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Organisation de coopération et de développement économiques     

   

 

PARLEMENT EUROPEEN              :élections du 9 juin 2009

Hans-Gert Pöttering © Parlement européen

COMMISSION EURO DE L ENERGIE
          ENERGIE TRANSPORT 2010
                 CONCURRENCE
                POPULATION UE  
                     FICHE   CIA
                BILAN ENR 2009
 
          ENER RENOUV 90/2007
 
     

27 MEMBRES DE L UNION EUROPEENNE  (wiki)    Allemagne • Autriche • Belgique • Bulgarie •Chypre •Danemark •Espagne •Estonie •Finlande •France •Grèce  • Hongrie • Irlande • Italie • Lettonie • Lituanie • Luxembourg • Malte • Pays-Bas . Pologne •Portugal • Roumanie •   Royaume-Uni • Slovaquie •Slovénie •Suède •République tchèque  

                                                                                                        UE STRATEGIE DVLPT  DUR 2009   
  1 Le changement climatique et l'énergie propre  5 La santé publique
   2 Le transport durable  6 L’inclusion sociale, les questions démographiques et migratoires
  3 La consommation et la production durables  7 La pauvreté dans le monde
  4 La conservation et la gestion   des  ressources naturelles                              1-7 = 311 Pages à télécharger  
CLIMAT  L EUROPE RENONCE 20100528                 LES PAQUETS CLIMAT EUROPEENS .       
  1.                                 .  1  20 %  (23%) d'énergies renouvelables  dans la consommation énergétique d'ici   2020         
  2.                                 .  2   augmenter de  20 % l’efficacité énergétique                                                          
  3.                                  . 3   réduire de 20 % les émissions de gaz à effet de  serre                         
  4.                                  . 4   10 % de biocarburants dans la consommation  totale des véhicules d'ici 2020
 
                                                            UE  060307  FIXATION OBJECTIFS GLOBAUX        METHODE DE CALCUL DES OBJECTIFS
                                                CE QUE L EUROPE VEUT EXIGER DE CHACUN DE SES MEMBRES
                                                                                  REPONSES DE L UE AUX QUESTION SOULEVEES 08 01 23
                                                  POSITION DE LA FRANCE SUR PAQUET CLIMAT            OCDE CROISSANCE ET ENVIRONNEMENT
                                                            BORLOO DEBAT EUROPE 080925                  DEBAT IMPACT VERT           beaucoup de chemin avant Copenhague    
                                                   ACCORD PAQUET CLIMAT 20081211       081217  VOTE FAVORABLE PARLEMENT7
                                                                                                    ETS 2013
   
                                  taxes les eurodeputes serrent la vis    081008   CONSEIL DES CHEFS D ETAT maintient ses engagements  081015
   080820   EU/CHINE  Brice Lalonde consultation   CHANGEMENT CLIMATIQUE  SYNDICATS DEMANDENT  EFFICACITE ENERGETIQUE OBLIGATOIRE 080830
                                     U.E EVOLUTION ENR 2001/2005      UE ENERGIES FOSSILES DANS PRODUCTION ELECTRICITE 2005
                                  BILAN 2007 EOLIEN ALLEMAND -25%      
                                    paquet climat interets nationaux 080229                         ENR OBJECTIFS NATIONAUX FONCTION PIB          
              communaute europeenne energie surmonter nos divisions 071010    EFFORTS A FAIRE PAR AUTRES PAYS POUR EGALER LA FRANCE   
                                   PRIX ELECTRICITE UNION EUROPEENNE                                               PRESIDENCE FRANCE UE PAQUET CLIMAT
                                   UE CONFERENCE ENERGIE CLIMAT 080323                       UE PAYER POUR LE CO² ALLEMAND  ??? 080402 
                                               U E  GDP/HAB 2007                BRUXELLES CERTIFICATS ENERGIE RENOUVELABLES 080117
  0CDE CROISSANCE 080305      ocde freiner la croissance mondiale                 LES BRIC               sommet européen   
                UE  ECARTS CO2  PRODUCTION  ELECTRICITE GDP                                    cout 3 euros par personne par  ???  (barroso)
         UE CONSOM ENER PRIM 2006              CO² PAR PAYS CUMUL CO²   CO²/HABITANT  REPARTITION DES EFFORTS UE 080123        GRAPHIQUES EXTRAITS AIE
                          PROPOSITIONS DIMINUTION GES 080123 PDF      MUR DE BERLIN 9 NOV 1989
   BRUXELLES PLUS DE CONCURRENCE DANS L ENERGIE                     

 

http://epp.eurostat.ec.europa.eu/portal/page/portal/product_details/publication?p_product_code=KS-78-09-865

 

http://ec.europa.eu/climateaction/key_documents/index_fr.htm

 

           UE 20% CO2 MOINS D ICI 2020          

  06/03/07 Conseil Européen de printemps : entente au sommet sur la lutte contre le changement climatique

   La réunion de printemps du Conseil européen a eu lieu les 8 et 9 mars 2007 à Bruxelles. Les thèmes prioritaires de ce sommet portaient sur la protection du climat, la politique énergétique et la stratégie de Lisbonne, ainsi que l'initiative "Mieux Légiférer".

