LIGNE HAUTE TENSION FRANCE ESPAGNE DEBAT PUBLIC
Limiter la construction
de nouvelles centrales thermiques
un courrier de l unesco ALLEMAGNE LA BATAILLE DU VENT
Les Allemands, on le sait, se soucient
fortement de la protection de l'environnement. En témoignent notamment leurs
choix énergétiques : sous l'impulsion des Verts, leurs centrales nucléaires
sont peu à peu en cours d'arrêt tandis que le pays se couvre de champs
d'éoliennes.
Quant à l'éolien germanique, il n'est pas non plus
exempt de critiques. Le pays fait figure de bon élève en la matière avec une
capacité installée de près de 17.000 mégawatts qu'il envisage de porter à
35.000 mégawatts à l'horizon 2015. Le but étant que l'éolien fournisse alors
14 % de la consommation nationale d'électricité.
un courrier de l UNESCO par Birger T. Madsen, président-directeur général de BTM Consult Aps (Danemark), cabinet de conseil spécial isé dans l’énergie éolienne.
..La
situation est tout à fait différente en Amérique du Nord et en Europe
occidentale,
où la puissance
énergétique déjà installée suffit à satisfaire la demande.
Dans ces pays, la
vigueur du marché de l’énergie éolienne repose sur des considérations
écologiques et non économiques.
Si les
gouvernements n’appliquent pas une «politique verte» en imposant aux compagnies
d’électricité de fermer des centrales classiques pour passer à des sources
d’énergie renouvelables, le dynamisme du marché de l’éolienne en souffrira.
D’autres mesures sont envisageables: prendre en charge une partie des factures d’électricité, ou offrir aux fabricants d’éoliennes des crédits d’impôt et des prêts à taux faible. Le principe «les pollueurs sont les payeurs» pourrait aussi être appliqué, avec une taxe spéciale sur les producteurs d’énergie rejetant du carbone
. .............Aux
yeux du plus virulent adversaire du vent, le professeur Otfried Wolfrum, de
Darmstadt, continuer à encourager l’exploitation de cette énergie serait
«d’une absurdité catastrophique pour l’environnement, les hommes et
l’économie». Il estime que cette politique se soldera dans les années à
venir par une perte d’environ 30 milliards de marks (environ 15 milliards de
dollars). Et ce sont les consommateurs qui la supportent puisqu’ils payent
leur électricité plus chère qu’ils ne le feraient si l’énergie éolienne
n’était pas imposée aux distributeurs. Pour lui, un parc éolien n’est rien
d’autre qu’un «permis de faire fonctionner la planche à billets».
de vent du bocage a france inter a l occasion du telephone sonne du 28/12/2005 Construction en cours de plus de 10.000 éoliennes en
France:
DE KIPROKO A France INTER LE TELEPHONE SONNE 28/11/2005 France INTER Comme vous l annonciez dans la première partie de votre présentation, Votre émission avait pour but d éclairer le consommateur sur les conditions de son accès technique et financier aux énergies renouvelables C est une partie de la mission confiée par le gouvernement à l ADEME chargée du développement des énergies renouvelables et du contact avec les particuliers C est le métier du syndicat des énergies renouvelables chargé de promouvoir les intérêts des industriels et des professionnels français des énergies renouvelables.
Les représentants de ces deux organisations furent donc bien à l’ aise pour répondre aux 11 auditeurs qui en demandaient plus : Plus d énergies renouvelables, plus de crédit d impôt Vous avez quand même donne la parole à une (1/12) auditrice inopinée ( porte parole à son insu de 250 associations et d une fédération refusant l éolien industriel )
Question- aimeriez vous apprendre que des permis pour l installation près de votre village de 50 éoliennes ont été déposés sans concertation préalable avec la population (ce qui est le cas systématique et reconnu)
Réponse - Peu d installations industrielles font l objet d autant de concertation. Avant que le permis arrive sur le bureau du préfet 27 à 28 services sont consultes (c est beaucoup NDLR) La loi prévoit q’une enquête publique soit réalisée (Après consultation des 28 services et vote du conseil municipal, mais pas qu il soit répondu aux questions posées à l enquêteur non spécialiste du dossier)
’’ Si le préfet autorise, c est qu on lui a dit que ce n était pas une horreur absolue’’ (sic)
(Entre l EDF qui nous dit que les éoliennes sont belles et les opposants qui les trouvent inutiles pourquoi prendre position : le syndicat des énergies renouvelables se contente d’engranger les permis). Pour répondre enfin à une question qui n a pas été posée : Certains prétendraient que les éoliennes ne serviraient à rien ‘’ L électricité éolienne ne se substitue pas à l’électricité nucléaire mais bien à l électricité produite par les centrales au fuel ou au charbon.’’ (Comment peut on dire une chose pareille)
Information ou désinformation dialogue ou propagande
Des associations, une fédération existent, elles n ont pas de mission à exécuter, pas d argent à gagner mais des vérités à dire dont ont besoin ceux qui en sont prives.
