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20 Minutes | édition du 05.02.07
L'énergie éolienne bientôt dans le vent en Ile-
de-France ? Les travaux pour l'implantation des premières
éoliennes de la région devraient débuter avant la fin de l'année, dans
l'Essonne. Une première réunion publique se tenait samedi dans le
petit village de Boissy-la-Rivière
susceptible, à l'instar d'Angerville et
Pussay, d'accueillir les premiers engins.
L'Ile-de-France dispose d'un important potentiel. Après avoir passé au
crible différents critères techniques (proximité d'infrastructures
routières, possibilité de raccordement au réseau, sites venteux...) l'Arene
(agence régionale de l'environnement et des énergies renouvelables) a
identifié seize zones : huit dans les Yvelines, deux dans l'Essonne,
quatre en Seine-et-Marne et deux dans le Val-d'Oise. L'énergie
éolienne pourrait ainsi représenter une centaine de mégawatts (MW) par
an en Ile-de-France à l'horizon 2010. Soit une cinquantaine
d'éoliennes. Elles subviendraient ainsi à la consommation annuelle
d'électricité (hors chauffage) de 90 000 foyers franciliens.
Le
parc éolien français est en constante progression. Il représente
aujourd'hui près de 1 300 MW contre 757 MW en 2005. Il doit fournir 4
% de l'électricité nationale d'ici à 2010 (contre 1 % actuellement)
dans le cadre du protocole de Kyoto. La France s'est engagée à
produire 21 % d'énergie renouvelable en 2010, contre 14 % en 2001. En
Ile-de-France, la part de ces énergies peine pourtant à s'élever (voir
infographie). Même si l'Arene se satisfait
de voir que « les politiques de développement du solaire et du bois
commencent à porter leurs fruits ». La construction reste très
encadrée : les éoliennes ne peuvent être implantées à moins de 300 m
d'une construction et à moins de 180 m d'une industrie à risque. Dans
l'Essonne, une charte renforce ces contraintes. « Une éolienne ne
pourra être installée à moins de 600 mètres d'une zone d'habitation »,
note le sous-préfet d'Etampes. Ce qui est loin de calmer les
oppositions locales.
Cédric Morin |