la flexibilité associée aux échanges. Ces
caractéristiques leur procurent certains avantages théoriques qui ont
incité plusieurs pays à créer des marchés nationaux de certificats. En
raison du caractère récent de ces expériences, les modalités de mise en
oeuvre des marchés de certificats diffèrent encore sensiblement d'un pays
à l'autre.
2.1
Les certificats verts : quotas plus mécanismes de flexibilité
Le
dispositif de certificats verts fonctionne sur la base de quotas
obligatoires de production d'électricité d'origine renouvelable imposés
aux opérateurs intervenant sur le marché de l'électricité. Il s'agit des
distributeurs-revendeurs et des grossistes ou bien, comme en Italie, des
producteurs-importateurs. Mais les consommateurs peuvent aussi être
directement intégrés au système d'échange comme il est projeté de le faire
au Danemark ; la contrainte pèse alors en pratique sur les distributeurs
qui doivent justifier chaque année de l'achat d'une proportion
d'électricité renouvelable pour le compte de leurs clients.
1
European
Commission, 2001, Directive 2001/77/CE of the European Parliament and
Council dated 27 September 2001. - 3 -
Pour
introduire de la flexibilité dans ce système de quotas de production et en
réduire les coûts, les opérateurs soumis à la contrainte peuvent utiliser
des certificats échangeables. Ils peuvent ainsi atteindre leurs objectifs
soit en produisant eux-mêmes la quantité voulue d'électricité
renouvelable, soit en négociant des contrats de long terme avec des
producteurs spécialisés, soit en achetant des certificats correspondant à
une quantité donnée d'électricité renouvelable (Berry et al., 2001; Voogt et al., 2000; Schaeffer et al., 1999).
Les
certificats sont attribués aux producteurs pour une quantité prédéfinie
d'électricité produite par une source d'énergie renouvelable. Selon
l’objectif poursuivi, toutes les unités de production utilisant des
sources renouvelables sont éligibles ou seulement une partie d'entre elles
(l'éolien, le solaire et la micro-hydraulique, mais pas la grande
hydraulique ni l'incinération des déchets urbains, par exemple). Un autre
périmètre d'attribution peut porter sur les installations nouvelles et pas
celles qui sont en service et déjà amorties.
Les
échanges de certificats verts peuvent s'accompagner d'échanges physiques
de courant mais, dans le cas général, le marché des certificats est un
marché purement financier. La production d'électricité renouvelable est
donc valorisée par les producteurs de deux façons complémentaires : d'une
part, par la vente d'électricité sur le réseau aux conditions du marché
et, d'autre part, par la vente des certificats aux opérateurs soumis à des
quotas de production d'électricité renouvelable. Le prix du certificat
vert correspond de ce fait à la différence entre le coût marginal de
production de l'électricité d'origine renouvelable et le prix de
l'électricité sur le marché de gros (Figure 1).
Figure
1 : Offre et demande de certificats verts
QuotaOffre
(production d'électricité renouvelable)Prix de
gros de l'électricitéQuantitésPrix/CoûtsDemandeCoût marginal Prix du
certificat
Source
: Schaeffer et al., 1999
Outre
la possibilité de définir de façon explicite un objectif quantifié de
production d'électricité renouvelable, l’intérêt des certificats verts
tient à la flexibilité qu'introduisent les échanges et donc à leur
efficience économique. Même dans le cas d'un marché libéralisé, les
opérateurs n'ont en effet pas tous accès aux mêmes ressources. Sans
flexibilité, le fait d’imposer des quotas de production conduirait
certains opérateurs à exploiter des ressources coûteuses alors que des
ressources à moindre coût sont encore disponibles ailleurs. Du fait des
échanges, le marché de certificats verts permettrait d’exploiter les
gisements d’électricité renouvelable disponibles par ordre de coût
croissant.
L’autre
intérêt théorique des certificats verts relève de l'efficience dynamique :
le dispositif stimule en permanence la concurrence entre les producteurs
d’électricité renouvelable et incite de ce fait à la baisse des coûts de
production notamment par le progrès technique. -
4 -
L’efficience
allocative et l’efficience dynamique de l’instrument le rendent
particulièrement intéressant dans le cadre européen depuis l’instauration
de la Directive sur les énergies renouvelables. Ces caractéristiques
favorables ont incité plusieurs pays à créer des marchés nationaux de
certificats verts qui pourraient préfigurer l’organisation d’un futur
marché européen.
2.2
Les expériences en cours en Europe
En
2002, trois pays européens ont créé un marché national de certificats
verts pour soutenir le développement des filières d’énergie renouvelable
(l’Italie, la Belgique et le Royaume-Uni). Le Danemark et la Suède
achèvent quant à eux de définir les modalités de fonctionnement de leur
futur marché2. Derrière cet intérêt pour un même mode de
soutien se cache cependant une grande hétérogénéité des pratiques (Tableau
1).
Le
système anglais nommé
« Renewable Obligation Certificate System » (ROCS) remplace aujourd’hui le
mécanisme d’enchères concurrentielles (NFFO) lancé en 1990 pour soutenir
les énergies renouvelables. L’obligation porte sur les fournisseurs
d’électricité (suppliers)
qui doivent justifier d’un pourcentage minimum d’électricité renouvelable
dans leurs ventes totales. Le quota est fixé à 3% en mars 2003 et doit
atteindre 10,4% des ventes en 2011 (DTI, 2002). Pour satisfaire à cette
obligation, les distributeurs ont la possibilité d’acheter de
l’électricité verte ou des certificats à un producteur accrédité. Ils
peuvent également s’acquitter du buy-out
price,
une pénalité en cas de non respect du quota (5c€/kWh). Seules les
installations renouvelables mises en service après 1990 bénéficient de
certificats.
Le
système italien de
certificats verts est entré en vigueur en janvier 2001. Son originalité
tient au fait que l’obligation porte sur les producteurs et les
importateurs d’électricité. L’objectif du gouvernement italien est
d’accroître la production d’électricité renouvelable de 58 TWh en 1999 à
78 TWh en 2008. Le quota correspondant pour 2002, qui porte sur des unités
construites après 1999, est de 2% de l’électricité produite (ou importée).
En cas d’envolée du prix du certificat, il est prévu que le gestionnaire
du réseau de transport émette lui-même des certificats à un prix plafond
fixé à environ 6c€/kWh afin de pallier l’insuffisance de l'offre (GRTN,
2002).
Le
gouvernement belge
a
fixé en 1999 un objectif de 5% de la consommation électrique intérieure
pour la production d’électricité verte en 2010. Il a ensuite laissé aux
régions (Flandres, Wallonie et Bruxelles) la liberté de définir les
modalités pour atteindre cet objectif, ce qui s’est traduit par la mise en
place de systèmes d’aides différents. Le mode de soutien flamand repose
sur un marché de certificats verts nommé « e-CERTe » qui est entré en
vigueur au premier juillet 2002. L’obligation porte sur les distributeurs
qui devront respecter un quota de 2,05% en 2003, puis 3% en 2004 et 5% en
2005. Une pénalité de 5c€/kWh est appliquée en cas de non-respect du quota
en 2003, avec un dispositif original qui prévoit une augmentation jusqu’à
12c€/kWh au cours des années suivantes. Le système de certificats verts
wallon qui débute en octobre 2002 diffère dans ses modalités d’application
: quota de 3% en 2003 puis 12 % en 2010 (CWaPE, 2002), pénalité à hauteur
de 7,5 c€/kWh en 2002, puis 10 c€/kWh en 2003. On notera par ailleurs que
la définition des sources renouvelables éligibles
2
L'expérience
des Pays-Bas considérée comme pionnière n'est pas présentée ici parmi les
marchés de certificats verts car elle repose pour l'instant sur le
volontariat et ne comporte donc pas d'objectifs réellement contraignants
pour les opérateurs qui pourraient justifier des échanges de certificats.
L’Autriche a, de son côté, instauré un marché de certificats verts qui
fonctionne depuis janvier 2002 mais celui-ci ne concerne que la petite
hydraulique (< 10 MW). - 5 -
diffère
entre les deux systèmes puisque la cogénération est incluse en Wallonie,
mais pas en Flandres.
En
comparaison, la situation du Danemark
en
2002 reste imprécise. Initialement prévu pour débuter en janvier 2003, le
système de certificats verts danois est en cours de révision. Face à
l'objectif ambitieux qui prévoit d'augmenter la part des renouvelables de
20% de l’électricité consommée en 2003 à 50% en 2030, un encadrement assez
étroit du prix des certificats est prévu : le prix plancher est fixé à 1,4
c€/kWh et la pénalité pour non-respect des quotas s’élève à 3,6 c€/kWh.
Les industriels du secteur des énergies renouvelables estiment toutefois
que ce schéma présente plusieurs défauts : l’objectif fixé pour 2003 est
jugé trop faible (quota déjà atteint) et trop limité pour créer une réelle
demande de certificats ; en second lieu, la possibilité de suspendre
l’obligation introduit un élément d'incertitude pour les futurs
investisseurs. De plus, pointant le défaut des mécanismes de certificats
qui incitent à se focaliser sur la meilleure technologie disponible (cf.
infra), ils soulignent que l’instauration d’un mode de soutien unique pour
la biomasse et l’éolien pourrait se traduire par une très faible
contribution de la première (Krohn, 2001). En conséquence, l’entrée en
vigueur du marché danois reste pour le moment en suspens.
Tableau
1 : Les modes opératoires des marchés de certificats verts en Europe
Ce Noël, suite à un envoi massif de courriers de prospection
commerciale aux producteurs d’électricité photovoltaïque par une société
de Montpellier, nous avions donné quelques informations sur les certificats verts. Écrites à la hâte, ces informations
contenaient quelques erreurs et imprécisions que nous avons corrigées et
complétées ci-dessous : nous espérons que cette nouvelle version
répondra à toutes vos interrogations à ce sujet.
