|
http://www.radiofrance.fr/franceinter/chro/entrepriseetstrategie/
quelque journaux regionaux
quelques
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specialises
http://www.journaldelenvironnement.net/fr/index/index.asp
ARRETEZ VOTRE SALADE VERTE

LA FAUTE AUX EOLIENNES

EDF
| LIGNE HAUTE TENSION FRANCE ESPAGNE DEBAT PUBLIC
Limiter la construction
de nouvelles centrales thermiques
En renforçant les échanges internationaux, chaque pays peut davantage compter
sur ses partenaires en cas de difficulté. Grâce à cette solidarité européenne,
chaque pays n’a donc plus la nécessité de construire de nouvelles centrales
thermiques , destinées essentiellement à faire face aux seules périodes de
consommation de pointe.
Le renforcement des interconnexions favorise
l’acheminement des énergies renouvelables tout en
limitant
la construction de centrales thermiques ; c’est
en ce sens qu’il préserve l’environnement.
|

MINC


ALLEMAGNE
|
un courrier
de l unesco ALLEMAGNE LA BATAILLE DU VENT Les Allemands, on le sait, se soucient fortement
de la protection de l'environnement. En témoignent notamment leurs choix
énergétiques :
sous l'impulsion des Verts, leurs centrales
nucléaires sont peu à peu en cours d'arrêt tandis que le pays se couvre de
champs d'éoliennes.
Rien à redire, a priori, à de tels choix. Pourtant, à y regarder de plus près,
la situation n'est pas aussi rose (ou verte) qu'il y paraît. Ainsi,
dans le nucléaire, personne outre-Rhin ne semble
s'offusquer que le premier groupe énergétique allemand, E.ON, veuille
éventuellement -
son choix n'est pas encore définitivement arrêté -
prendre une participation dans le futur réacteur nucléaire français EPR.
Pas question de reconstruire du nucléaire sur son
propre sol, mais si celui des voisins peut fournir aux Allemands de
l'électricité à très bon compte...
Quant à l'éolien germanique, il n'est pas non plus exempt
de critiques. Le pays fait figure de bon élève en la matière avec une capacité
installée de près
de 17.000 mégawatts qu'il envisage de porter à 35.000
mégawatts à l'horizon 2015. Le but étant que l'éolien fournisse alors 14 % de la
consommation nationale
d'électricité.
Mais cette volonté d'extension n'est pas sans inquiéter ses voisins dont les
ministres de l'Energie et de l'Industrie, le Français François Loos en tête,
évoquent régulièrement le sujet lors de leurs
discussions sur le nécessaire renforcement des interconnexions électriques.
Car les caprices du vent ne sont pas un mythe et l'arrêt brutal d'un champ
d'éoliennes pour cause de vent trop violent provoque une chute de puissance
rapide,
de quelques centaines de mégawatts, dans les réseaux
électriques. Un phénomène d'autant plus sensible dans le nord de l'Allemagne, où
sont installés la plupart
de ces gigantesque moulins, que la région est soumise à
un seul régime de vent, très fort. Le problème, c'est que ces chutes de
puissance ne viennent pas perturber
les réseaux électriques de l'Allemagne profonde et de la
Bavière, mais ceux des pays limitrophes sur lesquels ces parcs sont raccordés.
Des pays qui en ont assez de payer les pots cassés pour
une Allemagne trop exemplaire...
|
ges2004



exportdanemark
UN
COURRIER
|
un courrier de l UNESCO par
Birger T. Madsen, président-directeur général de BTM Consult Aps (Danemark),
cabinet de conseil spécial
isé dans l’énergie éolienne.
..La
situation est tout à fait différente en Amérique du Nord et en Europe
occidentale,
où la puissance
énergétique déjà installée suffit à satisfaire la demande.
Dans
ces pays, la vigueur du marché de l’énergie éolienne repose sur des
considérations écologiques et non économiques.
Si les
gouvernements n’appliquent pas une «politique verte» en imposant aux compagnies
d’électricité de fermer des centrales classiques pour passer à des sources
d’énergie renouvelables, le dynamisme du marché de l’éolienne en souffrira.
Les partis écologistes accentuent leur pression pour la promotion active des
énergies propres. Ils incitent, par exemple, à financer la recherche et le
développement.
D’autres mesures sont envisageables: prendre en charge une partie des factures
d’électricité, ou offrir aux fabricants d’éoliennes des crédits d’impôt et des
prêts à taux faible. Le principe «les pollueurs sont les payeurs» pourrait aussi
être appliqué, avec une taxe spéciale sur les producteurs d’énergie rejetant du
carbone
|
..
. .
ALLEMAGNE
ADVERSAIRES
EOLE
| .Reste que ces engins ne produisent encore que 1,3% de l’électricité allemande, le reste provenant essentiellement des énergies fossiles (58%), du nucléaire (36%) et de l’hydraulique (5%). Selon le syndicat de l’énergie éolienne, le nombre d’engins pourrait atteindre 25 000 en 2020, qui produiraient 30% de l’électricité totale.......... .............Aux
yeux du plus virulent adversaire du vent, le professeur Otfried Wolfrum, de
Darmstadt, continuer à encourager l’exploitation de
cette énergie serait «d’une absurdité catastrophique pour l’environnement, les
hommes et l’économie». Il estime que cette politique se soldera dans les années
à venir par une perte d’environ 30 milliards de marks (environ 15 milliards de
dollars). Et ce sont les consommateurs qui la supportent puisqu’ils payent leur
électricité plus chère qu’ils ne le feraient si l’énergie éolienne n’était pas
imposée aux distributeurs. Pour lui, un parc éolien n’est rien d’autre qu’un
«permis de faire fonctionner la planche à billets».
De plus, soutient Otfried Wolfrum avec d’autres économistes, l’énergie éolienne
subventionnée, qui crée aujourd’hui des emplois, aboutira à terme à des
suppressions de postes dans un pays où le taux de chômage dépasse déjà les 10%.
Car si le prix de l’énergie n’est pas compétitif en Allemagne, certaines
entreprises choisiront de délocaliser leurs unités de production sous des cieux
plus cléments
|
.... TELEPHONE
SONNE
051228
|
de vent du bocage a france inter a l
occasion du telephone sonne du 28/12/2005
Construction en cours de plus
de 10.000 éoliennes en France:
En tant que Président d'associations favorables aux énergies renouvelables,
je lutte contre l'implantion d'éoliennes industrielles.
Le paravent de Kyoto ou les injonctions de l'Europe ne servent que de prétextes
aux promoteurs de l'industrie éolienne .
Il suffit de constater que:
- D'une part le prix actuel de l'électricité payée par les consommateurs est:
France: 116, 9 € par MWheure
Allemagne: 171,0 € par MWheure
Danemark patrie de l'éolien : 225,4 € par MWheure
- D'autre part, produire de l'électricité par des moyens de production
décentralisés, impose avant toute décision un plan national rigoureux et non pas
des schémas partiels incohérents, basés sur des zones administratives
artificielles soumises à des aléas politiques et des pressions incontrolables
(communes, départements ou régions).
- La poursuite de la construction en France de 10.000 à 15.000 éoliennes,
immenses machines de 140 mètres de haut comportant des pales de 45 mètres et
dont les nacelles pèsent le poids d'un semi-remorque, incombera pour des
dizaines d'années aux décideurs actuels. Ces éoliennes "mitant" l'ensemble
du territoire n'ont aucune justification.
Le plan éolien en cours d'exécution :
-consiste à importer pour 15 à 20 milliards d'euros de machines industrielles
non rentables et pratiquement non créatices d'emploi.
- a été établi avec des chiffres économiques erronés. Il est uniquement soutenu
par une propagande médiatique subventionnée par les promoteurs de l'industrie
éolienne. Celle-ci est basée sur des pseudo-arguments écologiques faisant croire
à tort aux habitants que cette industrie va diminuer les gaz à effet de serre
produits par la France.
-Ce plan détourne à son profit d'autres moyens plus intelligents pour produire
de l'energie renouvelable : Biomasse, solaire, géothermie, biocarburants.
Les éolienne marchent environ 20% du temps, elles produisent de façon
aléatoire, des quantités d'électricité très faibles malgré leur taille
gigantesque, et elles sont uniquement mises en place parce qu'elle sont sont
subventionnées par des taxes payées par l'ensemble de la population.(CSPE en bas
de chacune de nos factures d'electricité)
Elles n'apporteront aucune contrepartie à moyen et long terme, ni en matière
d'emplois, ni en matière de recherche, ce qui est impensable dans la situation
actuelle du pays.
Il est à déplorer que des pratiques inadmissibles soient utilisées
quotidiennement sur le terrain pour implanter des éoliennes. Ce système est basé
sur des subventions inégalitaires qui ont complètement perturbé l'impartialité
nécessaire aux circuits de décision et ont aveuglé les élus et les
administrations. Ceux-ci ne peuvent pas exercer sereinement leur mission.
Ce programme va porter gravement atteinte à l'originalité et la richesse de
notre Pays.
Enfin l'éolien industriel est dangereux pour l'ordre public: il crée une
fracture sociale profonde et il propage l'idée selon laquelle il serait la
solution miracle au problème de l'énergie.
Cordialement
J.L. Butré
Mail envoye PAR EOLINFO a France inter
le lundi 28/11/2005 A 10 HEURES POUR EMISSION LE TELEPHONE SONNE
DE 19 heures
<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" />
L ELECTRICITE NUCLEAIRE (83% DE NOTRE CONSOMMATION)
PERMET A LA FRANCE D ETRE LE PAYS INDUSTRIALISE LE MOINS POLLUANT DU
MONDE (VOIR ACCORDS DE KYOTO)
CE QUI PERMET EGALEMENT A L EDF D EXPORTER
ENVIRON 15 % DE SA PRODUCTION 72TWH A UN PRIX DE 3.47 EUROS
KWH
PAR CONTRE LE GOUVERNEMENT OBLIGE EDF A ACHETER
L ELECTRICITE EOLIENNE SUR 15 ANS A PRIX MOYEN DE 7.32 EUROS LE KWH
EN FAISANT SUPPORTER LE SURCOUT AU CONSOMMATEUR (CSPE)
RESULTATS DU PLAN EOLE
500MWH
EOLIENNES EN 2005 IMPLANTES LE LONG DES COTES ET EN LANGUEDOC
ROUSSILLON ;
2 FEDERATIONS COMPTANT PLUS DE 250 ASSOCIATIONS
A CE JOUR PERMIS ACCORDES PAR LES PREFECTURES 1557 MWH
EN COURS D INSTRUCTION 3198 MWH
REPARTIS SUR TOUTES LES REGIONS
(AVEC OUS SANS VENT)
UN PERMIS ACCORDE DOIT ETRE REALISE DANS LES DEUX ANS.
POURQUOI PERTURBER LA POPULATION SANS NECESSITE
J MENARD
PRESIDENT ASSOCIATION KIPROKO
DE KIPROKO A France INTER
LE TELEPHONE SONNE
28/11/2005 France INTER
Comme vous l
annonciez dans la première partie de votre présentation,
Votre émission avait pour but d éclairer le consommateur sur les conditions de
son accès technique et financier aux énergies renouvelables
C est une partie de la mission confiée par le gouvernement à l ADEME
chargée du développement des énergies renouvelables et du contact avec les
particuliers
C est le métier du syndicat des énergies renouvelables chargé de
promouvoir les intérêts des industriels et des professionnels
français des énergies renouvelables.
Les représentants de
ces deux organisations furent donc bien à l’ aise pour répondre aux
11 auditeurs qui en demandaient plus :
Plus d énergies renouvelables, plus de crédit d impôt
Vous avez quand même
donne la parole à une (1/12) auditrice inopinée ( porte
parole à son insu de 250 associations et d une fédération refusant l
éolien industriel )
Question-
aimeriez vous apprendre que des permis pour l installation
près de votre village de 50 éoliennes ont été déposés sans
concertation préalable avec la population (ce qui est le cas
systématique et reconnu)
Réponse -
Peu d installations industrielles font l objet d autant de
concertation.
Avant que le permis arrive sur le bureau du préfet 27 à 28 services sont
consultes (c est beaucoup NDLR)
La loi prévoit q’une enquête publique soit réalisée
(Après
consultation des 28 services et vote du conseil municipal, mais pas qu il soit
répondu aux questions posées à l enquêteur non spécialiste du dossier)
’’ Si le préfet autorise, c est qu on lui a dit que ce n était pas une horreur
absolue’’ (sic)
(Entre l EDF
qui nous dit que les éoliennes sont belles et les opposants qui les
trouvent inutiles pourquoi prendre position : le syndicat des énergies
renouvelables se contente d’engranger les permis).
Pour répondre enfin à une question qui n a pas été posée :
Certains prétendraient que les éoliennes ne serviraient à rien
‘’ L électricité
éolienne ne se substitue pas à l’électricité nucléaire mais bien à l électricité
produite par les centrales au fuel ou au charbon.’’ (Comment peut on dire
une chose pareille)
Information ou désinformation dialogue ou propagande
Des associations, une
fédération existent, elles n ont pas de mission à exécuter, pas d argent à
gagner mais des vérités à dire dont ont besoin ceux qui en
sont prives.
N est ce pas le rôle de France inter de leur donner la parole, beau
sujet pour une prochaine émission.
VALERY GISCARD D ESTAING (cité par vent du bocage) le
9/11/2005 lettre au délègue de la ligue urbaine et rurale de la haute lire
(président de vent des volcans voir lettre entière sur site
http://ventdesvolcans.net )
L'implantation d éoliennes dans notre région (auvergne) répond exclusivement aux
puissants inserts des lobbies exterieurs.Ces éoliennes ne créent, comme vous le
savez aucun emploi et produisent en faible quantité une électricité non
compétitive et appelée à le rester
michele alliot marie (citée par vent du bocage)
Extrait du
livre "Le chêne qu’on relève"
" ..., la
France dispose de sa production électrique sans gaz à effet de serre. Nous
sommes en avance dans la politique du développement durable.....
Ne nous payons pas d'illusions : ce ne sont pas quelques éoliennes qui
produisent à prix fort un aléatoire complément d'électricité qui changeront la
donne...... Quand bien même nos campagnes et nos côtes se couvriraient de ces
squelettes sans charme, notre développement futur et nos besoins actuels n'en
seraient pas pour autant assurés ".
Site kiproko
http://www.eolinfo.com
|
..
(ANNEXE A LA LOI D ORIENTATION 13/07/2005)
.
....................L ETAT S ATTACHE .................................
.........à privilégier la réalisation
des projets les plus rentables par le recours aux appels d’offres institués par
l’article 8 de la loi n° 2000-108 du 10 février 2000 précitée. Trois ans après
la promulgation de la présente loi, un bilan des expériences nationale et
étrangères sera dressé. Ce bilan servira à optimiser le dispositif français de
soutien à ces énergies en modifiant si nécessaire les outils existants
(obligations d’achat et appels d’offres) et en envisageant la création d’un
marché des certificats verts ;

