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                                                                       LA PRESSE DANS MA  REGION
                                                                               REVUE DE PRESSE        
                     EOLIENNES ALLEMAGNE 10%   (gaz russe) 070120          EOLIEN/NUCLEAIRE ALLEMAGNE  LE POINT 070118
                  retard de notre éolien réponse M.Boiteux (ancien PDG EDF)                              EOLIENNES EN CHINE
                                             BATAILLES DU VENT   H KEMP LM 070110 REPONSE CLER A BATAILLES DU VENT
 ENR PART INFIME CONSOM ENERGIE NOUV OBS 14 12 2006                PROTECTIONS NATIONALES 070108
                       LM061112 ARRETEZ LA SALADE VERTE             PANNE ALLEMANDE EOLIENNES???? LP061207          
                                          LM  NAIROBI                              LM EUROPE FITOUSSI
                             KYOTO NAIROBI CANADA                 PANNE ALLEMANDE LE MONDE
                          panne Allemagne novembre 2006 REVUE DE PRESSE                PANNE ALLEMANDE FIGARO
                   CHANGEMENT CLIMATIQUE AL GORE  (LM 061010)                ALLEMAGNE LM20061020
        OUILLE  LE CO² A DE BEAUX JOURS DEVANT LUI   LMO61119                               LM060907 COUT ENERGIE
  INVESTISSEMENT EDF 3100 MWH THERM (DELESTAGES  MAI 2005)                           DEFINITIONS
                      CRE ENTRAVES MARCHE  LM060220
  UNESCO  ( Birger T. ), cabinet spécialisé dans l’énergie éolienne.                        GEANTS DE L ENERGIE
   un courrier de l UNESCO  ALLEMAGNE  LA BATAILLE DU VENT                        éoliennes fausse solution lemonde200603
19.07.2005 - Les Echos   ADVERSAIRE EOLIENNES EN ALLEMAGNE 20060328    PRISE INTERET KERGRIST TELEGRAMME BREST
                      DANEMARK EXPORTATEUR EOLIENNES  20060328    PRISE INTERET KERGRIST OUEST FRANCE
 NUCLEAIRE UNE CHANCE POUR LA FRANCE (A.MINC  M 22/7/2005)            GUERRE GAZ RUSSE LM050108
                  DdeV  PHOTOVOLTAIQUE LE MONDE  15/11/2005                         DEREGULATION LM060530
                      FERME EOLIENNE EN MER  (metro 15/09/2005)                       VALEUR PERMIS CO2  LM 20060530
                LE TELEPHONE SONNE FRANCE INTER 28/11/2005                         PAYSAGES EN QUESTION LM060608
    REVEIL  DU NUCLEAIRE AUX   EU   (20% TOT)  monde 10/12/2005                               ESPAGNE 2000MW EN 2006
                    le nucleaire et la chine  28/12/2005 LE MONDE   RETARD ENERGIES RENOUVELABLES FRANCE LM20060710
 INDEPENDANCE ENERGETIQUE ALLEMAGNE   (le monde  20060109)                     G8 SAINT PETERSBOURG    LM060718       
FRANCE MAINTIENT % GES en 2006 =1990 (le monde 18/01/2006)         TOUS AU CHARBON LM060907
            CH4 LES FORETS EMETTENT DU CH4   (le monde janvier 2006)               COUTEOLIENCANARD060809
  BRUXELLE LIBERALISER ENERGIE LE MONDE 18022006             reponse ademe au canard060815
   VIABILITE PRODUCTION DECENTRALISEE  MONDE 20060220                       LE MODELE DANOIS (le monde 06/10/05)
    COURANT VERT CALIFORNIE     LE MONDE 20060220               FAUBOURG SAINT DENIS
   COURANT VERT BESANCON  LE MONDE 20060220  
    COURANT VERT BELGIQUE     LE MONDE 20060220  
                        NOUVEAU RESEAU DECENTRALISE  
   ORIGINES ELECTRICITES MONDIALES LE MONDE 20060220  
OFFRE ACHAT ENDESA/EON MONDE20060222                  
LM25 ACHAT ENDESA EON  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 

 

                                                                                       quelque journaux regionaux      

-L'Alsace
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- Le Républicain Lorrain  

 

 

 

 

 

 

 

                                                 ARRETEZ VOTRE SALADE VERTE

 

 




                            LA FAUTE AUX EOLIENNES




 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

EDF

               

LIGNE  HAUTE TENSION FRANCE ESPAGNE DEBAT PUBLIC

Limiter la construction de nouvelles centrales thermiques

En renforçant les échanges internationaux, chaque pays peut davantage compter sur ses partenaires en cas de difficulté. Grâce à cette solidarité européenne, chaque pays n’a donc plus la nécessité de construire de nouvelles centrales thermiques , destinées  essentiellement à faire face aux seules périodes de consommation de pointe.
Le renforcement des interconnexions favorise l’acheminement des énergies renouvelables tout en limitant la construction de centrales thermiques ; c’est en ce sens qu’il préserve l’environnement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

          MINC          

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

       ALLEMAGNE

 

                 un courrier de l unesco  ALLEMAGNE  LA BATAILLE DU VENT

 Les Allemands, on le sait, se soucient fortement de la protection de l'environnement. En témoignent notamment leurs choix énergétiques : sous l'impulsion des Verts, leurs centrales nucléaires sont peu à peu en cours d'arrêt tandis que le pays se couvre de champs d'éoliennes.

Rien à redire, a priori, à de tels choix. Pourtant, à y regarder de plus près, la situation n'est pas aussi rose (ou verte) qu'il y paraît. Ainsi, dans le nucléaire, personne outre-Rhin ne semble s'offusquer que le premier groupe énergétique allemand, E.ON, veuille éventuellement - son choix n'est pas encore définitivement arrêté - prendre une participation dans le futur réacteur nucléaire français EPR. Pas question de reconstruire du nucléaire sur son propre sol, mais si celui des voisins peut fournir aux Allemands de l'électricité à très bon compte...

Quant à l'éolien germanique, il n'est pas non plus exempt de critiques. Le pays fait figure de bon élève en la matière avec une capacité installée de près de 17.000 mégawatts qu'il envisage de porter à 35.000 mégawatts à l'horizon 2015. Le but étant que l'éolien fournisse alors 14 % de la consommation nationale d'électricité.

Mais cette volonté d'extension n'est pas sans inquiéter ses voisins dont les ministres de l'Energie et de l'Industrie, le Français François Loos en tête, évoquent régulièrement le sujet lors de leurs discussions sur le nécessaire renforcement des interconnexions électriques.

Car les caprices du vent ne sont pas un mythe et l'arrêt brutal d'un champ d'éoliennes pour cause de vent trop violent provoque une chute de puissance rapide, de quelques centaines de mégawatts, dans les réseaux électriques. Un phénomène d'autant plus sensible dans le nord de l'Allemagne, où sont installés la plupart de ces gigantesque moulins, que la région est soumise à un seul régime de vent, très fort. Le problème, c'est que ces chutes de puissance ne viennent pas perturber les réseaux électriques de l'Allemagne profonde et de la Bavière, mais ceux des pays limitrophes sur lesquels ces parcs sont raccordés. Des pays qui en ont assez de payer les pots cassés pour une Allemagne trop exemplaire...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

         ges2006

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                       

 

exportdanemark

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

      UN COURRIER

     un courrier de l UNESCO  par Birger T. Madsen, président-directeur général de BTM Consult Aps (Danemark), cabinet de conseil spécial isé dans l’énergie éolienne.

