http://www.effet-de-serre.gouv.fr/fr/emissions/inventaire_national_des_emissions
http://www.eco2initiative.com/bilancarbone.html
http://www.effet-de-serre.gouv.fr/fr/emissions/Bilan_PNLCC_Kyoto_éd2006.xls
http://www.effet-de-serre.gouv.fr/fr/emissions/politiques_nationales
http://www.effet-de-serre.gouv.fr/fr/emissions/inventaire.htm

FUITES
20100308
Carbon Emissions ‘Outsourced’ to Developing Countries
Monday, March 8, 2010
Map showing flow of "outsourced" emissions
A new study by scientists at the Carnegie Institution for Science finds that over a third of carbon dioxide emissions associated with consumption of goods and services in many developed countries are actually emitted outside their borders. Some countries, such as Switzerland, “outsource” over half of their carbon dioxide emissions, primarily to developing countries. The study finds that, per person, about 2.5 tons of carbon dioxide are consumed in the U.S. but produced somewhere else. For Europeans, the figure can exceed four tons per person. Most of these emissions are outsourced to developing countries, especially China.
“Instead of looking at carbon dioxide emissions only in terms of what is released inside our borders, we also looked at the amount of carbon dioxide released during the production of the things that we consume,” says co-author Ken Caldeira, a researcher in the Carnegie Institution’s Department of Global Ecology.
Caldeira and lead author Steven Davis, also at Carnegie, used published trade data from 2004 to create a global model of the flow of products across 57 industry sectors and 113 countries or regions. By allocating carbon emissions to particular products and sources, the researchers were able to calculate the net emissions “imported” or “exported” by specific countries.
“Just like the electricity that you use in your home probably causes CO2 emissions at a coal-burning power plant somewhere else, we found that the products imported by the developed countries of western Europe, Japan, and the United States cause substantial emissions in other countries, especially China,” says Davis. “On the flip side, nearly a quarter of the emissions produced in China are ultimately exported.”
Over a third of the carbon dioxide emissions linked to good and services consumed in many European countries actually occurred elsewhere, the researchers found. In Switzerland and several other small countries, outsourced emissions exceeded the amount of carbon dioxide emitted within national borders.
The United States is both a major importer and a major exporter of emissions embodied in trade. The net result is that the U.S. outsources about 11% of total consumption-based emissions, primarily to the developing world.
The researchers point out that regional climate policy needs to take into account emissions embodied in trade, not just domestic emissions.
“Our analysis of the carbon dioxide emissions associated with consumption in each country just states the facts,” says Caldeira. “This could be taken into consideration when developing emissions targets for these countries, but that’s a decision for policy-makers. One implication of emissions outsourcing is that a lot of the consumer products that we think of as being relatively carbon-free may in fact be associated with significant carbon dioxide emissions.”
“Where CO2 emissions occur doesn’t matter to the climate system,” adds Davis. “Effective policy must have global scope. To the extent that constraints on developing countries’ emissions are the major impediment to effective international climate policy, allocating responsibility for some portion of these emissions to final consumers elsewhere may represent an opportunity for compromise.”
The report is published online in the March 8, 2010 Proceedings of the National Academy of Sciences.
Image caption: China is by far the largest “exporter” of carbon dioxide emissions, as seen in this map of the net flow of emissions embodied in trade among the major exporting and importing countries. Arrows indicate direction and magnitude of flow; numbers are megatons (millions of tons). Credit: Steven Davis/Carnegie Institution for Science.
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|
| |
Tons CO2 |
MWh Energy |
Intensity |
% Fossil |
% Hydro |
% Nuclear |
% Other Renewable |
|
Asia
|
2000:
Present:
Future:
|
1,260,000,000
3,120,000,000
5,000,000,000
|
1,290,000,000
3,260,000,000
6,259,999,744
|
1,958
1,910
1,600
|
79.61
82.51
72.66
|
18.63
14.51
19.25
|
1.23
2.02
6.68
|
0.18
0.12
0.16
|
|
North America
|
2000:
Present:
Future:
|
2,700,000,000
2,820,000,000
3,520,000,000
|
3,860,000,000
4,190,000,128
5,169,999,872
|
1,397
1,345
1,361
|
65.88
68.79
70.51
|
7.34
6.57
5.71
|
20.21
18.4
16.86
|
4.14
4.39
5.08
|
|
Asia
|
2000:
Present:
Future:
|
477,000,000
638,000,000
1,850,000,000
|
522,000,000
719,000,000
2,220,000,000
|
1,828
1,773
1,664
|
78.39
76.3
77.25
|
14.15
16
15.33
|
2.86
2.41
3.04
|
0.79
1.6
0.75
|
|
Asia
|
2000:
Present:
Future:
|
448,000,000
478,000,000
621,000,000
|
823,000,000
896,000,000
1,360,000,000
|
1,089
1,068
912
|
64.15
63.38
55.87
|
19.9
19.66
16.61
|
14.88
15.65
25.93
|
0.44
0.63
0.97
|
|
Europe
|
2000:
Present:
Future:
|
403,000,000
429,000,000
611,000,000
|
577,000,000
636,000,000
862,000,000
|
1,397
1,351
1,418
|
62.95
62.11
68.38
|
3.73
3.05
2.32
|
27.9
24.36
17.96
|
3.15
7.46
8.47
|
|
L’Europe récompense les
mauvais élèves
Emissions de CO2 :
L’Europe récompense les mauvais élèves
Le nouveau paquet « énergie et climat » de la commission européenne a été
largement commenté. Nous avons nous-mêmes regretté que la commission propose
de courir trois lièvres à la fois et ne se concentre pas sur l’objectif
unique de diminution des émissions de Gaz à Effet de Serre. Nous avions
souhaité que la CE fixe à chaque pays un objectif de réduction et le laisse
« se débrouiller » pour l’atteindre (voir notre Communiqué du 27-01-2008) .
Une lecture attentive des textes proposés au vote du Parlement Européen
montre qu'ils enlèvent aux états leur possibilité d’intervention sur la
politique d’émission de Gaz à Effet de serre dans les secteurs les plus
importants : production d’électricité, métallurgie, papier-carton,
l’industrie minérale en attendant la production d’aluminium et la
pétrochimie.
Ces industries sont ou seront soumises au Système Communautaires
d’Echange de Quotas d’Emission de Gaz à Effet de Serre (SCEQE). Jusqu’en
2013 les états établissent des Plans d’Allocation des Quotas échangeables (PNAQ)
qu’ils distribuent gratuitement aux entreprises et installations. Celles-ci
doivent payer des amendes si elles ne respectent pas leurs quotas.
A partir de 2013 les quotas devraient être vendus aux enchères aux
entreprises et installations, le montant total des droits à émettre étant
fixé par la Commission et devant diminuer progressivement de 21% à l’horizon
2020. A ce niveau les états n’interviendront donc plus.
Par contre ils seront chargés de percevoir les revenus de la vente des
quotas. Ils devront utiliser 20% de ces droits pour diverses actions liées
au réchauffement climatique et au développement des énergies renouvelables.
Pour le reste il semble qu’ils soient libres de les utiliser à leur gré tout
en informant la CE de leurs destinations.
Les nouvelles règles de fonctionnement du SCEQE sont un véritable
bouleversement. Si le principe d’une vente aux enchères des permis
d’émission constitue un progrès, sa mise en œuvre comporte un motif
d’indignation et quelques motifs d’inquiétude :
Un motif d’indignation
Les revenus de la vente des quotas d’émission seront considérables. Par
exemple, le secteur électrique allemand émet environ 350 millions de tonnes
de CO2. En admettant un prix modeste de la tonne de CO2 de 10 Euros le
gouvernement allemand bénéficiera d’une rente de 3,5 milliards au frais des
consommateurs d’électricité, soit environ 10% du montant de leur facture,
alors que le gouvernement français devra se contenter de 420 millions pour
des émissions de 42 millions de tonnes. Au fur et à mesure que le montant
des quotas diminuera leur prix augmentera si bien que les revenus de leur
vente croîtront.
Les bonnes performances environnementales du système électrique français
sont le résultat de décisions politiques courageuses face à la propagande
des mouvements antinucléaires. Est-il admissible qu’elles soient ainsi
l’objet d’une sanction financière de fait ?
Le même raisonnement, mutatis mutandis, peut, évidemment, être tenu dans
une comparaison entre le Danemark et la Suède.
Si le principe d’une vente aux enchères des quotas présente de l’intérêt,
les revenus de cette vente devraient revenir à l’union européenne et non aux
états les plus polluants et de toutes façons devraient être entièrement
consacrés au financement de la réduction des émissions de GES.
Des motifs d’inquiétude
La nouvelle réglementation ôtera aux états une de leur dernières
responsabilités concernant le secteur électrique. Certes, les achats de
quotas constitueront un avantage pour les opérateurs d’installations non
émettrices de CO2, comme EDF. Que feront ces opérateurs de leur « rente
nucléaire » ? En feront ils profiter leurs clients, leurs actionnaires ? Se
lanceront-ils dans des opérations de croissance externe ou en
profiteront-ils pour développer leur investissements ?
L’électricité se stockant difficilement (essentiellement indirectement,
grâce aux barrages) il faut assurer sur le long terme l’équilibre entre
consommation et production.
Pour cela, il faut que les moyens de production soient susceptibles de
faire face à la demande maximale envisageable.
L’expérience de la Californie et de l’Italie a montré que les mécanismes
de marché seuls sont incapables d’assurer cette condition.
Compte tenu des délais nécessaires à la construction des gros moyens de
production faiblement émetteurs de CO2 (centrales à flamme équipées de
systèmes de captage-stockage ou centrales nucléaires) une planification à
long terme des investissements est nécessaire.
Elle est encore assurée par l’état français avec la Programmation
Pluriannuelle des Investissements.
Au cas où un insuffisance d’investissements amènerait à une situation de
crise l’état français serait encore considéré comme responsable.
Pour combien de temps ? La tendance est de transférer ces responsabilités
sur la Commission Européenne dans le cadre d’un grand marché de
l’électricité.
L’Europe aura-t-elle la volonté d’en assurer une évolution harmonieuse
sur le long terme ? Et si elle avait cette volonté, aurait elle les moyens
de la mettre en œuvre ? Les états conservent et conserveront sans doute pour
longtemps le contrôle des autorisations de construction des centrales.
Même si les responsables européens ont reconnu la nécessité de recourir
au nucléaire, ils n’ont pas les moyens de l’imposer aux états qui n’en
veulent pas.
On va donc vers une situation où la responsabilité de la politique
énergétique sera ôtée aux états qui garderaient toutefois les moyens de
l’exercer pour être transférée à l’Union Européenne qui, au contraire, ne
disposera pas de l’autorité pour y faire face.
N’y aura-t-il plus de pilote dans l’avion ? Peut-on accepter que ce qui
reste de pilotage soit le monopole d’organismes techniques politiquement
irresponsables comme les commissions de régulation ? En tout cas, il nous
semble que les responsabilités doivent se situer au niveau politique et que
des transferts de souverainetés des états membres vers l’Union Européenne
doivent être accompagnés des moyens de l’exercer.
Le collectif "Sauvons le climat " fondé en mai 2004,
association loi 1901 depuis Décembre 2005, a pour ambition d’informer nos
concitoyens, de manière indépendante de tout groupe de pression ou parti
politique, sur les problèmes relatifs au réchauffement climatique et sur les
solutions proposées pour le ralentir. Il est doté d’un comité scientifique,
présidé par Michel Petit, ancien responsable du groupe français d’experts au
GIEC. Son manifeste a été signé par plusieurs milliers de personnes.
La signature du manifeste et les adhésions sont possibles sur le site "
http://www.sauvonsleclimat.org
".
-- Association Sauvons Le Climat (S L C)
|

ges kyoto
1990 2007 /france secteur

GES FACTEUR 4

|
ges total reparti par gaz
FRANCE 2004
|
|
ges total reparti par origine |
sous secteurs dans l énergie |
| |
|






FRANCE GES 1990 2003
CITEPA CO² FRANCE 2006


RAPPORT CO²
Au sein de l'Union
européenne, on doit souligner la remarquable performance de la France, qui, en
2003, a émis 2,2 fois moins de tonnes de CO2 que l'Allemagne et 1,4
fois moins que le Royaume-Uni. Rapportées au PIB, les émissions de la France
sont moitié plus faibles que celles de l'Allemagne
On peut se demander si
l'application du Protocole de Kyoto à l'intérieur de la « bulle » européenne
tient suffisamment compte de cette disparité. L'objectif de l'Allemagne est en
effet une réduction de ses émissions de gaz à effet de serre de 21% seulement,
par rapport à ses niveaux de 1990. Au terme de cette évolution, les émissions
allemandes resteront très supérieures à celles de la France, même si celle-ci
n'a comme contrainte que de stabiliser ses émissions au niveau de 1990

La
contribution faible de l'éolien au niveau national mais notable au niveau local
Le fonctionnement
des éoliennes est soumis à la météorologie et non pas à la demande
d'électricité. En dessous d'une certaine vitesse de vent, en général 5 m/s, soit
18 km/h, une éolienne, ne pouvant fournir de la puissance, est déconnectée du
réseau et tourne à vide, ou bien, est arrêtée purement et simplement. Par
ailleurs, avec des vents d'une vitesse supérieure à 25 m/s, soit 90 km/h, les
éoliennes doivent être stoppées, faute de pouvoir supporter les efforts
mécaniques correspondants. Autre variable importante conditionnant la production
d'électricité effective d'une éolienne, la vitesse moyenne du vent peut, en
variant d'un facteur 1,7, modifier la quantité d'énergie fournie du simple au
triple, d'où l'intérêt d'implanter ces machines dans des zones aux régimes de
vent régulier et modéré.
En réalité, l'éolien ne
semble pas en mesure d'assurer une part importante de la production
d'électricité nationale. On le voit bien en Allemagne, dont les 16 600 MW de
capacité éolienne installée n'ont fourni que 4% de la production totale
d'électricité. A l'autre extrémité du spectre, se trouve bien le Danemark avec
17,1% de la production nationale d'électricité mais le montant produit ne
dépasse pas 7 TWh. En revanche, l'éolien peut constituer l'un des éléments de
production d'un réseau d'importance locale.
Enfin, l'éolien
offshore ne semble pas représenter un saut qualitatif pour l'éolien. Le coût
de construction de l'éolien offshore est en effet deux fois supérieur à celui
de l'éolien terrestre
Si l'on se
focalise sur l'électricité, le nucléaire a assuré, en 2003, 16% de la
production mondiale, l'hydraulique 16%, le charbon 40%, et le pétrole et le
gaz 26 %.
Les pays qui se
sont dotés d'un parc électronucléaire important sont ceux qui présentent les
meilleures performances en terme de limitation de leurs rejets de gaz à effet
de serre, à niveaux de développement comparables.