N est ce pas le rôle de France inter de leur donner la parole, beau sujet pour une prochaine émission.
VALERY GISCARD D ESTAING (cité par vent du bocage) le 9/11/2005 lettre au délègue de la ligue urbaine et rurale de la haute lire (président de vent des volcans voir lettre entière sur site http://ventdesvolcans.net ) L'implantation d éoliennes dans notre région (auvergne) répond exclusivement aux puissants inserts des lobbies exterieurs.Ces éoliennes ne créent, comme vous le savez aucun emploi et produisent en faible quantité une électricité non compétitive et appelée à le rester michele alliot marie (citée par vent du bocage) Extrait du
livre "Le chêne qu’on relève"
Site kiproko http://www.eolinfo.com
(ANNEXE A LA LOI D ORIENTATION 13/07/2005) . ....................L ETAT S ATTACHE ................................. .........à privilégier la réalisation des projets les plus rentables par le recours aux appels d’offres institués par l’article 8 de la loi n° 2000-108 du 10 février 2000 précitée. Trois ans après la promulgation de la présente loi, un bilan des expériences nationale et étrangères sera dressé. Ce bilan servira à optimiser le dispositif français de soutien à ces énergies en modifiant si nécessaire les outils existants (obligations d’achat et appels d’offres) et en envisageant la création d’un marché des certificats verts ;
SATURDAY, DECEMBER 10, 2005 LE MONDE MONEY & BUSINESS Nuclear Power Is Poised To Shake Off Its Stigma By TIM GRAY LONDONDERRY, Pennsylvania — Stand among the pumpkins and purple flowers in the parking lot of Anna's Gar-den and Gif t Center and you can glimpse beyond the trees a ghost that haunts the nuclear power industry. There stand the twin cooling towers of Three Mile Island Unit 2, the nuclear reactor that had a partial meltdown in 1979. That event, paired with the Chernobyl explosion in Ukraine in 1986, halted the growth of the American nuclear power industry for a generation. No new plant has been ordered in the United States since the Three Mile Island accident. But existing plants have kept operating: the United States has 104 reactors, which make a fifth of its power. Lately, the nuclear-power sector has been enjoying something of a revival, because of its operating-cost advantages over other forms of electricity production. That may prompt investors to bet on its resurgence by buying shares in nuclear power plant operators, equipment makers or fuel producers. The économie appeal of nuclear power has risen as prices for natural gas and coal — fuels for the bulk of America's electricity — have increased. "There's a big advantage for operating a nuclear plant when gas prices are in the $5 range, much less where they are today," said John C. Kohli, portfolio manager at the Franklin Utilities fund. Many people, of course, still worry about inadvertent releases of radiation and about the long-term storage of radioactive waste. But for some people, those fears are beginning to be overtaken by an appreciation of nuclear power’s advantages. As concern about global warming has become mainstream, some investors are reminded that nuclear power produces no greenhouse gases. And while nuclear power plants could be vulnerable to a terrorist attack, war and recent hurricanes have under scored the fragility of fossil-fuel supplies. American lawmakers have backed nuclear power, too, with many subsidies in the Energy Policy Act this year. "The incentives in there were a bold statement that nuclear is going to be an important part of the U.S. electricity supply in the future," said Timothy P. O'Brien, manager of the Evergreen Utility and Telecommunications fund. If investors are interested in nuclear power, perhaps the most conservative approach is to buy shares of utilities with big nuclear operations — utilities like Exeo, Entergy, Dominion Resources and the FPL Group, said Mark C. Sade-ghian, an analyst at Morningstar, an investment firm. Exelon, based in Chicago, has made a hefty wager on nuclear generation, he noted. It has 17 reactors at 10 sites. If it completes a pending acquisition of the Public Service Enterprise Group, based The Kew York Times in Newark, New Jersey, it will have 20 reactors at 12 sites. Exelon's stock is up more than 15 percent this year. Entergy, with 10 reactors, is the second-biggest nuclear operator, after Exeo. Entergy's hometown utility, Entergy New Orleans, had to file for bankruptcy-court protection after Hurricane Katrina, but that division accounts for less than 5 percent of the parent's earnings, said Shelby G. Tucker, a principal at Banc of America