..La situation est tout à fait différente en Amérique du Nord et en Europe occidentale,
                 
où la puissance énergétique déjà installée suffit à satisfaire la demande.
                  
Dans ces pays, la vigueur du marché de l’énergie éolienne repose sur des considérations écologiques et non économiques.
                
 Si les gouvernements n’appliquent pas une «politique verte» en imposant aux compagnies d’électricité de fermer des centrales classiques pour passer à des sources d’énergie renouvelables, le dynamisme du marché de l’éolienne en souffrira.
                 
Les partis écologistes accentuent leur pression pour la promotion active des énergies propres. Ils incitent, par exemple, à financer la recherche et le développement.

                  D’autres mesures sont envisageables: prendre en charge une partie des factures d’électricité, ou offrir aux fabricants d’éoliennes des crédits d’impôt et des prêts à taux faible. Le principe «les pollueurs sont les payeurs» pourrait aussi être appliqué, avec une taxe spéciale sur les producteurs d’énergie rejetant du carbone


..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

...Reste que ces engins ne produisent encore que 1,3% de l’électricité allemande, le reste provenant essentiellement des énergies fossiles (58%), du nucléaire (36%) et de l’hydraulique (5%). Selon le syndicat de l’énergie éolienne, le nombre d’engins pourrait atteindre 25 000 en 2020, qui produiraient 30% de l’électricité totale..........

.............Aux yeux du plus virulent adversaire du vent, le professeur Otfried Wolfrum, de Darmstadt, continuer à encourager l’exploitation de cette énergie serait «d’une absurdité catastrophique pour l’environnement, les hommes et l’économie». Il estime que cette politique se soldera dans les années à venir par une perte d’environ 30 milliards de marks (environ 15 milliards de dollars). Et ce sont les consommateurs qui la supportent puisqu’ils payent leur électricité plus chère qu’ils ne le feraient si l’énergie éolienne n’était pas imposée aux distributeurs. Pour lui, un parc éolien n’est rien d’autre qu’un «permis de faire fonctionner la planche à billets».
De plus, soutient Otfried Wolfrum avec d’autres économistes, l’énergie éolienne subventionnée, qui crée aujourd’hui des emplois, aboutira à terme à des suppressions de postes dans un pays où le taux de chômage dépasse déjà les 10%. Car si le prix de l’énergie n’est pas compétitif en Allemagne, certaines entreprises choisiront de délocaliser leurs unités de production sous des cieux plus cléments

 

 

 

 

         ....                             

de vent du bocage a france inter a l occasion du telephone sonne du 28/12/2005

Construction en cours de plus de 10.000 éoliennes en France:
En tant que Président d'associations favorables aux énergies renouvelables, je lutte contre l'implantion d'éoliennes industrielles.
Le paravent de Kyoto ou les injonctions de l'Europe ne servent que de prétextes aux promoteurs de l'industrie éolienne .
Il suffit de constater que:
- D'une part le prix actuel de l'électricité payée par les consommateurs est:
                       France: 116, 9 € par MWheure
                      Allemagne: 171,0 € par MWheure
                      Danemark patrie de l'éolien : 225,4 € par MWheure      
- D'autre part, produire de l'électricité par des moyens de production décentralisés, impose avant toute décision un plan national rigoureux et non pas des schémas partiels incohérents, basés sur des zones administratives artificielles soumises à des aléas politiques et des pressions incontrolables (communes, départements ou régions).
- La poursuite de la construction en France de 10.000 à 15.000 éoliennes, immenses machines de 140 mètres de haut comportant des pales de 45 mètres et dont les nacelles pèsent le poids d'un semi-remorque, incombera pour des dizaines d'années aux  décideurs actuels. Ces éoliennes "mitant" l'ensemble du territoire n'ont aucune justification.
Le plan éolien en cours d'exécution :
-consiste à importer pour 15 à 20 milliards d'euros de machines industrielles non rentables et pratiquement non créatices d'emploi.
- a été établi avec des chiffres économiques erronés. Il est uniquement soutenu par une propagande médiatique subventionnée par les promoteurs de l'industrie éolienne. Celle-ci est basée sur des pseudo-arguments écologiques faisant croire à tort aux habitants que cette industrie va diminuer les gaz à effet de serre produits par la France.
-Ce plan détourne à son profit d'autres moyens plus intelligents pour produire de l'energie renouvelable : Biomasse, solaire, géothermie, biocarburants.
Les éolienne marchent environ 20% du temps, elles  produisent de façon aléatoire, des quantités d'électricité très faibles malgré leur taille gigantesque, et elles sont uniquement mises en place parce qu'elle sont sont subventionnées par des taxes payées par l'ensemble de la population.(CSPE en bas  de chacune de nos factures d'electricité)
Elles n'apporteront aucune contrepartie à moyen et long terme, ni en matière d'emplois, ni en matière de recherche, ce qui est impensable dans la situation actuelle du pays.
Il est à déplorer que des pratiques inadmissibles soient utilisées quotidiennement sur le terrain pour implanter des éoliennes. Ce système est basé sur des subventions inégalitaires qui ont complètement perturbé l'impartialité nécessaire aux circuits de décision et ont aveuglé les élus et les administrations. Ceux-ci ne peuvent pas exercer sereinement leur mission.
Ce programme va porter gravement atteinte à l'originalité et la richesse de notre Pays.
Enfin l'éolien industriel est dangereux pour l'ordre public: il crée une fracture sociale profonde et il propage l'idée selon laquelle il serait la solution miracle au problème de l'énergie.
 
Cordialement
J.L. Butré

Mail envoye   PAR EOLINFO  a France inter le lundi 28/11/2005  A 10 HEURES  POUR EMISSION LE TELEPHONE SONNE  DE 19  heures

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 L ELECTRICITE NUCLEAIRE   (83% DE NOTRE CONSOMMATION)
PERMET A LA FRANCE  D ETRE LE PAYS INDUSTRIALISE LE MOINS POLLUANT DU  MONDE  (VOIR ACCORDS DE KYOTO)
 CE QUI PERMET EGALEMENT  A L  EDF  D EXPORTER
ENVIRON  15 %  DE SA PRODUCTION 72TWH  A UN PRIX DE 3.47 EUROS KWH

                  PAR CONTRE  LE GOUVERNEMENT OBLIGE EDF A ACHETER
 L ELECTRICITE EOLIENNE SUR 15 ANS A PRIX MOYEN DE 7.32 EUROS LE KWH     EN FAISANT SUPPORTER LE SURCOUT AU CONSOMMATEUR (CSPE)

 RESULTATS DU PLAN EOLE

                                                       500MWH

 EOLIENNES EN 2005 IMPLANTES  LE LONG DES COTES ET EN LANGUEDOC ROUSSILLON ;

                                         2 FEDERATIONS COMPTANT PLUS DE 250 ASSOCIATIONS

 A CE JOUR PERMIS ACCORDES PAR LES PREFECTURES  1557 MWH

                                                    EN COURS D INSTRUCTION 3198 MWH

                               REPARTIS SUR TOUTES LES REGIONS   (AVEC OUS SANS VENT)

                 UN PERMIS ACCORDE DOIT ETRE REALISE DANS LES DEUX ANS.
POURQUOI PERTURBER LA POPULATION SANS NECESSITE 

J MENARD
PRESIDENT ASSOCIATION KIPROKO

 

DE KIPROKO A France INTER

LE TELEPHONE SONNE  28/11/2005 France INTER

Comme vous l annonciez dans la première partie de  votre présentation,

              Votre émission avait pour but d éclairer le consommateur sur les conditions de son accès  technique et financier  aux  énergies renouvelables

               C est une partie de  la mission confiée par le gouvernement à l ADEME  chargée du développement des énergies renouvelables et du contact avec les particuliers

               C est le métier du syndicat des énergies renouvelables chargé de promouvoir les intérêts des industriels et des professionnels français des énergies renouvelables.      