TONNES DE CO² PAR HABITANT

On observe des écarts considérables
des émissions entre les différents pays, exprimés en tonnes de CO2
par habitant ou par unité de PIB (Produit Intérieur Brut) : 34 t par habitant
et par an au Luxembourg, 20 t aux USA, 16 t en Australie et au Canada, 13 t en
Allemagne, 10 t aux Pays-Bas en Grande-Bretagne et au Danemark, 7 t en France,
4 t au Portugal et au Mexique et enfin 3 t en Chine (tous ces chiffres
correspondent à l'année de référence, 1990). Ces contrastes s'expliquent par
les niveaux de développement industriel des différents pays mais aussi par les
efforts respectifs d'efficacité énergétique de chacun d'eux : ainsi par unité
de PIB, la France apparaît comme le "meilleur élève
mondial" avec la Suède et la Suisse. Par ailleurs les évolutions
tendancielles présentent également des profils très différents : stabilisation
dans l'Union Européenne ; forte augmentation aux USA, Canada et Japon ;
croissance spectaculaire et ininterrompue des grands pays en voie de
développement.
Les réacteurs
actuellement en fonctionnement sont à 81% des réacteurs à eau légère de 2ème
génération, qui utilisent de l'uranium enrichi. Leur approvisionnement en
combustible ne pose aucune difficulté, de même que celui des réacteurs de
Génération III, comme l'EPR (European Pressurized water Reactor), qui pourraient
les remplacer à partir des années 2020. Les réserves classiques connues
d'uranium représentent en effet 70 années de consommation actuelle et les
réserves probables supplémentaires, 100 années de plus, ce qui permettrait
d'engager la croissance du parc électronucléaire mondial avec le même type de
réacteurs.
La pérennité de
l'approvisionnement en uranium est, en réalité, assurée pour bien plus
longtemps.
00000000000000000000000000000000000000000000000000000
Le niveau des
réserves d'uranium sera en effet porté à plusieurs millénaires avec les
réacteurs de 4ème Génération, appelés à prendre, vers 2040, le relais
des réacteurs à eau légère. Ces réacteurs utiliseront en effet une proportion du
potentiel énergétique de l'uranium beaucoup plus grande que les réacteurs à eau
légère.
Sur le plan des
coûts de production, le nucléaire est plus compétitif que les autres filières,
et ceci dans la durée.
Selon la DGEMP
(Direction générale de l'énergie et des matières premières), par rapport au coût
de 28,4 € du MWh nucléaire, le cycle combiné à gaz est plus cher de 20 % et le
charbon pulvérisé de 23 %.
Par ailleurs, la
hausse du prix de l'uranium n'a qu'un impact très réduit sur le prix du MWh
nucléaire. En effet, le coût de l'uranium ne représente que 5% du coût du MWh.
En conséquence, si
le prix de l'uranium était multiplié par dix, le coût de production de
l'électricité nucléaire n'augmenterait que de 40%. En revanche, si le prix du
gaz était multiplié par dix, le coût du MWh gaz serait multiplié par 6.
Si l'on prend en
compte le coût du CO2 émis, l'avantage du nucléaire est alors encore
plus déterminant.
Comparé aux 28,4 €/MWh
du nucléaire, le MWh gaz ressort en effet à 42,1 € (+48%) et celui du charbon à
48,3 € (+70%).
Enfin, toutes les
charges du nucléaire, actuelles et futures, sont couvertes par le prix de
l'électricité, et tout particulièrement
C'est la production et la
distribution d'électricité qui exigeront les investissements les plus
importants : 60% du total des investissements totaux dans l'énergie. Les
investissements dans le transport et la distribution seront encore plus
importants que dans la production
D'ici 2020 et
au-delà, une priorité doit être accordée à l'efficacité énergétique qui a deux
dimensions : d'une part, la réduction des consommations énergétiques de chacune
des filières, et, d'autre part, la sélection des filières dont le rapport
bénéfice sur coût est le plus avantageux, en termes d'émissions de CO2
et d'investissements, comme de prix de revient.
Compte tenu de
l'ampleur des défis à relever, des priorités sont indispensables. D'ici à 2020,
la R&D doit être spécialement active dans le domaine de l'énergie, afin de
déterminer le plus rapidement possible des priorités claires et d'y allouer
d'importants moyens.
Le rôle important du charbon en Europe
La France n'a plus
de production charbonnière depuis 2004. Mais sa situation n'est en aucun cas
représentative de la situation européenne.
Après la production
record de 59 millions de tonnes de 1959, le pacte charbonnier de 1994 a signé
l'arrêt en 2005 de la production charbonnière en France. De fait, la fermeture
du puits de la Houve en Lorraine, le 23 avril 2004, marque officiellement la fin
de l'exploitation du charbon en France, en raison de coûts d'extraction trop
élevés par rapport à ceux des pays neufs. De toute façon, les réserves
hexagonales en charbon ne dépassent pas 15 millions de tonnes. Pour autant, les
importations de charbon en France, en provenance d'Australie et d'Afrique du
Sud, principalement, se sont élevées à 12 millions de tonnes équivalent pétrole
en 2004. Le charbon continue en effet d'être utilisé principalement pour la
production d'électricité thermique (5,5 millions tep) et dans la sidérurgie,
soit directement soit indirectement pour la fabrication de coke61.
Si elle a fortement
décru depuis les années 1970, la production charbonnière du Royaume Uni atteint
tout de même 15,3 millions tep en 2004, sur la base de réserves de 220 millions
de tonnes. Au reste, la production électrique britannique repose encore à 36 %
sur les centrales thermiques au charbon.
L'Allemagne a tiré
54,7 millions tep de charbon de son sol en 2004. Après la fermeture de plusieurs
mines des Länder de l'Est, le lignite est extrait principalement en Rhénanie et
l'anthracite en Ruhr. Les réserves représentent 183 millions de tonnes
d'anthracite et 6,6 milliards de tonnes de lignite. Fait marquant, 50,6% de la
production d'électricité allemande sont assurés par des centrales thermiques à
lignite et à anthracite62.
Le charbon occupe
toujours une place importante dans les nouveaux pays membres de l'Union
européenne. Le premier pays charbonnier européen est ainsi la Pologne, avec 70
millions de tep de charbon produites en 2004 et des réserves de 14 milliards de
tonnes. La République tchèque a extrait, la même année, 23,5 millions de tonnes,
pour des réserves de 5,5 milliards de tonnes.
Au total, le
charbon représente 16% de la consommation d'énergie primaire de l'Union
européenne à 25, qui ne possède que 3,7% des réserves mondiales de charbon.
Le charbon, clé de l'avenir énergétique
des pays émergents
La Chine est le
premier producteur mondial de charbon avec 990 millions tep en 2004 et dispose
de réserves considérables (114 milliards de tonnes). Le charbon y joue un rôle
essentiel dans la consommation d'énergie primaire, avec 65% du total. En 2003,
la production chinoise d'électricité reposait à 70% sur le charbon.
Devant faire face à
une croissance très forte de la demande d'électricité, la Chine ne peut que
développer l'ensemble des filières - hydroélectrique, gaz naturel et nucléaire
-. La part relative du charbon devrait donc décroître. Mais sa production
devrait continuer à augmenter en valeur absolue, ne serait-ce qu'en raison du
montant très élevé des réserves, soit 12,6% des réserves mondiales de charbon.
La situation de
l'Inde est comparable à celle de la Chine, à ceci près que le niveau de
consommation d'énergie par habitant y est inférieur67.
À cet égard, il faut rappeler que 20% de la population indienne n'a pas accès à
l'électricité.
Le charbon a, en
2003, fourni 52% de la consommation d'énergie primaire de l'Inde. L'Inde est
déjà un grand producteur de charbon, avec 189 Mtep en 2004, sur la base de
réserves de 92 milliards de tonnes soit 10,2% des réserves mondiales. La
production électrique est assurée à plus de 80% par des centrales thermiques au
charbon.
Pas plus qu'en
Chine, la diversification des sources d'énergie en Inde ne devrait signifier un
recul de la production charbonnière en valeur absolue
L'avenir prometteur mais ambivalent du
charbon
164 années de
production : tel est le potentiel des réserves mondiales de charbon au niveau de
production actuel87.
Il s'agit là de réserves prouvées, bien réparties géographiquement, présentes
dans des pays dont les besoins en énergie sont massifs, comme les États-Unis, la
Chine ou l'Inde. La probabilité d'un déclin du charbon est donc très faible88.
Prometteur,
l'avenir du charbon est aussi porteur de menaces pour l'environnement, compte
tenu de l'émission de CO2 pour chacune de ses utilisations.
Dès lors, le
développement de technologies du charbon propre et leur diffusion maximale sur
la planète s'imposent dans le cadre de la lutte contre l'effet de serre.
Bien qu'ils
refusent l'adhésion au Protocole de Kyoto, les États-Unis sont toutefois très
actifs dans la recherche sur le charbon.
Entamé dès 1985
avec le programme sur les technologies du charbon propre qui s'est déroulé
jusqu'en 1993, repris en 2001 avec l'initiative sur la modernisation des
centrales thermiques à charbon, l'effort des États-Unis dans le domaine
charbonnier a reçu une nouvelle impulsion avec l'initiative présidentielle sur
l'énergie du charbon propre « Clean Coal Power Initiative » d'une portée
de 10 ans.
Une disponibilité variable
La disponibilité de
l'énergie éolienne ou de l'hydroélectricité dépend des conditions
météorologiques. Démarrant pour un vent de 3 à 5 m/s (11-18 km/h), les éoliennes
sont stoppées lorsque le vent dépasse 25 m/s (90 km/h). Les vents faibles et les
vents forts les condamnent donc à l'arrêt. Pour autant, leur production dépend
fortement de la vitesse du vent. L'hydraulicité altère fortement la production
hydroélectrique au fil de l'eau, ainsi que la capacité des barrages sur retenue.
Le rendement de la biomasse sur l'année varie en fonction des conditions
météorologiques, de même que la production photovoltaïque dépend de
l'ensoleillement.
Au total les durées
d'utilisation des énergies renouvelables sont inférieures à celles des énergies
fossiles ou nucléaire. Comparées aux 8000 heures d'une centrale nucléaire de
type EPR, la durée d'utilisation moyenne annuelle pour la France dans son
ensemble, est de 2500 heures pour l'éolien, de 2000 heures pour un barrage sur
retenue, de 5000 heures par an pour l'hydroélectricité au fil de l'eau, de 500
heures à 5000 heures par an pour l'hydroélectricité par pompage, de 1000 heures
par an pour le photovoltaïque.
Fonction de la
météorologie, la puissance disponible de l'éolien n'est pas garantie, non plus
que celle du solaire thermique ou photovoltaïque. Seule l'hydroélectricité
possède un potentiel de production prévisible à court terme
Des contraintes surmontables mais
coûteuses
Sur le plan
technique, les contraintes de gestion supplémentaires des énergies renouvelables
ne sont pas insurmontables. Mais elles enchérissent leur utilisation129.
« Sans soutien, les
énergies renouvelables ne sauraient s'imposer face aux autres filières ».
« Toutes les formes d'énergie auraient eu, à leur démarrage, besoin d'aides pour
s'imposer ». « Si les énergies renouvelables ne sont pas encore rentables, la
raison en est que des moyens suffisants n'auraient jamais été alloués à la
recherche et au développement dans ce domaine ». Telles sont des remarques
souvent entendues à propos de la compétitivité des énergies renouvelables.
Le fait est que les
énergies renouvelables sont soutenues dans la totalité des pays où elles
connaissent un essor. Mais plusieurs pays en pointe dans leur développement
manifestent une prudence nouvelle dans leur politique d'aides publiques.
Malgré les dépenses publiques consenties,
l'investissement allemand dans l'éolien ne semble pas avoir eu l'efficacité
escomptée. En 2002, les 12 000 MW installés fournissaient 3% de la production
électrique du pays. En 2004, les 16 628 MW installés ont assuré un peu plus de
4% de la production totale.
La faiblesse de la production provient
essentiellement d'un régime de vents peu favorable146.
À titre de comparaison, le ratio production/puissance installée pour 2005 est de
2,1 pour le Danemark contre 1,4 en Allemagne, ce qui veut dire que les éoliennes
danoises sont 1,6 fois plus productives que les machines allemandes, non pas en
raison des techniques plus efficaces mais en raison seulement d'un régime de
vents plus favorable.
Le mécanisme de
base pour soutenir le développement des énergies renouvelables devient
l'obligation d'achat147.
EDF et les distributeurs non nationalisés sont tenus d'acheter l'électricité
produite sur le territoire national par les installations qui valorisent les
déchets ménagers, qui alimentent un réseau de chaleur (cogénération) ou qui
utilisent des énergies renouvelables148.
Après l'adoption de la loi de 2000 sur la modernisation et le développement du
service public de l'électricité, les tarifs d'achat font l'objet d'arrêtés,
publiés avant la fin juin 2002.
En 2004, EDF a
acheté, au titre de l'obligation d'achat, 24,2 TWh d'électricité, produite à
hauteur de 71% à partir de la cogénération, de 15% par l'hydraulique et de 9%
par des usines d'incinération d'ordures ménagères (UIOM). L'éolien compte pour
2% du total des achats d'électricité149.
Tableau 1 : Tarifs
d'achat et coût de production des énergies renouvelables pour la production
d'électricité
(source : DGEMP et
EDF)
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€/MWh |
Tarif de
l'obligation d'achat - France
(date de
l'arrêté) |
Coûts de
production 2005 |
Diminution
des coûts de production probable sur 10 ans |
|
Base |
Modulation |
|
Éolien terrestre |
83,8 pendant
5 ans
(8/6/2001) |
30,5-83,8
pendant les 10 années suivantes suivant le site |
55-75 |
- 20% |
|
Éolien offshore |
Appel d'offre |
- |
100-120 |
-30% |
|
Hydraulique |
54,9-61
(25/6/2001) |
Prime :
0-15,2 en hiver selon régularité de la production |
50-80 |
Stable |
|
Photovoltaïque |
152,5
(hexagone)
305 (Corse,
DOM-TOM)
(13/6/2002) |
Décision
nov.05 :
+50%
particuliers
x2 grandes
installations |
350-550 |
-50% |
|
Géothermie |
76,2
(13/3/2002) |
Prime
efficacité énergétique : 0-3 |
|
|
|
Cogénération |
61-91,5
(31/7/2001) |
|
|
|
|
Biomasse
(combustion matières végétales) |
49
(16/6/2002) |
Prime
efficacité énergétique : 0-12 |
60-110 |
-10% |
|
Méthanisation (déchets agricoles ou
industriels) |
46
(16/4/2002) |
Prime
efficacité énergétique : 0-12 |
60-150 |
-10% |
|
Biogaz de décharge |
45-57,2
(3/10/2001) |
Prime
efficacité énergétique : 0-3 |
60-150 |
-10% |
|
Déchets ménagers (sauf biogaz) |
45-50
(2/10/2001) |
Prime
efficacité énergétique : 0-3 |
|
|
|
Déchets animaux bruts ou transformés (farines
animales) |
45-50
(13/4/2002) |
Prime
efficacité énergétique : 0-3 |
|
|
|
Petites installations (< 36 kVA) |
78,7-96,0
(13/3/2002) |
|
|
|
Deuxième étape en
2005, le soutien aux énergies renouvelables thermiques est considéré comme une
priorité essentielle dans le cadre de la diversification du bouquet énergétique150.
La loi de programme de 2005 fixant les orientations de la politique énergétique
vise une augmentation de 50% à l'horizon 2010 de la production de chaleur
d'origine renouvelable.
Au final, comme
dans tous les pays, le soutien aux énergies renouvelables repose sur les
consommateurs. Les organismes de distribution d'électricité ajoutent en effet à
la facture d'électricité, un surcoût, dont le produit est reversé aux
producteurs à proportion des charges qu'ils subissent du fait de l'obligation
d'achat. En 2004, les surcoûts de l'obligation d'achat ont représenté environ
1,1 milliard €, soit environ 3 €/MWh ou 0,3 €/kWh. Il est à noter que la
cogénération, au demeurant favorable en termes d'efficacité énergétique
puisqu'elle permet la valorisation de la chaleur produite en même temps que
l'électricité, représente la majeure partie des charges liées à l'obligation
d'achat.
Pour le
consommateur individuel, la charge du soutien aux énergies renouvelables et au
développement de la cogénération, représente environ 3,5% de la facture
d'électricité, et près de 7% pour un consommateur industriel151.
Un développement ambitieux des énergies
renouvelables ne doit pas pour autant trop peser sur la facture d'électricité.
C'est pourquoi un plafond de 7% du tarif de vente du kWh a été fixé en 2003 pour
les surcoûts correspondant à l'ensemble des charges de service public152.
Si le développement des énergies renouvelables
s'accélérait encore dans le cadre actuel, le plafond fixé en 2003 pourrait être
rapidement atteint, ce qui obligerait à remettre à plat le mécanisme de
financement des charges de service public, et, en particulier, le soutien au
développement de ces nouvelles filières. Plusieurs pays en pointe dans ce
domaine ont déjà opéré, comme on l'a vu, une révision de leurs politiques de
soutien aux énergies renouvelables. La France pourrait y être conduite à son
tour plus rapidement que prévu.
Mais peu à peu,
apparaissent aussi l'impossibilité du tout éolien et les inconvénients du trop
d'éolien.
Des nuisances principalement visuelles
Le bruit produit
par une éolienne a longtemps été considéré comme une nuisance empêchant leur
implantation. Les bruits mécaniques des engrenages sont désormais quasiment
inexistants. Avec les éoliennes modernes de puissance, dont les pales tournent à
faible vitesse, le bruit de souffle des rotors n'est que de 100 décibels en pied
de mât et inaudible à 200 mètres.
Les limites intrinsèques de l'énergie
éolienne
Le fonctionnement
des éoliennes est soumis à la météorologie et non pas à la demande
d'électricité.
En dessous d'une
certaine vitesse de vent, en général 5 m/s, soit 18 km/h, une éolienne, ne
pouvant fournir de la puissance, est déconnectée du réseau et tourne à vide ou
bien est arrêtée purement et simplement. Dans le cas d'éoliennes proches les
unes des autres, les phénomènes d'abri ou de turbulence peuvent entraîner
l'arrêt de certaines alors que d'autres tournent normalement.
Par ailleurs, avec
des vents d'une vitesse supérieure à 25 m/s, soit 90 km/h, les éoliennes doivent
être stoppées, faute de pouvoir supporter les efforts mécaniques correspondants.
Autre variable
importante conditionnant la production d'électricité effective d'une éolienne,
la vitesse moyenne du vent peut, en variant d'un facteur 1,7 faire varier la
quantité d'énergie fournie du simple au triple, d'où l'intérêt d'implanter ces
machines dans des zones aux régimes de vent régulier et modéré.
En France, malgré
les régimes de vent favorables des bords de mer, et la compensation
météorologique possible entre l'Atlantique et la Méditerranée, la durée moyenne
de fonctionnement des éoliennes à leur puissance nominale ne dépasse pas 2 000
heures par an. On doit par ailleurs noter que pendant les périodes de froid ou
de canicule, où la demande d'électricité est la plus forte, les éoliennes sont à
l'arrêt faute de vent.
En conséquence,
l'alimentation en électricité d'utilisateurs, particuliers ou industriels, ne
peut en aucun cas reposer exclusivement sur des éoliennes. Des moyens de
production complémentaires doivent nécessairement leur être associés.
S'il est doté d'une
éolienne de moyenne puissance, un réseau de faible dimension comme celui d'une
petite île non raccordée au réseau doit comprendre des panneaux solaires
complémentaires, des batteries de stockage de l'électricité et un groupe
électrogène.
Sur un réseau de
forte puissance, l'installation d'éoliennes doit être complétée par celle des
turbines à gaz ou à fioul susceptibles de les relayer lorsque les conditions
météorologiques interdisent leur fonctionnement. Les calculs économiques
relatifs à l'éolien doivent donc nécessairement intégrer le coût des centrales
électriques additionnelles à leur adjoindre pour que les utilisateurs ne