Qu’est ce qu’un Certificat Vert ?
Il n’existe pas de définition précise et juridiquement
fondée de ce qu’est un « certificat vert ».
Dans le jargon des énergies renouvelables, ce terme désigne un simple
système d’enregistrement volontaire (et payant...) dans une base de
données disant qu’une certaine quantité d’électricité renouvelable a été
produite pendant une certaine période de temps par un certain producteur à
un certain endroit.
A quoi sert-il ?
Une fois « émis » (c’est-à-dire enregistrés), les
certificats verts peuvent être vendus à deux types de clients :
Un fournisseur d’électricité qui, soumis à un quota
obligatoire d’électricité renouvelable imposée par l’État dans lequel il
exerce son activité, ne peut ou ne veut ni produire lui-même cette
électricité, ni en acheter à un producteur sur le marché.
Une entreprise quelconque ou tout autre personne physique
ou morale qui, pour des raisons qui lui sont propre (citoyenneté
écologique, image, stratégie,...), est « désireuse de consommer de
l’électricité “verte” » pour reprendre les termes d’Observ’ER, l’un
des plus actif promoteurs des certificats verts en
France.
Dans le premier cas, le certificat vert
est l’une des composantes d’un système spécifique de soutien au
développement de l’électricité d’origine renouvelable décidé par un État.
Il en constitue le « mécanisme d’ajustement ».
Dans un tel système de quota, tous les fournisseurs
d’électricité opérant sur le territoire national sont obligés d’inclure
dans leurs ventes une certaine proportion (sensée augmenter régulièrement)
d’électricité renouvelable, faute de quoi ils sont sanctionnés sous la
forme d’une pénalité financière.
Pour se mettre en conformité, ils ont trois
solutions :
investir eux-mêmes directement dans des équipements de
production d’électricité renouvelable,
acheter l’électricité renouvelable manquante à un ou des
producteurs pour la revendre à leurs clients.
acheter des certificats verts
correspondant à la quantité d’électricité renouvelable manquante
Cette troisième solution ne peut bien entendu fonctionner
que si l’État qui impose le quota peut s’assurer de la validité de la
« certification ».
C’est pour répondre à ce besoin que la Directive de 2001 sur
l’électricité renouvelable a imposé à tous les États-membres de mettre en
place un système de garantie d’origine « selon des critères
objectifs, transparents et non-discriminatoires ».
Les modalités de délivrance sont libres (une éventuelle
harmonisation pourrait être proposée après 2010) mais la reconnaissance
mutuelle entre États, doit être la règle, le cas échéant avec l’arbitrage
de la Commission européenne.
En France, ce sont les gestionnaires du réseau de transport
(RTE) ou de distribution (EDF-ERD et les ELD) auquel l’installation de
production est raccordée qui sont seuls habilités à délivrer des garanties d’origine aux producteurs qui en font la demande
... et surtout qui sont prêts à en payer le prix : 800 € HT par site
de production, plus 0,05 € par MWh depuis l’arrêté du 26 septembre
2006.
Dans le cas où l’électricité est vendue à un acheteur soumis
à l’obligation d’achat (EDF-AOA ou un ELD), ce dernier acquiert le droit
exclusif de demander (et de payer) des garanties
d’origine au gestionnaire de réseau.
Ceci a pour conséquence qu’aucun certificat
vert délivré à un producteur bénéficiant du tarif d’achat ne pourra
être assorti d’une garantie d’origine au sens légal du
terme. Dans ces conditions il est peu probable que les certificat verts sans garantie d’origine
puisse intéresser ce type de client, ce qui ferme de facto le principal
marché potentiel.
Quant aux clients « désireux de consommer de
l’électricité verte », ils peuvent le faire en achetant directement à
un fournisseur des kWh verts, éventuellement sous garantie
d’origine, plutôt que simplement des certificats
verts qui n’apportent pas de valeur ajoutée.
Il leur suffit pour cela de choisir une offre correspondant
à leur souhait parmi celles, de plus en plus nombreuses, proposées par les
fournisseurs dans le cadre de l’ouverture du marché qui s’appliquera à
tous les consommateurs, y compris les particuliers, à partir du 1er
2007.
Qu’est-ce que le système « RECS » ?
« RECS » (Renewable energy certificate system) est
une organisation internationale qui a été créé en 2001 à l’initiative de
quelques grandes compagnies énergétiques (dont EDF-Branche développement,
une partie d’EDF qui est dans le secteur concurrentiel).
Son objectif est la mise en place d’un « marché
harmonisé d’échange de certificats verts » en
faveur duquel elle se propose d’« exercer un lobbying puissant sur
les dirigeants nationaux et européens » comme l’explique la page
d’accueil de son site Internet.
Sans attendre cette harmonisation, RECS a mis en place un
système de délivrance de certificats verts qui
fonctionne dans 14 pays de l’Union Européenne. Pour la France, c’est
Observ’ER qui est chargé de l’enregistrement et de la délivrance de
« certificats RECS ».
Il s’agit donc bien d’une initiative de nature privée et non
exclusive d’autres systèmes de certification qui pourraient apparaître,
par exemple des labels fédérés aux niveau européen autour de WWF (EUGENE)
garantissant que les kWh achetés sont non seulement renouvelables, mais
aussi qu’ils proviennent de nouvelles installations de production, et non
d’installations à fort impact négatif sur l’environnement ou amortis
depuis longtemps et produisant à coût marginal.
Que vaut un certificat vert photovoltaïque ?
Pour l’instant, aucun certificat vert photovoltaïque n’a été
émis en France, et nous n’avons aucune idée de leur valeur sur le marché.
Puisque il n’existe aucune pression par une obligation légale, le marché
des certificats verts ne répose que sur la "bonne volonté" des
opérateurs
Partez du principe que vos certificat verts ne valent rien
et si néanmoins vous voulez vous lancer dans la démarche, nous vous
conseillons de trouvez d’abord un acheteur, et de voir ensuite si le coût
de certification rend l’opération viable. Le plus simple pour trouver un
acheteur, est de passer par un Trader (revendeur) inscrit au système
RECS-International.
Mais attention ! Les certificats verts des petits
producteurs seront peu attractifs pour les Traders ; en effet, un
producteur-particulier ne pourra fournir que quelques certificats par an
(1 certificat vert = 1 MWh = 1000 kWh)pour les même frais de gestion que
les grands systèmes énergies renouvelables éolien / hydraulique.
Il est peu probable qu’un Trader s’intéresse à vos
certificats pour l’instant. Bien sur, des changements éventuels de
législation ou du marché volontaire pourraient modifier ceci.
Energies renouvelables : il n’existe pas de plantes
miraculeuses
Strasbourg, le 25 septembre 2007 - Le Parlement européen vient de
voter, à une large majorité, deux rapports sur la sécurité des
approvisionnements en énergie. Le premier soutient qu’en 2020 20% de
l’énergie consommée en Europe devra provenir d’énergies renouvelables. Le
second rapport appelle à mettre en place une politique étrangère commune
de l’énergie.
Selon Marie Anne Isler Béguin, eurodéputée Verte au
Parlement européen : "Les Etats-Membres n’atteindront
pas les 12% d’énergie renouvelables fixés pour 2010. Comment le Conseil
européen pense-t-il atteindre les objectifs de 20 % à l’horizon
2020 ?
Pour atteindre cet objectif, il est important de mettre le
paquet sur les énergies renouvelables. La crise énergétique et écologique
demande des solutions alternatives aux énergies fossiles et
nucléaires.
Si l’on connaît bien les énergies solaires, éoliennes ou
hydrauliques, je m’inquiète de la vague de d’agro-carburants qui
s’annonce. Contrairement à ce que laisse entendre leurs promoteurs, il n’y
a pas de plantes miraculeuses dans le domaine de l’énergie ! Il n’y
pas de biocarburants mais des agro carburants qui mettent en danger la
sécurité alimentaire et environnementale des populations les plus
démunies. En Inde ou en Afrique, les cultures de Jatropha, fleurissent et
monopolisent des terres fragiles qui ne peuvent plus être utilisées pour
produire de l’alimentation.
L’Union a des responsabilités à l’égard des pays tiers qui
lui fournissent les matières premières énergétiques. Lorsqu’on évoque le
transfert des technologies comme l’énergie solaire en Afrique, les plus
pauvres répondent que cette technologie est inaccessible.
Il faut aussi sortir des incantations et obtenir des
résultats rapides en développant l’efficacité énergétique qui permet à
chacun d’éliminer les dépenses d’énergie superflues.
Ainsi, les Etats-membres doivent donner l’exemple et
interdire l’éclairage superflu des bâtiments la nuit. Il faut également
simplifier l’environnement administratif des citoyens qui souhaitent se
convertir du stade de consommateur au stade de producteur d’énergie :
l’installation de panneau photovoltaïque relève actuellement du parcours
du combattant."
Le patron de Total,
Christophe de Margerie a estimé qu'il fallait "laisser à d'autres" le soin
de développer l'énergie d'origine éolienne.
En revanche, le groupe pétrolier a pour priorité "la biomasse (énergie
produite à partir des déchets) et le solaire" en matière d'énergie
renouvelable .