 

Les représentants de ces deux organisations furent donc bien à l’ aise  pour répondre aux

                                      11  auditeurs qui en demandaient plus :

                          Plus d énergies renouvelables, plus de crédit d impôt

 Vous avez quand même donne la parole à  une (1/12)  auditrice  inopinée (  porte parole à son insu  de 250 associations et d une  fédération refusant l éolien industriel )

 

  Question-  aimeriez vous apprendre  que  des permis pour  l installation près de votre village de 50 éoliennes  ont été déposés   sans concertation  préalable avec la population  (ce qui est le cas systématique et reconnu)

 

  Réponse -            Peu d installations industrielles  font l objet  d autant de concertation.

                              Avant que le permis arrive sur le bureau du préfet 27 à 28 services sont                                                       consultes  (c est beaucoup NDLR)

                              La loi prévoit  q’une enquête publique  soit réalisée

  (Après consultation des 28 services et vote du conseil municipal, mais pas qu il soit répondu aux questions posées à l enquêteur non spécialiste du dossier)

 

      ’’ Si le préfet autorise, c est qu on lui a dit que ce n était pas une horreur absolue’’ (sic)

 

(Entre l EDF  qui nous dit que les éoliennes sont belles  et les opposants qui les trouvent inutiles  pourquoi prendre position : le syndicat des énergies renouvelables  se contente d’engranger les permis).   

                             Pour répondre enfin  à une question qui n a pas été  posée :

                          Certains prétendraient   que les éoliennes ne serviraient à rien             

‘’ L électricité éolienne ne se substitue pas à l’électricité nucléaire mais bien à l électricité produite par les centrales au fuel ou au charbon.’’ (Comment peut on  dire une chose pareille)

 

                 Information ou désinformation  dialogue ou propagande

 

Des associations, une fédération existent, elles n ont pas de mission à exécuter, pas d argent à gagner mais  des vérités à dire  dont ont besoin  ceux qui en sont prives.

 

               N est ce pas le rôle de France inter  de leur  donner la parole, beau sujet pour une prochaine émission.

 

 

 

 

VALERY GISCARD D ESTAING  (cité par vent du bocage)   le 9/11/2005  lettre au délègue de la ligue urbaine et rurale de la haute lire  (président de vent des volcans voir lettre entière sur site http://ventdesvolcans.net ) L'implantation d éoliennes dans notre région (auvergne) répond exclusivement aux puissants inserts des lobbies exterieurs.Ces éoliennes ne créent, comme vous le savez aucun emploi et produisent en faible quantité une électricité non compétitive et appelée à le rester

michele alliot marie   (citée par vent du bocage) 

Extrait du livre "Le chêne qu’on relève"
" ..., la France dispose de sa production électrique sans gaz à effet de serre. Nous sommes en avance dans la politique du développement durable.....
Ne nous payons pas d'illusions : ce ne sont pas quelques éoliennes qui produisent à prix fort un aléatoire complément d'électricité qui changeront la donne...... Quand bien même nos campagnes et nos côtes se couvriraient de ces squelettes sans charme, notre développement futur et nos besoins actuels n'en seraient pas pour autant assurés ".

 

Site kiproko     http://www.eolinfo.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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                                           (ANNEXE A LA LOI D ORIENTATION 13/07/2005)

.                                                                     ....................L ETAT  S ATTACHE .................................

 .........à privilégier la réalisation des projets les plus rentables par le recours aux appels d’offres institués par l’article 8 de la loi n° 2000-108 du 10 février 2000 précitée. Trois ans après la promulgation de la présente loi, un bilan des expériences nationale et étrangères sera dressé. Ce bilan servira à optimiser le dispositif français de soutien à ces énergies en modifiant si nécessaire les outils existants (obligations d’achat et appels d’offres) et en envisageant la création d’un marché des certificats verts ;

                                    

 

 

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                                                   SATURDAY, DECEMBER 10, 2005 LE MONDE MONEY    &     BUSINESS

                                      Nuclear Power Is Poised To Shake Off Its Stigma   By TIM GRAY

LONDONDERRY, Pennsylvania — Stand among the pumpkins and purple flowers in the parking lot of Anna's Gar-den and Gif t Center and you can glimpse beyond the trees a ghost that haunts the nuclear power industry.

There stand the twin cooling towers of Three Mile Island Unit 2, the nuclear reactor that had a partial meltdown in 1979. That event, paired with the Chernobyl explosion in Ukraine in 1986, halted the growth of the American nuclear power industry for a generation. No new plant has been ordered in the United States since the Three Mile Island accident. But existing plants have kept operating:

the United States has 104 reactors, which make a fifth  of its power.

Lately, the nuclear-power sector has been enjoying something of a revival, because of its operating-cost advantages over other forms of electricity production. That may prompt investors to bet on its resurgence by buying shares in nuclear power plant operators, equipment makers or fuel producers.

The économie appeal of nuclear power has risen as prices for natural gas and coal — fuels for the bulk of America's electricity — have increased. "There's a big advantage for operating a nuclear plant when gas prices are in the $5 range, much less where they are today," said John C. Kohli, portfolio manager at the Franklin Utilities fund.

Many people, of course, still worry about inadvertent releases of radiation and about the long-term storage of radioactive waste. But for some people, those fears are beginning to be overtaken by an appreciation of nuclear power’s advantages. As concern about global warming has become mainstream, some investors are reminded that nuclear power produces no greenhouse gases. And while nuclear power plants could be vulnerable to a terrorist attack, war and recent hurricanes have under scored the fragility of fossil-fuel supplies.

American lawmakers have backed nuclear power, too, with many subsidies in the Energy Policy Act this year.

"The incentives in there were a bold statement that nuclear is going to be an important part of the U.S. electricity supply in the future," said Timothy P. O'Brien, manager of the Evergreen Utility and Telecommunications fund.

If investors are interested in nuclear power, perhaps the most conservative approach is to buy shares of utilities with big nuclear operations — utilities like Exeo, Entergy, Dominion Resources and the FPL Group, said Mark C. Sade-ghian, an analyst at Morningstar, an investment firm.

Exelon, based in Chicago, has made a hefty wager on nuclear generation, he noted. It has 17 reactors at 10 sites. If it completes a pending acquisition of the Public Service Enterprise Group, based

The Kew York Times

in Newark, New Jersey, it will have 20 reactors at 12 sites. Exelon's stock is up more than 15 percent this year.

Entergy, with 10 reactors, is the second-biggest nuclear operator, after Exeo. Entergy's hometown utility, Entergy New Orleans, had to file for bankruptcy-court protection after Hurricane Katrina, but that division accounts for less than 5 percent of the parent's earnings, said Shelby G. Tucker, a principal at Banc of America Securities. "About a third of their earnings comes from their large nuclear fleet in the Northeast," he added.