souffrent pas de l'irrégularité de cette production d'électricité.
Enfin, comparée à
celles des centrales thermiques, la puissance spécifique des éoliennes est
faible - 5 MW au maximum en 2005 -, ce qui, ajouté au caractère aléatoire de
leur production, les rend inaptes à l'alimentation en propre de sites
industriels.
Un essor dépendant des aides publiques
L'essor de l'éolien
dépend encore étroitement des aides publiques.
Si l'Espagne
représente actuellement le leader mondial de l'accroissement de capacité, c'est
parce que les pouvoirs publics accordent aux investisseurs, depuis 2004, une
rétribution garantie sur la durée de vie complète des parcs éoliens.
De même, le Royaume
Uni, pour enfin faire décoller l'éolien offshore dont il attend une contribution
significative à son approvisionnement énergétique, multiplie les systèmes
d'aide, avec des certificats verts, une garantie du capital investi dans
l'offshore, une exemption de la taxe sur l'énergie et enfin des réductions
d'impôts.
A contrario, toute
révision des aides accordées à l'éolien se traduit immédiatement par un
ralentissement des investissements.
Ainsi, aux
États-Unis, il a suffi que la reconduction de l'aide fiscale à la production PTC
(Production Tax Credit) prenne du retard en 2004 pour que l'augmentation
annuelle de la puissance installée passe de 1707 MW en 2003 à 448 MW en 2004.
De même, le marché
allemand a fléchi de 30% entre 2003 et 2004, en raison de la baisse de 4% en
moyenne du prix d'achat de l'électricité éolienne et de sa dégressivité de 2%
par an à partir de 2005.
L'expansion de l'éolien hors d'Europe
En 2004, l'Europe
constituait toujours, le premier marché pour les ventes annuelles des
constructeurs, l'augmentation du parc européen ayant atteint 5 856 MW. Mais
l'énergie éolienne semble se développer sur d'autres continents qu'en Europe.
Ainsi, l'Asie est
devenue le second marché mondial, avec une augmentation de la puissance
installée de 918 MW en 2004. En un an, la Chine a augmenté son parc de 24% et
l'Inde de 32%. On peut donc dire que l'éolien fait partie des filières
énergétiques testées par ces puissances émergentes pour faire face à la
gigantesque augmentation de leur demande en énergie.
Un essor dépendant des aides publiques
L'essor de l'éolien
dépend encore étroitement des aides publiques.
Si l'Espagne
représente actuellement le leader mondial de l'accroissement de capacité, c'est
parce que les pouvoirs publics accordent aux investisseurs, depuis 2004, une
rétribution garantie sur la durée de vie complète des parcs éoliens.
De même, le Royaume
Uni, pour enfin faire décoller l'éolien offshore dont il attend une contribution
significative à son approvisionnement énergétique, multiplie les systèmes
d'aide, avec des certificats verts, une garantie du capital investi dans
l'offshore, une exemption de la taxe sur l'énergie et enfin des réductions
d'impôts.
A contrario, toute
révision des aides accordées à l'éolien se traduit immédiatement par un
ralentissement des investissements.
Ainsi, aux
États-Unis, il a suffi que la reconduction de l'aide fiscale à la production PTC
(Production Tax Credit) prenne du retard en 2004 pour que l'augmentation
annuelle de la puissance installée passe de 1707 MW en 2003 à 448 MW en 2004.
De même, le marché
allemand a fléchi de 30% entre 2003 et 2004, en raison de la baisse de 4% en
moyenne du prix d'achat de l'électricité éolienne et de sa dégressivité de 2%
par an à partir de 2005.
Une contribution faible à la production
électrique
Compte tenu de
l'importance de son parc éolien et de la variété des caractéristiques
géographiques des États membres, l'Union européenne représente un laboratoire
des avantages et des inconvénients de cette forme d'énergie.
Grâce à la
publication par EurObserv'ER des statistiques annuelles des puissances
installées et de la production électrique éolienne de chacun des pays160,
on peut reconstituer le nombre d'heures de fonctionnement à pleine puissance des
éoliennes d'un pays considéré et donc le facteur de charge.
Deux groupes de
grands pays éoliens161
se distinguent en termes d'efficacité de l'investissement éolien, recouvrant
logiquement le régime des vents dont chaque pays bénéficie. Rappelons qu'une
année comprend 8 760 heures.
Parmi les pays dont
le nombre d'heures de fonctionnement à pleine puissance a été supérieur à 2000
heures par an en 2004, figurent la Grèce (2619 heures), les Pays-Bas (2506
heures), le Royaume Uni (2218 heures) et le Danemark (2108 heures).
L'Espagne bénéficie
d'une efficacité voisine avec 1936 heures. Pour les autres grands pays,
l'efficacité de l'investissement éolien chute rapidement, en particulier pour la
Suède (1836 heures), la France (1798 heures), l'Italie (1694 heures).
L'une des
efficiences les plus faibles est celle du parc éolien allemand, dont la durée de
fonctionnement à pleine puissance n'a pas dépassé 1451 heures en 2004, soit un
facteur de charge de 16,5%. L'installation d'éoliennes sur les côtes allemandes
de la mer du Nord ayant été sévèrement limitée pour protéger l'environnement,
les éoliennes ont été disséminées sur tout le territoire, y compris des zones
peu ou mal ventées.
En conséquence,
l'Allemagne, avec ses 16 629 MW de puissance éolienne installée fin 2004, n'a
produit que 22,6 TWh, soit 3% de sa production électrique de l'année.
Plusieurs
conclusions s'imposent de l'analyse des résultats effectifs de l'exploitation
éolienne, qui confirment des intuitions de bon sens.
L'investissement
éolien n'a qu'une efficacité très limitée dans les pays dont le régime de vents
n'est pas favorable. Des sites bien ventés peuvent bien entendu exister et
justifier un tel investissement mais une approche au cas par cas est sans aucun
doute meilleure qu'une politique systématique. Ceci renvoie au fait que l'éolien
est un moyen de production décentralisée de l'électricité et non pas une filière
d'application générale pouvant s'imposer dans un pays au détriment des autres
filières.
Par ailleurs, la
production éolienne, y compris dans les pays dont le régime de vents est le plus
favorable, plafonne statistiquement à 2500, voire 3000 heures par an au maximum.
Or le coût d'investissement dans l'éolien est de l'ordre de 922 €/kW, contre 559
€/kW pour un cycle combiné à gaz. Le retour sur investissement est donc très
long, comparativement à celui d'installations comme un cycle combiné à gaz qui
peut fonctionner près de 7000 heures par an. On comprend donc que
l'investissement éolien doive être fortement subventionné.
En parallèle à
l'installation d'éoliennes sur son territoire, l'Allemagne a su développer une
industrie solide, avec trois entreprises dans les dix premières mondiales du
secteur en 2004, Enercon troisième mondial, Repower septième mondial et Nordex
huitième mondial. Le chiffre d'affaires des constructeurs allemands s'est élevé
à 4,7 milliards €, dont 38% à l'export, tandis que le nombre d'emplois générés
est décrit comme « important » par le ministère de l'environnement.
Dans ces
conditions, le soutien à l'éolien possède plusieurs dimensions, dont une
dimension industrielle et sociale primordiale, qui n'a pas grand-chose à voir
avec l'efficacité énergétique.
Le niveau satisfaisant des tarifs de
rachat de l'électricité éolienne
La rentabilité de
l'investissement éolien est actuellement suffisante pour assurer son
développement en France. Le tarif de rachat de l'électricité éolienne est en
effet largement supérieur à son prix de revient.
D'un montant, fixé
en 2001, de 83,8 €/MWh pour les cinq premières années et de 30,5 à 83,8 €/MWh
pour les dix années suivantes163,
le tarif de rachat est en moyenne actuellement de 80 €/MWh, pour un prix de
revient compris entre 55 et 75 €/MWh, sur la base d'un facteur de charge moyen
en France de 25%164.
De fait, la
puissance moyenne des éoliennes installées s'élève régulièrement, ce qui devrait
permettre de baisser les coûts de production165.
D'après EDF, ce
tarif garantit une rentabilité de 11 à 12 % par an, un niveau supérieur à la
rentabilité de 8% demandée par les investisseurs. L'expérience semble montrer
que cet écart est justifié par le risque pris par l'investisseur. La production
d'une éolienne est en effet difficile à prévoir du fait des aléas
météorologiques et de la connaissance préalable souvent insuffisante de
l'exposition du site choisi.
La procédure de
l'appel d'offres paraît adaptée, par ailleurs, à la spécificité des
investissements offshore, dont les coûts peuvent varier sensiblement selon les
sites.
Les nouvelles zones de développement
éolien
La loi du 10
février 2000 avait limité aux installations éoliennes de 12 MW au plus, le
soutien par le tarif de rachat.
Tout en conservant
cette disposition pour les deux ans suivant son adoption, la loi de programme du
13 juillet 2005 fixant les orientations de la politique énergétique, a
subordonné l'octroi de ce soutien aux installations construites dans des zones
de développement éolien.
L'objectif est en
effet d'ordonner l'essor de l'éolien en France, tout en le favorisant. Les zones
de développement de l'éolien, proposées par les communes intéressées, sont
définies par le préfet du département correspondant, en fonction de leur
potentiel éolien et de leurs caractéristiques géographiques166.
Cette nouvelle
approche permettra d'améliorer la répartition des implantations par rapport aux
paysages et au réseau électrique et de bénéficier ainsi d'économies d'échelle.
Des contraintes de gestion croissantes à
anticiper
L'intermittence est
une caractéristique intrinsèque de l'énergie éolienne, qui induit des
contraintes de gestion non négligeables. Dans un pays comme la France, dotée de
régimes de vents qui peuvent éventuellement se compenser, la puissance garantie
est comprise entre 10 et 20% de la puissance installée.
La prévision à 24h
des conditions de vent est relativement fiable. Mais les prévisions de l'heure
de déclenchement et d'arrêt du vent sont très déficientes, ainsi que celle de
son intensité réelle.
En tout état de
cause, la production éolienne peut, en France, se substituer, lorsqu'elle est
effective, à des échanges extérieurs et à la production des centrales thermiques
mais nécessiter, lorsqu'elle est déficiente, l'entrée en service d'autres moyens
de production.
D'où la nécessité
d'une gestion fine du réseau, qui oblige à prévoir des moyens de production de
substitution ou de stockage de l'électricité produite, par exemple le pompage.
En termes de lutte
contre l'effet de serre, l'impact de l'éolien peut être inférieur aux attentes,
si des moyens de production de substitution doivent être installés167.
Le développement de
l'éolien entraîne, par ailleurs, des coûts de gestion de réseau. Le coût de
l'intermittence est évalué à 2-4 €/MWh par EDF168,
à rajouter au prix de revient réel de l'éolien.
Si la puissance
éolienne installée devait atteindre 7 000 kW en France, il faudrait alors
renforcer le réseau de transport de l'électricité. Non seulement le surcoût
d'environ les deux tiers du MWh éolien par rapport au MWh nucléaire est supporté
par le consommateur, mais celui-ci devra aussi prendre en charge les coûts
correspondants.
Insuffisantes
aujourd'hui, la vérité et la transparence des coûts de l'éolien devront
progresser dans les années à venir, afin de permettre des choix rationnels de
politique énergétique.
Le gaz naturel et la production
électrique en France
La mise en service
commercial en 2002 du réacteur nucléaire N4 le plus récent d'EDF (Civaux 2)216,
a couronné une période de plus de vingt ans de montée en puissance du parc
électronucléaire français.
S'appuyant sur la
capacité du pays à exporter de l'électricité, une thèse a longtemps fait florès
en France, à savoir l'existence inutile d'une surcapacité de production.
De fait, les
exportations d'électricité ont atteint 15,1% de la production en 2002, le climat
exceptionnellement doux de cette année ayant diminué la demande intérieure.
Cette situation a présenté au moins deux avantages. D'abord, correspondant à
près de 6 millions de tep, les exportations d'électricité ont généré des
recettes de l'ordre de 3 milliards €. Ensuite, le réseau français étant
interconnecté, les exportations ont compensé des importations indispensables
dans certaines situations de consommation de pointe217.
Mais le solde
exportateur a ensuite diminué depuis lors, ne représentant plus que 12,5% en
2004 et continuera à le faire.
Pour répondre à la
croissance de la consommation de l'électricité, des investissements seront en
réalité rapidement nécessaires.
Les prévisions
effectuées par RTE (Réseau de transport de l'électricité) ne laissent aucun
doute à cet égard218.
Sur la base de l'hypothèse d'une croissance moyenne de 1,5% par an de la
consommation d'électricité sur la période 2002-2010, une capacité de production
de 1,2 GW supplémentaire apparaît nécessaire dès l'été 2009. Pour la période
2010-2020, avec l'hypothèse d'une croissance de 1,1% par an, ce sont au moins 7
GW qui s'avèrent indispensables.
Ces besoins
concernant la production de pointe ou de semi-base, les énergies renouvelables
ne peuvent apporter à elles seules la réponse au problème posé, compte tenu des
aléas de leur contribution. La production en base est aussi probablement
concernée, ce qui justifie la construction de la tête de série EPR à
Flamanville, le nucléaire étant largement plus compétitif que le gaz naturel
[voir rubrique nucléaire].
L'installation, en
France, de cycles combinés à gaz apparaît probable. Fonctionnant au gaz de haut
fourneau et au gaz naturel, une première installation de 800 MW est construite à
Dunkerque par Gaz de France, qui prévoit par ailleurs deux centrales
supplémentaires à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) et à Montoir-de-Bretagne
(Loire-Atlantique). Une annonce est faite par le courtier en énergie Poweo pour
Pont-sur-Sambre (Nord), de grands opérateurs comme Suez ou SNET fourbissant
leurs propres projets.
En tout état de
cause, un cycle combiné au gaz naturel émettant des quantités importantes de CO2219
par rapport à un réacteur nucléaire, l'entrée en service de ces nouveaux moyens
de production devra être compensée par des réductions des émissions des autres
secteurs, pour que la France respecte ses engagements liés au Protocole de
Kyoto.
Compte tenu des
conditions à remplir, l'entrée en vigueur du Protocole a dès lors dépendu de sa
ratification par la Russie, intervenue en novembre 2004274.
Alors que de
nombreux pays, dont principalement l'Union européenne, avaient déjà mis en
pratique ses objectifs, le Protocole de Kyoto est formellement entré en vigueur
le 16 février 2005. À cette date, 141 pays l'avaient ratifié, dont 34 pays
industriels.
Fin novembre 2005,
157 Etats et organisations régionales, représentant 62% des émissions des pays
de l'Annexe I étaient parties prenantes du Protocole de Kyoto
Les réductions nationales des émissions
de gaz à effet de serre
Le Protocole de
Kyoto n'établit pas une liste exclusive des mesures utilisables par les parties
prenantes pour réduire en interne leurs émissions de gaz à effet de serre. Il en
propose toutefois un certain nombre à titre d'exemples.
Le premier axe cité
est l'accroissement de l'efficacité énergétique. Les deux suivants concernent
les puits et les réservoirs de gaz à effet de serre, ainsi que l'agriculture
durable. Le quatrième axe correspond au développement des énergies
renouvelables, des technologies de piégeage du CO2 et des
« technologies écologiquement rationnelles et innovantes ». Le cinquième axe
correspond à la réduction progressive des imperfections du marché, des
dispositions fiscales et des subventions qui vont à l'encontre du Protocole.
On remarquera que
le nucléaire n'est pas explicitement cité comme filière de production électrique
ne s'accompagnant pas d'émissions de gaz à effet de serre, ce qui ne peut se
justifier pour des raisons techniques
La filière la plus compétitive pour
l'avenir
S'il s'agit de
répondre à la question : « quelle filière choisir pour un investissement dans
la production d'électricité ? », les études sont nombreuses et fréquentes.
Depuis l'année
2000, des résultats intéressants ont été publiés par l'université finlandaise de
Lappeenranta (2000), le MIT aux États-Unis (2003), la DGEMP en France (2003),
l'université de Chicago pour le Département de l'énergie (2004), la Royal
Academy of Engineering du Royaume Uni (2004).
Les estimations de
prix de revient provenant de ces différentes études sont convergentes : les
réacteurs nucléaires de nouvelle génération, mis en service à la fin de la
décennie 2010, devraient produire l'électricité à un coût d'environ 30 €/MWh, la
fourchette des évaluations étant de 26-38 €/MWh316.
Comparée à d'autres
filières de production de l'électricité, l'énergie nucléaire est la plus
compétitive, selon des estimations réalisées indépendamment les unes des autres.
En Finlande, il a été calculé317
en 2000 que le prix de revient de l'électricité produite avec une centrale
thermique au charbon serait supérieur de 11% à celui d'une centrale nucléaire,
avec un cycle combiné à gaz supérieur de 21% et avec une centrale thermique à la
tourbe supérieur de 42 %, cette comparaison étant faite sans prendre en compte
le coût du CO2. Une actualisation de cette étude, deux ans plus tard,
a donné un avantage similaire au nucléaire, l'éolien ajouté aux comparaisons
apparaissant, pour sa part, deux fois plus coûteux que le nucléaire.
Une autre étude
comparative importante est celle réalisée à intervalles réguliers par la DGEMP
(Direction générale de l'énergie et des matières premières) du ministère de
l'industrie, dont la dernière livraison est intervenue fin 2003318.
Par rapport au coût de 28,4 € du MWh nucléaire, le cycle combiné à gaz est plus
cher de 19 % et le charbon pulvérisé de 23 %319.
S'amplifiant avec
la hausse du prix du gaz et du charbon, l'avantage comparatif du nucléaire se
renforce encore dès lors que l'on prend en compte les coûts externes de la
production d'électricité, liés à l'impact de la centrale électrique considérée
sur la santé et l'environnement320.
Ces coûts, liés aux dommages créés par les émissions atmosphériques et les
rejets liquides, ont été estimés pour chacune des filières par la Commission
européenne avec l'aide d'universitaires des Etats membres, dans le cadre de
l'étude ExternE.
Selon ExternE, les
coûts externes hors émissions de dioxyde de carbone CO2 du nucléaire
sont de l'ordre de 1 €/MWh. Les coûts externes du charbon sont 12 fois
supérieurs, ceux du fioul 8 fois, ceux du gaz 1,7 fois et ceux de la biomasse
2,3 fois, l'éolien étant le plus neutre (-50%). ExternE a résolu de nombreux
problèmes méthodologiques complexes et ses résultats confirment des intuitions
de bon sens. La diffusion de ses résultats sur le volet « non CO2 » a
toutefois été insuffisante.
La méthode
introduite par ExternE pour prendre en compte les émissions respectives de CO2
des différentes filières, a fait école. Les calculs correspondants s'appuient
sur deux données incontestables : d'une part les volumes d'émissions de CO2
par MWh produit par la centrale considérée qui dépendent du combustible utilisé,
et, d'autre part, le prix de la tonne de CO2, tel que les marchés
d'échanges de quotas d'émissions peuvent le coter. Pour comparer les filières,
on ajoute alors au coût du MWh le coût du CO2 correspondant, le
nucléaire n'étant pas concerné puisqu'une centrale nucléaire n'émet pas de CO2.
Avec la prise en
compte du CO2, l'avantage du nucléaire est alors encore plus déterminant.
Comparé au 28,4 €/MWh du nucléaire, le MWh gaz ressort en effet à 42,1 € (+48%)
et celui du charbon à 48,3 € (+70%)321.
La préparation indispensable du
renouvellement du parc électronucléaire d'EDF