Un choix expliqué en partie par la mauvaise fiabilité des éoliennes,
ces dernières devant être remplacées par un autre moyen de production
lorsque le vent ne souffle plus.
vendredi 16 novembre 2007 (17h49) :
Allemagne : nouvelle hausse de la part de
l’énergie produite par les énergies renouvelables 52 commentaires
13/11/2007 : Enerpresse Allemagne : nouvelle
hausse de la part de l’énergie produite par les énergies renouvelables
La part de l’électricité produite grâce aux énergies
renouvelables ne cesse de progresser en Allemagne. Selon un compte rendu
adopté, samedi dernier, par le gouvernement fédéral, elle devrait
atteindre dès cette année 14% de la production brute, c’est-à-dire
dépasser l’objectif de 12,5% fixé à l’horizon 2010. La raison de ce succès
tient en grande partie à la loi allemande sur les énergies renouvelables
(EEG), adoptée en 2000 et imitée par une quarantaine de pays dont 18 dans
l’Union européenne.
Cette législation prévoit notamment de rémunérer toute
personne qui alimente le réseau de production d’électricité en produisant
de l’énergie renouvelable. Amendée à plusieurs reprises, elle fixe
aujourd’hui un objectif minimum de 20%d’énergies renouvelables d’ici à
2020.Mais le gouvernement souhaite aller plus loin. Lors d’un séminaire,
en août 2007, il s’est donné pour but un taux de 25% à 30% d’ici à
2020.
Pour y parvenir, il entend développer les éoliennes
offshore, créer des conditions attractives au remplacement d’éoliennes
existantes par des installations de nouvelle génération, mieux soutenir la
cogénération chez les producteur d’énergie biomasse et améliorer les
conditions de production et d’utilisation des énergies hydraulique et
géothermique.
L’amendement est prévu pour 2009. Il fera partie d’un paquet
législatif global sur la protection du climat et l’énergie. En attendant,
une chose est sûre : les énergies renouvelables créent des emplois.
Elles occupent aujourd’hui près de 236 000 personnes. Ce chiffre devrait
doubler au cours des prochaines années.
Les énergies
renouvelables en France : les principaux résultats en
2006.DGEMP-Observatoire de l'énergie. Mai 2007
Pour rappel, la mise en conformité de la comptabilité des
énergies renouvelables avec les conventions internationales s'est
traduite par les modifications suivantes à partir du bilan
2005, avec rétropolation pour les années antérieures :
la production hydraulique brute est comptabilisée hors
production issue des STEP (stations de pompage).
la production primaire brute de biogaz est la production du
biogaz capté valorisé .
la production primaire brute des déchets urbains et sa
valorisation sous forme électrique et thermique sont désormais
réparties à 50 % entre déchets urbains renouvelables et déchets
urbains non renouvelables. Seuls les déchets urbains
renouvelables apparaissent dans ce bilan spécifique.
Le bilan “spécifique” des énergies renouvelables (ENR) diffère du
bilan officiel de l'énergie (dont la dernière colonne intitulée
‘ENRt et déchets' comprend les énergies renouvelables thermiques et
l'ensemble des déchets) dans la mesure où :
il fait la synthèse des productions électriques et thermiques
d'origine renouvelable,
il recense les productions d'énergies renouvelables primaires
ou secondaires, lorsqu'elles font l'objet d'une
transformation,
il détaille les usages (électriques et/ou thermiques) réservés
à chacune des productions d'énergie renouvelable et donne la
répartition de ces usages selon les différents secteurs
consommateurs d'énergie (résidentiel, industrie, agriculture…).
La mise à jour annuelle de ce bilan permet de suivre et de
mesurer l'avancement des programmes soutenus par les pouvoirs
publics en matière d'utilisation et de valorisation des énergies
renouvelables.
NB : l'actualisation des bilans repose dans certaines filières
sur des enquêtes à périodicité variable, ce qui peut engendrer des
révisions assez sensibles.
Les commentaires suivants ne concernent que les données établies
pour la métropole. En revanche, les deux tableaux qui suivront
reprennent pour l'un les données de la métropole et pour l'autre les
données métropole + DOM.
Production
La production d'électricité d'origine renouvelable repart
à la hausse : + 9,2 % à 62,0 TWh, contre 56,8
TWh en 2005, année pénalisée par une très faible production
hydraulique. Cet accroissement global de 5,2 TWh provient d'une part
d'une hausse de près de 8 % de la production hydraulique
renouvelable (56,4 TWh en 2006 contre 52,3 TWh en 2005) et d'autre
part d'un doublement de la production éolienne (+ 123 % soit près de
1,2 TWh supplémentaire). Les autres productions électriques
d'origine thermique se stabilisent pour la première fois à 3,5 TWh
après avoir fortement progressé au début des années 2000.
En
conséquence la part de l'électricité d'origine renouvelable
dans la consommation intérieure brute d'électricité (Métropole
uniquement) remonte à 12,1 % en 2006 (contre 11,0 % en 2005).
La part de l'hydraulique reste prépondérante avec près
de 91 % de la production électrique. Tandis que la part de
l'éolien double à 3,5 %, celle des déchets urbains renouvelables
diminue légèrement à 2,5 % et celle du bois-énergie est stable à 2,3
%. Le biogaz et le solaire photovoltaïque assurent la part
résiduelle avec 0,8 %.
L'année 2006
restera marquée par :
une remontée relative de la production hydraulique qui
reste cependant à des niveaux faibles (elle ne retrouve même pas
son niveau de 2004).
un bond de 123 % de la production d'électricité éolienne
(2150 GWh contre 964 GWh en 2005 pour la Métropole) et le
quasi doublement des capacités installées (1388 MW de puissance
installée fin 2006 contre 723 MW fin 2005).
une intensification du solaire photovoltaïque relié au
réseau , après déjà trois années consécutives de forte
croissance ; les puissances de capteurs installés reliés au
réseau métropolitain en 2006 auraient doublé selon les premières
estimations de l'Ademe (6100 kWc contre 3075 kWc en 2005).
une stagnation de l'électricité issue des filières
d'énergies renouvelables d'origine thermique après plusieurs
années de sensible croissance. Pour la première année la faible
augmentation de la valorisation électrique issue du bois-énergie
et du biogaz ne compense plus totalement la moindre valorisation
électrique des déchets urbains.
La production thermique d'origine renouvelable (y compris
les biocarburants) reste stable avec 10,4 Mtep. La progression assez
soutenue des productions thermiques des pompes à chaleur et des
biocarburants parvient en effet à compenser la moindre consommation
de bois-énergie dans le secteur résidentiel-tertiaire liée à un
hiver plus clément que l'année précédente.
La production thermique est assurée principalement par le
bois-énergie (83 % à 8,7 Mtep), mais sa part tend à diminuer
légèrement au profit des biocarburants (7 %) et des pompes
à chaleur (4 %). La part des déchets urbains renouvelables
est stable (3 %) ainsi que la part résiduelle concernant le
solaire thermique, la géothermie, le biogaz et les résidus de
récoltes (3 %).
On notera
pour 2006 :
la poursuite de la montée en puissance du solaire
thermique : avec les mesures de soutien prises dans le cadre
du programme Hélios 2006 (ou « Plan soleil 2000-2006 »)
conduit par l'ADEME et la mise en place du crédit d'impôt, près de
175 000 m2 de nouveaux capteurs solaires thermiques ont
été installés, soit un quasi doublement des surfaces par rapport à
l'année précédente.
une stagnation des productions thermiques issues de la
géothermie, du biogaz et des déchets de récolte.
Une tendance confirmée du recul de la production de chaleur en
provenance des déchets urbains (- 5 %), liée à l'arrêt d'anciennes
installations et à la stabilisation de la cogénération dans les
nouvelles unités.
la poursuite d'un intérêt confirmé pour les pompes à chaleur,
avec l'installation de près de 42 000 pompes à chaleur
supplémentaires en 2006 (29 500 en 2005).
une hausse significative des quantités agréées de
biocarburants mises sur le marché (+ 63 %) tant dans la
filière éthanol que dans la filière des biodiesels, grâce à
l'octroi d'agréments supplémentaires en 2006 (+ 355 000 t) et à la
construction de nouvelles capacités de production.
un léger repli à climat réel de l'utilisation de bois de
chauffage dans le secteur résidentiel/tertiaire lié à un climat
2006 globalement plus doux que le climat moyen sur la période
1976-2005, mais une légère reprise à conditions climatiques
moyennes.
Étant donné l'impossibilité d'estimer les stocks de bois
constitués par les détaillants et les particuliers, on adopte par
convention que la production est égale à la consommation de bois
combustible. Le manque de données disponibles à ce jour concernant
la consommation des ménages rend les résultats fragiles ; la
diminution tendancielle de l'utilisation du bois de chauffe par les
ménages constatée au cours de la dernière décennie semble toutefois
s'être arrêtée avec même une légère reprise ; on constate par
ailleurs l'accélération des ventes d'appareils de chauffage au bois
favorisées par la mise en place du crédit d'impôt (570 000 appareils
à bois en première estimation concernant les inserts et foyers
fermés, mais aussi les appareils indépendants et les chaudières). A
noter également la progression toujours soutenue des installations
de chaufferies collectives et industrielles (405 chaufferies au bois
engagées en 2006 pour une puissance de 228 MW dans le cadre du
« Plan bois énergie 2000-2006 », également conduit par
l'ADEME).
Consommation des énergies renouvelables thermiques
La consommation finale d'énergies renouvelables thermiques (à
climat réel) est stable à 10,4 Mtep (la part de l'électricité
produite à partir des ENRt est comptabilisée dans le poste
électricité).