Eight power companies, including

Exelon and Entergy, are trying to prepare the way for the eventual licensing of a new nuclear plant. Their coalition, called NuStart Energy, aims to test a simpler federal licensing process and to develop a design for a new reactor.

Other countries, especially China and India, are likely to build more nuclear plants and to do so sooner. "People are talking about China building 20 to 21 new reactors," said David M. Schanzer, utility analyst at Janney Montgomery Scott.

A foreign company with a focus on nuclear power is British Energy, which produces about a fifth of Britain's electricity, said Charlie B. Gaffney, an analyst at Eaton Vance. British Energy owns eight nuclear plants and one coal-f ired one. "They ' ve had some problems in the past, and they're in restructuring mode," he said. If the company succeeds, its cheap power could yield healthy returns, he said.

Ultimately, investors' best hope for nuclear power may be that it comes to be viewed as just another business, rather than the industrial offspring of a perilous technology.

In Londonderry, Anna M. and Daniel J. Angelo, owners of Anna's Garden and Gift Centre, already seem to see the industry that way. "We joke about having glow-in-the dark plants," Ms. Angelo said. "Other than that, people don't talk that much about it. You get so used to it."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTOV

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  LIBENERGIE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

VIABILITE PRODUCTION DECENTRALISEE

 

 

 

NUCLECHINEBM                                                                                                                                                      LE MONDE 28/12/2005,

 

ÉNERGIE PEKIN VEUT SE DOTER DE QUARANTE REACTEURS EN QUINZE ANS  

La Chine devrait construire deux centrales nucléaires en 2006

DEUX NOUVELLES CENTRA­LES nucléaires devraient être construites en Chine en 2006, a indiqué, mardi 27 décembre, le journal officiel chinois en langue anglaise China Daily. La Chine a prévu de se doter de quarante réacteurs en quinze ans.

Les deux nouvelles unités seront situées dans les provinces du Liaoning (Nord-Est) et du Shandong (Est), a précisé le quoti­dien en citant des sources indus­trielles, ajoutant que le dernier feu vert des autorités centrales était attendu prochainement.

Le site de Dalian, dans le Liao­ning, accueillera deux réacteurs de 1 080 mégawatts, tandis que celui de Yantai, dans le Shan­dong, sera équipé de deux réac­teurs de 1 000 MW. Les deux cen­trales devraient commencer à pro­duire de l'électricité après 2010.

La Chine, en quête d'énergie pour alimenter sa forte croissan­ce, prévoit d'investir 400 mil­liards de yuans (41,8 milliards

d'euros) pour développer son parc nucléaire d'ici à 2020, dont la part dans la production totale d'électricité, actuellement de 2,4 %, doit passer à 4 % à cette date, selon le projet de la Commis­sion pour la science, la technolo­gie et les industries de défense.

Diversification

Pékin va devoir diversifier ses sources d'énergie dans les prochai­nes années. Elle consomme aujourd'hui près de 7 millions de barils de pétrole par jour, soit deux fois plus qu'il y a dix ans. Le pays a ravi au Japon le rang de deuxième consommateur mondial de brut, derrière les Etats-Unis. Ses achats de pétrole à l'étranger sont mon­tés à 40 % de ses besoins - une pro­portion vouée à passer à 80 % vers 2030, selon l'Agence internationa­le de l'énergie (AIE).

D'après Kang Wu, chercheur à l'université Est-ouest d'Honolulu (Hawaï), l'équation énergéti­que chinoise devrait connaître

Des réajustements à l'horizon 2020 :

 la part du charbon régres­sera légèrement tout en restant dominante (57,5 % contre 68,4 % aujourd'hui),

celle du pétrole demeurera stable (25,4 % contre 25,7 %),

mais celle du gaz naturel croîtra (10 % contre 3 %),

comme celle de l'hydroélectrique (3,9 % contre 2,3 %)

et celle du nucléaire (3,2 % contre 0,7 %).

En 2006, Pékin devrait aussi désigner la ou les sociétés étrangè­res chargées de construire quatre réacteurs nucléaires de troisième génération dans le pays. L'anglo-américain Westinghouse, le fran­çais Framatome (Areva) et le rus­se AtomStroyExport sont en concurrence sur ce contrat. Esti­mé à environ 8 milliards de dol­lars, il a déjà fait l'objet d'un appel d'offres international pour deux centrales à construire dans les provinces du Zhejiang (Est) et de Guangdong (Sud).

A l'occasion de son voyage en France, début décembre, le premier ministre chinois, Wen Jia bao, avait fait savoir que son pays reportait sa décision de quelque: mois afin que les entreprise: étrangères concernées par ci contrat revoient leurs copies « La Chine espère que la France, en matière de transferts de technologies, de prix,pourra offrir des conditions

 plus attractives », avait indique le chef du gouvernement chinois.» (AFP)?

 

 

 

 

     NUCLEALLEMAGNE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                             CH4

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                            GES

http://www.effet-de-serre.gouv.fr/fr/emissions/inventaire.htm

 site mission intrerministerielle gas a effet de serre

     FRANCE  2004

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

COURANT VERT CALIFORNIE   MONDE 20060220

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     COURANTVERT BESANCON   MONDE 20060220

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                 COURANT VERT BELGIQUE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

               NOUVEAU RESEAU DECENTRALISE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    ELECTRICITE LIBERALISER MONDE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                     ORIGINES PRODUCTION LE MONDE    20060220

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

           DEFINITIONS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

      ACHATENDESAEON

 

 

                                                                                                

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                          LM060225SUEZGDFENEL

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                     CREENTRAVES060220

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                       LM060225 GEANTSENERG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                           TISSERRESEAURTE

 

 

         TOUS AU CHARBON

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                  GUERREGAZRUSSELM060108

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                          fausse solution

                                           extrait du site vent du bocage
Hervé Kempf

Le Monde : Dossier et documents mars 2006 ( 2,20€)
ENERGIES : LE PROGRAMME COMMUN

Merci d'achetez ( 2,20€) ce dossier complet sur l'ensembe des énergies (soutenez la presse nationale et régionale.... un des meilleurs garant de nos libertés)
8 pages avec des graphiques qui font un point complet de la situation actuelle
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

       PRISINTERET1

 

 

 

 

 

 

  PRISINTERET2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

      

 VALEUR PERMIS CO2

 

 

LM060608PAYSEOLE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

          

 

PROGRAMMATIION 2005/2010

 

 

 

 

 

 

                                                                   G8 SAINT PETERSBOURG                        

 

 

 

 

 

                            EOLENMERALLEMAGNE

Monde

Une politique énergétique allemande sous influence

Berlin . Les prix de l’énergie pourraient flamber davantage outre-Rhin. Le pays confirme sa sortie du nucléaire et conforte sa dépendance au gaz russe.

 

Berlin,

 

correspondance particulière.