CITEPA LES GES PAR SECTEUR 2004


CO2 VALEUR FEVRIER 2007

POWERNEXT CO² 2006-207



BATAILLE CLIMATIQUE

AIE CO² 2030
EN
2007 LA FRANCE EST RESPONSABLE DE 1.6 % DU CO² MONDIAL (368 MILLIONS
DE TONNES SUR 23 MILLIARDS)

CO² 1990 2004 BAISSE FRANCE

GES MONDE 94% PUIS 6%


Tableau 1
EUROPE CO2/HABITANT 2001
ADEME
|
-Pays
|
Tonnes de
CO2
par habitant (tCO2/h)
du secteur de la production d’électricité |
Tonnes de CO 2
par habitant (tCO2/h)
du secteur de l’industrie
|
|
France |
0,44 |
1,20 |
| Allemagne
|
3,67 |
1,73 |
|
Royaume-Uni |
2,79 |
1,50 |
| Italie
|
2,28 |
1,45 |
|
Etats-Unis(pour
information)
|
7,94 |
|
|
sources : Observatoire de l’Energie, d’après AIE/OCDE (2001) ; ADEME |
PART EOLIEN DANS
PRODUCTION ELECTRIQUE EUROPE

MIES GES
2100



LE MONDE | 15.10.07 | 14h40 • Mis à jour le 15.10.07 | 14h59
LE HAVRE (Seine-Maritime) ENVOYÉ SPÉCIAL
|
|
 abillés
et masqués de noir, ils étaient une quinzaine, lundi 8 octobre, à
l'entrée de la réunion préparatoire au Grenelle de l'environnement,
organisée au Havre, devant une grande banderole : "Non aux deux
grandes centrales à charbon". Leur argument : pourquoi de
nouvelles centrales alors qu'il faut réduire les émissions de gaz à
effet de serre ?
A quelques kilomètres de là sont en effet projetées, dans
l'immense zone industrielle qui longe la Seine, deux usines
électriques alimentées avec le combustible le plus émetteur de gaz
carbonique (environ 780 g de CO2 par kilowattheure
produit). Des herbes folles et des arbustes occupent le grand
terrain où pourraient être construites les deux installations de 800
mégawatts (MW) chacune, par les compagnies Endesa et Poweo.
Juste à côté, un quai où est débarqué le charbon alimentant les
centrales existantes d'EDF. "Augmenter les importations de
charbon intéresse le Port autonome qui soutient ces projets,
indique Annie Leroy, de l'association Ecologie pour Le Havre.
Mais l'intérêt économique à court terme s'oppose à l'intérêt
planétaire à long terme lié au changement climatique."
Les deux centrales projetées au Havre ne constituent pas un cas
isolé : une déferlante de centrales thermiques au charbon, au fioul
et au gaz est planifiée dans le pays. Si tout est réalisé, cela
représentera près de 13 000 MW. Ces installations remplaceraient des
centrales à charbon pour partie, ce qui laisserait environ 9 000 MW
de capacité nouvelle, soit autant que sept réacteurs nucléaires. Le
surcroît d'émissions de CO2 est certain, même si aucun
calcul officiel n'a encore été produit. Pour l'heure, ces projets ne
sont pas prévus pour capter à la source le gaz carbonique, afin de
le stocker ensuite dans le sous-sol.
Ils sont lancés par les compagnies qui entendent prendre place
sur le marché de l'électricité, suite à la libéralisation imposée
par les directives européennes : Gaz de France, Endesa, Poweo, Suez,
Atel, Iberdrola, d'autres encore, et aussi EDF qui, à elle seule,
devrait mettre en service entre 2005 et 2010 plus de 4 000 MW en
combustibles fossiles. "Pour faire face aux pics de consommation,
nous avons besoin de ces centrales thermiques", expliquait en
début d'année Pierre Gadonneix, le patron d'EDF.
MARCHÉ DÉBRIDÉ
Ce programme se traduira aussi par une forte augmentation des
importations de gaz, dont témoignent les projets de ports méthaniers
à Fos, Dunkerque, Verdon (où l'impact paysager serait très
important). A Antifer, non loin du Havre, existe déjà un port
pétrolier. Tous les jours, on peut y voir des tankers décharger
leurs 400 000 tonnes de brut importées du Moyen-Orient. Le
consortium Gaz de Normandie veut compléter les installations par un
terminal méthanier. Mais ce projet est contesté par plusieurs
associations et élus locaux, qui critiquent son impact paysager et
industriel, mais aussi sa logique même : "La France s'est engagée
à diviser par quatre, en 2050, les émissions de gaz à effet
de serre, dit Guy Le Mignot, de l'association Saint Jouin
Bruneval pour un développement durable. Mais si on additionne les
projets de ports méthaniers, on aboutit à une multiplication par
trois des quantités de gaz importés : il y a une contradiction !"
Les industriels se réfugient derrière le jeu du marché et la
sécurité énergétique. "La France ne peut dépendre seulement pour
son gaz de la Russie de M. Poutine, dit Luc Poyer, de Poweo.
Et une compagnie comme la nôtre, qui est un nouvel entrant, doit
pouvoir prendre sa place sur le marché, d'où nos projets de
centrales au gaz et au charbon."
A l'anarchie créée par un marché débridé s'ajoute l'idée que la
demande électrique ne peut que croître : selon RTE (Réseau de
transport d'électricité), la consommation d'électricité devrait
augmenter de 1,3 % par an d'ici à 2010, puis de 1 % par an d'ici à
2020. C'est contradictoire avec la décision des chefs d'Etat
européens, en mars, qui ont fixé l'objectif de réduire de 20 % la
consommation énergétique de l'Europe en 2020.
Quant au groupe énergie du Grenelle de l'environnement, son
rapport de synthèse établit que "la priorité est de parvenir à
une réduction importante de la consommation d'énergie dans tous les
domaines". Christian Garnier, de France Nature Environnement, en
déduit que "la diminution de la consommation d'énergie implique
une baisse des capacités de production". "Si nous, Européens,
on ne montre pas l'exemple, observe M. Le Mignot, on ne voit
pas comment on va convaincre les autres pays de réduire leurs
émissions de gaz à effet de serre."
Article paru dans l'édition du 16.10.07.
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BUSH CLIMAT LM071015


AIE CUMUL MONDE CO²

GES PAYS DEVELOPPES
-2.8%

CO2 RAPPORTE AU PNB 2005

co² par pays par habitant

AIE C02/Kwh monde

% ENERGIES FOSSILES DANS PRODUCTION ELECTRICITE UNION EUROPEENNE
2004

gesfrance2006moins2.5%
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La France a diminué ses émissions de gaz à effet de serre en 2006
23/01/2008 09:00
Gouverner
Lors de la présentation de ses vœux à la presse, le ministre chargé
de l’environnement Jean-Louis Borloo s’est félicité des progrès de la
France en matière de lutte contre les changements climatiques. Il a
annoncé une baisse de 2,5% de ses émissions de gaz à effet de serre
entre 2005 et 2006, citant les chiffres du Centre interprofessionnel
technique d’études sur la pollution atmosphérique (Citepa). Cela porte
à 3,9% la baisse totale des émissions de la France depuis 1990, date
de référence du protocole de Kyoto. Lors de la signature du texte
international, en 1997, le gouvernement avait négocié une
stabilisation des émissions entre 1990 et 2012.
Selon Marie Jaudet, de la Mission interministérielle sur l’effet de
serre (Mies), ces résultats positifs s’expliquent par trois facteurs:
«Il y a un effet conjoncturel lié au prix de l’énergie et un aspect
météorologique; l’année 2006 a été assez chaude, la production de
chauffage a donc diminué. Le résultat s’explique aussi en partie par
les politiques mises en œuvre.» D’un point de vue sectoriel, 30% de la
baisse provient du secteur tertiaire et résidentiel, 27% de la
production d’énergie, 25% de l’industrie, et 11% de l’agriculture. Les
émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports ont
également diminué, mais seulement très légèrement.
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CO2JAPONLM080130