.
|
SATURDAY, DECEMBER 10, 2005 LE
MONDE MONEY &
BUSINESS
Nuclear Power
Is Poised To Shake Off Its Stigma
By TIM GRAY
LONDONDERRY, Pennsylvania — Stand
among the pumpkins and purple flowers in the parking lot of Anna's Gar-den and
Gif t Center and you can glimpse beyond the trees a ghost that haunts the
nuclear power industry.
There stand the twin cooling towers
of Three Mile Island Unit 2, the nuclear reactor that had a partial meltdown in
1979. That event, paired with the Chernobyl explosion in Ukraine in 1986, halted
the growth of the American nuclear power industry for a generation. No new plant
has been ordered in the United States since the Three Mile Island accident. But
existing plants have kept operating:
the United States has 104 reactors,
which make a fifth of its power.
Lately, the nuclear-power sector has
been enjoying something of a revival, because of its operating-cost advantages
over other forms of electricity production. That may prompt investors to bet on
its resurgence by buying shares in nuclear power plant operators, equipment
makers or fuel producers.
The économie appeal of nuclear power
has risen as prices for natural gas and coal — fuels for the bulk of America's
electricity — have increased. "There's a big advantage for operating a nuclear
plant when gas prices are in the $5 range, much less where they are today," said
John C. Kohli, portfolio manager at the Franklin Utilities fund.
Many people, of course, still worry
about inadvertent releases of radiation and about the long-term storage of
radioactive waste. But for some people, those fears are beginning to be
overtaken by an appreciation of nuclear power’s advantages. As concern about
global warming has become mainstream, some investors are reminded that nuclear
power produces no greenhouse gases. And while nuclear power plants could be
vulnerable to a terrorist attack, war and recent hurricanes have under scored
the fragility of fossil-fuel supplies.
American lawmakers have backed
nuclear power, too, with many subsidies in the Energy Policy Act this year.
"The incentives in there were a bold
statement that nuclear is going to be an important part of the U.S. electricity
supply in the future," said Timothy P. O'Brien, manager of the Evergreen Utility
and Telecommunications fund.
If investors are interested in
nuclear power, perhaps the most conservative approach is to buy shares of
utilities with big nuclear operations — utilities like Exeo, Entergy, Dominion
Resources and the FPL Group, said Mark C. Sade-ghian, an analyst at Morningstar,
an investment firm.
Exelon, based in Chicago, has made a
hefty wager on nuclear generation, he noted. It has 17 reactors at 10 sites. If
it completes a pending acquisition of the Public Service Enterprise Group, based
The Kew York Times
in Newark, New Jersey, it will have
20 reactors at 12 sites. Exelon's stock is up more than 15 percent this year.
Entergy, with 10 reactors, is the
second-biggest nuclear operator, after Exeo. Entergy's hometown utility, Entergy
New Orleans, had to file for bankruptcy-court protection after Hurricane
Katrina, but that division accounts for less than 5 percent of the parent's
earnings, said Shelby G. Tucker, a principal at Banc of America Securities.
"About a third of their earnings comes from their large nuclear fleet in the
Northeast," he added.
Eight power companies, including
Exelon and Entergy, are trying to
prepare the way for the eventual licensing of a new nuclear plant. Their
coalition, called NuStart Energy, aims to test a simpler federal licensing
process and to develop a design for a new reactor.
Other countries, especially China and
India, are likely to build more nuclear plants and to do so sooner. "People are
talking about China building 20 to 21 new reactors," said David M. Schanzer,
utility analyst at Janney Montgomery Scott.
A foreign company with a focus on
nuclear power is British Energy, which produces about a fifth of Britain's
electricity, said Charlie B. Gaffney, an analyst at Eaton Vance. British Energy
owns eight nuclear plants and one coal-f ired one. "They ' ve had some problems
in the past, and they're in restructuring mode," he said. If the company
succeeds, its cheap power could yield healthy returns, he said.
Ultimately, investors' best hope for
nuclear power may be that it comes to be viewed as just another business, rather
than the industrial offspring of a perilous technology.
In Londonderry, Anna M. and Daniel J.
Angelo, owners of Anna's Garden and Gift Centre, already seem to see the
industry that way. "We joke about having glow-in-the dark plants," Ms. Angelo
said. "Other than that, people don't talk that much about it. You get so
used to it."
|
PHOTOV
V