 

Le ministre allemand de l’Environnement Sigmar Gabriel (SPD) a donné au début du mois son feu vert à la mise en place d’ici à 2008 d’un champ d’éoliennes offshore en mer du Nord : « Le projet est un premier pas vers l’utilisation commerciale de l’énergie éolienne en mer », a-t-il déclaré. Quelques difficultés techniques telles que la corrosion des plates-formes et leur ralliement au réseau électrique de la terre ferme restent à surmonter, mais le ministre se veut optimiste et met l’accent sur son engagement en matière d’énergies renouvelables. Un marché, justifie-t-il, devrait s’ouvrir dans les prochaines années et, en investissant sur ce terrain maintenant, l’Allemagne aura toutes les chances d’exporter ses équipements plus tard, lorsqu’une forte demande mondiale s’imposera pour ce type d’énergies.

 

De son côté, la chancelière Angela Merkel (CDU) a confirmé la volonté du gouvernement de sortir du nucléaire lors d’un récent sommet gouvernemental sur l’énergie. Tout en ne faisant pas mystère de besoins croissants en énergie fossile du pays, en attendant une vraie montée en puissance des énergies renouvelables. D’où les pourparlers entamés avec le Kremlin, notamment lors du traditionnel sommet germano-russe de Dresde, forum instauré par Gerhard Schröder en 2001. Avec 40 milliards de mètres cubes par an, l’Allemagne est le premier consommateur de gaz russe et elle entend favoriser sa livraison directe à l’avenir, sans avoir à passer par la Pologne, en mettant en place un gazoduc en mer Baltique.

 

« Le gouvernement mise davantage sur les importations d’énergie que sur les énergies renouvelables », regrette le professeur Kekulé, directeur de l’institut de biologie micromoléculaire de Halle, qui ajoute : « Le marché de l’énergie allemand va ainsi rester dépendant de l’extérieur » et des « espoirs de profits » des quatre grandes sociétés privées qui se partagent le marché de l’énergie.

 

Et ce n’est pas l’équipe de foot de Gelsenkirchen qui pourra remettre du baume au coeur de citoyens inquiets de la déjà très sensible flambée des prix de l’énergie que leur facturent les quatre sociétés qui sont, chacune, en position de monopole sur la partie de territoire qu’elles contrôlent. Le FC Schalke 04 vient en

 

effet de signer un contrat de parrainage de quelque 100 millions d’euros avec Gazprom, premier producteur de gaz en Russie.

 

Charlotte Noblet

L humanite 200610

 

 

 

 

 

                                                    EVOLUTION COUT ENERGIE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                      OUILLE  LE MONDE 19 NOV 2006

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://unfccc.int/files/essential_background/background_publications_htmlpdf/application/vnd.ms-powerpoint/7

http://france.real.com/emailafriend/?link=rtsp%3a%2f%2frtsppress.cec.eu.int%2fArchive%2fvideo%2fmpeg%2fi046166%2fi046166_fr.rm

 

 

 

                                PROTECTIONS NATIONALES STRATEGIQUES

 

La nouvelle republique d alger 070108

Patriotisme économique
Quelle exception française ?