C02
MORALISER
LES
COMPENSATIONS

CO2
STOCKAGE
CANADA


CO²
CHAUFFAGE
ELECTRIQUE


CO²
MARINE

CO2
OU
CIMENT

PROBLEMES
INDUSTRIELS
POUR
REALISER
PAQUET
CLIMAT
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Avec la publication récente de son projet de paquet Energieclimat, laCommission entend donner UN cadre permettant à l’UE de réduire de 20% son impact climatique d’ici 2020. Si l’objectif n’est plus guère combattu, les moyens proposés par Bruxelles ne sont pas encore consensuels.
Analyser
De nombreuses voix (gouvernements français et belge, représentants du patronat, etc.) se sont élevées contre le projet de directive sur les énergies renouvelables (ENR). Toutefois, le plus gros écueil n’est peut-être pas à chercher dans les contestations, mais dans les usines. Devant aujourd’hui convertir les objectifs nationaux de réduction d’émissions en investissements sonnants et trébuchants, les énergéticiens se font des cheveux blancs. «En Europe, les constructeurs ne peuvent plus livrer une centrale électrique faiblement émettrice de CO2 avant 2015», s’inquiétait, jeudi 14 février, François Giger, chef de la mission Stratégie et valorisation d’EDF.
Dans l’éolien, la situation ne semble pas meilleure. Alors que l’administration Brown estime qu’il faudra ériger 12.000 turbines (dont 7.000 en mer) en 12 ans, personne ne sait où trouver une telle forêt d’éoliennes. Sollicité par les énergéticiens britanniques, Siemens avoue ne pas pouvoir satisfaire de nouvelles demandes avant... 2012. «Il y a une liste d’attente», reconnaît-on chez NPower. Pris de court par la marche forcée européenne, les industriels du vieux monde n’ont pas anticipé la forte hausse de la demande. Pour tenter de faire sauter le goulot d’étranglement, la British Wind Energy Association (BWEA) préconise que le gouvernement britannique incite les constructeurs d’aérogénérateurs allemands, espagnols, danois ou suédois à installer des usines directement au Royaume-Uni. Ce qui ne sera pas simple, tant ces industriels sont obnubilés par les perspectives offertes par les marchés américain et chinois.
De plus, l’accroissement de la capacité de production d’éoliennes ne suffira pas. La Grande-Bretagne, rappelait The Guardian le 15 février, ne dispose pas de suffisamment de grands ports pour servir de base à l’éolien offshore. D’autre part, la flotte britannique de navires spécialisés ne compte, pour le moment, que deux navires. Or, il faut bien trois ans pour construire un bateau d’une telle complexité.
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CO2
des
autos:
la
France
et
l'Allemagne
proches
d'un
accord
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CO2 des autos: la France et l'Allemagne proches d'un accord
04/03/2008 12:07
Après un Conseil Environnement où tout les a opposées, l'Allemagne et la France ont annoncé un accord sur la question des réductions des émissions de CO2 des voitures au sein de l'UE par la voix de leurs dirigeants Angela Merkel et Nicolas Sarkozy. Le président français a parlé d'une «position commune de la France et de l'Allemagne dans les jours qui viennent.»
Gouverner
Les Etats membres liés aux groupes automobiles spécialisés dans les voitures de petite et moyenne gammes se sont opposés, lors du Conseil Environnement du lundi 3 mars, aux pays proches des gros constructeurs. En jeu: les modalités proposées par la Commission pour parvenir à une moyenne de 120 grammes de CO2 par kilomètre pour les voitures mises sur le marché dès 2012, et l'effort que devra fournir chaque constructeur automobile. Ainsi, la France (Renault, PSA), l'Italie (Fiat) et la Roumanie (Dacia-Renault) jugent que la proposition de la Commission pénaliserait par trop les constructeurs de modèles plus petits et donc moins polluants, selon l'AFP. Ils sont soutenus par les Pays-Bas. Pour des raisons opposées, la Suède (Saab), l'Allemagne (BMW, Mercedes, Volkswagen, Porsche), appuyée par les pays qui montent les automobiles de ses constructeurs, comme l'Autriche, la République tchèque (Skoda), la Hongrie et la Slovaquie, ont également rejeté la proposition de la Commission.
«Il faut éviter de pénaliser certains constructeurs de manière disproportionnée», a estimé lors du débat le ministre allemand chargé de l'environnement, Matthias Machnig. De son côté, Jean-Louis Borloo, le ministre français chargé de l'environnement a souligné qu'«il [était] difficile d'accepter que des voitures plus lourdes, donc plus puissantes, aient un droit à émettre plus que les autres.
La moyenne la plus récente disponible pour les émissions du parc automobile en circulation en Europe, qui remonte à 2004, se situe à 163 grammes par kilomètre parcouru. Des amendes de plus en plus élevées au fil du temps frapperont les constructeurs dont la flotte dépassera en moyenne un seuil d'émission de 120 grammes de CO2. Ces amendes commenceront ainsi à 20 euros par gramme par kilomètre excédentaire en 2012 pour monter à 30 euros en 2013, 60 euros en 2014 et jusqu'à 95 euros à partir de 2015, un chiffre jugé inacceptable par les constructeurs automobiles.
La mise en place d'alliances entre constructeurs sous forme de 'pools', qui pourraient associer un fabricant de modèles peu polluants à un constructeur de voitures plus puissantes, afin d'atteindre la moyenne à eux deux sur le principe du rachat des permis de polluer, fait également l'objet d'une contestation. Enfin, certains pays veulent reporter à 2015 l'entrée en vigueur de la nouvelle norme tandis que de nombreux États membres veulent que l'on fixe déjà un objectif pour 2020 pour que les constructeurs puissent programmer leurs investissements. Les Pays-Bas ont ainsi suggéré que l'Union européenne se fixe un objectif de 80 grammes par kilomètre en 2020.
Le Royaume-Uni, lui, a une priorité: exempter de ces règles les constructeurs qui fabriquent moins de 10.000 voitures par an pour «sauver» les Bentley et autres Rolls Royce.
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croissance
économique
et
environnement
ocde
080305
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«Pour l'OCDE, croissance économique et environnement peuvent aller ensemble»
05/03/2008 10:59
A l’occasion de la publication du rapport «Perspectives de l’environnement de l’OCDE à l’horizon 2030», Tom Jones, chef de la division des politiques nationales à la direction de l’environnement de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), évoque les progrès à faire au niveau mondial. Il revient également sur certains dispositifs économiques promus par l’OCDE pour réduire les impacts néfastes des activités humaines sur l’environnement.
Evaluer
Une nouvelle édition des «Perspectives de l'environnement de l'OCDE à l'horizon 2030» a été rendue publique le 5 mars à Oslo, 7 ans après la précédente. Pour la première fois, l’étude s’intéresse aussi bien aux pays membres de l’OCDE qu’aux grand pays émergents. Elle dresse un bilan exhaustif des progrès et lacunes relatifs à différents sujets environnementaux (changement climatique, biodiversité, eau, problèmes sanitaires...), et propose des solutions pour faire face à ces défis. L’OCDE estime que les coûts, qui sont abordables, «augmenteront considérablement si des actions ne sont pas engagées dès à présent.»
Entre les dernières perspectives qui datent de 2001 et celles qui viennent de sortir, quelles conclusions tirez-vous?
Certains progrès ont été faits, mais pas de révolution… Des lacunes demeurent dans les domaines du climat, de la biodiversité et de l’eau. En ce qui concerne la santé liée à l’environnement, il y a des améliorations au sein des pays de l’OCDE, mais pour les pays non membres, les coûts de l’inaction sont importants.
C’est l’OCDE qui a introduit le principe pollueur-payeur (PPP) sur la scène internationale. Quand s’est-il mis en place?
L’idée remonte à 1972 (1). Au départ, il s’agissait de s’assurer que les pollueurs paient pour la mise en œuvre des recommandations environnementales décidées par les gouvernements. Le principe a ensuite été étendu pour inclure les coûts liés à l’administration de la réglementation en 1975, et les pollutions accidentelles en 1989. Ce n’est qu’en 1992 que les pays membres de l’OCDE ont formellement accepté l’idée que la prévention, le contrôle et les coûts liés aux dommages environnementaux devaient être pris en charge par le pollueur. Le PPP a donc été engendré par l’OCDE, mais il a maintenant commencé sa vie comme principe économique, et il se transforme peu à peu en principe légal.
L’OCDE est favorable à un accord global sur les échanges de quotas d’émission de gaz à effet de serre. Pourquoi?
Les permis négociables sont un des outils mis en avant, car ils donnent plus de flexibilité aux industriels pour répondre aux problèmes environnementaux, tout en permettant une efficacité économique et environnementale. Le rapport qui vient d’être publié montre que si un accord global sur la réduction des GES était possible, les coûts de diminution des émissions de GES seraient énormément réduits par le système des permis. Toutefois, on ne peut pas imaginer un système n’incluant pas les pays qui ne font pas partie de l’OCDE.
Ce dispositif peut-il et doit-il être appliqué à d’autres thèmes environnementaux, comme l’eau et la biodiversité?
Les permis négociables figurent dans la palette d’outils dont disposent les Etats membres de l’OCDE depuis les années 1970. Il est plutôt utilisé dans le domaine des émissions atmosphériques, comme aux Etats-Unis, où celles de dioxyde de soufre (SO2) sont contrôlées de cette façon depuis plusieurs années. Certains pays ont aussi envisagé la possibilité d’étendre ce système à d’autres problèmes environnementaux. Il est ainsi utilisé pour contrôler la pollution de l’eau, mais à petite échelle, notamment aux Etats-Unis. Mais pour la biodiversité, comment mettre en œuvre un système efficace sur un sujet aussi vaste?. Avec les GES, on peut quantifier le but environnemental, qui est de réduire les émissions d’une certaine valeur. Mais avec la biodiversité, ce n’est pas évident: mesure-t-on une réduction du nombre d’extinctions? autre chose?
De manière générale, l’OCDE n’oppose pas croissance économique et environnement. Pourtant, une politique environnementale peut avoir des impacts sur les entreprises.
De notre point de vue, croissance économique et environnement peuvent aller ensemble. Par exemple, les normes environnementales sont sévères dans les pays les plus riches et donc, plus les habitants ont des revenus élevés, plus ils peuvent protéger leur environnement. Par ailleurs, de nombreuses industries ne polluent pas directement, mais par l’intermédiaire du transport, et nous sommes assez optimistes à l’OCDE; à terme, les technologies vont, trouver des solutions.
Mais certaines entreprises ne délocalisent-elles pas leur production vers des pays plus pauvres pour éviter les normes environnementales?
Il n’y a pas de gros problèmes de délocalisation pour ces raisons, car les coûts liés à l’environnement ne sont pas déterminants dans le total des coûts d’une entreprise. La délocalisation à cause de contraintes environnementales est plus une crainte qu’une réalité. Bien sûr, dans certains secteurs, les coûts environnementaux sont importants, c’est pourquoi il faut les inclure dans un accord international où tout le monde est soumis aux mêmes règles.
L’idée de créer une Organisation des Nations unies pour l’environnement (Onue) a été évoquée par certains Etats membres, dont la France. Qu’en pensez-vous?
Même si je peux comprendre ce souhait, je suis réticent à l’idée d’instaurer une nouvelle institution, car existe déjà le Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue). Le vrai problème n’est pas l’institution elle-même, c’est l’absence d’accords véritablement contraignants à l’échelle globale en environnement, contrairement à d’autres domaines comme celui du commerce.
(1) «Recommendation by the OECD Council on Guiding Principles concerning International Economic Aspects of Environmental Policies», 1972
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Freiner
la
croissance
mondiale
de
0,1%
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Freiner la croissance mondiale de 0,1% par an pour stabiliser les émissions de GES
05/03/2008 11:09
Evaluer
Le changement climatique est le seul domaine à propos duquel l’OCDE n’exprime pas d’avis positif pour les 22 années à venir, dans ses «Perspectives de l’environnement à l’horizon 2030». Elle reconnaît que l’efficacité énergétique s’améliore globalement, mais lance un signal d’alarme quant aux émissions de gaz à effet de serre (GES) mondiales et aux preuves flagrantes du changement climatique en cours.
Suivant les recommandations du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), qui préconise de stabiliser la concentration d’équivalent CO2 à 450 parties par million dans l’atmosphère pour ne connaître qu’une hausse de température moyenne de 2°C d’ici 2100, l’OCDE estime que «tous les pays devront (…) réduire de 39% leurs émissions de GES par rapport aux niveaux de 2000».
Cette réduction correspond, selon l’organisation, à «une perte de PIB de 0,5% en 2030 et 2,5% par rapport aux estimations du scénario de référence». Soit un «ralentissement de la croissance mondiale de 0,1%». Le «scénario de référence» du Giec prévoit que si rien ne change, 70 gigatonnes d’équivalent CO2 (Gt éq.CO2) seront émis en 2050 contre 50 en 2010.
Les pays émergents ayant une croissance plus forte entre 2005 et 2030 que les pays industrialisés, ils devront donc faire plus d’efforts pour limiter leurs émissions de GES, prévoit l’OCDE. Par exemple, la consommation d’énergie primaire combinée des «BRIC» (Brésil, Russie, Inde et Chine) devrait augmenter de 72% entre 2005 et 2030, contre 29% pour celle des 30 pays membres de l’OCDE. «Les émissions de GES de ces 4 pays progresseront de 46% d’ici 2030, dépassant les émissions combinées des membres de l’OCDE.» L’organisation internationale prévoit que les émissions de CO2 liées à l’énergie devraient augmenter de moitié d’ici 2030.
Enfin, le rapport de l’OCDE préconise l’instauration d’une taxe carbone de 25 dollars la tonne de CO2. Mise en place en 2008 par les seuls membres de l’OCDE, «elle aboutirait en 2030 à une réduction de 43% des émissions de GES dans ces pays». En espérant que les BRIC se mettent à la taxe carbone en 2020, dans les mêmes proportions que les membres de l’OCDE, et le «reste du monde» en 2030, le niveau global des émissions de GES pourrait être ramené aux niveaux de 2000 en 2050.
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19/03/2008 10:30
Evaluer
Les émissions de gaz à effet de serre (GES) seraient 12% supérieures aux chiffres officiels, selon une enquête de l’Office national d’audit (NAO), organe parlementaire indépendant. A l’origine de cette «erreur», l’utilisation par le gouvernement britannique de deux méthodes différentes de calcul des émissions.
Le premier système de mesure, dont les résultats sont présentés au grand public et à l’ONU, arrive au chiffre de 656 millions de tonnes de CO2 (MtCO2) émises en 2005. Quant au second système, dont les résultats sont destinés à l’Office national des statistiques, il estime le montant des émissions à 733 MtCO2 pour cette même année, et il y inclut les émissions de l’aviation et du transport maritime.
La publication de ces chiffres a entraîné un petit scandale, et remet en question la politique environnementale du gouvernement. Car avec la première méthode, «les émissions britanniques ont diminué de 16,4% par rapport à 1990», selon le ministre chargé de l’environnement. Mais stagnent avec la seconde…
La nouvelle tombe en pleine polémique sur l’extension de l’aéroport de Stansted, occupé plusieurs fois par des militants écologistes, qui accusent le gouvernement de tromper l’opinion publique pour pouvoir agrandir l’aéroport.
Le rapport du NAO estime que l’empilement de plusieurs objectifs de réduction d’émissions de GES rend peu lisible l’action du gouvernement en la matière: - 12,5% d’ici 2012 dans le cadre du protocole de Kyoto; - 20 à - 30% d’ici 2020 avec l’UE; 3 projets domestiques de réductions comprises entre 20 et 60%, ainsi qu’un projet de taxe carbone.
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07/04/2008 10:27
Evaluer
Les émissions de CO2 des industries européennes soumises au marché européen du carbone ont augmenté de 1,1% en 2007, selon les analyses de la Commission européenne publiées mercredi 2 avril.
Bruxelles s’attendait initialement à une baisse de ces émissions, en raison d’un ralentissement économique pendant le 4e trimestre, et d’un hiver doux. Pour d’autres analystes, cette hausse n’est pas une surprise, à cause de la sur-allocation de quotas de CO2 pendant la première période du marché du carbone (2005-2007).
Les émissions ont donc atteint 2.160 millions de tonnes de CO2 et devraient atteindre, ralentissement économique inclus, 2.244 millions de tonnes en 2008, à cause de l’inclusion de nouvelles installations au marché du carbone. L’Allemagne a vu une hausse de ses émissions de 2%, et le Royaume-Uni a excédé de 85 millions de tonnes de CO2 son plafond de quotas.
Lors de l’annonce des émissions 2007, le cours de la tonne de CO2 a augmenté de 1%, à 23,7 euros. Elle devrait atteindre entre 25 et 35 euros en 2008, prévoient les analystes.
Cette hausse inattendue jette un doute sur la capacité de l’Union à respecter son objectif de 20% de réduction des émissions de GES en 2020. Mais la deuxième phase (2008-2012) ayant été moins généreuse quant aux allocations de quotas, les analystes prévoient une baisse des émissions dès 2008.
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BlueNext
Spécification des produits |
BLUENEXT, La bourse de l’environnement à ambition mondiale. BLUENEXT SPOT est un marché organisé en continu (de 9h à 17h, heure de Paris) facilitant l'échange au comptant de quotas et de crédits de CO2 et la gestion du risque de non-conformité. BLUENEXT offre la possibilité de traiter le contrat BLUENEXT SPOT EUA 05-08, correspondant à la première phase européenne d’échanges de quotas (2005-2008), négociables jusqu’au 25 avril 2008.
BLUENEXT SPOT EUA 08-12 quotas correspond à la première phase Kyoto négociables (2008-2012). Le lancement de BLUENEXT SPOT CER interviendra peu après la connexion de l’ITL au CITL et aux registres européens afin d’avérer la stabilité des infrastructures techniques et la disponibilité des crédits dans les registres nationaux.
BLUENEXT, La bourse de l’environnement à ambition mondiale. BLUENEXT est née le 21 décembre 2007 de la volonté de NYSE Euronext et de la Caisse des Dépôts d’unir leurs talents pour créer la plus grande bourse internationale de produits environnementaux. Alors que les enjeux liés au climat sont aujourd’hui ancrés dans toutes les consciences, que les marchés du carbone se financiarisent et se mondialisent, BLUENEXT se veut être un acteur de premier plan dans la valorisation des réductions d’émissions de GES par l’utilisation des mécanismes de marchés.
La stratégie de BLUENEXT repose sur trois piliers :
- développer une large gamme de produits environnementaux (EUA, CER, Weather …)
- élargir le marché de BLUENEXT à l’Asie et l’Amérique du Nord.
- fusionner les intérêts de la communauté énergétiques à la communauté financière sur le marché de l’environnement.
BLUENEXT est détenue majoritairement par NYSE Euronext (60%), la Caisse des dépôts y disposant d’une minorité de blocage (40%). NYSE Euronext contribue en apportant notamment l’activité Powernext Carbon reprise à Powernext. La Caisse des dépôts, quant à elle, apporte ses activités de règlement livraison. BLUENEXT pourrait recevoir prochainement de nouveaux actionnaires qui apporteraient leur expertise et leur soutien au développement des marchés environnementaux.
BLUENEXT SPOT est un marché :
- des quotas (EUA) et crédits (CER) d’émissions de gaz à effet de serre
- dirigé par les ordres, anonyme, en continu, de 9h à 17h (CET), du lundi au vendredi
- utilisant une plateforme accessible via Internet, Global Vision, connue et hautement appréciée par les acteurs du marché de l’énergie
- bénéficiant d’un dispositif de règlement livraison sécurisé.

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Tous droits
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CAPTURE
GAZ
CARBONIQUE
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18/04/2008 14:38
Réunis à Paris jusqu’au vendredi 18 avril, les 16 pays émettant 80% des émissions de gaz à effet de serre ont discuté accords sectoriels. Ceux-ci visent à limiter les émissions par secteur industriel (ciment, acier) au niveau mondial, en plus des objectifs nationaux de réduction. Mais les pays émergents réclament certaines conditions.
Gouverner
A quoi sert un MEM?
Lancées par les Etats-Unis, les Major economies meetings visent à torpiller les conférences climatiques réunies dans le cadre de l’ONU et à privilégier des engagements volontaires et nationaux de réduction des émissions des GES. Ces MEM réunissent 16 pays qui émettent 80% des GES mondiaux: ceux du G8, les 5 grands émergents (Brésil, Inde, Chine, Afrique du Sud, Mexique), l’Australie, la Corée du Sud, l’Indonésie et l’Union européenne. Mais les pays signataires du protocole de Kyoto perçoivent ces MEM comme des réunions intermédiaires visant à faire avancer les pays sur certains points, comme à Paris, sur les accords sectoriels. C’est la raison pour laquelle la réunion n’est pas boycottée par les officiels français, comme le réclamait Greenpeace.
Les deux premiers MEM ont eu lieu à Washington en septembre 2007 et à Hawaii en janvier 2008.
Les accords sectoriels feront-ils avancer le schmilblick climatique? Les 16 pays les plus émetteurs de la planète, plus l’Union européenne, qui sont réunis depuis le jeudi 17, et jusqu’au vendredi 18 avril à l’occasion du troisième Major economies meeting (MEM), veulent le croire. Si cette option fait partie du prochain accord climatique qui devrait être conclu à Copenhague en décembre 2009, la France aura de quoi s’en réjouir. «Le travail sur les accords sectoriels est l’œuvre d’un think tank français: l’Institut de développement durable et des relations internationales (Iddri)», se réjouit Brice Lalonde, ambassadeur climat pour la France.
Tenter de limiter au niveau mondial les émissions d’un secteur industriel a deux avantages. D’un côté, cela permet de concilier, pour les pays émergents, lutte contre le changement climatique et développement économique en fixant un cadre reconnu internationalement; de l’autre, cela rassure les pays industrialisés, qui ne souhaitent pas voir leurs industries subissant une forte concurrence internationale filer à l’étranger à cause du «dumping environnemental» de pays moins vertueux.
Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d’Etat chargé des affaires européennes, l’a assuré jeudi 17 au soir: «Chacun reconnait l’utilité de cette approche sectorielle, mais avec quelles modalités? Cet outil ne doit pas permettre de se substituer aux objectifs nationaux de réduction des émissions des pays les plus développés; pour être efficace, cette approche suppose un transfert de technologies entre pays développés et ceux en voie de développement; cela ne doit pas être une mesure visant à être une nouvelle barrière commerciale ou industrielle.»
L’annonce de George W. Bush, mercredi 16 avril au soir, a eu son petit effet en venant contredire les espoirs des pays émergents. Le président américain avait annoncé un simple plafonnement de ses émissions de GES en 2025 (1). «En ne se fixant pas d’objectifs de réduction des émissions à moyen terme, comme l’a fait l’Union européenne, les Etats-Unis se mettent dans le même sac que les pays en voie de développement», explique-t-on du côté de l’équipe de négociation climatique française. Le plafonnement des émissions en 2025, pour les pays émergents et en voie de développement, est en effet l’option privilégiée pour l’accord climatique qui devrait être adopté en 2009 à Copenhague.
(1) Voir l’article du JDLE: «Etats-Unis: Bush veut stabiliser les émissions de CO2 d’ici 2025»
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18/04/2008 10:02
Maîtriser
e Japon compte faire marcher à fond la «planche aux quotas de carbone» pour rester dans les clous de la première phase du protocole de Kyoto (2008-2012). Le pays est censé parvenir à une réduction de 6% de ses émissions de CO2 d’ici 2012, par rapport au niveau de 1990. En 2005, elles avaient augmenté de 6%. L’archipel va donc devenir l’un des principaux acheteurs de quotas d’émission de CO2. Il en a déjà acheté 23 millions ces deux dernières années et compte en acheter 77 millions supplémentaires d’ici 2012. Ces quotas seront fournis soit via des mécanismes de développement propre (MDP), soit par l’achat de quotas d’émission russes. Ce pays, qui a un objectif de 0% de hausse de ses émissions, a enregistré une baisse de 28,7% depuis 1990.
Les producteurs d’électricité japonais devront aussi acheter des «valeurs carbone», car les 120 millions de quotas qu’ils avaient mis de côté ne suffiront pas à compenser la hausse prévue des émissions de leur secteur d’activité. Ainsi, la Tokyo electric power company (Tepco) devra recourir à des centrales thermiques. La faute à la fermeture de la centrale de Kashiwazaki-Kariwa, la plus grosse centrale nucléaire du monde, suite à un tremblement de terre en juillet dernier. Les producteurs d’électricité devront donc acheter 36 millions d’unités de réduction des émissions (URE) en finançant des mécanismes de développement propre.
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IMPORTANCE
DES
PAYS
EMERGENTS
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24/04/2008 09:53
Maîtriser
Entre 1990 et 2005, les émissions de gaz à effet de serre (GES) du Canada ont augmenté de 25%, selon des statistiques publiées mardi par le gouvernement. En ratifiant le protocole de Kyoto, le Canada s’est engagé à réduire ses émissions de 5% par rapport à 1990. Un engagement qui sera «impossible à tenir», selon le gouvernement.
D’autres pays –Autriche, Espagne, Grèce, Irlande, Portugal– ont vu leurs émissions augmenter de manière importante. Mais la progression du Canada est sans équivalent parmi les pays membres du G8. Par comparaison, les émissions des Etats-Unis n’ont crû «que» de 16,3%.
Le Canada doit principalement cette hausse aux transports, à la consommation en énergie des industries des secteurs pétroliers et gaziers, à une hausse de 30% du PIB et de 16% de la population sur cette période.
Comme le Japon (1), le Canada propose de réduire de 20% les émissions de GES en 2020… par rapport aux niveaux de 2006.
(1) Voir l’article du JDLE: «Après-Kyoto: le Japon veut des objectifs plus faciles à atteindre»
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La
Russie
ne
compte
pas
limiter
ses
émissions
080430
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30/04/2008 10:40
Gouverner
L’après-Kyoto s’annonce de moins en moins ambitieux. Après le Japon, les pays émergents, les Etats-Unis, qui réclament chacun un accord international peu contraignant, la Russie a déclaré lundi 28 avril qu’elle n’acceptera pas la limitation de ses émissions dans le cadre d’un nouvel accord climatique.
«L’énergie ne doit pas être une barrière à notre confort. Notre classe moyenne émergente réclame beaucoup d’énergie et c’est notre travail d’assurer une offre confortable», selon l’officiel russe en charge des obligations liées au protocole, Vsevolod Gavrilov. Pas question donc de limiter les émissions russes de gaz à effet de serre, a-t-il ajouté.
La plupart des anciens pays soviétiques sont dans les clous du protocole de Kyoto grâce à l’effondrement de leur économie lors du passage au capitalisme en 1990. La Russie a «réussi» à réduire ses émissions de 29% en 2005 par rapport aux niveaux de 1990. Son objectif pour 2012 était la stagnation de ses émissions. Une tendance dont s’est accommodé le pays, qui réclame les mêmes objectifs pour le prochain accord climatique international.
L’officiel russe a pointé du doigt le refus américain de limiter ses émissions de CO2 dans un futur proche. Il a aussi indiqué que les investissements étrangers dans le cadre de la mise en œuvre conjointe (MOC,
F2 JOINT IMPLEMENTATION ) qui permet à des pays «justes» en quotas de carbone d’aider au développement plus sobre des industries d’un autre pays, avaient permis d’éviter l’émission de 3 milliards de tonnes de CO2.
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PLUS
DE
1000
MDP
080415
CO2
SLEIPNER