LIBENERGIE

VIABILITE PRODUCTION DECENTRALISEE


CH4

GES
http://www.effet-de-serre.gouv.fr/fr/emissions/inventaire.htm
site
mission intrerministerielle gas a effet de serre
FRANCE 2004

COURANT
VERT CALIFORNIE MONDE 20060220

COURANTVERT BESANCON MONDE
20060220

COURANT VERT BELGIQUE

NOUVEAU
RESEAU DECENTRALISE

ELECTRICITE LIBERALISER MONDE

ORIGINES PRODUCTION LE MONDE
20060220

DEFINITIONS

ACHATENDESAEON


LM060225SUEZGDFENEL

CREENTRAVES060220

LM060225 GEANTSENERG

TISSERRESEAURTE

TOUS AU CHARBON

GUERREGAZRUSSELM060108

fausse solution
extrait du site vent du bocage
Hervé Kempf

Le Monde : Dossier et documents mars 2006 ( 2,20€)
ENERGIES : LE PROGRAMME COMMUN
Merci d'achetez
( 2,20€) ce
dossier complet sur l'ensembe des énergies (soutenez la
presse nationale et régionale.... un des meilleurs garant de nos libertés)
8 pages avec
des graphiques qui
font un point complet de la situation actuelle
PRISINTERET1

PRISINTERET2


VALEUR PERMIS CO2


LM060608PAYSEOLE

PROGRAMMATIION
2005/2010
G8 SAINT PETERSBOURG


EOLENMERALLEMAGNE
Monde
Une politique énergétique allemande sous influence
Berlin . Les prix de l’énergie pourraient flamber davantage
outre-Rhin. Le pays confirme sa sortie du nucléaire et conforte sa dépendance au
gaz russe.
Berlin,
correspondance particulière.
Le ministre allemand de l’Environnement Sigmar Gabriel
(SPD) a donné au début du mois son feu vert à la mise en place d’ici à 2008 d’un
champ d’éoliennes
offshore en mer du Nord : « Le projet est un premier pas
vers l’utilisation commerciale de l’énergie éolienne en mer », a-t-il déclaré.
Quelques difficultés techniques
telles que la corrosion des plates-formes et leur
ralliement au réseau électrique de la terre ferme restent à surmonter, mais le
ministre se veut optimiste et met l’accent
sur son engagement en matière d’énergies renouvelables. Un
marché, justifie-t-il, devrait s’ouvrir dans les prochaines années et, en
investissant sur ce terrain
maintenant, l’Allemagne aura toutes les chances d’exporter
ses équipements plus tard, lorsqu’une forte demande mondiale s’imposera pour ce
type d’énergies.
De son côté, la chancelière Angela Merkel (CDU) a confirmé
la volonté du gouvernement de sortir du nucléaire lors d’un récent sommet
gouvernemental sur
l’énergie. Tout en ne faisant pas mystère de besoins
croissants en énergie fossile du pays, en attendant une vraie montée en
puissance des énergies renouvelables.
D’où les pourparlers entamés avec le Kremlin, notamment
lors du traditionnel sommet germano-russe de Dresde, forum instauré par Gerhard
Schröder en 2001.
Avec 40 milliards de mètres cubes par an, l’Allemagne est
le premier consommateur de gaz russe et elle entend favoriser sa livraison
directe à l’avenir,
sans avoir à passer par la Pologne, en mettant en place un
gazoduc en mer Baltique.
« Le gouvernement mise davantage sur les importations
d’énergie que sur les énergies renouvelables », regrette le professeur Kekulé,
directeur de l’institut de biologie
micromoléculaire de Halle, qui ajoute : « Le marché de
l’énergie allemand va ainsi rester dépendant de l’extérieur » et des « espoirs
de profits » des quatre grandes
sociétés privées qui se partagent le marché de l’énergie.
Et ce n’est pas l’équipe de foot de Gelsenkirchen qui
pourra remettre du baume au coeur de citoyens inquiets de la déjà très sensible
flambée des prix de l’énergie
que leur facturent les quatre sociétés qui sont, chacune,
en position de monopole sur la partie de territoire qu’elles contrôlent. Le FC
Schalke 04 vient en effet de
signer un contrat de parrainage de quelque 100 millions
d’euros avec Gazprom, premier producteur de gaz en Russie.
Charlotte Noblet
L humanite
200610