L’expression ainsi affichée ne faisait que conforter par le verbe l’action du gouvernement français qui manifeste systématiquement son opposition à chacune ou presque des tentatives réelles ou supposées de prise de contrôle de groupes français, Alstom, Aventis, Danone, Arcelor, Suez, etc… Elle a, depuis, fait flores dans la raillerie et la critique de l’ «exception française», d’un soit-disant» protectionnisme « français rampant, et des velléités d’ «autonomie nationale» et de «corporatisme managérial» prêtées à la France et totalement incompatibles, dit-on, avec la liberté des échanges et le jeu rigoureux de la compétition indispensables à la création d’un monde ouvert et compétitif.
Exception française ? La France, comme tous les autres grands pays européens, entend défendre autant que possible ses «champions nationaux» des risques de prise de contrôle hostile et les appuyer dans les opportunités ouvertes par l’Europe, la globalisation et l’ouverture des marchés. Il n’est que d’observer l’actualité de ces dernières années pour voir que cette attitude, loin d’être l’exception, est au contraire celle pratiquée par tous les grands pays industriels et que, contrairement aux affirmations d’économistes confondant théorie et réalité économique, l’ombre de la guerre économique et de la guerre des protectionnismes ne fait que s’étendre.
En Europe par exemple où le gouvernement espagnol n’hésite pas à tenter de renforcer par décret le contrôle de son secteur énergétique pour empêcher l’allemand E-ON de mettre la main sur l’espagnol Endesa pendant qu’un autre espagnol, Iberdrola, rachète le britannique Scottish Power pour former le troisième fournisseur d’énergie en Europe et le leader mondial de l’électricité produite par des éoliennes.
En Europe, encore, où la Banque Centrale italienne a fait scandale en favorisant outrageusement la Banca Populare Italiana (BPI) contre le groupe néerlandais ABN Amro dans la conquête de la banque italienne Banca Antonveneta, faisant échouer l’offensive néerlandaise (ABN Amro obtiendra finalement le droit d’acquérir la Banca Antonveneta), et en bloquant l’offre de l’espagnol BBVA sur la Banca del Lavoro (BNL) (qui sera finalement rachetée par BNP Paribas).
En Europe toujours, où le désengagement voulu de DaimlerChrysler dans EADS suscite l’intervention du gouvernement allemand pour maintenir quoi qu’il arrive la parité franco-allemande des droits de vote, l’Etat allemand ne souhaitant pas investir directement et l’Etat français n’envisageant pas d’abandonner sa part de contrôle au marché.
Au Japon où les entreprises étrangères voient le marché intérieur barré par de très nombreuses réglementations exceptionnelles et où la législation sur les offres publiques d'achat rend pratiquement impossible pour une entreprise étrangère de lancer un raid boursier hostile contre une société nippone sans que pour autant personne ne voue aux gémonies de l’arriération gouvernementale le «patriotisme économique» japonais !
Et quand une délégation sénatoriale française choisit un pays pour y prendre une leçon de patriotisme économique dont devrait s’inspirer la France, c’est au Japon qu’elle se rend.
En Russie, où un projet de Loi vient d’être mis à l’ordre du jour de la Douma qui concerne la protection des secteurs «stratégiques» et vise à empêcher leur prise de contrôle par des intérêts étrangers. Le projet de loi définit les secteurs stratégiques de l’économie russe : technologies concernant la sécurité, production d’armes, construction aéronautique, espace, énergie nucléaire, ressources naturelles et minières. Les investisseurs étrangers devront se procurer une permission spéciale auprès d’un comité inter-gouvernemental nouvellement créé pour avoir le droit d’investir dans ces secteurs.
Aux Etats-Unis, où un groupe étranger ne peut toujours pas détenir plus de 25% d’une compagnie aérienne américaine avec droits de vote (ce seuil est de 49% en Europe) et ne peut disposer d’aucun droit de regard sur la gestion, et où de nombreux secteurs doivent rester américains au seul nom de la «sécurité nationale», armement au sens large, infrastructures jugées «essentielles» (port, aéroports, centrales électriques etc), pétrole etc.
Il n’est par exemple que de se souvenir de l’intense bataille livrée devant le Congrès contre le fonds d’investissement Dubaï Ports World qui avait pu, il y a quelques mois, mettre la main sur les sept principaux ports américains et qui fut obligé d’en abandonner la gestion, le Congrès ayant délibérément miné tous les principes de la globalisation que les Etats-Unis prêchaient ces dernières années, et Hillary Clinton, à la pointe du combat, n’hésitant même pas à affirmer que la prise de contrôle par Dubaï Ports World constituait une violation de la souveraineté américaine.
Il n’est aussi que de se souvenir de la véritable «guerre» livrée à l’été 2005 devant le Congrès pour réussir à interdire au chinois CNOOC de prendre le contrôle d’UNOCAL, septième compagnie pétrolière américaine qui contrôlait moins de 1% de la production de pétrole des Etats-Unis. Dès l’annonce de l’offre d’achat de CNOOC, le Congrès prenait une posture défensive, appelait l’offre une « menace pour la sécurité nationale « et pressait l’administration de G.W. Bush de s’y opposer. La Chambre des Représentants adoptait, par 333 voix contre 92, un amendement pour bloquer toute éventuelle approbation de l’offre de CNOOC par l’administration et votait, par 398 voix contre 15, une résolution affirmant que la transaction menaçait la sécurité nationale. Richard D'Amato, Président d’une commission du Congrès, demandait même que soit voté «un système beaucoup plus agressif de contrôle des acquisitions pour le cas où la folie d'achats chinois dans l'économie américaine s'accélérerait». Le Congrès a d'ailleurs, depuis, renforcé encore la législation sur le contrôle et d'approbation des investissements étrangers aux Etats-Unis.
Il n’est enfin que de se souvenir du conflit de l’acier, où le Président des Etats-Unis n’hésita pas à imposer, en 2002, des droits de douane allant jusqu'à 30% sur les importations d'acier, ainsi qu'un système de licences. Cette mesure avait été condamnée par l'OMC. Les entreprises américaines du secteur sidérurgique ont touché depuis vingt-cinq ans plus de 17 milliards de dollars de subventions. Au plan social, le principal syndicat l'USWA (600.000 salariés) a négocié avec le financement par l'Etat d'un régime d’assurance maladie et de retraite très avantageux, qu'aucun rachat ni fusion ne peut remettre en cause.
Mais au delà de ces exemples, parmi d’autres, du «patriotisme économique» américain, la crainte monte depuis les élections du 7 novembre, en Asie et en Europe, du choc majeur que pourrait constituer, avec le nouveau Congrès dominé par les démocrates, une nouvelle attitude anti-globalisation des Etats-Unis et une accentuation marquée de la guerre économique.
La plupart des nouveaux élus démocrates des élections de mid-term du 7 Novembre dernier ont fait campagne sur le thème de la défense des salariés américains, affirmant même, pour certains d’entre eux, que le protectionnisme était le seul moyen d’endiguer la vague des délocalisations. Et ces démocrates ont sévèrement battu leurs concurrents républicains dans les Etats affectés par la crise des industries traditionnelles, sidérurgie, automobile, textile etc… tant s’est accrue, ces dernières années, la crainte des américains devant la multiplication des accords de libre-échange et la menace de perte d’emploi que constitue dorénavant pour eux la globalisation.
De nombreuses voix se sont même récemment élevées contre l’offshore outsourcing des emplois de service américains. En Février 2006, Shaheen Pasha, de CNN Money, révélait que les plus grandes institutions financières américaines commençaient à délocaliser de larges portions de leurs opérations d’investissement et que l’offshoring était en train de «tuer» des emplois américains dans les secteurs de la recherche, du commerce extérieur, et même dans le domaine très sophistiqué des contrats dérivés. Le cabinet Deloitte Touche estimait quant à lui que l’industrie américaine des services financiers délocaliserait 20% de ses coûts d’ici la fin de l’année 2010. En Mars 2006, Alan Blinder, économiste à Princeton et ancien vice-président de la Réserve fédérale, estimait que 42 à 56 millions d’emplois du secteur des services étaient susceptibles de disparaître par délocalisation. Plus récemment, Paul Craig Roberts, ancien adjoint du Secrétaire au trésor du président Reagan, lançait un appel contre le démantèlement de l’emploi américain du aux délocalisations, et alertait contre le risque social de la paupérisation d’une grande partie de la classe moyenne.
Avec le nouveau Congrès qui prendra ses fonctions au mois de Janvier 2007, George W. Bush n’est d’ailleurs pas prêt de voir renouveler ses pouvoirs dits de «fast track authority» qui lui permettent d’obtenir, par un vote bloqué, l’acceptation de tout nouveau accord de libre échange sans possibilités de le modifier, et l’administration Bush aura le plus grand mal à faire ratifier les accords commerciaux bilatéraux récemment signés ou en cours de négociation (Pérou, Colombie, Thailande, Corée du Sud) .
L’échec du «Doha Round», les dernières négociations multilatérales pour le libre-échange, avait déjà montré que chaque pays entendait d’abord défendre ses propres intérêts, c’est à dire son propre «patriotisme économique». La victoire des démocrates aux Etats-Unis pourrait bien signifier que celui des Etats-Unis ne peut que s’affirmer plus encore au cours des années à venir comme le laissent déjà entendre certains nouveaux élus démocrates qui veulent que le Congrès défende «une compétition commerciale équitable» et «place les intérêts des Etats-Unis au premier plan».


08-01-2007
Jean-Philippe Miginiac

 

 

 

 

 

 

 

 

 

       

                                      BATAILLES DU VENT

 


 

 

 

Les batailles du vent

 

 

LE MONDE | 10.01.07 | 16h35  •  Mis à jour le 10.01.07 | 16h35

L'air froid semble craquer, le ciel est bleu d'azur. Sur la colline en face de la ferme, les éoliennes blanches se découpent nettement. Elles grignotent le silence de cette campagne de Haute-Loire, et on entend le ronronnement régulier des pales qui tournent avec aisance.

Dans le bureau de sa ferme, Yves Bagès parle des 26 engins qui sont arrivés à Ally en 2005 et qui, depuis, divisent le village. "Je n'étais pas opposant de principe, dit-il, j'ai même signé pour que la propriétaire d'un terrain que j'exploite puisse en avoir une. Mais le projet s'est fait en courant, les gens n'ont pas eu le temps de réfléchir. On nous a fait miroiter la taxe professionnelle, mais on ne nous a jamais dit qu'il y aurait des nuisances."

Les nuisances, c'est le bruit, dans des lieux où l'on est habitué au moteur des tracteurs, aux meuglements des vaches, au chant des oiseaux et aux craquements multiples de la campagne comme au silence de la nuit. "Il y a des jours où ça attaque le moral, où ça vous donne le bourdon. Je ne sais pas comment vous dire, c'est un bruit continu qui vous prend la tête - il y a du bruit tous les jours, sur le tracteur, mais là, c'est pas pareil, c'est tout le temps. Avant, c'était calme, je pensais me retirer ici, mais je ne sais plus si je vais le faire, je suis découragé", poursuit-il.

La maire d'Ally, Marie-Paule Olagnol, défend fermement la série d'éoliennes qui, postées sur les crêtes, ceinturent maintenant le village. "Le bilan positif est incontestable : les éoliennes ont doublé le nombre de visiteurs de notre ancienne mine d'étain et de nos anciens moulins à vent, même si nous sommes bien conscients que ça ne va pas durer, avec la multiplication des sites en France."

Au-dessus de la ferme d'Yves Bagès, un autre agriculteur, Paul Marchet, se plaint aussi du bruit : "Tout va pour le tourisme, et nous, les péquenots, on s'en fiche." La maire répond : "On habite sous une éolienne, on les entend, mais bon... Ça ne casse pas les oreilles." Et d'enchaîner : "Le village a perçu la taxe professionnelle dès la première année, avec la taxe sur le foncier bâti, cela fait 200 000 euros." Une somme qui compense les désagréments - et l'impact sur le paysage, si difficile à apprécier.