Securities. "About a third of their earnings comes from their large nuclear fleet in the Northeast," he added. Eight power companies, including Exelon and Entergy, are trying to prepare the way for the eventual licensing of a new nuclear plant. Their coalition, called NuStart Energy, aims to test a simpler federal licensing process and to develop a design for a new reactor. Other countries, especially China and India, are likely to build more nuclear plants and to do so sooner. "People are talking about China building 20 to 21 new reactors," said David M. Schanzer, utility analyst at Janney Montgomery Scott. A foreign company with a focus on nuclear power is British Energy, which produces about a fifth of Britain's electricity, said Charlie B. Gaffney, an analyst at Eaton Vance. British Energy owns eight nuclear plants and one coal-f ired one. "They ' ve had some problems in the past, and they're in restructuring mode," he said. If the company succeeds, its cheap power could yield healthy returns, he said. Ultimately, investors' best hope for nuclear power may be that it comes to be viewed as just another business, rather than the industrial offspring of a perilous technology. In Londonderry, Anna M. and Daniel J. Angelo, owners of Anna's Garden and Gift Centre, already seem to see the industry that way. "We joke about having glow-in-the dark plants," Ms. Angelo said. "Other than that, people don't talk that much about it. You get so used to it."
ÉNERGIE PEKIN VEUT SE DOTER DE QUARANTE REACTEURS EN QUINZE ANS La Chine devrait construire deux centrales nucléaires en 2006 DEUX NOUVELLES CENTRALES nucléaires devraient être construites en Chine en 2006, a indiqué, mardi 27 décembre, le journal officiel chinois en langue anglaise China Daily. La Chine a prévu de se doter de quarante réacteurs en quinze ans. Les deux nouvelles unités seront situées dans les provinces du Liaoning (Nord-Est) et du Shandong (Est), a précisé le quotidien en citant des sources industrielles, ajoutant que le dernier feu vert des autorités centrales était attendu prochainement. Le site de Dalian, dans le Liaoning, accueillera deux réacteurs de 1 080 mégawatts, tandis que celui de Yantai, dans le Shandong, sera équipé de deux réacteurs de 1 000 MW. Les deux centrales devraient commencer à produire de l'électricité après 2010. La Chine, en quête d'énergie pour alimenter sa forte croissance, prévoit d'investir 400 milliards de yuans (41,8 milliards d'euros) pour développer son parc nucléaire d'ici à 2020, dont la part dans la production totale d'électricité, actuellement de 2,4 %, doit passer à 4 % à cette date, selon le projet de la Commission pour la science, la technologie et les industries de défense. Diversification Pékin va devoir diversifier ses sources d'énergie dans les prochaines années. Elle consomme aujourd'hui près de 7 millions de barils de pétrole par jour, soit deux fois plus qu'il y a dix ans. Le pays a ravi au Japon le rang de deuxième consommateur mondial de brut, derrière les Etats-Unis. Ses achats de pétrole à l'étranger sont montés à 40 % de ses besoins - une proportion vouée à passer à 80 % vers 2030, selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE). D'après Kang Wu, chercheur à l'université Est-ouest d'Honolulu (Hawaï), l'équation énergétique chinoise devrait connaître Des réajustements à l'horizon 2020 : la part du charbon régressera légèrement tout en restant dominante (57,5 % contre 68,4 % aujourd'hui), celle du pétrole demeurera stable (25,4 % contre 25,7 %), mais celle du gaz naturel croîtra (10 % contre 3 %), comme celle de l'hydroélectrique (3,9 % contre 2,3 %) et celle du nucléaire (3,2 % contre 0,7 %). En 2006, Pékin devrait aussi désigner la ou les sociétés étrangères chargées de construire quatre réacteurs nucléaires de troisième génération dans le pays. L'anglo-américain Westinghouse, le français Framatome (Areva) et le russe AtomStroyExport sont en concurrence sur ce contrat. Estimé à environ 8 milliards de dollars, il a déjà fait l'objet d'un appel d'offres international pour deux centrales à construire dans les provinces du Zhejiang (Est) et de Guangdong (Sud). A l'occasion de son voyage en France, début décembre, le premier ministre chinois, Wen Jia bao, avait fait savoir que son pays reportait sa décision de quelque: mois afin que les entreprise: étrangères concernées par ci contrat revoient leurs copies « La Chine espère que la France, en matière de transferts de technologies, de prix,pourra offrir des conditions plus attractives », avait indique le chef du gouvernement chinois.» (AFP)?