EVOLUTION COUT ENERGIE

OUILLE LE MONDE 19 NOV 2006

http://unfccc.int/files/essential_background/background_publications_htmlpdf/application/vnd.ms-powerpoint/7
http://france.real.com/emailafriend/?link=rtsp%3a%2f%2frtsppress.cec.eu.int%2fArchive%2fvideo%2fmpeg%2fi046166%2fi046166_fr.rm
PROTECTIONS NATIONALES
STRATEGIQUES
La nouvelle
republique d alger 070108
Patriotisme
économique
Quelle exception
française ?
L’expression
ainsi affichée ne faisait que conforter par le verbe l’action du gouvernement
français qui manifeste systématiquement son opposition à chacune ou presque
des tentatives réelles ou supposées de prise de contrôle de groupes français,
Alstom, Aventis, Danone, Arcelor, Suez, etc… Elle a, depuis, fait flores dans
la raillerie et la critique de l’ «exception française», d’un soit-disant» protectionnisme «
français rampant, et des velléités d’ «autonomie nationale» et de
«corporatisme managérial» prêtées à la France et totalement incompatibles,
dit-on, avec la liberté des échanges et le jeu rigoureux de la compétition
indispensables à la création d’un monde ouvert et compétitif.
Exception française ? La France, comme tous les autres grands pays européens,
entend défendre autant que possible ses «champions nationaux» des risques de
prise de contrôle hostile et les appuyer dans les opportunités ouvertes par
l’Europe, la globalisation et l’ouverture des marchés. Il n’est que d’observer
l’actualité de ces dernières années pour voir que cette attitude, loin d’être
l’exception, est au contraire celle pratiquée par tous les grands pays
industriels et que, contrairement aux affirmations d’économistes confondant
théorie et réalité économique, l’ombre de la guerre économique et de la guerre
des protectionnismes ne fait que s’étendre.
En Europe par exemple où le gouvernement espagnol n’hésite pas à tenter de
renforcer par décret le contrôle de son secteur énergétique pour empêcher
l’allemand E-ON de mettre la main sur l’espagnol Endesa pendant qu’un autre
espagnol, Iberdrola, rachète le britannique Scottish Power pour former le
troisième fournisseur d’énergie en Europe et le leader mondial de
l’électricité produite par des éoliennes.
En Europe, encore, où la Banque Centrale italienne a fait scandale en
favorisant outrageusement la Banca Populare Italiana (BPI) contre le groupe
néerlandais ABN Amro dans la conquête de la banque italienne Banca Antonveneta,
faisant échouer l’offensive néerlandaise (ABN Amro obtiendra finalement le
droit d’acquérir la Banca Antonveneta), et en bloquant l’offre de l’espagnol
BBVA sur la Banca del Lavoro (BNL) (qui sera finalement rachetée par BNP
Paribas).
En Europe toujours, où le désengagement voulu de DaimlerChrysler dans EADS
suscite l’intervention du gouvernement allemand pour maintenir quoi qu’il
arrive la parité franco-allemande des droits de vote, l’Etat allemand ne
souhaitant pas investir directement et l’Etat français n’envisageant pas
d’abandonner sa part de contrôle au marché.
Au Japon où les entreprises étrangères voient le marché intérieur barré par de
très nombreuses réglementations exceptionnelles et où la législation sur les
offres publiques d'achat rend pratiquement impossible pour une entreprise
étrangère de lancer un raid boursier hostile contre une société nippone sans
que pour autant personne ne voue aux gémonies de l’arriération gouvernementale
le «patriotisme économique» japonais !
Et quand une délégation sénatoriale française choisit un pays pour y prendre
une leçon de patriotisme économique dont devrait s’inspirer la France, c’est
au Japon qu’elle se rend.
En Russie, où un projet de Loi vient d’être mis à l’ordre du jour de la Douma
qui concerne la protection des secteurs «stratégiques» et vise à empêcher leur
prise de contrôle par des intérêts étrangers. Le projet de loi définit les
secteurs stratégiques de l’économie russe : technologies concernant la
sécurité, production d’armes, construction aéronautique, espace, énergie
nucléaire, ressources naturelles et minières. Les investisseurs étrangers
devront se procurer une permission spéciale auprès d’un comité
inter-gouvernemental nouvellement créé pour avoir le droit d’investir dans ces
secteurs.
Aux Etats-Unis, où un groupe étranger ne peut toujours pas détenir plus de 25%
d’une compagnie aérienne américaine avec droits de vote (ce seuil est de 49%
en Europe) et ne peut disposer d’aucun droit de regard sur la gestion, et où
de nombreux secteurs doivent rester américains au seul nom de la «sécurité
nationale», armement au sens large, infrastructures jugées «essentielles»
(port, aéroports, centrales électriques etc), pétrole etc.
Il n’est par exemple que de se souvenir de l’intense bataille livrée devant le
Congrès contre le fonds d’investissement Dubaï Ports World qui avait pu, il y
a quelques mois, mettre la main sur les sept principaux ports américains et
qui fut obligé d’en abandonner la gestion, le Congrès ayant délibérément miné
tous les principes de la globalisation que les Etats-Unis prêchaient ces
dernières années, et Hillary Clinton, à la pointe du combat, n’hésitant même
pas à affirmer que la prise de contrôle par Dubaï Ports World constituait une
violation de la souveraineté américaine.
Il n’est aussi que de se souvenir de la véritable «guerre» livrée à l’été 2005
devant le Congrès pour réussir à interdire au chinois CNOOC de prendre le
contrôle d’UNOCAL, septième compagnie pétrolière américaine qui contrôlait
moins de 1% de la production de pétrole des Etats-Unis. Dès l’annonce de
l’offre d’achat de CNOOC, le Congrès prenait une posture défensive, appelait
l’offre une « menace pour la sécurité nationale « et pressait l’administration
de G.W. Bush de s’y opposer. La Chambre des Représentants adoptait, par 333
voix contre 92, un amendement pour bloquer toute éventuelle approbation de
l’offre de CNOOC par l’administration et votait, par 398 voix contre 15, une
résolution affirmant que la transaction menaçait la sécurité nationale.
Richard D'Amato, Président d’une commission du Congrès, demandait même que
soit voté «un système beaucoup plus agressif de contrôle des acquisitions pour
le cas où la folie d'achats chinois dans l'économie américaine
s'accélérerait». Le Congrès a d'ailleurs, depuis, renforcé encore la
législation sur le contrôle et d'approbation des investissements étrangers aux
Etats-Unis.
Il n’est enfin que de se souvenir du conflit de l’acier, où le Président des
Etats-Unis n’hésita pas à imposer, en 2002, des droits de douane allant
jusqu'à 30% sur les importations d'acier, ainsi qu'un système de licences.
Cette mesure avait été condamnée par l'OMC. Les entreprises américaines du
secteur sidérurgique ont touché depuis vingt-cinq ans plus de 17 milliards de
dollars de subventions. Au plan social, le principal syndicat l'USWA (600.000
salariés) a négocié avec le financement par l'Etat d'un régime d’assurance
maladie et de retraite très avantageux, qu'aucun rachat ni fusion ne peut
remettre en cause.
Mais au delà de ces exemples, parmi d’autres, du «patriotisme économique»
américain, la crainte monte depuis les élections du 7 novembre, en Asie et en
Europe, du choc majeur que pourrait constituer, avec le nouveau Congrès dominé
par les démocrates, une nouvelle attitude anti-globalisation des Etats-Unis et
une accentuation marquée de la guerre économique.
La plupart des nouveaux élus démocrates des élections de mid-term du 7
Novembre dernier ont fait campagne sur le thème de la défense des salariés
américains, affirmant même, pour certains d’entre eux, que le protectionnisme
était le seul moyen d’endiguer la vague des délocalisations. Et ces démocrates
ont sévèrement battu leurs concurrents républicains dans les Etats affectés
par la crise des industries traditionnelles, sidérurgie, automobile, textile
etc… tant s’est accrue, ces dernières années, la crainte des américains devant
la multiplication des accords de libre-échange et la menace de perte d’emploi
que constitue dorénavant pour eux la globalisation.
De nombreuses voix se sont même récemment élevées contre l’offshore
outsourcing des emplois de service américains. En Février 2006, Shaheen Pasha,
de CNN Money, révélait que les plus grandes institutions financières
américaines commençaient à délocaliser de larges portions de leurs opérations
d’investissement et que l’offshoring était en train de «tuer» des emplois
américains dans les secteurs de la recherche, du commerce extérieur, et même
dans le domaine très sophistiqué des contrats dérivés. Le cabinet Deloitte
Touche estimait quant à lui que l’industrie américaine des services financiers
délocaliserait 20% de ses coûts d’ici la fin de l’année 2010. En Mars 2006,
Alan Blinder, économiste à Princeton et ancien vice-président de la Réserve
fédérale, estimait que 42 à 56 millions d’emplois du secteur des services
étaient susceptibles de disparaître par délocalisation. Plus récemment, Paul
Craig Roberts, ancien adjoint du Secrétaire au trésor du président Reagan,
lançait un appel contre le démantèlement de l’emploi américain du aux
délocalisations, et alertait contre le risque social de la paupérisation d’une
grande partie de la classe moyenne.
Avec le nouveau Congrès qui prendra ses fonctions au mois de Janvier 2007,
George W. Bush n’est d’ailleurs pas prêt de voir renouveler ses pouvoirs dits
de «fast track authority» qui lui permettent d’obtenir, par un vote bloqué,
l’acceptation de tout nouveau accord de libre échange sans possibilités de le
modifier, et l’administration Bush aura le plus grand mal à faire ratifier les
accords commerciaux bilatéraux récemment signés ou en cours de négociation
(Pérou, Colombie, Thailande, Corée du Sud) .
L’échec du «Doha Round», les dernières négociations multilatérales pour le
libre-échange, avait déjà montré que chaque pays entendait d’abord défendre
ses propres intérêts, c’est à dire son propre «patriotisme économique». La
victoire des démocrates aux Etats-Unis pourrait bien signifier que celui des
Etats-Unis ne peut que s’affirmer plus encore au cours des années à venir
comme le laissent déjà entendre certains nouveaux élus démocrates qui veulent
que le Congrès défende «une compétition commerciale équitable» et «place les
intérêts des Etats-Unis au premier plan».
08-01-2007
Jean-Philippe Miginiac
BATAILLES DU VENT
Les batailles du vent
LE MONDE |
10.01.07 | 16h35 • Mis à jour le 10.01.07 | 16h35
L'air froid semble craquer, le ciel est bleu
d'azur. Sur la colline en face de la ferme, les éoliennes blanches se
découpent nettement. Elles grignotent le silence de cette campagne de
Haute-Loire, et on entend le ronronnement régulier des pales qui tournent avec
aisance.
Dans le bureau de sa ferme, Yves Bagès
parle des 26 engins qui sont arrivés à Ally en
2005 et qui, depuis, divisent le village. "Je n'étais pas opposant de
principe, dit-il, j'ai même signé pour que la propriétaire d'un terrain
que j'exploite puisse en avoir une. Mais le projet s'est fait en courant, les
gens n'ont pas eu le temps de réfléchir. On nous a fait miroiter la taxe
professionnelle, mais on ne nous a jamais dit qu'il y aurait des nuisances."
Les nuisances, c'est le bruit, dans des lieux où l'on est habitué
au moteur des tracteurs, aux meuglements des vaches, au chant des oiseaux et
aux craquements multiples de la campagne comme au silence de la nuit. "Il y
a des jours où ça attaque le moral, où ça vous donne le bourdon. Je ne sais
pas comment vous dire, c'est un bruit continu qui vous prend la tête - il y a
du bruit tous les jours, sur le tracteur, mais là, c'est pas pareil, c'est
tout le temps. Avant, c'était calme, je pensais me retirer ici, mais je ne
sais plus si je vais le faire, je suis découragé", poursuit-il.
La maire d'Ally, Marie-Paule
Olagnol, défend fermement la série d'éoliennes