AIE
CO2
MONDE
2005
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CO2: hausse des rejets américains 21/05/2008 10:58
Victor Roux-Goeken
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Les émissions de CO2 américaines provenant de sources énergétiques ont augmenté de 1,6% en 2007 par rapport à l’année précédente, passant de 5,888 à 5,984 milliards de tonnes, selon l’administration américaine de l’information sur l’énergie (EIA). Pourtant, l’intensité énergétique et l’intensité de CO2 (1) ont toutes deux diminué de 0,5%.
Plusieurs éléments sont à l’origine de cette hausse. Les conditions météorologiques tout d’abord, qui ont accru la demande, et un plus grand recours au charbon pour produire l’électricité… Depuis 1990, les seules émissions de CO2 liées à la production d’énergie ont augmenté de 19,4%, et comptent pour 80% des émissions de gaz à effet de serre des Etats-Unis.
Les émissions du logement et du secteur tertiaire ont respectivement augmenté de 4,4 et 4,3% en 2007, alors que celles de l’industrie et du transport ont baissé, pour chacun de ces secteurs, de 0,1%.
(1) Voir l’article du JDLE «Energie: mieux utilisée, elle n’en pollue pas moins
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PIEGES
A
CO2

POLLUTION
PAR
CHAUFFAGE
NLOBS080522

quotas
co²
pnaqII
2008-2012
| |
03/06/2008 12:15
La France a besoin de 9 millions de quotas de CO2 pour permettre à des industriels de s’installer ou s’agrandir sur le territoire national, mais n'en dispose que de 2,75 millions en réserve. Le gouvernement a proposé aux électriciens d’acheter, pour 150 millions d’euros annuels, une partie de leurs quotas, afin de pouvoir en donner gratuitement aux nouveaux entrants. Une proposition rejetée par le Sénat.
Gouverner
Au détour de l’examen par le Sénat du projet de loi sur la responsabilité environnementale, mercredi 28 mai, la secrétaire d’Etat à l’écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a mis sur la table un épineux dossier: la mise aux enchères, dès 2009, de quotas de CO2. Depuis 2005 et le lancement du marché du carbone, les installations soumises au Plan national d’allocation de quotas de CO2 (Pnaq) recevaient gratuitement leurs quotas.
Pour la deuxième phase du marché du carbone (Pnaq II, 2008-2012), 132 millions de tonnes de CO2 ont été allouées (1) aux installations concernées, dont 2,75 millions réservées à de nouvelles installations désireuses de s’implanter en France ou de s’agrandir. «Le dernier recensement dont nous disposons conduit à évaluer les besoins à 9 millions de tonnes par an: nous ne pouvons donc servir les nouveaux entrants», a déclaré la secrétaire d’Etat lors des débats.
Se procurer ces 9 millions de tonnes supplémentaires devrait coûter 150 millions d’euros annuels, jusqu’à la fin du Pnaq II, a calculé le gouvernement. Mais qui les paiera: les nouveaux entrants, les industries déjà soumises au Pnaq et qui ont reçu des quotas gratuitement depuis 2005, ou l’Etat? Le gouvernement a proposé que les producteurs d’électricité –EDF et Endesa France (ex-Société nationale d’électricité et de thermique, ancienne filiale des Charbonnages de France)– achètent 25% de leurs quotas, soit 100 millions d’euros pour le premier, et 50 millions pour le deuxième, chaque année.
Le but: éviter une «double distorsion de concurrence, explique-t-on dans l’entourage de la secrétaire d’Etat, d’une part avec les entreprises françaises ayant obtenu gratuitement des quotas, d’autre part avec les pays voisins qui alloueraient gratuitement leurs quotas».
Les sénateurs ont fait retirer le projet de sous-amendement. «Le sujet a été maladroitement amené par le gouvernement, explique Jean Bizet, sénateur UMP de la Manche et rapporteur du projet de loi. Lors d’une réunion préparatoire le 14 mai, le gouvernement ne nous a pas parlé de ce point. Par ailleurs, je comprends bien qu’il préfère taxer EDF, dont l’Etat est propriétaire à 83%. Mais c’est une entreprise particulièrement vertueuse! Le rôle de l’Etat serait plutôt de demander à la Commission de revoir les allocations de quotas au regard des quotas alloués aux autres pays européens (2).»
«Les sénateurs, manifestement, ne connaissaient pas le dossier, explique-t-on au Meeddat. Ils ont compris qu’on voulait pénaliser le nucléaire. L’absence d’une réserve suffisante résulte d’un certain nombre de tractations lors de la réalisation du Pnaq II, en 2006. Chirac a préféré ménager les industries existantes en leur allouant tous les quotas disponibles plutôt que de faire une réserve pour les nouveaux entrants.»
Dans l’entourage de la secrétaire d’Etat, il est rappelé que seules les installations produisant de l’électricité à partir d’énergies fossiles seraient concernées: «C’est 10% du parc électrique français, et si on en met 25% aux enchères, seuls 2,5% de l’électricité seront impactés.» Le gouvernement cible les électriciens pour 2 raisons: c’est l’un des seuls secteurs industriels qui ne soit pas soumis à la concurrence internationale, du fait de son activité non délocalisable; la France soutient la proposition de la Commission de révision (3) de la directive ETS, qui vise à vendre, dès 2013, 100% de leurs quotas aux énergéticiens. «Si l’on pousse des cris d’orfraie dès qu’on propose d’en vendre 25%, c’est inquiétant.»
Mais surtout, la France ne pourra pas acheter elle-même les quotas pour les donner gratuitement à de nouvelles installations. «9 millions de tonnes de CO2, ce n’est pas un ajustement marginal, et la Commission n’acceptera pas que l’on revoie à la hausse les allocations de quotas.» A quelques jours de la présidence française de l’Union européenne, il serait malvenu de créer un incident avec la Commission et les autres Etats membres.
(1) Voir l'article du JDLE «Pnaq II: les choses sérieuses commencent»
(2) Les sénateurs trouvent injuste que l'Allemagne, le Royaume-Uni et l'Espagne aient reçu plus de quotas de CO2 que la France pour la période 2008-2012, alors que ces pays ont une production électrique fortement émettrice
(3) Voir l'article du JDLE «Un marché du carbone très contraignant après 2012»
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CO2USPAS
DE
REDUCTION
080608