http://www.effet-de-serre.gouv.fr/fr/emissions/inventaire.htm site mission intrerministerielle gas a effet de serre FRANCE 2004
extrait du site vent du bocage
Monde Une politique énergétique allemande sous influence Berlin . Les prix de l’énergie pourraient flamber davantage outre-Rhin. Le pays confirme sa sortie du nucléaire et conforte sa dépendance au gaz russe.
Berlin,
correspondance particulière.
Le ministre allemand de l’Environnement Sigmar Gabriel (SPD) a donné au début du mois son feu vert à la mise en place d’ici à 2008 d’un champ d’éoliennes offshore en mer du Nord : « Le projet est un premier pas vers l’utilisation commerciale de l’énergie éolienne en mer », a-t-il déclaré. Quelques difficultés techniques telles que la corrosion des plates-formes et leur ralliement au réseau électrique de la terre ferme restent à surmonter, mais le ministre se veut optimiste et met l’accent sur son engagement en matière d’énergies renouvelables. Un marché, justifie-t-il, devrait s’ouvrir dans les prochaines années et, en investissant sur ce terrain maintenant, l’Allemagne aura toutes les chances d’exporter ses équipements plus tard, lorsqu’une forte demande mondiale s’imposera pour ce type d’énergies.
De son côté, la chancelière Angela Merkel (CDU) a confirmé la volonté du gouvernement de sortir du nucléaire lors d’un récent sommet gouvernemental sur l’énergie. Tout en ne faisant pas mystère de besoins croissants en énergie fossile du pays, en attendant une vraie montée en puissance des énergies renouvelables. D’où les pourparlers entamés avec le Kremlin, notamment lors du traditionnel sommet germano-russe de Dresde, forum instauré par Gerhard Schröder en 2001. Avec 40 milliards de mètres cubes par an, l’Allemagne est le premier consommateur de gaz russe et elle entend favoriser sa livraison directe à l’avenir, sans avoir à passer par la Pologne, en mettant en place un gazoduc en mer Baltique.
« Le gouvernement mise davantage sur les importations d’énergie que sur les énergies renouvelables », regrette le professeur Kekulé, directeur de l’institut de biologie micromoléculaire de Halle, qui ajoute : « Le marché de l’énergie allemand va ainsi rester dépendant de l’extérieur » et des « espoirs de profits » des quatre grandes sociétés privées qui se partagent le marché de l’énergie.
Et ce n’est pas l’équipe de foot de Gelsenkirchen qui pourra remettre du baume au coeur de citoyens inquiets de la déjà très sensible flambée des prix de l’énergie que leur facturent les quatre sociétés qui sont, chacune, en position de monopole sur la partie de territoire qu’elles contrôlent. Le FC Schalke 04 vient en
effet de signer un contrat de parrainage de quelque 100 millions d’euros avec Gazprom, premier producteur de gaz en Russie.
Charlotte Noblet L humanite 200610
http://france.real.com/emailafriend/?link=rtsp%3a%2f%2frtsppress.cec.eu.int%2fArchive%2fvideo%2fmpeg%2fi046166%2fi046166_fr.rm
La nouvelle republique d alger 070108
Patriotisme
économique
L’expression
ainsi affichée ne faisait que conforter par le verbe l’action du gouvernement
français qui manifeste systématiquement son opposition à chacune ou presque
des tentatives réelles ou supposées de prise de contrôle de groupes français,
Alstom, Aventis, Danone, Arcelor, Suez, etc… Elle a, depuis, fait flores dans
la raillerie et la critique de l’ «exception française», d’un soit-disant» protectionnisme «
français rampant, et des velléités d’ «autonomie nationale» et de
«corporatisme managérial» prêtées à la France et totalement incompatibles,
dit-on, avec la liberté des échanges et le jeu rigoureux de la compétition
indispensables à la création d’un monde ouvert et compétitif.