"On ne peut pas dire que ça n'abîme pas le paysage, dit Yves Bagès, en montrant comment les éoliennes encadrent la vue sur le puy de Dôme. Les gens disent "C'est beau, les éoliennes". Je leur dis : "Si vous voyiez ça trois cent soixante-cinq jours par an, vous ne le trouveriez pas beau"."

La zizanie règne à Ally, et le cas n'est pas unique. Dans toute la France rurale, du Nord à la Normandie, de la Bretagne au Massif central, de la vallée du Rhône au Tarn, la polémique agite les villages, dont bien peu acceptent sans broncher les aérogénérateurs. Deux éoliennes ont même été incendiées dans la nuit du 17 au 18 novembre 2006 à Roquetaillade, dans l'Aude. Le sabotage n'a pas été revendiqué.

C'est que les éoliennes, qui commencent à parsemer le paysage, s'annoncent par milliers : le gouvernement a fixé un objectif en juin, dans sa programmation pluriannuelle des investissements de production électrique, d'une puissance éolienne de 13 GW (gigawatts) en France en 2015, soit environ 7 000 aérogénérateurs : dix fois plus qu'aujourd'hui. Si ce plan parvient à son terme, des milliers de machines de plus de 100 mètres de haut transformeront les campagnes. Rares sont les communes qui n'ont pas été démarchées par des opérateurs pressés d'installer leurs modernes moulins à vent.

C'est que l'Etat, à la suite de nos voisins européens, a fixé en 2001, et confirmé en 2006, un tarif de rachat de l'électricité éolienne avantageux : 8,4 centimes le kilowattheure (kwh), contre un prix du marché de 5 centimes, le nucléaire revenant à 3,5 centimes. Il y a là une marge intéressante pour les entreprises qui sauront l'exploiter.

"Le système de prix crée un pactole, dit Pierre Wirth, président du Comité des parcs et jardins de France. Comme les industriels ont du mal à les installer à cause de la résistance des populations, ils cherchent des communes pauvres où les maires sont plus faciles à convaincre."

L'implantation des éoliennes s'accompagne en effet de la location des terrains (environ 2 000 euros pour chacune) et du versement de taxes aux communes (de l'ordre de 10 000 euros par éolienne) bien utiles dans des terroirs qui se sentent abandonnés.

Il faut aller dans le Gard, non loin d'Uzès, pour rencontrer l'une des âmes de la révolte, le président de Vent de colère, Alain Bruguier. "En 2003, il y avait en France 23 associations de protestation. Aujourd'hui, nous en sommes à 350. Et ça arrive toutes les semaines - tenez, vendredi, celle-ci, l'association Don Quichotte, dans l'Eure."

Alain Bruguier, lui, ressemble plutôt à Sancho Pança : rond, les traits marqués, il parle avec un débit soutenu, et saute d'une idée à l'autre. "J'étais agent technique aux Télécoms - mon père était agriculteur, je n'ai pas fait d'études, j'ai progressé par les concours. J'ai longtemps été président du club de football du lycée de Bagnols-sur-Cèze, et puis de l'association des parents d'élèves, la PEEP, dont je suis devenu président départemental, puis régional."

A la retraite, en 2000, à 55 ans, il a commencé à restaurer une vieille maison qui lui venait de son grand-père, avant que les éoliennes ne surgissent dans sa vie, jusqu'à l'accaparer totalement.

"En 2002 nous est arrivé un projet à Saint-Laurent-la-Vernède, dans le Gard. A cette époque, je ne savais pas du tout ce qu'était l'éolien. Peu à peu, je suis devenu soupçonneux : au début, c'était présenté comme une alternative au nucléaire, puis comme un complément au nucléaire. On a été voir dans l'Aude, le Tarn, l'Aveyron, pour se faire une opinion. Ce qui nous a frappés, c'est le gigantisme des installations et la nuisance sonore. On a pu faire annuler le projet."

Depuis, élu président de Vent de colère en 2003, il parcourt les routes dans sa Peugeot usée, égrenant deux ou trois réunions par semaine dans les villages. "Nous avons quatre arguments contre les éoliennes : c'est un non-sens économique ; le surcoût est imputé au consommateur résidentiel ; cela détruit les paysages ; cela crée des nuisances et dévalorise le prix des terrains. Si l'on veut faire des efforts sur l'effet de serre, ce n'est pas par l'électricité qu'il faut commencer, mais par le transport, qui est le premier secteur émetteur de gaz à effet de serre en France."

Accusé d'être un nucléariste caché, il répond : "Nous disons qu'il faut des économies d'énergie et des énergies renouvelables - le bois, la géothermie, la biomasse -, et limiter la part du nucléaire. Le chauffage électrique des maisons est un non-sens. La France a la plus grande forêt d'Europe, dont l'exploitation raisonnée serait plus utile que les éoliennes."

Si Alain Bruguier a une bête noire, c'est André Antolini, le président du Syndicat des énergies renouvelables (SER). Qui le lui rend bien : "Mes adversaires ? Vent de colère !" Affable, le président reçoit au Club Saint James, un agréable club-hôtel dans le XVIe arrondissement de Paris. "J'ai travaillé dans l'immobilier pendant trente ans, et j'ai présidé la Fédération des promoteurs-constructeurs de 1989 à 1996. Le groupe où je travaillais était en crise, j'ai regardé ailleurs, et un ami m'a invité à diriger sa société d'éoliennes. Quand je suis arrivé au SER, il n'y avait que 7 adhérents. Maintenant, nous sommes 252. On est sorti du folklore dans lequel nous maintenaient avec condescendance les pouvoirs publics." Et de raconter comment il a accompagné la difficile conversion des pouvoirs publics à l'éolien.

Pour l'ancien promoteur immobilier, "la seule vraie problématique concerne le paysage : il faut la traiter en amont, de façon soigneuse. Mais nous avons une vision globale du paysage, pas statique ou conservatrice. Projetez-vous dans une vision dynamique du paysage : peut-être vos enfants trouveront-ils ça très beau." Il met en avant la politique énergétique : "L'enjeu est la diversification : il ne faut pas mettre tous les oeufs dans le même panier. Le SER est favorable à une place importante du nucléaire dans le mix énergétique. Il ne faut pas opposer énergies nucléaire et éolienne, qui sont cousines. Areva, le fabricant de centrales nucléaires, l'a bien compris, il a pris une participation dans le fabricant d'éoliennes REpower. Et, par ailleurs, il faut avoir une énergie autonome à l'abri des prix du fossile. Nous garantissons un prix stable pendant quinze ans."

Le problème est de savoir si la solution est suffisamment efficace pour réorienter une politique énergétique marquée par le poids du nucléaire. Pour assurer 1 % de la consommation électrique française, qui est de 482 TWh, il faut environ 1 000 éoliennes de 2 MW ; pour 5 %, 5 000. Le jeu en vaut-il la chandelle ?

Les éoliennes se traduisent, outre l'impact sur le paysage, par le déboisement de parcelles et la création de voies, larges de 6 mètres, souvent dans des espaces sauvages : "Le Massif central avait les coins les plus protégés, notamment sur les sommets, dit Alain Zaugg, infirmier et président du Collectif du Truc de l'homme, en Lozère. On est en train de foutre en l'air ces derniers coins reculés."