qui, postées sur les crêtes, ceinturent maintenant le village. "Le bilan
positif est incontestable : les éoliennes ont doublé le nombre de visiteurs de
notre ancienne mine d'étain et de nos anciens moulins à vent, même si nous
sommes bien conscients que ça ne va pas durer, avec la multiplication des
sites en France."
Au-dessus de la ferme d'Yves Bagès,
un autre agriculteur, Paul Marchet, se plaint
aussi du bruit : "Tout va pour le tourisme, et nous, les péquenots, on s'en
fiche." La maire répond : "On habite sous une éolienne, on les entend,
mais bon... Ça ne casse pas les oreilles." Et d'enchaîner : "Le village
a perçu la taxe professionnelle dès la première année, avec la taxe sur le
foncier bâti, cela fait 200 000 euros." Une somme qui compense les
désagréments - et l'impact sur le paysage, si difficile à apprécier.
"On ne peut pas dire que ça n'abîme pas le paysage,
dit Yves Bagès, en montrant comment les
éoliennes encadrent la vue sur le puy de Dôme. Les gens disent "C'est beau,
les éoliennes". Je leur dis : "Si vous voyiez ça trois cent soixante-cinq
jours par an, vous ne le trouveriez pas beau"."
La zizanie règne à Ally, et le cas
n'est pas unique. Dans toute la France rurale, du Nord à la Normandie, de la
Bretagne au Massif central, de la vallée du Rhône au Tarn, la polémique agite
les villages, dont bien peu acceptent sans broncher les aérogénérateurs. Deux
éoliennes ont même été incendiées dans la nuit du 17 au 18 novembre 2006 à
Roquetaillade, dans l'Aude. Le sabotage n'a pas
été revendiqué.
C'est que les éoliennes, qui commencent à parsemer le paysage,
s'annoncent par milliers : le gouvernement a fixé un objectif en juin, dans sa
programmation pluriannuelle des investissements de production électrique,
d'une puissance éolienne de 13 GW (gigawatts) en France en 2015, soit environ
7 000 aérogénérateurs : dix fois plus qu'aujourd'hui. Si ce plan parvient à
son terme, des milliers de machines de plus de 100 mètres de haut
transformeront les campagnes. Rares sont les communes qui n'ont pas été
démarchées par des opérateurs pressés d'installer leurs modernes moulins à
vent.
C'est que l'Etat, à la suite de nos voisins européens, a fixé en
2001, et confirmé en 2006, un tarif de rachat de l'électricité éolienne
avantageux : 8,4 centimes le kilowattheure (kwh),
contre un prix du marché de 5 centimes, le nucléaire revenant à 3,5 centimes.
Il y a là une marge intéressante pour les entreprises qui sauront l'exploiter.
"Le système de prix crée un pactole,
dit Pierre Wirth, président du Comité des parcs et
jardins de France. Comme les industriels ont du mal à les installer à cause
de la résistance des populations, ils cherchent des communes pauvres où les
maires sont plus faciles à convaincre."
L'implantation des éoliennes s'accompagne en effet de la location
des terrains (environ 2 000 euros pour chacune) et du versement de taxes aux
communes (de l'ordre de 10 000 euros par éolienne) bien utiles dans des
terroirs qui se sentent abandonnés.
Il faut aller dans le Gard, non loin d'Uzès, pour rencontrer
l'une des âmes de la révolte, le président de Vent de colère, Alain
Bruguier. "En 2003, il y avait en France 23
associations de protestation. Aujourd'hui, nous en sommes à 350. Et ça arrive
toutes les semaines - tenez, vendredi, celle-ci, l'association Don Quichotte,
dans l'Eure."
Alain Bruguier, lui, ressemble plutôt
à Sancho Pança : rond,
les traits marqués, il parle avec un débit soutenu, et saute d'une idée à
l'autre. "J'étais agent technique aux Télécoms - mon père était
agriculteur, je n'ai pas fait d'études, j'ai progressé par les concours. J'ai
longtemps été président du club de football du lycée de Bagnols-sur-Cèze,
et puis de l'association des parents d'élèves, la PEEP, dont je suis
devenu président départemental, puis régional."
A la retraite, en 2000, à 55 ans, il a
commencé à restaurer une vieille maison qui lui venait de son grand-père,
avant que les éoliennes ne surgissent dans sa vie, jusqu'à l'accaparer
totalement.
"En 2002 nous est arrivé un projet à
Saint-Laurent-la-Vernède, dans le Gard. A cette époque, je ne savais
pas du tout ce qu'était l'éolien. Peu à peu, je suis devenu soupçonneux : au
début, c'était présenté comme une alternative au nucléaire, puis comme un
complément au nucléaire. On a été voir dans l'Aude, le Tarn, l'Aveyron, pour
se faire une opinion. Ce qui nous a frappés, c'est le gigantisme des
installations et la nuisance sonore. On a pu faire annuler le projet."
Depuis, élu président de Vent de colère en 2003, il parcourt les
routes dans sa Peugeot usée, égrenant deux ou trois réunions par semaine dans
les villages. "Nous avons quatre arguments contre les éoliennes : c'est un
non-sens économique ; le surcoût est imputé au consommateur résidentiel ; cela
détruit les paysages ; cela crée des nuisances et dévalorise le prix des
terrains. Si l'on veut faire des efforts sur l'effet de serre, ce n'est pas
par l'électricité qu'il faut commencer, mais par le transport, qui est le
premier secteur émetteur de gaz à effet de serre en France."
Accusé d'être un nucléariste caché, il répond : "Nous disons
qu'il faut des économies d'énergie et des énergies renouvelables - le bois, la
géothermie, la biomasse -, et limiter la part du nucléaire. Le chauffage
électrique des maisons est un non-sens. La France a la plus grande forêt
d'Europe, dont l'exploitation raisonnée serait plus utile que les éoliennes."
Si Alain Bruguier a une bête noire,
c'est André Antolini, le président du Syndicat des
énergies renouvelables (SER). Qui le lui rend bien : "Mes adversaires ?
Vent de colère !" Affable, le président reçoit au Club Saint James, un
agréable club-hôtel dans le XVIe
arrondissement de Paris. "J'ai travaillé dans l'immobilier pendant
trente ans, et j'ai présidé la Fédération des
promoteurs-constructeurs de 1989 à 1996. Le groupe où je travaillais
était en crise, j'ai regardé ailleurs, et un ami m'a invité à diriger sa
société d'éoliennes. Quand je suis arrivé au SER, il n'y avait que 7
adhérents. Maintenant, nous sommes 252. On est sorti du folklore dans lequel
nous maintenaient avec condescendance les pouvoirs publics." Et de
raconter comment il a accompagné la difficile conversion des pouvoirs publics
à l'éolien.
Pour l'ancien promoteur immobilier, "la seule vraie
problématique concerne le paysage : il faut la traiter en amont, de façon
soigneuse. Mais nous avons une vision globale du paysage, pas statique ou
conservatrice. Projetez-vous dans une vision dynamique du paysage : peut-être
vos enfants trouveront-ils ça très beau." Il met en avant la politique
énergétique : "L'enjeu est la diversification : il ne faut pas mettre tous
les oeufs dans le même panier. Le SER est favorable à une place importante du
nucléaire dans le mix énergétique. Il ne faut pas
opposer énergies nucléaire et éolienne, qui sont cousines.
Areva, le fabricant de centrales nucléaires, l'a
bien compris, il a pris une participation dans le fabricant d'éoliennes
REpower. Et, par ailleurs, il faut avoir
une énergie autonome à l'abri des prix du fossile. Nous garantissons un prix
stable pendant quinze ans."
Le problème est de savoir si la solution est suffisamment
efficace pour réorienter une politique énergétique marquée par le poids du
nucléaire. Pour assurer 1 % de la consommation électrique française, qui est
de 482 TWh, il faut environ 1 000 éoliennes de 2
MW ; pour 5 %, 5 000. Le jeu en vaut-il la chandelle ?
Les éoliennes se traduisent, outre l'impact sur le paysage, par
le déboisement de parcelles et la création de voies, larges de 6 mètres,
souvent dans des espaces sauvages : "Le Massif central avait les coins les
plus protégés, notamment sur les sommets, dit Alain
Zaugg, infirmier et président du Collectif du Truc de l'homme, en
Lozère. On est en train de foutre en l'air ces derniers coins reculés."
Ces constructions pourraient aussi avoir un effet négatif sur le
tourisme : "Il ne faut pas oublier que la France est le premier pays
touristique au monde, dit Alain Combes, agriculteur et président de Vent
de respect, en Ardèche. Les gens ne viennent pas ici seulement pour le
camembert et les jolies filles."
Les écologistes commencent d'ailleurs à douter : pour Jacky
Bonnemains, de l'association Robin des bois,
"l'industrie éolienne suit les mêmes tendances au gigantisme, à la corruption
et au baratin que d'autres sources d'énergie. Etre pour l'éolien, c'est du
politiquement correct". Nicolas Hulot est sorti de ce politiquement
correct sur RMC le 8 novembre : "Il faut cesser de miter le paysage avec
les éoliennes. Evidemment que je suis pour les éoliennes, mais pas comme on le
fait actuellement. On vient dire aux maires : ça va être pour vous une rente,
et c'est le seul motif de décision."
Les financiers et les industriels qui ont investi le secteur ont
évidemment une autre approche. Olivier Duguet, par
exemple, PDG de La Française d'éoliennes. Il était gérant d'un fonds
d'investissement dans les années 1990, avant de s'y intéresser et de créer son
entreprise.
" Sur un siècle, les fossiles vont renchérir,
dit-il.
Avec le CO2 et l'augmentation des prix du pétrole, il y a un
avantage énorme à être dans les énergies renouvelables. Vous pouvez voir venir
le déluge : dans quinze ans, quand il n'y aura plus de tarif de rachat,
l'investissement aura été amorti, la matière première restera gratuite, le
prix sera très faible."
Le problème, bien sûr, c'est d'éviter le déluge. Autrement dit,
d'avoir une politique énergétique vraiment différente. "Si on ne fait pas
des économies d'énergie, les éoliennes ne présentent pas d'intérêt, dit
Jean-Louis Bal, directeur des énergies renouvelables à l'Ademe
(Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie). C'est
malheureusement un peu ce qui se passe."
Non seulement la consommation électrique française ne diminue
pas, mais, selon RTE (Réseau de transport d'électricité), elle continue de
croître. Selon une projection du ministère de l'industrie, la demande
énergétique pour l'électricité augmentera de 1,5 % par an sur la période
2000-2030 - alors que la croissance globale de la demande énergétique
française ne sera, elle, que de 0,9 % sur cette même période.
Le secteur électrique devrait même mettre en service des
centrales thermiques d'une puissance globale de 10 000 MW dans les prochaines
années, qui émettront du gaz carbonique.
Il n'y a d'ailleurs pas de corrélation entre le nombre
d'éoliennes et la limitation des gaz à effet de serre : l'Espagne, championne
des éoliennes avec plus de 10 000 machines, a vu ses émissions de CO2
croître de 45 % depuis 1990, dépassant largement le seuil fixé pour elle par
le protocole de Kyoto (15 %).
"Il est évident que le premier gisement d'énergie est la
non-consommation d'électricité,
reconnaît Jérôme Billerey, président d'Aérowatt,
un autre opérateur éolien. Mais cela ne rapporte rien, sinon à la planète."
Tout se passe comme si le développement des éoliennes promu par
l'Etat servait d'alibi écologique à une politique énergétique incapable de
réduire la consommation. Il reste que l'intérêt des communes rurales en
déshérence favorise l'implantation des aérogénérateurs. "L'éolien n'est pas
une ressource d'énergie, mais une ressource financière pour les communes et
pour les particuliers", déplore Alain Gest,
député (UMP) de la Somme, où 1 500 projets sont envisagés.
Mais comment résister ? "Dans le Mézenc, dans le sud de la
Haute-Loire, on va tomber à moins de 10 habitants au mètre carré, dit
Gérard Roche, président (div. droite) du conseil général. Renoncer à la
taxe professionnelle pour protéger le paysage, c'est un choix terrible pour un
maire. On ne peut pas dire "Vos paysages sont formidables, mais il n'y a pas
d'éoliennes et on vous laisse couler"."
Hervé
Kempf