Les batailles du ventLE MONDE | 10.01.07 | 16h35 • Mis à jour le 10.01.07 | 16h35 L'air froid semble craquer, le ciel est bleu d'azur. Sur la colline en face de la ferme, les éoliennes blanches se découpent nettement. Elles grignotent le silence de cette campagne de Haute-Loire, et on entend le ronronnement régulier des pales qui tournent avec aisance. Dans le bureau de sa ferme, Yves Bagès parle des 26 engins qui sont arrivés à Ally en 2005 et qui, depuis, divisent le village. "Je n'étais pas opposant de principe, dit-il, j'ai même signé pour que la propriétaire d'un terrain que j'exploite puisse en avoir une. Mais le projet s'est fait en courant, les gens n'ont pas eu le temps de réfléchir. On nous a fait miroiter la taxe professionnelle, mais on ne nous a jamais dit qu'il y aurait des nuisances." Les nuisances, c'est le bruit, dans des lieux où l'on est habitué au moteur des tracteurs, aux meuglements des vaches, au chant des oiseaux et aux craquements multiples de la campagne comme au silence de la nuit. "Il y a des jours où ça attaque le moral, où ça vous donne le bourdon. Je ne sais pas comment vous dire, c'est un bruit continu qui vous prend la tête - il y a du bruit tous les jours, sur le tracteur, mais là, c'est pas pareil, c'est tout le temps. Avant, c'était calme, je pensais me retirer ici, mais je ne sais plus si je vais le faire, je suis découragé", poursuit-il. La maire d'Ally, Marie-Paule Olagnol, défend fermement la série d'éoliennes qui, postées sur les crêtes, ceinturent maintenant le village. "Le bilan positif est incontestable : les éoliennes ont doublé le nombre de visiteurs de notre ancienne mine d'étain et de nos anciens moulins à vent, même si nous sommes bien conscients que ça ne va pas durer, avec la multiplication des sites en France." Au-dessus de la ferme d'Yves Bagès, un autre agriculteur, Paul Marchet, se plaint aussi du bruit : "Tout va pour le tourisme, et nous, les péquenots, on s'en fiche." La maire répond : "On habite sous une éolienne, on les entend, mais bon... Ça ne casse pas les oreilles." Et d'enchaîner : "Le village a perçu la taxe professionnelle dès la première année, avec la taxe sur le foncier bâti, cela fait 200 000 euros." Une somme qui compense les désagréments - et l'impact sur le paysage, si difficile à apprécier. "On ne peut pas dire que ça n'abîme pas le paysage, dit Yves Bagès, en montrant comment les éoliennes encadrent la vue sur le puy de Dôme. Les gens disent "C'est beau, les éoliennes". Je leur dis : "Si vous voyiez ça trois cent soixante-cinq jours par an, vous ne le trouveriez pas beau"." La zizanie règne à Ally, et le cas n'est pas unique. Dans toute la France rurale, du Nord à la Normandie, de la Bretagne au Massif central, de la vallée du Rhône au Tarn, la polémique agite les villages, dont bien peu acceptent sans broncher les aérogénérateurs. Deux éoliennes ont même été incendiées dans la nuit du 17 au 18 novembre 2006 à Roquetaillade, dans l'Aude. Le sabotage n'a pas été revendiqué. C'est que les éoliennes, qui commencent à parsemer le paysage, s'annoncent par milliers : le gouvernement a fixé un objectif en juin, dans sa programmation pluriannuelle des investissements de production électrique, d'une puissance éolienne de 13 GW (gigawatts) en France en 2015, soit environ 7 000 aérogénérateurs : dix fois plus qu'aujourd'hui. Si ce plan parvient à son terme, des milliers de machines de plus de 100 mètres de haut transformeront les campagnes. Rares sont les communes qui n'ont pas été démarchées par des opérateurs pressés d'installer leurs modernes moulins à vent. C'est que l'Etat, à la suite de nos voisins européens, a fixé en 2001, et confirmé en 2006, un tarif de rachat de l'électricité éolienne avantageux : 8,4 centimes le kilowattheure (kwh), contre un prix du marché de 5 centimes, le nucléaire revenant à 3,5 centimes. Il y a là une marge intéressante pour les entreprises qui sauront l'exploiter. "Le système de prix crée un pactole, dit Pierre Wirth, président du Comité des parcs et jardins de France. Comme les industriels ont du mal à les installer à cause de la résistance des populations, ils