La part du résidentiel-tertiaire reste dominante avec près de 81
% de la consommation finale en 2006, mais sa part diminue légèrement
au profit des transports (7 %). La part de l'industrie reste stable
(12 %), ainsi que celle de l'agriculture (0,5 %).
résidentiel-tertiaire : légère
baisse avec 8,4 Mtep , consécutive au petit repli de la
consommation de bois de chauffage (ménages, collectivités et
tertiaire) qui représente toujours près de 90 % de la consommation
de ce secteur. La part des pompes à chaleur augmente légèrement (5
%), celle des déchets urbains renouvelables par l'intermédiaire
des réseaux de chaleur reste stable (à peine 3 %). Le poids du
solaire thermique et de la géothermie reste marginal.
industrie : quasi stabilité avec
1,2 Mtep , à la faveur d'une activité relativement soutenue
dans les industries des pâtes à papier chimiques (production en
hausse de 2,5 %) et de la mise en service d'un nombre
croissant de chaufferies bois industrielles (« Plan bois
énergie 2000-2006»).
transports : la consommation de
biocarburants progresse significativement à 0,68 Mtep, (+ 63 %)
dans un contexte d'augmentation des agréments.
Tout le monde met beaucoup d'espoir dans les énergies renouvelables
pour sortir du piège climatique qui nous attend. Pourtant, de nombreuses
études très solides montrent que les énergies propres sont loin de
suffire pour éviter emballement du climat. Le magazine Science et
Vie dans son édition de mars 08 publie un long dossier sur le sujet : 'le
dossier noir de énergies renouvelables ». consoGlobe l'a lu pour vous et
vous en résume les principales conclusions.
Les énergies renouvelables souffrent de
2 faiblesses majeures
Qu'elle que soit la forme d'énergie dont on parle, éolienne, solaire,
biomasse ou hydroélectrique, la première faiblesse des énergies propres
consiste en un faible rendement
énergétique.
Autrement dit, pour produire une puissance
équivalente au nucléaire ou aux hydrocarbures, les énergies renouvelables
consomment beaucoup plus d'espace.
Voici les surfaces nécessaire
pour produire l'électricité que consomme la ville de Paris :
Une centrale nucléaire : 0,2 km2
Panneaux solaires : il faut un champ de panneaux de 91,125 km2
Hydroélectricité : il faudrait une retenue d'eau de 365 km2
Eolien : il faudrait un champ d’éoliennes de 454 km2
Biomasse : la surface à cultiver serait de 3037 km2 !
-
Seconde faiblesse congénitale, l’irrégularité
des énergies nouvelles qui ne produisent pas de manière continue mais par
intermittence. Au total, on estime qu'un réseau d'éoliennes ou
solaire ne fournit que le cinquième de sa puissance installée
théorique.
- Alors qu'une centrale nucléaire est disponible à 85%
soit 312 jours par an, le solaire fonctionne 12% du temps soit 44 jours,
l'éolien fonctionne l'équivalent de 25%soit 92 jours, l'hydroélectricité
est disponible 38% du temps (139 jours) et la biomasse fonctionne
l'équivalent de 75% soit 275 jours.
Au global, le diagnostique est clair et tient en quelques points
:
1 - Les énergies renouvelables
représentent très peu aujourd'hui - En 2004, l'électricité
solaire + éolienne ne représentent que 0,1% de l'énergie mondiale !! -
La géothermie fournit 0,4% de l'énergie mondiale. La biomasse (le bois de
chauffage surtout) représente 10,6% et l'hydroélectricité 2,2% seulement.
- On estime que – au total – les biocarburants ne remplaceront les
produits pétroliers qu'à hauteur de 7% maximum. - Les énergies
fossiles et le nucléaire sont les bases du système de production d'énergie
mondial : nucléaire 6% ; gaz naturel 21%, charbon 25%, pétrole 35%.
Les sources d'énergie en France en 2004
2 – Les énergies renouvelables vont
progresser très vite dans les 30 prochaines
années
3 – Les énergies renouvelables ne suffiront pas,
loin s'en faut, à satisfaire nos besoins de consommation
d'énergie.
. Les experts de Greenpeace pensent qu'en 2030, un tiers, seulement
!, de la consommation énergétique sera satisfait par les énergies
renouvelables.
Le groupe de recherche Global chance estime que
pour respecter les contraintes de réduction ces émissions de gaz à effet
de serre et satisfaire la croissance de la demande en énergie, les
énergies renouvelables devraient fournir au total 400 Mtep, millions
d'équivalent de tonne de pétrole par an. Or dans le meilleur des cas,
elles ne pourront en fournir que 150 sur les 400 nécessaires.
On
est donc très loin de pouvoir fournir assez d'énergie propre pour nos
besoins futurs avec les nouvelles sources d'énergie et il va falloir
continuer à compter sur les sources actuelles.
11/04/2008 10:48 Après l’annulation du
lancement d’un nouvel agrocaburant, l’Allemagne voit son plan Climat
mis à mal. Certains objectifs ont dû être revus à la hausse, et les
constructeurs automobiles allemands seront encore plus désavantagés
qu’auparavant s’ils veulent respecter les objectifs européens
d’émission de CO2 des véhicules, actuellement en débat.
Il devait permettre de voir la vie en vert, de réduire de 40% les
émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020, de donner au pays le
statut de leader de l’Union européenne en matière de lutte contre le
changement climatique… Le plan Climat allemand –car il ne s’agit,
pour l’instant, que de celui-ci– craque de tous côtés (1). En cause:
l’annulation en catastrophe, annoncée la semaine dernière par le
ministre chargé de l’environnement, Sigmar Gabriel, du lancement
d’un nouvel éthanol d’ici 2009. Un revers cuisant pour le pays, qui
se voulait pionnier dans ce domaine des agrocarburants.
L’E
10, dont le taux de carburant d’origine végétale se serait élevé
jusqu’à 10%, n’aurait pas été supporté par 3,3 millions de
véhicules, car trop corrosif. Les ménages les plus modestes, qui
n’auraient sans doute pas pu s’acheter de nouveau véhicule, auraient
donc été contraints de continuer d’approvisionner leur véhicule en
essence super plus, plus chère que le nouvel agrocarburant en partie
détaxé.
L’annulation pose deux problèmes de taille. Tout
d’abord, la hausse du taux d’incorporation était l’un des piliers du
plan Climat. La part végétale des carburants aurait dû s’élever à
17% d’ici 2020. Elle a été réduite à une fourchette comprise entre
12 et 15% d’ici 2020.
Ensuite, elle défavorise encore plus
les constructeurs automobiles allemands par rapport à leurs
concurrents européens sur la question des émissions de CO2 des
véhicules. Le projet de directive, actuellement en débat, prévoit
qu’en 2012, les nouveaux véhicules mis sur le marché dans l’UE
n’émettent plus que 120 ou 125 grammes de CO2 par kilomètre. Connus
pour la –relative– gloutonnerie de leurs modèles, les constructeurs
allemands comptaient sur cette part de végétal pour leur permettre
d’emblée d’économiser 10 grammes de CO2 par kilomètre. Ils devront
faire encore plus d’efforts que leurs concurrents français et
italiens notamment, dont les modèles sont réputés moins
gloutons.
Puisque les constructeurs automobiles participeront
moins aux efforts nécessaires au respect du plan Climat, le fardeau
du CO2 sera reporté sur les producteurs d’énergie, qui apprécient
moyennement. Initialement fixée à 27,5% en 2020, la part du
renouvelable dans la consommation finale d’énergie a été rehaussée à
30%.
(1) Voir l’article du JDLE «L’Allemagne veut baisser
ses émissions de gaz à effet de serre de 40% d’ici 2020»
Eolien: annulation de l’arrêté fixant les tarifs
d’achat
14/08/2008 10:23 Le Conseil d’Etat
vient d’annuler pour vice de forme l’arrêté fixant les tarifs
d’achat d’électricité éolienne. Un recours avait été déposé
par l’association anti-éoliennes Vent du bocage. Un nouvel
arrêté devrait être pris d’ici septembre, sans affecter les
tarifs d’achat.
La saga anti-éolienne continue (1).
Pendant quelques semaines, aucun contrat éolien ne devrait
être signé entre les professionnels du secteur et EDF. Et un
risque pèse sur les contrats d’achat d’électricité éolienne
signés récemment. Telles sont les principales conséquences de
l’annulation par le Conseil d’Etat, mercredi 6 août, de
l’arrêté du 10 juillet 2006 fixant les tarifs d’achat
d’électricité éolienne.
Jean-Louis Butré, président de
l’association Vent du Bocage, est satisfait. C’est lui qui a
saisi le Conseil d’Etat, en 2006, quelques jours après la
publication de l’arrêté, et «lancé une petite association dans
cette aventure» afin de supprimer des «tarifs d’achat faits en
catimini».
L’annulation en question reste une petite
victoire. Le Conseil d’Etat a cassé l’arrêté pour vice de
forme. Lors de la signature de l’arrêté, l’ancien ministre
délégué à l'Industrie, François Loos, avait consulté le
Conseil supérieur de l’électricité et du gaz. Or, depuis la
loi du 13 juillet 2005 fixant les orientations de la politique
énergétique, ce conseil est devenu celui de l’énergie. Bien
qu’il se soit réuni pour la première fois en juin 2006,
seulement un mois avant la publication de l’arrêté, François
Loos aurait quand même dû le consulter à nouveau.
«Le
ministre lui-même n’avait pas dû imaginer ce cas de figure»,
estime Marion Lettry. La déléguée générale adjointe du
Syndicat des énergies renouvelables (SER) relativise cet
incident: «le niveau du tarif n’est pas remis en question par
le Conseil d’Etat».
Comme l’arrêté du 10 juillet 2006
annulait l’arrêté du 8 juin 2001, «la question principale
aujourd’hui est de régulariser la situation et il faut pour
cela publier un nouvel arrêté». Le ministère chargé de
l’environnement a publié, vendredi 8 août, un communiqué
précisant que «les contrats d’obligation d’achat signés avec
EDF et les distributeurs non nationalisés sur le fondement de
l’arrêté du 10 juillet 2006 ne [seraient] pas remis en
cause».