2006 LA CHINE DEPASSE LES EU
Group: China Tops
World
in CO2
Emissions
By AUDRA ANG, Associated Press Writer
Wednesday, June 20, 2007
(06-20) 19:53 PDT BEIJING, China (AP) --
China has overtaken the United States as the
world's
top producer of carbon dioxide
emissions
— the biggest man-made contributor to global warming — based on
the latest widely accepted energy consumption data, a Dutch
research group says.
According to a report released Tuesday by the Netherlands Environmental
Assessment Agency, China overtook the U.S. in
emissions
of CO2 by about 7.5 percent in 2006. While China
was 2 percent below the United States in 2005, voracious coal
consumption and increased cement production caused the numbers to
rise rapidly, the group said.
"It's an expression of their fast industrial production
activities and their fast development," Jos G.J. Olivier, the
agency's senior scientist who compiled the figures, said
Wednesday. The agency is independent but paid by the Dutch
government to advise it on environmental policy.
The study said China, which relies on coal for
two-thirds of its energy needs and makes 44 percent of the
world's
cement, produced 6.23 billion metric tons of carbon dioxide in
2006. In comparison, the U.S., which gets half its electricity
from coal, produced 5.8 billion metric tons of CO2.
The group's analysis makes sense and had been predicted to
happen by 2009 or 2010, said experts from the United Nations and
the U.S. Energy Information Administration, and outside academics.
Bert Metz, a senior researcher at the Dutch agency and a
leading expert on efforts to battle global warming, said the
analysis was done using methods and data that "are the best
currently available."
This means that "Chinese contributions to global CO2
emissions
are getting more important," Metz said in an e-mail to The
Associated Press. A woman in the press office of China's State
Environmental Protection Agency called the report irresponsible,
and said "it's impossible that China is the
world's
top producer of carbon dioxide
emissions."
The woman, who refused to give her name, said her agency and the
National Development and Reform Commission were collecting
evidence to refute the Dutch report.
Repeated calls to the National Development and Reform
Commission, the Cabinet-level economic planning agency, rang
unanswered.
Earlier figures indicated China would likely
surpass the U.S. in greenhouse gas
emissions
as early as 2009, although other predictions said it could happen
this year.
Chinese environmental officials have said that while total
emissions
are going up, they are still less than one quarter of those of the
United States on a per capita basis. Because China's
population of 1.3 billion people is more than four times that of
the United States, China spews about 10,500
pounds of carbon dioxide per person, while in the United States it
is nearly 42,500 pounds per person.
Olivier said there was not much chance China
will now lose its lead.
"China's growth will saturate at some point,"
he said. But "for now, we don't see a trend (toward) this
saturation yet."
Olivier said the research was based on data on fossil fuel
consumption from BP PLC's Review of Energy 2007, compiled by the
British oil company, and cement production data through 2006
published by the U.S. Geological Survey.
John Christensen, head of the U.N. Environment Program's Center
on Energy, Climate and Sustainable Development in Denmark, said
the figures did not come as a surprise.
"The Dutch agency referred to BP statistics, which is the
standard reference tool. We have no reason to doubt that the
numbers are right. We have no reason to doubt the methodology,"
Christensen said. "It's been stated many times that China
will overtake the U.S. in
emissions."
Other sources of carbon dioxide, such as deforestation and the
flaring of gas in oil and gas production, are not included in the
data. They also do not include methane from fuel production and
agriculture and nitrous oxide from industry.
Fatih Birol, chief economist of the Paris-based International
Energy Agency also said the findings were not surprising, given
China's economic growth of more than 9 percent
annually over the past 25 years.
His agency had estimated China would overtake
the U.S. before 2010; in November it sharpened the forecast to
2007 or 2008.
But the issue isn't just current
emissions,
but carbon dioxide stuck in the atmosphere, where it lingers for
about a century trapping heat below, said Jay Apt, a professor of
engineering, business and public policy at Carnegie Mellon
University in Pittsburgh.
Apt and a colleague calculated the share of carbon dioxide now
in the atmosphere that can be attributed to each country and
determined that the United States is responsible for 27 percent,
European nations contributed 20 percent and China
only 8 percent.
"The planet does not respond to
emissions,
the planet responds to the amount of carbon dioxide in the
atmosphere," said Apt. "It means the U.S. will have the lion's
share of carbon dioxide in the atmosphere for the foreseeable
future. In fact, even if China's exponential
growth continues, China will not surpass the U.S.
in the numbers of carbon dioxide atoms in the atmosphere, that is
concentration, until at least 2050, which is too late to start
anything."
The International Energy Agency's Birol said the key message
from the emission figures isn't who is No. 1, but the need to slow
growth in CO2
emissions.
"The rest of the
world
with the help of China needs to find ways for
China to reduce CO2
emissions,"
Birol said.
China has come under growing international
pressure to take more forceful measures to curb releases of
greenhouse gases.
This month, China unveiled its first national
program to combat global warming with promises to rein in
greenhouse gas production. While the program offered few new
concrete targets for greenhouse gas
emissions,
it outlined steps the country would take to meet a previously
announced goal of improving energy efficiency in 2010 by 20
percent over 2005's level.
Beijing also indicated an unwillingness to enforce mandatory
emissions
caps.
Ma Kai, the minister heading the National Development and
Reform Commission, said economic development is a priority for
China, but efforts would be made to raise
awareness about global warming.
China signed the 1997 Kyoto Protocol, which
caps the amount of carbon dioxide that can be emitted in
industrialized countries. But because China is
considered a developing country it is exempt from emission
reductions — a situation often cited by the Bush administration
and Australia for not accepting the treaty.
Yang Ailun of Greenpeace China called on the
country to take more steps to protect the environment. "Due to the
urgency of climate change, China has the
responsibility to take immediate actions to reform its energy
structure and curb its CO2
emissions,"
Yang said in a statement.
She noted that Western consumers use products made in
China.
"All the West has done is export a great slice of its carbon
footprint to China and make China
the world's
factory," she said. "This trend has kept the price of projects in
the West down, but led to a climate disaster in the long term."
___
Associated Press writer Arthur Max in Amsterdam and Science
Writer Seth Borenstein in Washington contributed to this report.
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JAPON DEPASSE OBJECTIFS KYOTO
6%
|
Le Japon compte faire marcher à fond la «planche aux quotas de
carbone» pour rester dans les clous de la première phase du
protocole de Kyoto (2008-2012). Le pays est censé parvenir à une
réduction de 6% de ses émissions de CO2 d’ici 2012, par rapport
au niveau de 1990. En 2005, elles avaient augmenté de 6%.
L’archipel va donc devenir l’un des principaux acheteurs de
quotas d’émission de CO2. Il en a déjà acheté 23 millions ces
deux dernières années et compte en acheter 77 millions
supplémentaires d’ici 2012. Ces quotas seront fournis soit via
des mécanismes de développement propre (MDP), soit par l’achat
de quotas d’émission russes. Ce pays, qui a un objectif de 0% de
hausse de ses émissions, a enregistré une baisse de 28,7% depuis
1990.
Les producteurs d’électricité japonais devront aussi acheter des
«valeurs carbone», car les 120 millions de quotas qu’ils avaient
mis de côté ne suffiront pas à compenser la hausse prévue des
émissions de leur secteur d’activité. Ainsi, la Tokyo electric
power company (Tepco) devra recourir à des centrales thermiques.
La faute à la fermeture de la centrale de Kashiwazaki-Kariwa, la
plus grosse centrale nucléaire du monde, suite à un tremblement
de terre en juillet dernier. Les producteurs d’électricité
devront donc acheter 36 millions d’unités de réduction des
émissions (URE) en finançant des mécanismes de développement
propre.
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KYOTO 1990 2006
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ANNEXE1 |
UE |
Base year (Convention) |
|
1990 |
1991 |
1992 |
1993 |
1994 |
1995 |
1996 |
1997 |
1998 |
1999 |
2000 |
2001 |
2002 |
2003 |
2004 |
2005 |
REALISATIONS 2006 |
OBJECTIF ANNEXE 1 |
ECART |
Change from base year to latest reported year (%) |
engagements kyoto |
Change from base year to latest reported year (%) |
PAYS |
|
|
|
|
|
|
93 |
|
5 410 620 |
United States |
5410619,58 |
5 338 278 |
5 425 222 |
5 609 925 |
5 642 740 |
5 718 707 |
5 960 690 |
5 962 886 |
6 036 621 |
6 112 898 |
6 359 005 |
6 171 129 |
6 154 426 |
6 137 320 |
6 204 331 |
6 251 267 |
6 170 528 |
5031876 |
1 138 651 |
1,14 |
-7% |
14,0 |
United States |
6 170 528 |
|
37 |
37 |
|
* |
100 |
UEDIV |
3 506 410 |
Russian Federation |
3506409,74 |
3 170 063 |
2 802 077 |
2 427 798 |
2 093 083 |
2 031 084 |
1 982 111 |
1 973 681 |
2 084 056 |
1 839 526 |
2 385 956 |
2 341 616 |
1 871 257 |
1 725 994 |
1 901 933 |
2 282 555 |
2 478 027 |
3506410 |
-1 028 383 |
0,71 |
0% |
-29,3 |
Russian Federation |
2 478 027 |
|
15 |
52 |
|
|
92 |
UE |
1 199 447 |
Germany |
1199447,32 |
1 150 497 |
1 099 186 |
1 085 715 |
1 066 847 |
1 063 849 |
1 083 087 |
1 045 377 |
1 020 053 |
987 899 |
985 561 |
1 001 628 |
982 343 |
994 650 |
991 753 |
968 925 |
968 395 |
1103492 |
-135 097 |
0,81 |
-8% |
-19,3 |
Germany |
968 395 |
|
6 |
58 |
|
|
94 |
|
1 180 213 |
Japan |
1180212,79 |
1 196 093 |
1 211 098 |
1 204 598 |
1 276 166 |
1 250 622 |
1 264 974 |
1 258 776 |
1 215 840 |
1 237 674 |
1 255 723 |
1 230 326 |
1 253 016 |
1 258 507 |
1 252 489 |
1 262 194 |
1 248 580 |
1109400 |
139 180 |
1,06 |
-6% |
5,8 |
Japan |
1 248 580 |
|
8 |
65 |
|
* |
100 |
UEDIV |
855 072 |
Ukraine |
855072,12 |
735 238 |
641 605 |
579 164 |
506 559 |
461 406 |
412 553 |
403 780 |
363 037 |
347 356 |
344 094 |
352 387 |
362 671 |
367 970 |
381 435 |
396 207 |
410 558 |
855072 |
-444 514 |
0,48 |
0% |
-52,0 |
Ukraine |
410 558 |
|
2 |
68 |
|
|
92 |
UE |
774 903 |
United Kingdom |
774903,03 |
781 116 |
756 033 |
734 210 |
721 733 |
711 602 |
732 071 |
708 087 |
703 009 |
671 501 |
673 372 |
676 366 |
655 421 |
661 286 |
659 129 |
656 704 |
653 825 |
712911 |
-59 086 |
0,84 |
-8% |
-15,6 |
United Kingdom |
653 825 |
|
4 |
72 |
|
* |
94 |
UE |
530 516 |
Poland |
430549,87 |
416 813 |
405 022 |
417 397 |
413 529 |
419 885 |
426 311 |
419 048 |
389 994 |
376 164 |
365 253 |
361 601 |
342 807 |
353 710 |
350 105 |
350 983 |
359 955 |
498685 |
-138 731 |
0,68 |
-6% |
-32,2 |
Poland |
359 955 |
|
2 |
74 |
|
|
92 |
UE |
526 244 |
France |
526243,60 |
555 503 |
541 110 |
507 275 |
502 927 |
511 987 |
523 131 |
513 644 |
526 154 |
508 614 |
508 434 |
505 387 |
491 382 |
491 818 |
491 156 |
494 957 |
476 635 |
484144 |
-7 509 |
0,91 |
-8% |
-9,4 |
France |
476 635 |
|
3 |
77 |
|
|
108 |
|
515 874 |
Australia |
515874,43 |
493 597 |
478 036 |
467 607 |
469 927 |
472 055 |
472 864 |
481 935 |
503 342 |
508 302 |
524 919 |
534 608 |
542 769 |
528 859 |
540 211 |
554 806 |
549 852 |
557144 |
-7 292 |
1,07 |
8% |
6,6 |
Australia |
549 852 |
|
3 |
80 |
|
|
94 |
|
485 828 |
Canada |
485827,85 |
502 165 |
471 532 |
554 172 |
559 193 |
805 215 |
597 755 |
567 748 |
788 793 |
677 502 |
620 050 |
621 916 |
767 204 |
752 545 |
784 012 |
726 048 |
751 974 |
456678 |
295 296 |
1,55 |
-6% |
54,8 |
Canada |
751 974 |
|
5 |
85 |
|
|
92 |
UE |
437 766 |
Italy |
437766,36 |
416 796 |
418 552 |
428 149 |
405 311 |
426 925 |
417 021 |
430 551 |
445 203 |
443 639 |
455 244 |
449 276 |
446 211 |
447 764 |
465 458 |
464 480 |
455 713 |
402745 |
52 968 |
1,04 |
-8% |
4,1 |
Italy |
455 713 |
|
3 |
87 |
|
|
92 |
UE |
260 757 |
Spain |
260756,67 |
267 519 |
274 637 |
263 287 |
279 623 |
290 682 |
282 178 |
302 408 |
311 735 |
339 388 |
353 081 |
352 989 |
369 974 |
377 292 |
392 990 |
407 816 |
400 338 |
239896 |
160 442 |
1,54 |
-8% |
53,5 |
Spain |
400 338 |
|
2 |
90 |
|
* |
92 |
UE |
249 254 |
Romania |
211850,48 |
157 796 |
146 797 |
142 394 |
136 569 |
144 813 |
151 687 |
131 097 |
110 861 |
95 099 |
100 430 |
104 420 |
113 175 |
120 408 |
122 984 |
114 498 |
119 185 |
229313 |
-110 128 |
0,48 |
-8% |
-52,2 |
Romania |
|
|
1 |
91 |
|
|
92 |
UE |
214 318 |
Netherlands |
214318,12 |
218 737 |
217 699 |
223 121 |
223 101 |
226 445 |
234 486 |
227 715 |
229 160 |
216 982 |
216 299 |
217 930 |
217 481 |
218 918 |
220 329 |
214 335 |
210 051 |
197173 |
12 878 |
0,98 |
-8% |
-2,0 |
Netherlands |
|
|
1 |
92 |
|
* |
92 |
UE |
190 299 |
Czech Republic |
190299,10 |
171 670 |
153 289 |
148 410 |
140 656 |
145 364 |
151 656 |
145 690 |
137 656 |
133 392 |
139 594 |
141 402 |
137 269 |
139 731 |
140 650 |
139 326 |
144 829 |
175075 |
-30 246 |
0,76 |
-8% |
-23,9 |
Czech Republic |
|
|
1 |
93 |
|
|
92 |
UE |
143 099 |
Belgium |
143098,83 |
145 936 |
142 310 |
142 308 |
147 666 |
148 813 |
153 224 |
144 438 |
149 970 |
143 581 |
143 961 |
142 387 |
141 069 |
144 579 |
144 980 |
141 976 |
135 909 |
131651 |
4 258 |
0,95 |
-8% |
-5,0 |
Belgium |
|
|
1 |
94 |
|
* |
92 |
UE |
111 748 |
Hungary |
92340,08 |
83 955 |
73 450 |
73 156 |
71 100 |
69 191 |
75 573 |
73 804 |
72 199 |
76 214 |
79 361 |
77 036 |
72 662 |
74 404 |
74 160 |
72 941 |
72 715 |
102808 |
-30 093 |
0,65 |
-8% |
-34,9 |
Hungary |
|
|
1 |
95 |
|
* |
92 |
UE |
107 126 |
Bulgaria |
90367,62 |
66 239 |
63 669 |
67 265 |
64 191 |
67 465 |
72 520 |
64 386 |
56 746 |
50 032 |
49 485 |
45 159 |
44 317 |
56 141 |
48 274 |
52 135 |
53 121 |
98556 |
-45 436 |
0,50 |
-8% |
-50,4 |
Bulgaria |
|
|
1 |
95 |
|
|
92 |
UE |
101 389 |
Greece |
101388,70 |
101 511 |
103 514 |
102 426 |
105 641 |
106 103 |
109 947 |
114 908 |
120 421 |
119 513 |
125 252 |
124 249 |
123 928 |
127 951 |
128 303 |
128 596 |
127 914 |
93278 |
34 636 |
1,26 |
-8% |
26,2 |
Greece |
|
|
1 |
96 |
|
* |
92 |
UE |
71 290 |
Slovakia |
71290,29 |
62 410 |
57 047 |
51 554 |
50 578 |
50 107 |
48 830 |
48 775 |
48 640 |
48 026 |
46 113 |
44 995 |
43 886 |
45 390 |
45 769 |
48 484 |
45 874 |
65587 |
-19 713 |
0,64 |
-8% |
-35,7 |
Slovakia |
|
|
0 |
|
|
|
92 |
UE |
70 893 |
Denmark |
70893,14 |
79 202 |
73 137 |
75 740 |
78 665 |
75 663 |
89 487 |
79 815 |
75 003 |
72 577 |
70 968 |
70 090 |
68 025 |
72 902 |
68 493 |
64 356 |
70 112 |
65222 |
4 890 |
0,99 |
-8% |
-1,1 |
Denmark |
|
|
0 |
|
|
|
92 |
UE |
64 831 |
Austria |
64830,93 |
62 986 |
61 290 |
57 304 |
59 591 |
63 510 |
71 564 |
62 384 |
63 542 |
57 611 |
63 111 |
64 533 |
70 194 |
74 970 |
73 175 |
75 140 |
72 936 |
59644 |
13 291 |
1,13 |
-8% |
12,5 |
Austria |
|
|
0 |
|
|
|
92 |
UE |
60 652 |
Portugal |
60652,24 |
61 710 |
63 702 |
61 614 |
62 456 |
66 424 |
62 547 |
65 808 |
70 200 |
77 905 |
75 546 |
77 593 |
81 843 |
89 155 |
81 038 |
84 242 |
78 576 |
55800 |
22 776 |
1,30 |
-8% |
29,6 |
Portugal |
|
|
0 |
|
|
|
92 |
UE |
55 714 |
Ireland |
55714,19 |
56 715 |
56 753 |
56 987 |
58 320 |
59 661 |
61 792 |
63 280 |
65 774 |
67 251 |
69 181 |
70 761 |
68 754 |
68 362 |
68 499 |
69 923 |
69 273 |
51257 |
18 016 |
1,24 |
-8% |
24,3 |
Ireland |
|
|
0 |
|
|
|
92 |
UE |
52 504 |
Finland |
52503,71 |
36 529 |
40 298 |
44 230 |
56 461 |
53 782 |
50 520 |
54 931 |
54 317 |
51 571 |
49 317 |
51 023 |
51 701 |
58 968 |
53 827 |
37 553 |
46 847 |
48303 |
-1 457 |
0,89 |
-8% |
-10,8 |
Finland |
|
|
0 |
|
|
|
92 |
UEDIV |
50 226 |
Switzerland |
50226,03 |
54 813 |
54 087 |
47 117 |
46 227 |
47 324 |
48 941 |
47 812 |
50 662 |
46 855 |
52 598 |
51 438 |
50 383 |
54 127 |
51 750 |
52 937 |
50 979 |
46208 |
4 771 |
1,01 |
-8% |
1,5 |
Switzerland |
|
|
0 |
|
|
|
100 |
|
41 440 |
New Zealand |
41440,17 |
43 785 |
46 944 |
46 027 |
47 700 |
48 536 |
49 368 |
51 070 |
47 240 |
49 225 |
50 737 |
52 990 |
52 762 |
55 364 |
50 711 |
53 672 |
55 119 |
41440 |
13 679 |
1,33 |
0% |
33,0 |
New Zealand |
|
|
0 |
|
|
* |
92 |
UE |
38 319 |
Lithuania |
38318,85 |
39 905 |
19 735 |
14 644 |
12 644 |
13 813 |
14 606 |
13 554 |
14 063 |
11 206 |
10 368 |
11 562 |
12 464 |
12 359 |
12 809 |
13 268 |
15 270 |
35253 |
-19 983 |
0,40 |
-8% |
-60,2 |
Lithuania |
|
|
0 |
|
|
* |
92 |
UE |
36 219 |
Estonia |
36219,13 |
34 203 |
21 396 |
15 877 |
18 830 |
16 623 |
17 372 |
18 789 |
17 525 |
20 107 |
20 323 |
18 381 |
18 423 |
18 007 |
15 749 |
14 887 |
15 405 |
33322 |
-17 917 |
0,43 |
-8% |
-57,5 |
Estonia |
|
|
0 |
|
|
|
101 |
UEDIV |
36 009 |
Norway |
36008,82 |
34 807 |
33 468 |
35 273 |
37 806 |
36 678 |
40 319 |
40 006 |
40 232 |
37 667 |
30 106 |
28 745 |
22 470 |
22 403 |
23 741 |
19 332 |
25 682 |
36369 |
-10 687 |
0,71 |
1% |
-28,7 |
Norway |
|
|
0 |
|
|
* |
95 |
UEDIV |
28 342 |
Croatia |
28342,41 |
16 749 |
14 237 |
15 375 |
13 921 |
13 776 |
14 053 |
16 850 |
18 423 |
18 149 |
20 947 |
19 169 |
20 148 |
23 768 |
22 189 |
22 835 |
23 344 |
26925 |
-3 582 |
0,82 |
-5% |
-17,6 |
Croatia |
|
|
0 |
|
|
* |
92 |
UE |
18 751 |
Slovenia |
15392,57 |
13 530 |
13 544 |
13 402 |
13 465 |
13 782 |
14 551 |
15 343 |
14 663 |
13 629 |
13 748 |
14 560 |
14 541 |
14 455 |
14 449 |
15 037 |
15 858 |
17251 |
-1 393 |
0,85 |
-8% |
-15,4 |
Slovenia |
|
|
|
|
|
|
92 |
UE |
13 172 |
Sweden |
13172,11 |
-6 436 |
20 959 |
70 297 |
17 971 |
59 188 |
24 353 |
50 385 |
54 043 |
72 639 |
38 837 |
63 722 |
52 694 |
39 784 |
52 095 |
89 539 |
27 742 |
12118 |
15 624 |
2,11 |
-8% |
110,6 |
Sweden |
|
|
|
|
|
|
92 |
UE |
12 892 |
Luxembourg |
12891,58 |
13 195 |
13 062 |
13 307 |
12 470 |
10 040 |
10 134 |
9 499 |
8 760 |
9 379 |
9 890 |
10 182 |
11 011 |
11 370 |
13 108 |
12 996 |
13 027 |
11860 |
1 167 |
1,01 |
-8% |
1,1 |
Luxembourg |
|
|
|
|
|
* |
92 |
UE |
5 768 |
Latvia |
5768,45 |
3 268 |
-1 771 |
-4 855 |
-5 953 |
-5 177 |
-6 324 |
-4 658 |
-4 024 |
-3 978 |
-4 112 |
-4 274 |
-3 437 |
-2 845 |
-3 860 |
-3 324 |
-6 194 |
5307 |
-11 501 |
-1,07 |
-8% |
-207,4 |
Latvia |
|
|
|
|
|
|
110 |
UEDIV |
4 884 |
Iceland |
4884,46 |
4 720 |
4 609 |
4 629 |
4 556 |
4 595 |
4 663 |
4 804 |
4 912 |
5 094 |
5 013 |
4 983 |
4 968 |
4 935 |
4 929 |
4 863 |
5 361 |
5373 |
-11 |
1,10 |
10% |
9,8 |
Iceland |
|
|
|
|
|
|
92 |
UEDIV |
221,2 |
Liechtenstein |
221,21 |
228,9 |
229,8 |
237,0 |
223,3 |
227,1 |
229,4 |
245,5 |
257,0 |
256,4 |
249,7 |
249,3 |
254,5 |
263,0 |
263,8 |
264,2 |
266,5 |
204 |
63 |
1,20 |
-8% |
20,5 |
Liechtenstein |
|
|
|
|
|
|
92 |
UEDIV |
108 |
Monaco |
107,62 |
109 |
116 |
116 |
118 |
115 |
120 |
120 |
118 |
119 |
120 |
119 |
117 |
112 |
106 |
104 |
94 |
99 |
-5 |
0,87 |
-8% |
-13,1 |
Monaco |
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17 463 119 |
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17286224,20 |
16 581 952 |
16 017 679 |
15 797 252 |
15 412 614 |
15 700 880 |
15 720 965 |
15 608 772 |
15 909 201 |
15 540 567 |
16 308 135 |
16 102 632 |
15 730 583 |
15 643 695 |
15 943 522 |
16 356 858 |
16 413 673 |
16 603 850 |
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36 938 |
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36937,81 |
14 975 |
37 089 |
83 615 |
29 267 |
68 874 |
33 055 |
60 276 |
63 948 |
83 391 |
49 878 |
74 862 |
65 490 |
53 506 |
66 536 |
104 337 |
40 203 |
34 862 |
5 341 |
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CO2 1990 |
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CO2 2006 |
OBJECTIF KYOTO |
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Les émissions de CO2 dans le
monde
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14/12/2008 17:49
Les
émissions de
CO2
dans le
monde
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La
responsabilité historique des pays développés
Les
concentrations de CCO22dans
l’atmosphère ont atteint 383 parties par million en 2007 (ppm), soit une
augmentation de 37 % depuis 1750 ; 80 % des émissions passées sont dues
aux pays développés. Les pays les plus pauvres, avec 800 millions de
personnes, ont été responsables de moins de 1 % des émissions d’origine
humaine.
L’envolée des pays émergents
En
2006 la Chine a dépassé les États-Unis et est devenue le premier
émetteur de gaz à effet de serre de la planète. Bientôt l’Inde deviendra
le 3e émetteur mondial. L’ensemble des pays en développement émet
aujourd’hui plus de CCO2
que les pays développés.
La
croissance des émissions s’accélère
Le
taux de concentration de
CO2
dans l’atmosphère ne cesse de s’accélérer : il augmentait à un rythme
moyen de 1,5 ppm par an durant la décennie 1990-1999, de 2 ppm par an de
2000 à 2007, et a atteint une croissance de 2,2 ppm en 2007.
Le
but à atteindre
Pour
limiter la hausse de la température planétaire à + 2°C, ce qui aura déjà
des conséquences considérables, il ne faudrait pas dépasser 450 ppm.
Cela suppose de diminuer par deux le flux d’émissions annuel mondial
d’ici à 2050. Pour limiter le réchauffement à +1,5°C, il faudrait
revenir à une concentration de 350 ppm au cours du siècle, soit moins
que le taux actuel mais avec une population qui aura augmenté de 50 %.
Le
calendrier
1992
: adoption à Rio de Janeiro de la convention des Nations unies sur le
changement climatique.
1997 : adoption du protocole de Kyoto qui entre en vigueur en 2005. Cet
accord fixe aux pays de l’annexe 1, soit 37 pays développés, des
objectifs de réduction de 5 % des émissions de gaz à effet de serre en
2008-2012 par rapport à 1990, l’Union européenne s’étant fixé une baisse
de 8 %. Le but n’est pour l’instant pas atteint.
2009 : la conférence de Copenhague aura lieu du 7 au 18 décembre. Elle
doit donner une suite au protocole de Kyoto qui s’achève en 2012. |
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5
milliards de fraude sur le co² en 18 mois dans l union européenne