cherchent des communes pauvres où les maires sont plus faciles à convaincre." L'implantation des éoliennes s'accompagne en effet de la location des terrains (environ 2 000 euros pour chacune) et du versement de taxes aux communes (de l'ordre de 10 000 euros par éolienne) bien utiles dans des terroirs qui se sentent abandonnés. Il faut aller dans le Gard, non loin d'Uzès, pour rencontrer l'une des âmes de la révolte, le président de Vent de colère, Alain Bruguier. "En 2003, il y avait en France 23 associations de protestation. Aujourd'hui, nous en sommes à 350. Et ça arrive toutes les semaines - tenez, vendredi, celle-ci, l'association Don Quichotte, dans l'Eure." Alain Bruguier, lui, ressemble plutôt à Sancho Pança : rond, les traits marqués, il parle avec un débit soutenu, et saute d'une idée à l'autre. "J'étais agent technique aux Télécoms - mon père était agriculteur, je n'ai pas fait d'études, j'ai progressé par les concours. J'ai longtemps été président du club de football du lycée de Bagnols-sur-Cèze, et puis de l'association des parents d'élèves, la PEEP, dont je suis devenu président départemental, puis régional." A la retraite, en 2000, à 55 ans, il a commencé à restaurer une vieille maison qui lui venait de son grand-père, avant que les éoliennes ne surgissent dans sa vie, jusqu'à l'accaparer totalement. "En 2002 nous est arrivé un projet à Saint-Laurent-la-Vernède, dans le Gard. A cette époque, je ne savais pas du tout ce qu'était l'éolien. Peu à peu, je suis devenu soupçonneux : au début, c'était présenté comme une alternative au nucléaire, puis comme un complément au nucléaire. On a été voir dans l'Aude, le Tarn, l'Aveyron, pour se faire une opinion. Ce qui nous a frappés, c'est le gigantisme des installations et la nuisance sonore. On a pu faire annuler le projet." Depuis, élu président de Vent de colère en 2003, il parcourt les routes dans sa Peugeot usée, égrenant deux ou trois réunions par semaine dans les villages. "Nous avons quatre arguments contre les éoliennes : c'est un non-sens économique ; le surcoût est imputé au consommateur résidentiel ; cela détruit les paysages ; cela crée des nuisances et dévalorise le prix des terrains. Si l'on veut faire des efforts sur l'effet de serre, ce n'est pas par l'électricité qu'il faut commencer, mais par le transport, qui est le premier secteur émetteur de gaz à effet de serre en France." Accusé d'être un nucléariste caché, il répond : "Nous disons qu'il faut des économies d'énergie et des énergies renouvelables - le bois, la géothermie, la biomasse -, et limiter la part du nucléaire. Le chauffage électrique des maisons est un non-sens. La France a la plus grande forêt d'Europe, dont l'exploitation raisonnée serait plus utile que les éoliennes." Si Alain Bruguier a une bête noire, c'est André Antolini, le président du Syndicat des énergies renouvelables (SER). Qui le lui rend bien : "Mes adversaires ? Vent de colère !" Affable, le président reçoit au Club Saint James, un agréable club-hôtel dans le XVIe arrondissement de Paris. "J'ai travaillé dans l'immobilier pendant trente ans, et j'ai présidé la Fédération des promoteurs-constructeurs de 1989 à 1996. Le groupe où je travaillais était en crise, j'ai regardé ailleurs, et un ami m'a invité à diriger sa société d'éoliennes. Quand je suis arrivé au SER, il n'y avait que 7 adhérents. Maintenant, nous sommes 252. On est sorti du folklore dans lequel nous maintenaient avec condescendance les pouvoirs publics." Et de raconter comment il a accompagné la difficile conversion des pouvoirs publics à l'éolien. Pour l'ancien promoteur immobilier, "la seule vraie problématique concerne le paysage : il faut la traiter en amont, de façon soigneuse. Mais nous avons une vision globale du paysage, pas statique ou conservatrice. Projetez-vous dans une vision dynamique du paysage : peut-être vos enfants trouveront-ils ça très beau." Il met en avant la politique énergétique : "L'enjeu est la diversification : il ne faut pas mettre tous les oeufs dans le même panier. Le SER est favorable à une place importante du nucléaire dans le mix énergétique. Il ne faut pas