Un nouvel arrêté, «qui reprendra sur le fond
les termes de l’arrêté du 10 juillet 2006, de manière à
permettre aux nouveaux projets de bénéficier des mêmes
conditions d’achat», devrait être publié en septembre. Il
sera, cette fois, soumis au Conseil supérieur de l’énergie et
à la Commission de régulation de l’énergie.
(1)
Voir les articles du JDLE «Eolien:
l’Institut Montaigne chiffre son surcoût à un milliard», «Un
projet de décret accusé de porter atteinte à l’image de
l’éolien», «Eoliennes: un bâton dans les pales», «Bataille
autour du commerce européen d’énergie
renouvelable»
Vos commentaires
4 commentaires
jean-louis
Butré
eolien: une erreur pour la France
La France est en passe d'être massacrée par
des milliers d'aérogénérateurs cautionnés par des élus qui ne
veulent pas ouvrir les yeux. Les arguments de la Fédération
Environnement Durable, sont basés sur l’analyse que l’éolien
industriel en France ne répond pas aux critères du Développement
Durable car il s'agit : - d'une imposture écologique : 15.000
éoliennes prévues par le Grenelle de l'environnement augmenteront
nos gaz à effet de serre (la production d'électricité éolienne étant
incontrôlable, ce sont le nouvelles centrales thermiques de
construction qui compenseront leur fonctionnement) - d'un scandale
financier national dépassant 35 milliards d'Euros pour produire des
faibles quantités d'électricité (moins de 10%). C'est de l'argent
public dilapidé pour le profit d'intérêts privés. Ce rapport récent
de l'Institut Montaigne confirme nos pires craintes: Une facture d'
1millard d'euros par an actuellement et de 2, 5 milliard par an si
le programme des 15.000 éoliennes du Grenelle est voté soit l'envol
de nos factures d'électricité (+ 100 euros par ménage et par an) -
d'un système socialement inacceptable. Celui- ci est opaque, propice
à la corruption et aux inégalités. Il engraisse des promoteurs
milliardaires en spoliant les particuliers pour le compte d'intérêts
privés douteux et il engendre des nuisances nombreuses. Tout cela
pour des questions de taxes professionnelles dont la pérennité est
loin d'être assurée et pour des "rentes" à des propriétaires
terriens qui devraient s'inquiéter de la bulle financière éolienne
et de la moralité industrielle de certains des promoteurs en qui ils
font confiance aveuglément sur 20 ans! Ecologistes réveillez-vous !
J.L. Butré Pd Fédération Environnement Durable ( fédération
nationale) http://environnementdurable.net ( 70.000 visiteurs par
mois)
jeudi 14 août 2008 - 18:01
Dominique
VIVELAFORET
incroyable !
Je n'arrive pas à penser que quelqu'un qui se
prétend écolo ne soit pas scandalisé par le massacre de nos paysages
par l'éolien, surtout pour ce qu'il rapporte en electricité !
L'éolien industriel doit être installé dans les zones industrielles
et pas sur les plus beaux sites de notre douce France. l'éolien
industriel, ce n'est plus à prouver, c'est le lobby du fric.
jeudi 14 août 2008 - 16:24
klein
stephane
Steph
Fascinent de voire combien l'eolien pose de
problemes dans notre pays ET DANS NOTRE PAYS SEULEMENT. Troublant
aussi de constater qu'on n'exige pas du nuke et du thermique fossile
le dixieme de regles, normes, contraintes qu'on exige de l'eolien.
Interogateur aussi de se rendre compte que les arguments developpes
contre l'eolien pourraient s'appliquer o combien contre le solaire
photovoltaique, or on n'entend rien (pour le moment ?). La
conclusion est claire : les arguments faux et manipulateurs des
opposants aux EnR sont dictes et finances par le lobby nucleaire et
les soi-disant ecolos comme Mr Butre sont en fait des pions de ce
lobby. Tout cela pour le plus grand mepris des generations
futures.
a suppression progressive de la fiscalité incitative pour les
biocarburants d’ici 2012, incluse dans le projet de loi de finance
2009 présenté par le gouvernement vendredi 26 septembre, est
vivement critiquée par les producteurs a gricoles.
D’après le
projet de loi, la réduction de la taxe intérieure sur les produits
pétroliers (TIPP), de 0,22 euro par litre actuellement pour le
biodiesel, passera à 0,135 € en 2009, à 0,10 en 2010, 0,06 en 2011
et sera abandonnée en 2012. Pour l’éthanol, la réduction de TIPP
(0,27 € par litre actuellement) sera ramenée à 0,17 € dès l'an
prochain, puis 0,15 en 2010, 0,11 en 2011 et enfin zéro en
2012.
La Confédération des planteurs de betteraves (CGB)
dénonce «une incohérence» dans le fait que «le gouvernement décide
de taxer le bioéthanol 50% de plus que l’essence en 2012». «Cette
attitude, qui contredit les orientations politiques encore récemment
affichées par les pouvoirs publics à propos des biocarburants, est
incompréhensible et inacceptable», a déclaré dans un communiqué, le
syndicat des producteurs de grandes cultures (blé, maïs et
oléoprotéagineux). Le syndicat national des producteurs d'alcool
agricole (SNPAA) évoque «la faillite de la filière bioéthanol
française et la destruction de milliers d'emplois», rapporte
l’AFP.
L’article 5 du projet de loi indique dans son exposé
des motifs que «l’application de la taxe générale sur les activités
polluantes (TGAP) sur les carburants lorsque les opérateurs
incorporent insuffisamment de biocarburants par rapport aux
objectifs fixés au niveau national constitue à elle seule une
incitation efficace à la production de biocarburants».
Pour
le consommateur, la disparition de cette défiscalisation
représentera une différence de moins de 2 centimes € par litre,
tandis que pour l'Etat, le gain devrait dès 2009 atteindre 401
millions €, d’après l’AFP
INTERVIEW: MARC VERGNET PIONNIER FRANÇAIS DES
ÉNERGIES RENOUVELABLES ET PDG DU GROUPE VERGNET «Dans tous les pays les compagnies
d’électricité ouvrent la production à des
indépendants»
● Vous revenez d’Éthiopie où vous avez signé un contrat
pour un parc éolien de 120 Mégawatts. C’est impressionnant.
L’Éthiopie cristallise toute la démarche de
Vergnet, c’est-à-dire que nous faisons de l’électricité là ou
elle est coûteuse et de l’énergie éolienne là ou il y a
beaucoup de vent. L’Éthiopie ce sont des vastes plateaux à
2500 mètres avec des vents de 9 mètres/seconde. Tout ça
conduit a un kilowatt/heure qui est très bon marché. Dire que
l’éolien est cher est tout a fait faux. Le kilowatt/heure que
nous produisons là-bas est moins cher que le kilowatt/heure
produit par les centrales nucléaires françaises.
●
Le nucléaire est souvent cité en France comme étant la
panacée en matière d’indépendance énergétique.
Il
n’y a pas d’énergie souveraine. L’énergie c’est un mixe. C’est
d’abord de l’éolien qui représente un potentiel incroyable
pour Maurice, c’est la géothermie aussi qui, a mon avis,
pourrait remplacer le nucléaire dans le monde. La réserve
géothermale est infinie. C’est compliqué car il faut descendre
à 10 000 mètres même si à Maurice c’est beaucoup plus près.
L’idée c’est que la terre est une boule de magma à des
températures de plusieurs dizaines de milliers de degrés. Ce
magma se trouve à quelques kilomètres au-dessous de la surface
de la Terre et quelque fois il s’avance vers la surface et
donne des volcans. Maurice est un ancien volcan et le magma
n’est donc pas très loin. À l’échelle de l’humanité, les
capacités de cette énorme chaudière sont infinies. Ce qui est
intéressant, c’est l’apparition de capacités nouvelles de
gestion intelligente d’un mix énergétique.
●
Parlez nous justement de ces capacités.
Grâce,
par exemple, à des relayeurs, je peux dire à une éolienne aux
fins fonds de l’Australie, «arrête-toi», «fais ceci» ou
«remets-toi en route». À Maurice, à partir de dispatching, on
pourra gérer à l’optimum la fourniture d’énergie et de l’eau,
etc. Si le projet d’Aérowatt [promoteur d’un projet de parc
éolien à Maurice utilisant les éoliennes anticycloniques
Vergnet] réussit, et je pense que ça va réussir, on pourra
dire à une éolienne, «toi, tu es trop forte, pompe de l’eau et
mets-le en réserve en hauteur», de sorte que demain, si le
vent baisse, je vais pouvoir pomper mon eau à une certaine
puissance. Les moyens conventionnels, il en faudra mais ce qui
est intéressant aussi, c’est cette approche qui privilégie une
meilleure utilisation de l’énergie. Cela veut dire économie
d’énergie mais aussi répondre aux besoins spécifiques de tout
un chacun. Il y a énormément d’intelligence dans ces systèmes.
Ce que je vois à Maurice c’est une certaine forme de maturité.
Je crois qu’on arrive à un point de non retour. Le travail de
Joël de Rosnay est essentiel parce qu’il catalyse des
velléités et aide à ce que de nouvelles habitudes se créent.
J’ai l’impression que c’est irréversible et quand vous
accommodez tout cela à l’esprit de dynamisme mauricien. ça
devient très prometteur. À condition de mettre en place les
outils institutionnels. ● Quels sont-ils ?