ALLEMAGNE 10% eoliennes maximum gaz merkel visite
moscoU
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L'énergie au coeur de la visite de Mme Merkel en Russie (experts)
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MOSCOU, 20 janvier - RIA Novosti. C'est l'énergie qui retrouvera au coeur de
la visite de travail dimanche 21 janvier à Moscou de la chancelière allemande
Angela Merkel et des négociations russo-allemandes au sommet, estiment des
experts russes.
"J'estime que les problèmes énergétique et notamment la recherche de
compromis sur la Charte de l'énergie sera au coeur de cette visite", a indiqué
dans une interview à RIA Novosti samedi le vice-directeur général du Centre de
conjoncture politique, Alexandre Chatilov.
Par le passé également, les partenaires européens de Moscou ont exhorté la
Russie à ratifier cette Charte, ce qui, selon l'expert, se serait répercuté
sur la liberté des exportations russes vers l'Europe.
Le politologue estime toutefois que la Russie défendra avec fermeté ses
positions.
"Tout compte fait, la Charte de l'énergie gênera sérieusement les activités
des compagnies énergétiques russes sur le marché européen. Les chances de voir
les parties parvenir à un compromis un tant soit peu notable sont donc
faibles", a-t-il noté, ajoutant que les positions de Moscou à ces négociations
étaient solides.
De l'avis de l'expert, Mme Merkel représente une coalition politiquement
très instable.
"Son équilibre pourrait être rompu, provoquant des élections anticipées en
Allemagne", a indiqué le politologue, notant que les complications dans les
rapports russo-allemands, notamment dans la sphère politique, se répercuteront
obligatoirement sur la cote de popularité de la chancelière.
L'expert estime aussi que la Russie réussira non seulement à préserver mais
aussi à renforcer ses positions dans le dialogue énergétique avec l'Europe,
car "les capacités énergétiques de notre pays sont vraiment importantes et on
aurait tort de ne pas en tenir compte en défendant nos intérêts politiques".
Valentin Fedorov, vice-directeur de l'Institut académique de l'Europe,
partage cet avis. "Nous avons rempli ce que nous avons promis depuis
longtemps, à savoir passer aux prix de marché avec tous les pays consommateurs
de nos hydrocarbures, y compris la Biélorussie soeur", a-t-il indiqué.
"On affirme à tort que la Russie s'est manifestée comme un partenaire peu
sûr lors des récents à-coups dans l'approvisionnement de l'Europe en pétrole.
Juste le contraire : dans cette situation-là, comme dans le cas de la crise
gazière avec l'Ukraine, la Russie a prouvé qu'elle était un partenaire fiable,
contrairement au transit qui n'est toujours pas garanti contre ce genre
d'incidents".
L'expert estime que la dépendance des Européens et surtout de l'Allemagne
envers la Russie dans la sphère énergétique ne fera que s'accroître.
"Ils n'ont pas d'autre choix. L'Allemagne a adopté il y a cinq ans un
programme qui prévoit de fermer tous les sites nucléaires au cours des trente
ans à venir. Par quoi cette énergie sera-t-elle remplacée ? Les éoliennes, les
centrales solaires et marémotrices ne couvriront que 10% tout au plus de ses
besoins. Et le reste ? Le reste sera couvert par les importations en
provenance de Russie", a affirmé le chercheur, notant que la coopération entre
les deux pays ira croissant.
La Russie a signé mais n'a pas ratifié la Charte de l'énergie, insistant
sur sa mise au point.