opposer énergies nucléaire et éolienne, qui sont cousines. Areva, le fabricant de centrales nucléaires, l'a bien compris, il a pris une participation dans le fabricant d'éoliennes REpower. Et, par ailleurs, il faut avoir une énergie autonome à l'abri des prix du fossile. Nous garantissons un prix stable pendant quinze ans." Le problème est de savoir si la solution est suffisamment efficace pour réorienter une politique énergétique marquée par le poids du nucléaire. Pour assurer 1 % de la consommation électrique française, qui est de 482 TWh, il faut environ 1 000 éoliennes de 2 MW ; pour 5 %, 5 000. Le jeu en vaut-il la chandelle ? Les éoliennes se traduisent, outre l'impact sur le paysage, par le déboisement de parcelles et la création de voies, larges de 6 mètres, souvent dans des espaces sauvages : "Le Massif central avait les coins les plus protégés, notamment sur les sommets, dit Alain Zaugg, infirmier et président du Collectif du Truc de l'homme, en Lozère. On est en train de foutre en l'air ces derniers coins reculés." Ces constructions pourraient aussi avoir un effet négatif sur le tourisme : "Il ne faut pas oublier que la France est le premier pays touristique au monde, dit Alain Combes, agriculteur et président de Vent de respect, en Ardèche. Les gens ne viennent pas ici seulement pour le camembert et les jolies filles." Les écologistes commencent d'ailleurs à douter : pour Jacky Bonnemains, de l'association Robin des bois, "l'industrie éolienne suit les mêmes tendances au gigantisme, à la corruption et au baratin que d'autres sources d'énergie. Etre pour l'éolien, c'est du politiquement correct". Nicolas Hulot est sorti de ce politiquement correct sur RMC le 8 novembre : "Il faut cesser de miter le paysage avec les éoliennes. Evidemment que je suis pour les éoliennes, mais pas comme on le fait actuellement. On vient dire aux maires : ça va être pour vous une rente, et c'est le seul motif de décision." Les financiers et les industriels qui ont investi le secteur ont évidemment une autre approche. Olivier Duguet, par exemple, PDG de La Française d'éoliennes. Il était gérant d'un fonds d'investissement dans les années 1990, avant de s'y intéresser et de créer son entreprise. " Sur un siècle, les fossiles vont renchérir, dit-il. Avec le CO2 et l'augmentation des prix du pétrole, il y a un avantage énorme à être dans les énergies renouvelables. Vous pouvez voir venir le déluge : dans quinze ans, quand il n'y aura plus de tarif de rachat, l'investissement aura été amorti, la matière première restera gratuite, le prix sera très faible." Le problème, bien sûr, c'est d'éviter le déluge. Autrement dit, d'avoir une politique énergétique vraiment différente. "Si on ne fait pas des économies d'énergie, les éoliennes ne présentent pas d'intérêt, dit Jean-Louis Bal, directeur des énergies renouvelables à l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie). C'est malheureusement un peu ce qui se passe." Non seulement la consommation électrique française ne diminue pas, mais, selon RTE (Réseau de transport d'électricité), elle continue de croître. Selon une projection du ministère de l'industrie, la demande énergétique pour l'électricité augmentera de 1,5 % par an sur la période 2000-2030 - alors que la croissance globale de la demande énergétique française ne sera, elle, que de 0,9 % sur cette même période. Le secteur électrique devrait même mettre en service des centrales thermiques d'une puissance globale de 10 000 MW dans les prochaines années, qui émettront du gaz carbonique. Il n'y a d'ailleurs pas de corrélation entre le nombre d'éoliennes et la limitation des gaz à effet de serre : l'Espagne, championne des éoliennes avec plus de 10 000 machines, a vu ses émissions de CO2 croître de 45 % depuis 1990, dépassant largement le seuil fixé pour elle par le protocole de Kyoto (15 %). "Il est évident que le premier gisement d'énergie est la non-consommation d'électricité, reconnaît Jérôme Billerey, président d'Aérowatt, un autre opérateur éolien. Mais cela ne rapporte rien, sinon à la planète." Tout se passe comme si le développement des éoliennes promu par