Le Central Electricity Board (CEB) est une
structure professionnelle et compétente, mais dans tous les
pays du monde, les compagnies d’électricité ouvrent la
production à des indépendants. Pour cela, il faut qu’il y ait
un outil institutionnel qui dicte les conditions dans
lesquelles ils vont produire de l’énergie, la qualité de
l’énergie, les contraintes, les prix et les garanties. Ce
dispositif institutionnel va générer des initiatives au point
qu’il ne sera même plus nécessaire de pousser les énergies
renouvelables. Rien ne se fait dans la confusion. Il faut donc
avoir une visibilité à long terme. Les préalables à tout
développement sont l’ordre et la clarté. Au moins les
entrepreneurs sauront où ils vont.
● Ou
situez-vous le potentiel des énergies renouvelables à Maurice
?
Je vais être réaliste. Maurice pourrait puiser
30 % de son électricité de sources renouvelables très
rapidement. Dès que le cadre institutionnel est mis en place
vous pouvez avoir 120 Mw d’énergie éolienne. Les études de
vent ont été faites et elles sont très positives. Je suis
persuadé que le potentiel éolien est illimité. Contrairement
aux pays tempérés, Maurice a un gisement très puissant avec
des vents réguliers. En gros, le matin quand on se lève on
sait le vent qu’il va faire pendant la journée. On peut faire
des prévisions précises sur la quantité d’électricité qu’on va
produire dans les sept jours à venir. Si on doit faire 300 Mw,
on les fera. Les questions qu’il faudra adresser sont
l’acceptation par le réseau, les lignes de transport, etc. Si
j’étais patron ici, je ferai de la géothermie rapidement
plutôt que de faire du charbon et des trucs comme ça.
Sous l'égide des trois pays européens chefs de file des énergies
renouvelables -Allemagne, Espagne et Danemark- l'Agence
internationale des énergies renouvelables (Irena) devrait
officiellement voir le jour lors d'une conférence fondatrice à Bonn
(Allemagne), le 26 janvier 2009. 51 Etats se sont mis d'accord
sur le statut de l'Irena lors de la conférence préparatoire finale
des 23 et 24 octobre de Madrid (Espagne). L'agence devrait
commencer son travail dès sa création, face à l'ampleur et à
l'urgence des tâches . Elle aura pour principal objectif de
promouvoir une transition rapide vers un usage durable et répandu
des ENR. Elle aidera les pays, industrialisés et en développement, à
mettre en place le cadre juridique et la capacité de construction
des ENR. Plusieurs organisations s'intéressent aux ENR, telles
que l'Agence internationale de l'énergie (AIE), la Banque mondiale,
le réseau des politiques des ENR pour le XXIe siècle (REN21), le
partenariat des ENR et de l'efficacité énergétique (REEEP) et
plusieurs agences des Nations unies. Mais aucune n'est de nature,
selon les promoteurs de l'Irena, à peser face aux agences des
énergies fossiles et nucléaire
La présentation ci-dessous diffère de celle des bilans officiels de
l'énergie, car elle réunit tous les types d'énergies renouvelables, y
compris l'électricité d'origine primaire, raccordée ou non au réseau
(hydraulique, éolien, solaire photovoltaïque).
Le premier tableau recense la production primaire d'origine
renouvelable, le second recense les productions électriques et
thermiques disponibles (après transformation ou non des productions
primaires).
Les données statistiques des années 2006 et 2007 sont amenées à être
révisées, suite aux résultats de nouvelles enquêtes. Par ailleurs, la mise en conformité de la comptabilité des énergies
renouvelables avec les conventions internationales s’est traduite par
les modifications suivantes à partir du bilan 2005, avec rétropolation
pour les années antérieures :
- la production hydraulique brute est comptabilisée hors production
issue des STEP (stations de pompage).
- la production primaire brute de biogaz est la production du biogaz
capté valorisé.
- la production primaire brute des déchets urbains et sa valorisation
sous forme électrique et thermique sont désormais réparties à 50 % entre
déchets urbains renouvelables et déchets urbains non renouvelables.
Seuls les déchets urbains renouvelables apparaissent dans ce bilan
spécifique.
Production d'énergie primaire renouvelable en ktep (1)
(1) non compris les déchets considérés comme non
renouvelables
(2) provisoire
(3) estimé
(4) y compris usine marémotrice de la Rance mais hors centrales classées
dans la catégorie pompage (STEP)
(5) Climat réel
(6) industries agro-alimentaires
(7) par rapport à la ligne précédente, la conversion des kWh électriques se
fait selon 1 GWh = 0,086 ktep excepté pour la géothermie oùl'équivalence est
1GWh = 0,86 ktep. (8) production thermique sous forme de chaleur ou de
force motrice
(A), (B) La différence entre le total d'énergie primaire (A) et le total (B)
correspond aux pertes de transformation de l'énergie primaire en électricité
et/ou en chaleur.
Pour rappel, la mise en conformité de la comptabilité des énergies
renouvelables avec les conventions internationales s'est traduite par les
modifications suivantes à partir du bilan 2005, avec rétropolation pour les
années antérieures :
la production hydraulique brute est comptabilisée hors production
issue des STEP (stations de pompage).
la production primaire brute de biogaz est la production du biogaz
capté valorisé.
la production primaire brute des déchets urbains et sa valorisation
sous forme électrique et thermique sont désormais réparties à 50 %
entre déchets urbains renouvelables et déchets urbains non renouvelables.
Seuls les déchets urbains renouvelables apparaissent dans ce bilan
spécifique.
Le bilan “spécifique” des énergies renouvelables (ENR) diffère du bilan
officiel de l'énergie (dont la dernière colonne intitulée ‘ENRt et déchets'
comprend les énergies renouvelables thermiques et l'ensemble des déchets)
dans la mesure où :
il fait la synthèse des productions électriques et thermiques
d'origine renouvelable,
il recense les productions d'énergies renouvelables primaires ou
secondaires, lorsqu'elles font l'objet d'une transformation,
il détaille les usages (électriques et/ou thermiques) réservés à
chacune des productions d'énergie renouvelable et donne la répartition de
ces usages selon les différents secteurs consommateurs d'énergie
(résidentiel, industrie, agriculture…).
La mise à jour annuelle de ce bilan permet de suivre et de mesurer
l'avancement des programmes soutenus par les pouvoirs publics en matière
d'utilisation et de valorisation des énergies renouvelables.
NB : l'actualisation des bilans repose dans certaines filières sur des
enquêtes à périodicité variable, ce qui peut engendrer des révisions assez
sensibles.
Les commentaires suivants ne concernent que les données établies pour la
métropole. En revanche, les deux tableaux qui suivent, reprennent pour l'un
les données de la métropole et pour l'autre les données métropole + DOM.
Production électrique et thermique
La production d'électricité d'origine renouvelable progresse pour
la seconde année consécutive : + 6,7 % à 66,4 TWh, contre 62,2 TWh en 2006.
Cet accroissement global de 4,2 TWh provient pour moitié de la production
hydraulique renouvelable (58,7 TWh en 2007 contre 56,7 TWh en 2006). L'autre
moitié concerne la production éolienne (+ 85 % soit près de 1,9 TWh
supplémentaire) mais aussi les autres productions électriques d'origine
thermique, qui repartent toutes à la hausse en 2007 pour atteindre 3,7 TWh
(+ 300 GWh) après leur stabilisation en 2006.
En conséquence la part de l'électricité d'origine renouvelable dans la
consommation intérieure brute d'électricité (Métropole uniquement)
remonte à 13 % en 2007 (contre 12,2 % en 2006).
La part de l'hydraulique reste prépondérante avec près de 88 % de
la production électrique. Tandis que la part de l'éolien double à 6 %, celle
des déchets urbains renouvelables reste stable à 2,5 % et celle du
bois-énergie diminue très légèrement à 2,2 %. Le biogaz et le solaire
photovoltaïque assurent la part résiduelle avec 0,8 %.
L'année 2007 restera
marquée par :
une remontée relative de la production hydraulique , qui reste
cependant toujours à des niveaux très faibles.
un bond de 85 % de la production d'électricité éolienne (4050
GWh contre 2189 GWh en 2006 pour la Métropole) mais un accroissement
modéré des capacités installées (787 MW de puissance installée en 2007
contre 705 MW en 2006), ce qui porte à 2200 MW la capacité totale fin
2007.
une accélération du solaire photovoltaïque relié au réseau ,
après déjà trois années consécutives de sensible croissance ; les
puissances de capteurs installés reliés au réseau métropolitain auraient
dépassé les 11 000 kW fin 2007 selon les premières données d'ERDF.
une reprise de l'électricité issue de toutes les filières
d'énergies renouvelables d'origine thermique après leur stabilisation
en 2006, du fait de la mise en service de plusieurs nouvelles unités,
notamment en biogaz et bois-énergie, ces dernières ayant bénéficié du
premier appel d'offre biomasse.
La production thermique d'origine renouvelable (y compris les
biocarburants) progresse modérément avec 10,9 Mtep (+ 2,9 %). La progression
soutenue des productions thermiques des pompes à chaleur et des
biocarburants parvient en effet à plus que compenser la moindre consommation
de bois-énergie dans le secteur résidentiel-tertiaire liée à un hiver
particulièrement clément.
La production thermique est assurée principalement par le bois-énergie
(78 % à 8,5 Mtep), mais sa part relative diminue sensiblement au profit
des biocarburants (11 %) et des pompes à chaleur (5 %). La part
des déchets urbains renouvelables est stable (3 %) ainsi que la part
résiduelle concernant le solaire thermique, la géothermie, le biogaz et les
résidus de récoltes (3 %).