CREPES MEXICAINES


OBJECTIFS
KYOTO INEGAUX JAPON

FRENESIE
INVESTISSEMENTS ELECTRICITE


BILAN2006KYOTOMONTREAL

VENT DE REALISME 070213
Le mardi 13 février 2007
Un vent de réalisme
André Pratte
La Presse
Même les plus enthousiastes
devront se rendre à l'évidence: malgré tout son potentiel, l'énergie éolienne
n'est pas une solution miracle à nos problèmes d'énergie et d'environnement.
Cette conclusion ressort notamment du dernier bilan produit par la firme
britannique ABS Energy Research,
dont faisait état la semaine dernière notre collègue François Cardinal (La
Presse, 10 février 2007).
Ce document n'est pas fondé sur les thèses des partisans ou des adversaires de
l'énergie éolienne mais sur les expériences concrètes des producteurs et
distributeurs d'énergie éolienne, en particulier dans les pays européens où
cette forme d'énergie est répandue. Il en ressort que si la technologie éolienne
est en progression rapide depuis quelques années, elle continue de causer des
problèmes importants de stabilité, de fiabilité et de prévisibilité.
L'expérience allemande est éloquente à cet égard, même si la production en
Allemagne est le fait de milliers de petites éoliennes plutôt que d'engins
géants comme ceux qui seront montés au Québec au cours des prochaines années. La
compagnie E.ON est responsable de la transmission de
l'électricité en Allemagne. Dans ses rapports annuels sur l'éolien, elle
souligne à gros traits les faiblesses de cette source d'énergie.
En raison des «fluctuations extrêmes» des vents, la
production des parcs d'éoliennes varie considérablement non seulement d'une
année et d'un mois à l'autre, mais d'heure en heure. Durant la période de Noël
de 2004, la production des éoliennes allemandes est passée de 6000 MW à 2000 MW
en l'espace de 10 heures. C'est comme si huit centrales au charbon avaient
soudainement cessé de fonctionner! Sur le réseau d'E.ON,
les éoliennes produisent moins que 14% de leur capacité durant la moitié de
l'année. Cela signifie que l'énergie produite par les éoliennes, même là où il y
en a un nombre considérable comme en Allemagne, n'est jamais garantie.
Qu'arrive-t-il si, une journée où la demande est forte, les vents sont faibles?
Il faut une autre source d'énergie: «Des centrales traditionnelles d'une
capacité équivalente à 90% de la capacité de la filière éolienne doivent être en
ligne en permanence afin de garantir la disponibilité d'énergie en tout temps.»
L'expérience européenne confirme les prétentions d'Hydro-Québec,
selon qui l'éolien ne pourra prendre beaucoup d'expansion au Québec sans que
soient développés en parallèle de nouveaux projets hydroélectriques.
Ici, comme en Norvège et au Danemark, l'énergie éolienne permettra au producteur
de laisser monter le niveau d'eau dans ses réservoirs, une bonne chose en soi.
Toutefois, comme le note ABS, «ceci annule la réduction des émissions de carbone
promise par l'éolien puisque cette électricité remplace la production de
centrales hydroélectriques, qui elles non plus n'émettent pas de gaz à effet de
serre».
En somme, la production d'électricité par le vent est beaucoup plus complexe
qu'on ne le croit. «En Allemagne, soulignent les dirigeants d'E.ON,
l'expansion de l'énergie éolienne rend la population de plus en plus consciente
des défis techniques que présentent son intégration au système en place.»
Souhaitons qu'une telle prise de conscience ne mette pas trop de temps à émerger
au Québec.
apratte@lapresse.ca
EON ENEL ENDESA 070306

CO² 60%2050 ALLEMAGNE


SEGOLENE EPR LM070224


PRIX CO2 S EFFONDRENT LM 070222

REPOWER AREVA LM070305

DIFFERENT PARTIS BERLIN NUCLEAIRE

DIVISION27 SUR CO2
LM070307

ENERGIES RENOUVELABLES MERKEL
070310
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Merkel,
apôtre des "énergies vertes" à Bruxelles

Pour
le premier sommet européen sous sa présidence, la chancelière
Angela Merkel,
ancienne ministre de l'Environnement, se pose en grande avocate des énergies
renouvelables, secteur de pointe de l'industrie allemande.
Ces
énergies propres --éolienne, hydraulique, géothermique, solaire ou issue de
la biomasse-- "doivent être pleinement développées", a revendiqué jeudi la
présidente en titre de l'Union européenne, peu avant le début d'un sommet
qui voudrait être décisif en la matière. Pour tenter de limiter le
réchauffement climatique et renforcer l'indépendance énergétique des
Vingt-Sept, Angela
Merkel va jusqu'à vendredi
essayer de convaincre ses partenaires européens de faire passer la part de
l'"énergie propre" à 20% de la consommation globale de l'UE, contre 7%
environ aujourd'hui. La présidence allemande s'efforcera de convaincre les
pays récalcitrants comme la France et la Pologne d'accepter que cet objectif
de 20% soit contraignant.
Issue des milieux conservateurs, traditionnellement méfiants face aux
énergies vertes et mieux disposés à l'égard du nucléaire, Mme
Merkel a dû bon gré mal gré consacrer l'abandon
de l'atome en Allemagne, en vertu du contrat de coalition signé en novembre
2005 avec ses partenaires gouvernementaux sociaux-démocrates.
Mais l'engouement de la chancelière pour les énergies renouvelables
s'explique aussi par une évidence: elles sont devenues une source de
richesses incontournable pour la première économie de la zone euro, sur son
marché intérieur comme à l'exportation. Tous les signaux économiques sont au
vert. L'Allemagne, numéro un mondial pour son parc d'éoliennes et de
panneaux solaires, en a fait une machine à devises. Si en 2000 le secteur
engrangeait un demi-milliard d'euros à
l'exportation, il affichait 6 milliards en 2006, avec un objectif de 15
milliards en 2010, selon la Fédération allemande des énergies renouvelables
(BEE). L'Allemagne est pourtant à la traîne pour l'installation des
éoliennes en off-shore, domaine où le Danemark et la Grande-Bretagne ont une
longueur d'avance.
Rien qu'en 2006, 24.000 nouveaux emplois ont été créés en Allemagne dans le
secteur des renouvelables, qui employait au total 214.000 personnes, d'après
le ministère allemand de l'Environnement.
La
construction de stations d'éoliennes, où Re
Power, Enercom et Siemens sont leaders sur le
marché, "est devenue un pilier essentiel" de l'économie allemande, a
commenté Angela Merkel
à Bruxelles.
L'an
passé, le vent, le soleil, l'eau ou la biomasse ont fourni 7,7% de l'énergie
consommée en Allemagne, contre 6,8% en 2005, selon la fédération allemande
des énergies renouvelables, la BEE. La production peut ainsi couvrir les
besoins en électricité, chauffage et carburants de 10 millions de foyers.
Dans le détail, c'est dans l'électricité que les énergies renouvelables ont
le plus grand poids. Elle ont fourni l'an passé
près de 12% du courant consommé en Allemagne, à comparer à 10,5% en 2005.
L'objectif officiel est d'atteindre 20% d'ici à 2020.
Un
objectif qui pourrait être respecté vu le nombre croissant d'administrations
et de foyers qui choisissent d'opter pour les renouvelables, dans un pays
traditionnellement très sensible à l'écologie. Selon un sondage de
l'institut Emnid paru cette semaine, près de
quatre Allemands sur cinq (78%) souhaitent que l'Allemagne assume un rôle
politique de premier plan dans la protection de l'environnement
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NAIROBI KYOTO2008 LM061020