l'Etat servait d'alibi écologique à une politique énergétique incapable de réduire la consommation. Il reste que l'intérêt des communes rurales en déshérence favorise l'implantation des aérogénérateurs. "L'éolien n'est pas une ressource d'énergie, mais une ressource financière pour les communes et pour les particuliers", déplore Alain Gest, député (UMP) de la Somme, où 1 500 projets sont envisagés. Mais comment résister ? "Dans le Mézenc, dans le sud de la Haute-Loire, on va tomber à moins de 10 habitants au mètre carré, dit Gérard Roche, président (div. droite) du conseil général. Renoncer à la taxe professionnelle pour protéger le paysage, c'est un choix terrible pour un maire. On ne peut pas dire "Vos paysages sont formidables, mais il n'y a pas d'éoliennes et on vous laisse couler"." Hervé Kempf
ALLEMAGNE 10% eoliennes maximum gaz merkel visite moscoU
MOSCOU, 20 janvier - RIA Novosti. C'est l'énergie qui retrouvera au coeur de
la visite de travail dimanche 21 janvier à Moscou de la chancelière allemande
Angela Merkel et des négociations russo-allemandes au sommet, estiment des
experts russes.
"J'estime que les problèmes énergétique et notamment la recherche de compromis sur la Charte de l'énergie sera au coeur de cette visite", a indiqué dans une interview à RIA Novosti samedi le vice-directeur général du Centre de conjoncture politique, Alexandre Chatilov. Par le passé également, les partenaires européens de Moscou ont exhorté la Russie à ratifier cette Charte, ce qui, selon l'expert, se serait répercuté sur la liberté des exportations russes vers l'Europe. Le politologue estime toutefois que la Russie défendra avec fermeté ses positions. "Tout compte fait, la Charte de l'énergie gênera sérieusement les activités des compagnies énergétiques russes sur le marché européen. Les chances de voir les parties parvenir à un compromis un tant soit peu notable sont donc faibles", a-t-il noté, ajoutant que les positions de Moscou à ces négociations étaient solides. De l'avis de l'expert, Mme Merkel représente une coalition politiquement très instable. "Son équilibre pourrait être rompu, provoquant des élections anticipées en Allemagne", a indiqué le politologue, notant que les complications dans les rapports russo-allemands, notamment dans la sphère politique, se répercuteront obligatoirement sur la cote de popularité de la chancelière. L'expert estime aussi que la Russie réussira non seulement à préserver mais aussi à renforcer ses positions dans le dialogue énergétique avec l'Europe, car "les capacités énergétiques de notre pays sont vraiment importantes et on aurait tort de ne pas en tenir compte en défendant nos intérêts politiques". Valentin Fedorov, vice-directeur de l'Institut académique de l'Europe, partage cet avis. "Nous avons rempli ce que nous avons promis depuis longtemps, à savoir passer aux prix de marché avec tous les pays consommateurs de nos hydrocarbures, y compris la Biélorussie soeur", a-t-il indiqué. "On affirme à tort que la Russie s'est manifestée comme un partenaire peu sûr lors des récents à-coups dans l'approvisionnement de l'Europe en pétrole. Juste le contraire : dans cette situation-là, comme dans le cas de la crise gazière avec l'Ukraine, la Russie a prouvé qu'elle était un partenaire fiable, contrairement au transit qui n'est toujours pas garanti contre ce genre d'incidents". L'expert estime que la dépendance des Européens et surtout de l'Allemagne envers la Russie dans la sphère énergétique ne fera que s'accroître. "Ils n'ont pas d'autre choix. L'Allemagne a adopté il y a cinq ans un programme qui prévoit de fermer tous les sites nucléaires au cours des trente ans à venir. Par quoi cette énergie sera-t-elle remplacée ? Les éoliennes, les centrales solaires et marémotrices ne couvriront que 10% tout au plus de ses besoins. Et le reste ? Le reste sera couvert par les importations en provenance de Russie", a affirmé le chercheur, notant que la coopération entre les deux pays ira croissant. La Russie a signé mais n'a pas ratifié la Charte de l'énergie, insistant sur sa mise au point.
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