On notera pour 2007 :
une croissance plus modérée du solaire thermique : grâce aux mesures
de soutien prises dans le cadre des programmes de l'ADEME et la mise en
place du crédit d'impôt, près de 225 000 m2 de nouveaux capteurs solaires
thermiques ont été installés, en moindre accroissement toutefois que
l'année précédente, excepté pour le solaire thermique collectif et
tertiaire.
une stagnation des productions thermiques issues de la géothermie, du
biogaz et des déchets de récolte.
une très légère reprise de la production de chaleur en provenance des
déchets urbains après la fin des travaux de normalisation des anciennes
installations.
la poursuite d'un développement soutenu des pompes à chaleur, avec
l'installation de près de 70 000 pompes à chaleur supplémentaires en 2007
(59 000 en 2006).
un doublement des quantités de biocarburants mises sur le marché tant
dans la filière éthanol que dans la filière des biodiesels, suite à
l'octroi d'agréments supplémentaires en 2007 (+ 920 000 t) et à la mise en
service de nouvelles capacités de production.
un repli sensible à climat réel de l'utilisation de bois de chauffage
dans le secteur résidentiel/tertiaire lié à un climat 2007 globalement
nettement plus doux que le climat moyen sur la période 1976-2005, mais une
quasi stabilisation à conditions climatiques moyennes.
Étant donné l'impossibilité d'estimer les stocks de bois constitués par
les détaillants et les particuliers, on adopte par convention que la
production est égale à la consommation de bois combustible. Le manque de
données disponibles à ce jour concernant la consommation des ménages rend
les résultats fragiles ; la diminution tendancielle de l'utilisation du bois
de chauffe par les ménages constatée au cours de la dernière décennie semble
toutefois s'être arrêtée avec même une légère reprise ; on constate à
nouveau en 2007 un bon niveau de vente des appareils de chauffage au bois
favorisées par la mise en place du crédit d'impôt (450 000 appareils à bois
en première estimation concernant les inserts et foyers fermés, mais aussi
les appareils indépendants et les chaudières). A noter également la
progression régulière des installations de chaufferies collectives et
industrielles (546 chaufferies au bois engagées en 2007 pour une puissance
de 232 MW dans le cadre du nouveau programme 2007-2010, conduit par l'ADEME).
Consommation des énergies renouvelables thermiques
La consommation finale d'énergies renouvelables thermiques après
corrections climatiques s'élève à 11,9 Mtep (la part de l'électricité
produite à partir des ENRt est comptabilisée dans le poste électricité),
soit une progression de plus de 1 Mtep, à la faveur notamment de la montée
en puissance des biocarburants.
La répartition de la consommation finale entre les différents secteurs
utilisateurs présente pour la première fois après plusieurs années de
relative stabilité une réelle évolution : en effet la part du
résidentiel-tertiaire (75,2 %) perd 4 points et celle de l'industrie (11,8
%) recule d'1 point, au profit des transports (12,6 %) qui devance désormais
le secteur de l'industrie. La part de l'agriculture reste marginale.
résidentiel-tertiaire : légère hausse avec 9,0
Mtep, grâce à la progression des pompes à chaleur et à la quasi stagnation
de la consommation de bois de chauffage (ménages, collectivités et
tertiaire) qui représente encore près de 90 % de la consommation de ce
secteur. La part des pompes à chaleur progresse régulièrement (près de 7
%), celle des déchets urbains renouvelables par l'intermédiaire des
réseaux de chaleur peine à se maintenir (à peine 3 %). Le poids du solaire
thermique et de la géothermie reste marginal.
industrie : très légère progression avec 1,4
Mtep, grâce à la mise en service d'un nombre croissant de chaufferies bois
industrielles (« Programme bois énergie » de l'Ademe).
transports : importance accrue du secteur des
transports avec le doublement de la consommation de biocarburants (1,5
Mtep), induite par les objectifs fixés dans le cadre du plan de
développement des biocarburants.
Sujet majeur au sommet de Copenhague, les énergies
renouvelables semblent au-delà de tout soupçon. Mais avec six milliards
d'aides européennes en jeu,
l'énergie
éolienne attire de plus en plus d'escrocs qui ne déplacent pas que de
l'air.
Les alizés venus du nord qui soufflent sur l'archipel des Canaries font
depuis longtemps le bonheur des véliplanchistes téméraires, mais
aujourd'hui, ces rafales pouvant atteindre 60 km/h attirent aussi
d'immenses éoliennes, aspirant dans leur souffle des millions d'euros.
Dotées de leurs immenses pales tournoyantes, les 55 éoliennes dressées
devant la plage de galets gris de Pozo Izquierdo sont les symboles
austères et immaculés d'un secteur en plein essor et d'une énergie propre
potentiellement abondante – tout comme la corruption. Une tempête a éclaté
cette année sur la petite ville de Santa Lucía de Tirajana. Après un an
d'enquêtes, la Guardia Civil [gendarmerie espagnole] a découvert des
irrégularités dans un projet de nouveau parc éolien. Le maire, cinq
fonctionnaires municipaux et deux promoteurs de l'éolien sont aujourd'hui
inculpés pour divers chefs d'accusation au pénal, dont trafic d'influence,
manquements dans l'exercice d'une fonction publique, détournement foncier
et corruption. Leur mobile ? Jusqu'à 40 millions d'euros de subventions
européennes.
Cette enquête, comme d'autres en Europe, met en lumière les méthodes
parfois hardies à l'œuvre dans
le secteur de l'énergie éolienne, en rapide évolution. Plus de six
milliards d'euros d'aides structurelles et à l'agriculture sont alloués
aux énergies renouvelables sur la période 2000-2013 : une somme tentante
dans un secteur relativement nouveau qui, selon les experts, profite du
bénéfice du doute grâce à une image écolo qui semble au-delà des
controverses politiques. Selon les autorités, il est impossible d'évaluer
l'importance de la fraude aux aides publiques dans le secteur éolien tout
simplement parce que les enquêtes sont menées nationalement et réparties
entre police régionale et services des fraudes. Les sommes en jeu et les
contrôles sporadiques, estiment les détracteurs de ce phénomène, incitent
politiciens et entrepreneurs corrompus et peu scrupuleux à semer le vent
pour récolter... des millions.
L'affaire "Autant en emporte le vent"
Depuis quelques mois, les enquêteurs ne chôment pas. Cette année, cinq
nationalistes corses ont été emprisonnés et condamnés à une amende pour
avoir détourné 1,54 million d'euros de subventions européennes destinées à
des parcs éoliens. En Italie, où trois dossiers sont en cours,
15 personnes ont été arrêtées le mois dernier dans une affaire à laquelle
les autorités ont donné le nom de code de “Autant en emporte le vent” : de
source officielle, il s'agissait d'une escroquerie sophistiquée façon
pyramide de Ponzi qui devait permettre de récolter pas moins de
30 millions d'aides européennes. Le principe est sommaire. La construction
d'une éolienne classique de deux mégawatts coûte environ 2,75 millions
d'euros, pour un bénéfice d'environ 275 000 euros par an via la vente
d'électricité au prix du marché. Mais ces recettes peuvent presque doubler
pour atteindre près de 500 000 euros si des bonus particuliers sont
imposés par l'Etat et payés par les services publics comme prime aux
énergies renouvelables - ou encore en cas de tarifs spéciaux obtenus par
la signature de contrats pour une période de 15 à 25 ans.
Même si les vents sont médiocres, ces tarifs garantissent un certain
niveau de rentrées aux investisseurs, explique Richard Robb, qui investit
dans des éoliennes en France et en Allemagne. Dans ce dernier pays, son
parc éolien peut prétendre à un tarif de rachat d'environ 83,60 euros le
mégawatt/heure tant que le prix du marché est compris entre 30 et 70 €, ce
qui permet une coquette rentabilité de 15 %. Aux Canaries, où il existe
44 parcs, les deux affaires qui ont débouché sur l'arrestation de
fonctionnaires et de promoteurs pour trafic d'influence et corruption ont
été menées à bien grâce à des milliers d'écoutes téléphoniques. Les
enquêteurs de la Guardia Civil ont écouté des conversations entre des
promoteurs de l'éolien à Santa Lucía et des agents municipaux, soupçonnés
de monter un accord secret pour faire passer des terrains privés près de
la plage de Pozo Izquierdo pour des propriétés municipales - parce qu'il y
avait plus de chances d'obtenir des aides pour des parcs éoliens situés
sur des terrains municipaux. En jeu, près de 40 millions d'euros provenant
d'un fonds qui distribue au compte-gouttes les aides européennes aux
territoires espagnols d'outre-mer [l'archipel est considéré par l'Europe
comme une “région ultrapériphérique”].
En Sicile, corruption et commissions occultes
Des enquêtes semblables sont menées en Sicile, le creuset de l'éolien
en Italie. Dans l'opération “Autant en emporte le vent”, les autorités ont
découvert un montage compliqué destiné à récolter les aides de l'UE,
raconte le colonel Mario Imparato, de la Guardia di Finanza. Complice, un
cadre de banque était chargé de vérifier les formulaires de demande de
subvention, précise-t-il. Un réseau complexe de compagnies éoliennes était
également impliqué : l'une devait obtenir des fonds européens, en utiliser
une partie pour la construction d'éoliennes puis envoyer le reste à une
société hors d'Italie, explique le colonel Imparato. La société étrangère
transférait ensuite l'argent à une autre pour l'aider à obtenir des
subventions de l'UE supplémentaires. Dans l'ouest de la Sicile, une
enquête distincte baptisée “Opération Eole” a conduit à l'arrestation
cette année de sept personnes dont le procès doit s'ouvrir en janvier
prochain. Selon la justice, le crime organisé s'est contenté ici d'adapter
de bonnes vieilles techniques du type commissions occultes et corruption
pour tirer profit de cette nouvelle énergie, allant jusqu'à offrir
75 000 € et une Mercedes à un membre du conseil municipal pour qu'il vote
la construction d'un parc éolien. “L'argent est roi, résume
Andrew Campanelli, expert judiciaire chez Deloitte Financial Advisory
Services. Dans une économie en récession, les individus sont parfois
tentés de chercher l'argent plus âprement. Certains voient sans doute les
énergies vertes comme un bon moyen d'utiliser des fonds illégaux.”