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Fraude à la TVA sur le CO2: 4
mises en examen
15/12/2009 11:07
Gouverner
pour aller plus loinCommuniqué
d’Europol (en anglais)
Quatre personnes suspectées
d’avoir commis des fraudes à la TVA sur le marché européen du
carbone (ETS) ont été mises en examen jeudi 10 décembre par le juge
Jean-Marie d’Huy, rapporte l’AFP.
Le parquet de Paris avait ouvert une information judiciaire pour
«association de malfaiteurs», «blanchiment, complicité et recel»,
«escroqueries à l'ouverture de comptes de quotas à émission de gaz à
effet de serre», «abus de biens sociaux», et «escroqueries à la
TVA», commis en bande organisée.
La fraude à la TVA, dite aussi «fraude carrousel», consiste à
importer des biens exonérés de TVA de l’étranger et à les revendre
dans un autre pays avec TVA. Celle-ci n’est pas versée à
l’administration fiscale, mais empochée par les escrocs. Les quatre
escrocs l’ont appliquée aux quotas de CO2.
En juin dernier, le ministère du budget avait exempté de TVA les
transactions sur les quotas de CO2 échangés sur BlueNext, bourse
française de CO2, pour empêcher la fraude fiscale.
Le parquet estime à 156 millions d’euros le montant des sommes
détournées, selon l’AFP. Une enquête préliminaire avait été ouverte
en mars à la suite d'un signalement de la cellule anti-blanchiment
de Bercy, Tracfin, et confiée au Service national des douanes
judiciaires (SNDJ).
Lors du lancement du Comité de place France carbone, le 4 décembre,
la ministre de l’économie Christine Lagarde avait indiqué que le
Royaume-Uni était le pays le plus touché par cette fraude.
Depuis la mi-2008, les transactions sur les droits d'émissions de
CO2 dans l'UE ont fait l'objet d'une fraude à la TVA qui s'élève à 5
milliards €, a indiqué Europol dans un communiqué du 9 décembre.
D’après l’organisation de coopération policière, ces activités
frauduleuses auraient été à l’origine de plus de 90% du volume du
marché dans certains pays!
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AIE 2006
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AIE 2006 |
TONNE CO2 / H/AN |
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FINLANDE |
12,7 |
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REP TCHEQUE |
11,8 |
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Belgique |
11,1 |
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PAYS BAS |
10,9 |
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DANEMARK |
10,1 |
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ALLEMAGNE |
10 |
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ROYAUME UNI |
8,9 |
|
Autriche |
8,8 |
|
GRECE |
8,4 |
|
POLOGNE |
8 |
|
Italie |
7,6 |
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Espagne |
7,4 |
|
France |
6 |
|
HONGRIE |
5,6 |
|
Portugal |
5,3 |
|
SUEDE |
5,3 |
|
ROUMANIE |
4,4 |
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AIE PAYS HABITANT CO2
2004
PARIS - Le syndicat des énergies renouvelables (SER) et l'Union
française de l'électricité (UFE) ont protesté jeudi contre un amendement
au projet de loi de Finances 2010, qui aurait, selon eux, pour effet de
doubler la fiscalité imposée à l'énergie éolienne.
Le projet de loi de finances 2010 "a fait l'objet d'un amendement
adopté le 14 décembre par la commission mixte paritaire du Parlement, qui
porte le niveau de l'imposition forfaitaire à laquelle sont soumises les
éoliennes et les énergies marines à 8.000 euros par mégawatts (MW) et par
an", indique le SER dans un communiqué.
Selon le SER, "un tel niveau d'imposition multiplie par plus de deux la
charge fiscale moyenne que supporte aujourd'hui la filière au titre de la
taxe professionnelle".
Elle juge en outre que "le montant de l'imposition forfaitaire à
laquelle sont soumises les éoliennes et les énergies marines est
discriminatoire par rapport aux niveaux d'imposition" de l'énergie
nucléaire ou des centrales au gaz et au charbon (2.913 euros/MW).
Dans un communiqué séparé, l'Union française de l'électricité estime
qu'une telle mesure est "de nature à compromettre la réalisation des
engagements du Grenelle de l'Environnement en matière d'électricité
d'origine renouvelable".
"Par le doublement de la fiscalité imposée aux entreprises du secteur
éolien, c'est l'objectif de 23% d'énergies renouvelables de la
consommation d'énergie française à horizon 2020 qui est remis en cause",
estime l'UFE.
L'association patronale de l'industrie électrique "alerte les pouvoirs
publics du caractère fortement discriminatoire et dommageable qu'une telle
disposition représente pour un secteur industriel indispensable à la
relance économique de la France et à la création d'emplois".
(©AFP / 17 décembre 2009 12h04)
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An as yet unpublished study conducted for the United Nations, which shows that about one-third of the profits of some of the biggest companies in the world would be eradicated if they had to pay the true costs of the environmental damage they cause, is bound to cause an explosive reaction as government officials continue to promote a green energy revolution.
According to The Guardian, the study of the 3,000 biggest public companies in the world found the estimated combined damage was worth at least US$2.2 trillion in 2008 -- a figure bigger than the national economies of all but seven countries that year.
Conducted by the UK firm Trucost and due to be published this summer, the newspaper said the damage costs equal 6-7% of the companies’ combined turnover, or an average of one-third of their profits.
“What we’re talking about is a completely new paradigm,” Richard Mattison, Trucost’s chief operating officer and leader of the report team, told The Guardian recently. “Externalities of this scale and nature pose a major risk to the global economy and markets are not fully aware of these risks, nor do they know how to deal with them.”
Greenhouse gases that cause climate change account for more than half the $2.2 trillion estimate, the newspaper adds, noting power companies that burn fossil fuels and other heavy energy users will likely be found responsible for more environmental damage than most other sectors.
The report will no doubt be eagerly awaited by some environmental and lobbying groups that have long been calling for companies to be forced to pay a much higher proportion of the costs of their environmental damage. In addition, economists studying the total external costs of energy generation, which includes various types of pollution, will be interested in the published report.
What’s at stake, of course, is whether companies will be forced to comply with the so-called “polluter pays principle” by governments increasingly under fire to balance existing and future social needs along with environmental, economic and energy challenges.
The European Wind Energy Association (EWEA) welcomes any report that sheds light on the true costs of energy production, and is also looking forward to seeing the full results of the Trucost report.
The wind industry is proud to be emissions and pollution free, to use a fraction of the water of most ‘conventional’ energy sources and to have the lowest lifecycle emissions of all power plants.
As world leaders continue trying this year to reach a new and strengthened post-Kyoto agreement on limiting greenhouse gases, it is worth reminding them that, as Mattison says, an entirely new paradigm is required if the much discussed green energy revolution is to be successful.
Already part of that revolution, wind power encourages policy makers to have an open debate about the costs and benefits of energy production, to ensure there is a fair and proper price for carbon and other pollution, and to create a level playing field when it comes to market access and subsidies.
By Chris Rose, EWEA
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As world leaders continue trying this year to reach a new and strengthened post-Kyoto agreement on limiting greenhouse gases, it is worth reminding them that, as Mattison says, an entirely new paradigm is required if the much discussed green energy revolution is to be successful.
Already part of that revolution, wind power encourages policy makers to have an open debate about the costs and benefits of energy production, to ensure there is a fair and proper price for carbon and other pollution, and to create a level playing field when it comes to market access and subsidies.
By Chris Rose, EWEA
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La
France
peut-elle
réduire
de
30%
ses
émissions
de
gaz
à
effet
de
serre
(GES)
?
FRANCE
GES
MOINS
30
PC

Le 21 mai 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
C’est la question à plusieurs dizaines de milliards d’euros que se pose la plupart des dirigeants européens. En effet, le conseil européen du 17 juin prochain doit décider de durcir, ou non, les objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre. Adopté en décembre 2008, le Paquet Energie Climat impose aux 27 de baisser de 20% leurs émissions d’ici 2020. La Commissaire à l’action climatique, Connie Hedegaard, préconise de porter cet objectif à 30%, notamment en accroissant l’achat de permis internationaux (Urce, Ure) et en investissant dans la protection des forêts tropicales. Cette position est loin de faire l’unanimité au sein des membres de l’Union.
Pour lancer le débat l’Hexagone, le Centre d’analyse stratégique (CAS) a publié, vendredi 21 mai, une note sur la question. En dix pages, le document évalue les conséquences pour notre pays de la mise en œuvre d’un tel programme.
Rappelant que près de 90% de sa production d’électricité est décarbonée (principalement avec l’énergie nucléaire et l’hydroélectrique), l’étude souligne que la France dispose de moins de moyens d’actions que ses partenaires. Pour réduire d’un tiers en quinze ans son empreinte carbone, l’Hexagone doit donc lancer quatre grands programmes : rénovation de son parc immobilier (400.000 à 500.000 logements et 20 millions de m2 de tertiaire par an), maîtrise de la demande en énergie (baisse de 2,2% par an de l’intensité énergétique), réduction des émissions des centrales électriques thermiques à flamme, et large déploiement des véhicules électriques et hybrides. Pas de surprise, il s’agit-là des grandes lignes du Grenelle de l’environnement.
Pour autant, selon l’évolution de la conjoncture économique, il sera plus ou moins facile de réduire d’un tiers nos rejets de GES. Les auteurs ont étudié deux scenarii : un retour du taux de croissance du produit intérieur brut (PIB), à partir de 2015, à des valeurs voisines de 2%/an ; une croissance annuelle du PIB, toujours à partir de 2015, mais à des valeurs flirtant avec les 4% l’an.
Dans le premier cas, l’effort climatique à porter sera moindre : les consommations énergétiques finales ayant chuté de 7,1% du fait de la crise, les émissions de CO2 pourraient diminuer mécaniquement de 7% en 2020. Ce qui ne serait pas le cas avec une reprise économique plus vive qui pourrait, au contraire, accroître de 0,5% la demande d’énergie finale.
Quelle que soit la façon dont évolue la situation économique, les politiques lancées auront besoin d’un coup de pouce, public si possible. « L’atteinte des objectif de réduction de CO2, à l’horizon 2020, nécessite le recours à l’intervention publique car le marché ne conduira pas de lui-même à une telle évolution », écrivent les rapporteurs. Et pour cause ! Une économique déprimée, produisant peu d’émission, n’a pas besoin de racheter des quotas d’émission. Conséquence : les prix du carbone resteront trop bas pour inciter les entreprises à décarboniser leurs activités.
Il faudra donc que l’Etat dégage de l’argent pour investir à leur place. En ces heures de vaches maigres, les auteurs préconisent « de revenir à un prix unique du carbone ». Dit autrement, cela signifie de frapper d’une taxe carbone « l’ensemble des combustibles fossiles vendus en Europe en imposant aux importateurs et aux producteurs d’acquérir un nombre de quotas correspondant à leur contenu en CO2. » Avantages de cette taxe carbone version 2 : la décision peut être prise par l’Union européenne à la majorité qualifiée, la hausse du coût des combustibles serait directement répercutable sur les prix de vente. Ce qui n’interdit pas de redistribuer aux ménages les plus modestes une partie du produit de la taxe ainsi levée.
Quel montant lever ? Là encore, tout dépendra de la vigueur de la reprise (qui conditionne l’effort carbonique à produire). En cas de reprise modérée, le prix de la tonne de gaz carbonique devra osciller entre 34,6 et 138 euros. En revanche, dans un scénario de forte reprise, les prix pourraient valser entre 68,1 et 188 euros la tonne.
Que faire avec l’argent ainsi collecté ? Deux choses, préconisent les experts du CAS. D’une part, le redistribuer en partie. D’autre part, l’utiliser pour financer la recherche et le développement de technologies « transversales », telles les nanotechnologies ou les batteries à haute performance. Ils insistent aussi sur la nécessité de produire un important effort de formation aux emplois et métier « de la croissance verte afin d’éviter une tension sur les recrutements et une inflation salariale qui compromettraient les perspectives de croissance. »
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Qu’est ce que le marché du CO2 ?
C'est un instrument prévu par les accords de Kyoto, mis en place par l'Union Européenne (30% des émissions mondiales de CO2) en 2005. Ce marché concerne 10 600 industriels émetteurs de gaz à effet de serre soit 40% des émissions européennes.
Comment fonctionne t-il?
La commission européenne impose des quotas selon son objectif de réduction de CO2 (-8% par rapport à 1990). Les industriels qui émettent du CO2 au-delà des quotas qui leur sont alloués peuvent acheter des permis à ceux qui sont dans la position inverse. Théoriquement, le prix correspond au coût marginal de réduction d’une tonne de CO2.
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Le marché européen de CO2 reprend de la vigueur après une phase d’expérimentation soldée par un prix proche de zéro. La seconde phase d’échange (2008-2012), plus restrictive en permis d’émissions, permet d’ajuster le prix à un niveau d’équilibre. Selon Jean-Pierre Clamadieu, DG de Rhodia, l’Europe est en train de créer un effet d’entraînement. D’autres marchés régionaux dont les Etats-Unis, la Chine et l’Inde, devraient émerger. L'utilisation des mécanismes de Kyoto est devenu un élément stratégique incontournable pour les industriels, selon le chimiste.
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Le nouveau plan national d’allocation des quotas permet-il d’atteindre un prix d’équilibre ?
Jean-Pierre Clamadieu : La première phase du marché a été une période d’expérimentation où les prix ont dépassé 30 euros avant de chuter à 0,1 euro. Le marché a découvert que la réduction des émissions des industriels était plus importante que les quotas mis sur le marché. Mais cette phase a permis une mise sous contrôle des émissions, les industriels ayant désormais une mesure exacte de leurs émissions. La décision de la commission européenne de réduire les quotas nationaux pour la période 2008-2012 permet d’atteindre un équilibre de marché pour un prix de la tonne de CO2 entre 15 et 25 euros. Ce marché est toutefois soumis à d’autres éléments tels que le coût de l’énergie ou les aléas climatiques qui ont un impact sur l’utilisation des différentes sources d’énergies plus ou moins émettrices de CO2.
En quoi le marché est-il efficace ?
J-P. C: La mise en place des crédits européens a permis de maîtriser la hausse des émissions de 0,8% entre 2005 et 2006 contre 4 à 7% si ce système n’avait pas été mis en place. Le marché et les autres mécanismes de Kyoto (mécanisme de développement propre, mécanisme de développement conjoint) assurent le coût le plus bas pour la collectivité et une allocation optimale des permis. Les mécanismes MDP et MOC permettent le transfert de technologies « low carbon » dans les pays en développement. Les industriels peuvent acquérir des certificats échangeables sur le marché en investissant dans des projets propres dans ces pays.
Quelle est la position de Rhodia sur ces marchés ?
J-P. C: Dès la fin des années 90, le groupe a développé des technologies pour réduire les émissions de N2O, un des gaz à effet de serre, sur le site de Chalampé (France). Plus récemment, nous avons lancé des projets en Corée et au Brésil dans le cadre des mécanismes de développement propre du protocole de Kyoto. Ces derniers sont rentrés dans leur phase active. Le groupe dispose à ce titre d’un portefeuille de crédits d’émission (CER). Nous avons reçu 11 à 13 millions tonnes de CER par an que nous pouvons vendre sur le marché. Nous espérons continuer à recevoir ce montant jusqu’à 2012, à l’échéance du protocole de Kyoto. Rappelons que l’ensemble des émissions du secteur industriel en France est de l’ordre de 100 millions de tonnes.
Quelle place accorde l’industrie à ces questions ?
J-P. C: C’est une question stratégique de taille pour tous les groupes industriels. Nous évoluons vers une économie qui émet de moins en moins de carbone, cela va se traduire par des ruptures dans tous les secteurs. Ces mutations doivent se préparer à l’avance. L’Europe a pris le leadership sur ces questions, ce qui amène un certain nombre de contraintes à court terme mais offre aussi l’occasion de développer des compétences et un savoir faire dans ce domaine. Certains groupes américains en prennent conscience et ne veulent pas passer à côté de cette opportunité. Des systèmes régionaux apparaissent aux Etats-Unis et le Canada, l’Australie, le Japon, l’Inde et la Chine sont en train de suivre.
Un marché mondial embryonnaire de crédits (CER) apparaît à côté des permis européens (ETS). Deux monnaies peuvent-elles coexister ?
L’unification du marché mondiale est capitale. Le marché européen des ETS (Emission Trading Scheme) est désormais important (18 milliards d’euros échangés en 2006). Le marché mondial des CER (Certified Emission Reduction) est plus précoce dans son développement. L’existence des deux monnaies ne pose pas problème si des mécanismes - prévus d’ici à la fin de l’année - sont mis en place pour assurer l’échange de ces monnaies. Progressivement, le CER va devenir la monnaie d’échange mondiale du marché carbone, une fois les tuyaux raccordés.
Propos recueillis par Thibaud Vadjoux
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ELECTRICITE
CO²
2006