FRANCE RETOUR
CENTRALES CHARBON LM070313

EDF EOLIENNES ENERGIES
NOUVELLES LM070313

AREVA REPOWER BERCY LM070313

GDF SUEZ SONACOTRACH
SARKOZY LM070313

CANDIDATS POLLUTION
Les principaux pollueurs sont les industries et non pas les particuliers.
Il faut arrêter avec les lois contraignantes et plutôt taxer les
industries qui polluent, et investir dans les énergies renouvelables avec
cet argent !
Ségolène Royal.
Pour lutter contre le changement climatique il faut mobiliser tous les
acteurs, les grandes entreprises, les PME, les collectivités locales, les
citoyens et leurs associations. Les industries les plus émettrices de CO2
sont déjà encadrées par le système européen de marché des émissions. Il
faut progressivement durcir ce système pour accélérer la réduction des
émissions, en prenant en compte les questions de compétitivité sur le
marché mondial. J’ai aussi proposé de taxer les superprofits des
compagnies pétrolières, notamment pour financer les investissements
nécessaires au développement des transports collectifs. Plus généralement,
nous devrons mobiliser les grandes entreprises françaises pour qu’elles
contribuent à la lutte contre le changement climatique. Ainsi EDF,
entreprise publique, doit investir plus significativement dans le domaine
des énergies renouvelables. Mais l’Etat doit également encourager le
développement, en France, d’une filière industrielle - production
d’éoliennes ou de panneaux solaires.
Nicolas Sarkozy.
C’est faux. L’industrie émet moins de gaz à effet de serre en France que
le secteur résidentiel et les transports. Elle est par ailleurs déjà
taxée, directement au travers de certaines contributions, indirectement au
travers du système des quotas d’émissions. La priorité est donc plutôt
d’isoler les habitations, de développer les énergies renouvelables, de
mettre au point des transports propres.
François
Bayrou. Le combat pour le développement durable, c’est le
combat pour un nouveau modèle de développement, plus sobre, et prenant en
compte le long terme. Je suis pour la mise en place d’une « taxe carbone »
qui permette la régulation du prix des gaz à effet de serre. Cette mise en
place devra être progressive, sur 10-15 ans, pour permettre à chacun,
particulier et industrie, de mettre en place de nouvelles stratégies de
consommation et de production. Enfin, il faudra généraliser le principe
pollueur-payeur, et inciter les investissements réducteurs de pollution ou
de dépense énergétique. Nous pourrons ainsi investir dans un développement
très volontariste des énergies renouvelables et de la biomasse.
Marie-George
Buffet. C'est la recherche du profit maximum à tout prix,
le productivisme, qui sont à l'origine de désastres
environnementaux.Regardez Total qui affiche des bénéfices
records mais qui s'exonère de responsabilité
dans le drame de l'Erika. C'est scandaleux. J'inscris mes propositions
dans le cadre d'un nouveau type de croissance, de développement, qui soit
économe en ressources naturelles et qui réponde aux besoins sociaux et de
développement durable. Il faut aussi aider chacun à des comportements
responsables, citoyens. J'attache beaucoup d'importance pour soutenir dès
l'école des programmes d'éducation au repect de l'
environnement. Concernant les industries, je suis pour donner de
véritables pouvoirs aux salariés, aux élus, et aux usagers sur la gestion
des entreprises afin qu'elles obéissent à des critères sociaux et
environnementaux. Pour cela, je suis favorable à une fiscalité incitative
afin de permettre aux entreprises d'investir pour réduire les nuisances
mais aussi à une taxation notamment sur des entreprises qui réalisent des
profits et qui portent une responsabilité environnementale. Le produit de
cette taxation alimenterait, en effet, un fonds pour la recherche sur les
énergies renouvelables.
Dominique
Voynet. Le mot «pollueurs» est sans doute trop vague ici.
S'il s'agit de la production de déchets toxiques, par exemple, on peut
sans doute considérer que l'industrie est plus "responsable" que les
particuliers, soit. Mais, s'agissant des émissions de gaz à effet de
serre, c'est plus compliqué : l'industrie ne pèse que pour 20 % du total
des émissions, quand les transports et l'habitat, c'est-à-dire nous tous,
pèsent bien plus lourd. Concrètement ? Le changement climatique, c'est
nous tous. C'est l'une des difficultés du chemin que nous avons à faire :
chacun d'entre nous devra aussi revoir ses habitudes, sans attendre
forcément que les autres commencent et sans toujours désigner un coupable
idéal. Evidemment, il y a des gros pollueurs, bien structurés en lobbies,
soucieux de leurs intérêts ; il ne s'agit certainement pas de les ménager.
Mais je crois, sur ce point, avoir montré que je n'avais pas peur.
La contrainte, les taxes ? Elles font partie de la panoplie, mais il y a
d'autres outils : l'incitation aux économies d'énergie, par exemple par
les crédits d'impôt. Soyons toutefois honnête : il faudra bien
dissuader les usages irrationnels de l'énergie ou l'achat des produits les
plus polluants.
Olivier
Besancenot. Effectivement, il est injuste de chercher à
culpabiliser les individus qui, bien souvent, n'ont pas le choix.
Cependant, cela ne doit pas empêcher une action pédagogique pour modifier
les comportements. Mais cela ne pourra être efficace que si existent des
possibilités alternatives moins polluantes. Par exemple, si l'on veut
limiter la pollution automobile, il faut pouvoir fournir l'accès à
un système de transports en commun de qualité, performant et gratuit
pour les distances quotidiennes.
Faute de mieux, il faut aussi faire payer les industries polluantes. Mais,
ce n'est qu'un pis-aller comme l'illustre la mise en place d'un système
des « droits à polluer » dont le principe est de permettre à ceux qui en
ont les moyens (et peuvent payer) ... de continuer à polluer !
L'EPR va
étouffer les alternatives parce qu'il engloutira 3,3 milliards d'euros,
qui devraient être consacrés en urgence à la maîtrise de l'énergie et aux
énergies renouvelables.
Ségolène Royal.
La décision de lancer l’EPR a été prise par le gouvernement actuel, dans
des conditions d’analyse et de débat contestables. Au Parlement, aucune
étude d’impact n’a été présentée. Lors du débat public, la question « à
quoi sert l’EPR ? » n’a jamais été posée clairement. Aucune justification
précise n’a été apportée, non plus, au choix géographique de Flamanville,
et aux 150 kilomètres de lignes THT qui en ont découlé. Un débat tronqué
ne peut servir de base à une décision aussi lourde sur le plan structurel
et budgétaire (3,3 milliards d’euros). Je souhaite donc engager,
rapidement, un débat sur la question de l’avenir énergétique de notre pays
et mobiliser les citoyens ainsi que les acteurs économiques sur trois
objectifs : consommer moins d’énergie, développer de manière plus
volontariste des filières d’énergies renouvelables et examiner l’avenir de
l’énergie nucléaire.
Nicolas Sarkozy.
Le parc de production nucléaire français est à mi-vie : il serait
irresponsable vis-à-vis des générations futures de ne pas préparer son
remplacement par des centrales plus performantes, produisant moins de
déchets et encore plus sûres. En effet, même si l'Europe tenait en 2012
l'objectif d’avoir réduit de 8% ses émissions de gaz à effet de serre par
rapport à 1990, elle ne serait toujours pas sur la pente de la réduction
par 4 de ses émissions en 2050. Dans la plupart des pays d’Europe, et
notamment en Grande-Bretagne avec l'ambitieux projet de loi récemment
soumis à la concertation par Tony Blair, c'est donc le retour du nucléaire
qui se prépare. Il est clair que notre génération ne relèvera ni le défi
du changement climatique, ni celui de la sécurité de ses
approvisionnements énergétiques, ni celui de la compétitivité de son
industrie sans des efforts massifs sur les deux terrains de l'efficacité
énergétique et des modes de production d'électricité écologiquement et
économiquement les plus performants : renouvelables et nucléaires. Nous
devons faire flèche de tous bois et sortir des postures dogmatiques ou
contradictoires.
François
Bayrou. Si nous voulons atteindre les objectifs de
réduction de gaz à effet de serre, nous ne pouvons nous priver du
nucléaire . Mais nous devons poursuivre la
réflexion sur l’EPR, pour être certains que la mise en place de ce nouveau
réacteur est la bonne solution technologique. Je considère par ailleurs
qu’il doit y avoir un rééquilibrage des dépenses de recherche au profit
des énergies renouvelables.
Marie-George
Buffet. Je me prononce pour un programme ambitieux de
recherche, d'expérimentation et de production de toutes les énergies
renouvelables avec comme ambition d'aller vers 25% des besoins d'ici 2020.
Mais je n'oppose pas ce programme avec la nécessité d'avoir un nucléaire
propre et sécurisé.Il n'y a pas de sources d'énergies idéales. Il faut
miser sur la complémentarité et la diversification énergétique si nous
voulons répondre aux défis de la planète: réchauffement climatique, effet
de serre, accès à l'énergie, développement durable... Il n'y a pas de
solution dans le tout nucléaire mais il n'y a pas de solution sans le
nucléaire. Dans ce cadre, je suis convaincue que l'EPR et les générateurs
de la 4ème génération pour la fission, ITER pour la fusion, pourront y
contribuer.Le nucléaire et la politique énergétique font débat.Celui ci
doit être mené dans la plus grande transparence et soumis à référendum.
Dominique
Voynet. Je partage, vous le savez, votre point de vue. La
construction de l'EPR nous fera prendre encore dix années de retard - dix
de plus ! - sur une autre politique énergétique, ambitieuse et
réaliste, fondée sur les énergies renouvelables et l'efficacité
énergétique. Ce serait pourtant indispensable, si l'on veut à la fois
lutter efficacement contre les bouleversements climatiques et préparer
l'ère de « l'après-pétrole ». En Allemagne, Angela Merkel a confirmé la
sortie du nucléaire décidée par le précédent gouvernement sous l'impulsion
des Verts ; en Finlande, le chantier du prototype EPR a pris deux ans de
retard, alourdissant du même coup la facture pour AREVA - et pour le
contribuable français ; partout dans le monde, on a compris que la
stratégie énergétique de demain ne passera par le
nucléaire . Et, en France, on choisirait d'investir 3 à
4 milliards d'euros, peut-être plus, dans une machine obsolète et, qui
plus est, inutile ? Je ne m'y résous pas, et je manifesterai demain, à
Toulouse, avec des dizaines de milliers de personnes dans toute la France,
pour le dire.
J'ajoute qu'en termes d'emploi, l'option nucléaire n'est pas non plus une
bonne opération. L'EPR à Flamanville, ce serait 300 emplois permanents,
selon les chiffres d'EDF. Avec la même somme, on peut créer 15 fois plus
d'emplois dans les énergies renouvelables.
Olivier
Besancenot. Tout à fait
d'accord avec cette remarque. Les gouvernements successifs et le lobby
nucléaire ont toujours esquivé tout débat public et refusé de mettre les
moyens pour la recherche sur d'autres alternatives pour, ensuite,
prétendre que le nucléaire était la seule solution. Si on avait consacré
aux économies d'énergie (isolation thermique des logements, par exemple)
et à la recherche sur les énergies renouvelables les sommes consacrées au
nucléaire, on aurait sûrement trouvé des solutions alternatives au
nucléaire !
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VOYNET EOLIENNES 070321
mercredi 21 mars 2007, par
senactu
Dominique Voynet plaide pour les énergies renouvelables au pied
d’éoliennes
Dominique Voynet, candidate des Verts à l’élection
présidentielle, a plaidé mercredi en faveur des énergies renouvelables
au pied des éoliennes de Fécamp, symbole de "l’avenir", et fustigé
devant une centrale à charbon du Havre le "mauvais exemple".
C’était une visite de terrain comme elle les aime et
comme elle les multiplie depuis plusieurs mois, pour montrer ce qui est
différent et "qui marche".
Fécamp, site pilote pour les
énergies renouvelables, dispose d’une plate-forme technologique
avec programmes de recherche et de formation ainsi qu’un petit parc
d’éoliennes et propose une licence professionnelle spécialisée sur le
sujet.
A quelques mètres des éoliennes, bravant les rafales
glacées au bord de la falaise, la candidate vante "une énergie
inépuisable", des machines qui ne polluent pas, l’absence de déchets,
des équipements qu’"on recycle en fin de vie". "Il n’y a pas à hésiter",
dit-elle.
"Vous trouvez ça magnifique, les pylônes à haute
tension ?", répond-elle à ceux qui suggèrent que les éoliennes déparent
le paysage. Même si elle admet qu’un parc entre Lorient et
Belle-Ile, "ce ne serait pas une bonne
idée" : "il y a des endroits plus banals". Quant au bruit, non
négligeable, "c’est indispensable de respecter une distance de 500
mètres des maisons", dit-elle.
Un peu plus tard, lors d’une table ronde avec des
représentants d’associations, un industriel, un agriculteur, un
chercheur, des élus, la sénatrice admet que
"les énergies propres, ça n’existe pas : les éoliennes, il faut les
fabriquer, elles ont un impact sur le paysage". Et "l’énergie la moins
chère, la moins polluante, c’est celle qu’on n’a pas produite".
Alors, "on doit décider les yeux ouverts les avantages
et les inconvénients de chaque stratégie, dans un contexte de réduction
des gaz à effet de serre et d’augmentation des prix du pétrole",
dit-elle, parlant aussi efficacité énergétique et sobriété de la
consommation.
Pour l’éolien, elle souligne qu’"on est sortis de l’ère
du bricolage à la marge" et regrette qu’il n’y ait pas d’aéro
- générateur français. L’Etat
américain n’a pas ratifié le protocole de Kyoto, "mais il a mis trois
milliards de dollars là-dedans", affirme-t-elle.
Elle rappelle aussi que les éoliennes ne résoudront pas
tous les problèmes d’énergie :
l’électricité ne représente qu’un cinquième du total de l’énergie
consommée, l’essentiel de la consommation venant du
transport. "Il faut remettre le contenu des camions sur les rails,
réduire la place de la voiture en ville", dit-elle.
Après avoir montré "ce qui marche, l’avenir", un coup
d’oeil sur "les énergies du passé", en l’occurence
les centrales à charbon. Le Havre fournit l’exemple idéal avec une des
plus grosses centrales de France.
(ndlr deux centrales a charbon prevues au havre
800 MWH et 700 MWH)
D’un bateau surveillé par une navette de police du port,
elle regarde fumer les cheminées de la centrale. Des industriels veulent
en construire deux autres, dont une au bord de l’eau, avec,
affirment-ils, un système de capture du CO2 pour en nourrir des algues.
Les militants Verts haussent les épaules : "la technique n’est pas au
point, et le processus restera extrêmement coûteux, réduisant à rien la
rentabilité".
Plusieurs associations, parties en guerre contre ces
projets, font signer la pétition à Mme Voynet.
"Laurent Fabius a déjà signé notre pétition, glisse un
élu, mais il n’est pas candidat".
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SUISSE ELECTRICITE
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MARCHÉ DE L'ÉLECTRICTÉ
FMB veut investir deux milliards
D'ici à 2015,
le groupe FMB a de gros projets d'investissements dans le secteur de la
production d'électricité. Parmi les défis qui attendent le groupe bernois
figure le remplacement de la centrale nucléaire de Mühleberg.
La suppression
de la limite d'exploitation de cette installation nucléaire et la solution
transitoire des centrales combinées à gaz sont essentielles pour garantir
la sécurité d'approvisionnement, a relevé hier BKW FMB Energie lors de sa
conférence annuelle de bilan. Selon le groupe, la centrale de Mühleberg
pourrait être exploitée au-delà de 2022.
Mais pour ce
qui concerne les centrales à gaz, la Confédération est actuellement en
train de définir des conditions-cadres qui risquent de rendre difficiles
les investissements dans des usines en Suisse même, selon Kurt Rohrbach,
président de la direction du groupe.
La centrale
combinée prévue à Utzenstorf près de Berne n'en est pour autant pas encore
remisée aux oubliettes. Cela dépendra de la manière dont la question des
compensations aux émissions de gaz carbonique (CO2) sera réglée
à l'étranger. En attendant, FMB construit deux de ces centrales hors du
pays, l'une en Italie et l'autre en Allemagne.
Pour les
énergies renouvelables, FMB planche actuellement sur des projets pour 155
millions de francs. Parmi eux figurent un agrandissement de l'installation
photovoltaïque du Stade de Suisse à Berne, et de nouveaux sites à
éoliennes dans le Jura, ainsi que des investissements dans de petites
centrales hydrauliques.
Côté
hydroélectricité, le projet majeur reste toutefois l'augmentation de
capacité du barrage du Grimsel. Le canton de Berne a récemment donné son
feu vert à un rehaussement du mur de l'ouvrage de 23 mètres.
Pour
l'exercice 2006, BKW FMB Energie a réalisé un bénéfice de 332 mios de
francs, en hausse de 8,4% par rapport à 2005. Le chiffre d'affaires
(prestation globale consolidée) a augmenté de 19,2% à 2,37 milliards de
francs.
Ces résultats
s'expliquent par l'acquisition de nouveaux clients tant sur le marché
suisse qu'à l'étranger. Le volume global d'électricité traité par le
groupe a progressé de 5,1% à 19 875 gigawattheures (GWh).
La production
d'électricité a pour sa part crû de 7,7% à 9560 GWh, dont 5915 GWh
(+10,1%) provenaient des centrales nucléaires de Mühleberg et Leibstadt
(AG). Quelque 10,5 GWh étaient d'origine solaire ou éolienne.
Pour
l'exercice en cours, le groupe FMB estime pouvoir atteindre «tout juste»
le bénéfice de 2006. Il explique cette prudence prévisionnelle par la
marche des affaires des premiers mois de l'année, l'évolution des prix à
l'international ainsi que par la diminution du coût d'utilisation du
réseau. /ats
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AFFRONTEMENT PARIS
BERLIN ENERGIES RENOUVELABLES

BULLE SPECULATIVE BOURSIERE

CHINE POLLUE


AVIS DU HAUT
CONSEIL DE LA SCIENCE ET DE LA TECHNOLOGIE

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