Ces constructions pourraient aussi avoir un effet négatif sur le tourisme : "Il ne faut pas oublier que la France est le premier pays touristique au monde, dit Alain Combes, agriculteur et président de Vent de respect, en Ardèche. Les gens ne viennent pas ici seulement pour le camembert et les jolies filles."

Les écologistes commencent d'ailleurs à douter : pour Jacky Bonnemains, de l'association Robin des bois, "l'industrie éolienne suit les mêmes tendances au gigantisme, à la corruption et au baratin que d'autres sources d'énergie. Etre pour l'éolien, c'est du politiquement correct". Nicolas Hulot est sorti de ce politiquement correct sur RMC le 8 novembre : "Il faut cesser de miter le paysage avec les éoliennes. Evidemment que je suis pour les éoliennes, mais pas comme on le fait actuellement. On vient dire aux maires : ça va être pour vous une rente, et c'est le seul motif de décision."

Les financiers et les industriels qui ont investi le secteur ont évidemment une autre approche. Olivier Duguet, par exemple, PDG de La Française d'éoliennes. Il était gérant d'un fonds d'investissement dans les années 1990, avant de s'y intéresser et de créer son entreprise.

" Sur un siècle, les fossiles vont renchérir, dit-il. Avec le CO2 et l'augmentation des prix du pétrole, il y a un avantage énorme à être dans les énergies renouvelables. Vous pouvez voir venir le déluge : dans quinze ans, quand il n'y aura plus de tarif de rachat, l'investissement aura été amorti, la matière première restera gratuite, le prix sera très faible."

Le problème, bien sûr, c'est d'éviter le déluge. Autrement dit, d'avoir une politique énergétique vraiment différente. "Si on ne fait pas des économies d'énergie, les éoliennes ne présentent pas d'intérêt, dit Jean-Louis Bal, directeur des énergies renouvelables à l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie). C'est malheureusement un peu ce qui se passe."

Non seulement la consommation électrique française ne diminue pas, mais, selon RTE (Réseau de transport d'électricité), elle continue de croître. Selon une projection du ministère de l'industrie, la demande énergétique pour l'électricité augmentera de 1,5 % par an sur la période 2000-2030 - alors que la croissance globale de la demande énergétique française ne sera, elle, que de 0,9 % sur cette même période.

Le secteur électrique devrait même mettre en service des centrales thermiques d'une puissance globale de 10 000 MW dans les prochaines années, qui émettront du gaz carbonique.

Il n'y a d'ailleurs pas de corrélation entre le nombre d'éoliennes et la limitation des gaz à effet de serre : l'Espagne, championne des éoliennes avec plus de 10 000 machines, a vu ses émissions de CO2 croître de 45 % depuis 1990, dépassant largement le seuil fixé pour elle par le protocole de Kyoto (15 %).

"Il est évident que le premier gisement d'énergie est la non-consommation d'électricité, reconnaît Jérôme Billerey, président d'Aérowatt, un autre opérateur éolien. Mais cela ne rapporte rien, sinon à la planète."

Tout se passe comme si le développement des éoliennes promu par l'Etat servait d'alibi écologique à une politique énergétique incapable de réduire la consommation. Il reste que l'intérêt des communes rurales en déshérence favorise l'implantation des aérogénérateurs. "L'éolien n'est pas une ressource d'énergie, mais une ressource financière pour les communes et pour les particuliers", déplore Alain Gest, député (UMP) de la Somme, où 1 500 projets sont envisagés.

Mais comment résister ? "Dans le Mézenc, dans le sud de la Haute-Loire, on va tomber à moins de 10 habitants au mètre carré, dit Gérard Roche, président (div. droite) du conseil général. Renoncer à la taxe professionnelle pour protéger le paysage, c'est un choix terrible pour un maire. On ne peut pas dire "Vos paysages sont formidables, mais il n'y a pas d'éoliennes et on vous laisse couler"."

Hervé Kempf

 

 

 

 

 

 

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L'énergie au coeur de la visite de Mme Merkel en Russie (experts)

14:21 | 20/ 01/ 2007
MOSCOU, 20 janvier - RIA Novosti. C'est l'énergie qui retrouvera au coeur de la visite de travail dimanche 21 janvier à Moscou de la chancelière allemande Angela Merkel et des négociations russo-allemandes au sommet, estiment des experts russes.

"J'estime que les problèmes énergétique et notamment la recherche de compromis sur la Charte de l'énergie sera au coeur de cette visite", a indiqué dans une interview à RIA Novosti samedi le vice-directeur général du Centre de conjoncture politique, Alexandre Chatilov.

Par le passé également, les partenaires européens de Moscou ont exhorté la Russie à ratifier cette Charte, ce qui, selon l'expert, se serait répercuté sur la liberté des exportations russes vers l'Europe.

Le politologue estime toutefois que la Russie défendra avec fermeté ses positions.

"Tout compte fait, la Charte de l'énergie gênera sérieusement les activités des compagnies énergétiques russes sur le marché européen. Les chances de voir les parties parvenir à un compromis un tant soit peu notable sont donc faibles", a-t-il noté, ajoutant que les positions de Moscou à ces négociations étaient solides.

De l'avis de l'expert, Mme Merkel représente une coalition politiquement très instable.

"Son équilibre pourrait être rompu, provoquant des élections anticipées en Allemagne", a indiqué le politologue, notant que les complications dans les rapports russo-allemands, notamment dans la sphère politique, se répercuteront obligatoirement sur la cote de popularité de la chancelière.

L'expert estime aussi que la Russie réussira non seulement à préserver mais aussi à renforcer ses positions dans le dialogue énergétique avec l'Europe, car "les capacités énergétiques de notre pays sont vraiment importantes et on aurait tort de ne pas en tenir compte en défendant nos intérêts politiques".

Valentin Fedorov, vice-directeur de l'Institut académique de l'Europe, partage cet avis. "Nous avons rempli ce que nous avons promis depuis longtemps, à savoir passer aux prix de marché avec tous les pays consommateurs de nos hydrocarbures, y compris la Biélorussie soeur", a-t-il indiqué.

"On affirme à tort que la Russie s'est manifestée comme un partenaire peu sûr lors des récents à-coups dans l'approvisionnement de l'Europe en pétrole. Juste le contraire : dans cette situation-là, comme dans le cas de la crise gazière avec l'Ukraine, la Russie a prouvé qu'elle était un partenaire fiable, contrairement au transit qui n'est toujours pas garanti contre ce genre d'incidents".

L'expert estime que la dépendance des Européens et surtout de l'Allemagne envers la Russie dans la sphère énergétique ne fera que s'accroître.

"Ils n'ont pas d'autre choix. L'Allemagne a adopté il y a cinq ans un programme qui prévoit de fermer tous les sites nucléaires au cours des trente ans à venir. Par quoi cette énergie sera-t-elle remplacée ? Les éoliennes, les centrales solaires et marémotrices ne couvriront que 10% tout au plus de ses besoins. Et le reste ? Le reste sera couvert par les importations en provenance de Russie", a affirmé le chercheur, notant que la coopération entre les deux pays ira croissant.

La Russie a signé mais n'a pas ratifié la Charte de l'énergie, insistant sur sa mise au point.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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