12/01/2010 10:57
Treize jours avant la censure de la taxe carbone, le gouvernement a dû
renoncer pour la troisième fois en 9 ans à faire payer les
électriciens thermiques pour leur impact climatique, à partir de 2009.
Le but était d’alimenter la réserve nationale de droits à polluer en
déficit. La crise économique et la Commission européenne sont passées
par là, et le problème reste entier jusqu’en 2013.
En 2009, le secteur de l’électricité thermique a failli acheter 10%
de ses quotas de CO2. Puis 20% en 2010, 35% en 2011 et 60% en 2012!
«Failli» seulement, puisque le dispositif a été annulé par le
gouvernement, 13 jours avant la censure de la taxe carbone par le
Conseil constitutionnel. Dans sa décision, le Conseil regrettait
justement «que [soient] totalement exonérées de contribution carbone
les émissions des centrales thermiques produisant de l'électricité».
Un décret à l’intitulé pour le moins abscons (1), publié au JO le 16
décembre, a annulé in extremis le dispositif, prévu par la loi de
finances rectificative pour 2008 (art. 8)(2). Il s’agissait
d’alimenter la réserve nationale de quotas de CO2 alloués aux
«nouveaux entrants», c’est-à-dire les nouveaux projets industriels
soumis au marché européen du carbone (ETS) désireux de s’implanter en
France.
Cette réserve est en effet insuffisante. Sur les 132 millions de
tonnes de CO2 allouées (3) aux installations soumises à l’ETS par le
deuxième plan national d’allocation des quotas (Pnaq II, 2008-2012),
seules 2,75 millions ont été réservées aux «nouveaux entrants» chaque
année. En 2008, leurs besoins étaient évalués à environ 9 millions de
tonnes de CO2. Pourquoi les nouvelles entreprises soumises à l’ETS
devraient-elles payer leurs quotas de CO2, quand leurs concurrentes
les ont obtenus gratuitement depuis la création du marché européen du
carbone en 2005? Pour dégager des ressources, le gouvernement a donc
décidé de «taxer» le secteur de l’électricité thermique, car non
soumis à concurrence internationale. Il prépare aussi l’achat par ce
secteur de l’intégralité de ses quotas de CO2 en 2013, lorsque l’ETS
passera dans sa troisième phase (2013-2020), au contraire de
l’industrie manufacturière, soumise à concurrence internationale (4).
Deux facteurs ont fait capoter le projet français. C’est d’abord la
Commission européenne, qui a peu apprécié que le Pnaq français soit
retouché. La procédure de validation d’un Pnaq par la Commission est
suffisamment complexe, longue et sujette aux lobbies pour éviter de
rouvrir la boîte de Pandore en cours de route. Plusieurs Etats membres
ont essayé, mais rares ont été les succès.
Deuxième facteur: la crise, qui a considérablement réduit les nouveaux
projets industriels. En 2009, le besoin de taxer l’électricité pour
dégager des quotas gratuits s’est moins fait sentir qu’en 2008, où un
déficit de quotas d’une dizaine de millions de tonnes de CO2 par an
était prévu.
Le secteur de l’électricité thermique est soulagé. D’une part car les
discussions entre le gouvernement français et Bruxelles bloquait
l’allocation au secteur de ses quotas de CO2 pour 2009. Pour débloquer
la situation, le gouvernement a donc dû saborder son projet en
l’annulant par décret.
D’autre part car «nous évaluons le coût de la mesure à 450 millions
d’euros pour la période 2008-2012», explique Soizic Hémion, déléguée
générale adjointe de l’Union française de l’électricité (UFE). En
2009, l’achat par le secteur de 10% de ses quotas aurait coûté 37
millions €. Le dossier est sensible, puisqu’il ravive les tensions
entre électricité thermique et nucléaire, EDF et son parc nucléaire se
trouvant avantagé par son bilan carbone réputé vertueux.
Le gouvernement a décidément bien du mal à mettre en place la
politique énergétique et climatique qu’il souhaite. C’est la troisième
fois en 9 ans qu’il échoue à faire payer ce secteur pour son impact
climatique. En 2000, le Conseil constitutionnel annulait l’extension à
l’électricité de l’assiette de la taxe générale sur les activités
polluantes (TGAP) voulue par le gouvernement Jospin, justement au nom
de l’impact environnemental vertueux du secteur! Un paradoxe, alors
que l’impact des centrales électriques thermiques est dénoncé 9 ans
plus tard pour justifier l’annulation de la taxe carbone.
L’argumentation du Conseil constitutionnel est reprise dans ses grands
traits en mai 2008 par les sénateurs: ils rejettent alors un
amendement proposé par la secrétaire d’Etat à l’environnement Nathalie
Kosciusko-Morizet au détour de l’examen du projet de loi sur la
responsabilité environnementale. Toujours en phase avec leur époque,
les sénateurs prenaient d’ailleurs cette décision quelques mois après
la publication d’un rapport interne de l’Ademe et de RTE mettant en
cause le bilan carbone positif du kWh électrique français… (5) Le
rejet de l’amendement avait d’ailleurs été critiqué jusque dans les
couloirs du ministère de l’environnement (6).
Au final, soulagement pour le secteur de l’électricité thermique,
désaveu pour le gouvernement, mais problème non réglé. Si, comme
l’assurent les prévisionnistes, l’activité repart à la hausse en 2010,
la réserve de quotas sera toujours en déficit. Pour la quatrième fois,
le Meeddm compte bien faire passer les électriciens thermiques à la
caisse en 2010. La question de la validation du projet par la
Commission européenne reste entière. Et cette fois, le Meeddm aura la
contrainte supplémentaire d’un taux modulable de taxe carbone pour les
industriels soumis au marché européen du carbone (ETS)…
(1) Décret n° 2009-1557 du 15 décembre 2009 abrogeant le décret n°
2009-231 du 26 février 2009 pris pour l'application de l'article 8 de
la loi n° 2008-1443 du 30 décembre 2008 de finances rectificative pour
2008
(2) Dans le JDLE «PLFR 2008: une réduction progressive des quotas de
CO2 pour les électriciens»
(3) Dans le JDLE «Pnaq II: les choses sérieuses commencent»
(4) Dans le JDLE «Fuites de carbone: liste définitive des secteurs
industriels exposés»
(5) Dans le JDLE «Le contenu en CO2 du kilowattheure électrique
français en question»
(6) Dans le JDLE «Etat, industriels ou électriciens: pour qui sonne le
quota?»
Nouvel arrêté concerant la revente de l’énergie photovoltaïque
L’énergie photovoltaïque s’avère incontournable pour freiner le
réchauffement climatique. Découvrez les informations relatives aux
nouveaux tarifs d’achats du solaire appliqués jusqu’en 2012.
Les différents tarifs d’achat de l’énergie photovoltaïque
Après plusieurs mois d’attente, le voile est enfin levé sur les
nouveaux tarifs relatifs à l’achat de l’énergie photovoltaïque. Le 12
janvier dernier, le MEEDM ou Ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du
Développement durable et de la Mer a en effet publié un arrêté, destiné à
réguler le prix d’achat de l’électricité produite par les plaques
photovoltaïques. Les tarifs diffèrent, de façon générale, en fonction du
type de bâtiment, et du niveau d’intégration des plaques. Un système qui a
permis d’élaborer une grille tarifaire selon trois catégories : plaques
intégrées au bâti, plaques simplifiées au bâti et plaques situées sur des
centrales solaires au sol.
Le prix d’achat de l’électricité produite par les plaques solaires
s’élève à 58 centimes €/kWh pour les établissements bénéficiant de la
prime d’intégration au bâti. Ce tarif est seulement applicable si les
plaques
photovoltaïques sont placées directement sur des bâtiments destinés à
l’habitation et que leur puissance ne dépasse pas les 3KWc. Pour les
établissements conformes aux critères « simplifiés aux bâti », le prix
d’achat de l’énergie est fixé à 42c€/kWh. Enfin, les bâtiments dotés d’une
centrale solaire au sol bénéficieront d’un prix d’achat de l’énergie fixé
à 40c€/kWh si la puissance de l’installation ne dépasse pas les 250KWc.
Dans le cas contraire, ce prix descendra à seulement 31,4c€/kWh.
Achat de l’énergie photovoltaïque : les installations éligibles
En ce qui concerne l’achat de l’énergie photovoltaïque, la question de
l’éligibilité repose sur la date de la demande complète de raccordement.
Si votre projet n’a pas encore fait l’objet d’une telle démarche avant la
sortie de l’arrêté, vous serez alors soumis à cette nouvelle grille
tarifaire. Dans le cas où votre projet a débuté en 2009, c’est la date de
cette demande complète qui sera prise en compte. Par ailleurs, l’arrêté
stipule également que les personnes ayant déposé leur projet à partir du 1
novembre 2009 et qui n’ont pas encore rempli une demande complète de
raccordement le 11 janvier 2010 seront obligés de refaire leur demande.
Toujours dans cette optique, une installation ne sera pas considérée
comme éligible si elle n’appartient pas à une des trois catégories
évoquées au-dessus. Ainsi pour être éligible, la plaque photovoltaïque du
bâtiment devra remplir quelques conditions. Celles-ci concernent,
l’emplacement de la plaque, sa date d’installation et son rôle dans le
bâtiment. La catégorisation de votre installation variera en fonction de
ces critères. Enfin, un plafonnement de l’énergie achetée est également
prévu dans l’article 4 de l’arrêté.