     Vendredi, les dirigeants de l'Union européenne ont examiné un projet de compromis fixant un objectif contraignant de 20% d'énergies renouvelables d'ici 2020, avec une souplesse d'application pour chacun des 27 pays membres de l'UE. Un accord "historique" sur une série d'objectifs pour lutter contre le réchauffement de la planète a été trouvé.

                          Le plan d’action pour la protection du climat et la politique énergétique

Angela Merkel a obtenu une percée sur le thème de la protection climatique à Bruxelles : l'Union européenne s'engage à porter à 20% d'ici 2020 la part des énergies renouvelables dans la consommation. Les chefs d'Etat et de gouvernement ont décidé de se placer en "avant-garde" environnementale en se mettant d'accord sur une politique énergétique commune.

Il faut encore négocier séparément la répartition des charges entre les Etats membres de l'UE. Dans un premier temps, un consensus a été trouvé sur la part de 20% qui doit être atteinte au sein de l'UE.

La chancelière a déclaré que cela allait "entraîner un changement qualitatif de notre attitude dans le domaine de l'approvisionnement énergétique". Cet événement est tellement important, affirme-t-elle, parce que les énergies renouvelables "signifient une avancée innovante pour l'Europe".

"Ma satisfaction n'est pas mince que nous soyons arrivés aujourd'hui à des objectifs si ambitieux et crédibles", qui permettront à l'Union européenne "de jouer un rôle d'avant-garde" dans la lutte contre le réchauffement, s'est félicitée la chancelière allemande Angela Merkel.

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a quant à lui qualifié cet accord d'"historique", "le plus lourd en conséquences auquel un sommet européen soit jamais arrivé".

Les conclusions rappellent toutefois que chaque pays membre va désormais devoir se fixer des objectifs nationaux tenant compte de leur recours actuel aux renouvelables, de leur "palette énergétique" et de leur potentiel, stipule le texte adopté au Sommet.

De la sorte, l'UE embrasse une nouvelle voie "avec laquelle nous devons faire progresser le développement scientifique et technique". Ceci est indispensable "pour que nous soyons, à l'avenir aussi, à la hauteur de notre rôle d'exportateur de ces technologies ", a-t-elle affirmé.

La veille, en soirée, les chefs d'Etat et de gouvernement s'étaient déjà mis d'accord pour réduire les émissions de gaz à effet de serre de 20% par rapport à leur niveau de 1990. Ce chiffre est également contraignant.

"Dans le cadre des négociations internationales, nous proposons de réduire de 30% les émissions en Europe si nos partenaires internationaux nous suivent", a dit Mme Merkel. Elle soumettra cette offre aux États du G8 lors de leur rencontre début juin à Heiligendamm.

Le Conseil européen s'est accordé sur d'autres aspects. Ainsi, l'efficacité énergétique doit être augmentée de 20% et les carburants doivent être composés de 10% de biocarburants.

De la crédibilité

"Il est important que nous puissions dire aux membres du G8 que l'Europe a pris des engagements. Nous n'en serons que plus crédibles", a souligné la présidente du Conseil.

Elle a expliqué qu'il s'agit dans ce contexte de deux objectifs : d'un côté, de la question de la part des énergies renouvelables. On entend par énergies renouvelables le vent, l'eau, le soleil et la biomasse. "L'énergie nucléaire ne rentre pas dans cette catégorie", a insisté Mme Merkel.

La deuxième question concerne la réduction totale de 20% des émissions de gaz à effet de serre. Dans ce domaine, on peut tenir compte de l'énergie nucléaire car elle est pauvre en carbone. C'est l'argument avancé notamment par la France.

Répartition des charges entre les Etats membres

La Commission européenne veut présenter au cours du troisième trimestre 2007 des propositions concrètes sur la répartition des charges dans le cadre de l'objectif fixé pour les énergies renouvelables, a annoncé le président de la Commission José Manuel Barroso.

Ici, les caractéristiques de chaque pays doivent être prises en considération. Selon M. Barroso, cela ne signifie pas que tous les pays devront respecter la part des 20% en énergies renouvelables.
Réduire les frais de bureaucratie

Le Conseil européen a par ailleurs trouvé un accord concernant la réduction de 25% des frais de bureaucratie par la Commission. La Chancelière a indiqué que les directives de l'UE seraient révisées sur ce point. "Les Etats membres veulent atteindre des objectifs semblables."

Mme Merkel a salué l'attitude conciliante de tous les États membres: "Les négociations ont eu lieu dans une atmosphère extrêmement constructive."
Des objectifs ambitieux en matière de protection climatique

Une diminution des émissions de CO2 est un objectif ambitieux. Selon le protocole de Kyoto, l'Union européenne doit réduire ses émissions de CO2 de 8% entre 1990 et 2012, soit une période de 22 ans.

L'objectif en matière de protection climatique, qui doit être adopté dans le plan d'action, signifie que les États membres de l'UE doivent réduire à nouveau leurs émissions de 12%, entre 2012 et 2020, c'est-à-dire en huit ans. Au début de l'année 2007, nous avions atteint au sein de l'UE 1,2% sur les 8% convenus.

 

 

Sources :

Accord historique sur la protection climatique - Communiqué de presse du 09/03/07 - Présidence allemande de l'UE
Perspective d'avancée dans la protection du climat - Communiqué de presse du 09/03/07 - Présidence allemande de l'UE
L'Europe doit se repenser - Communiqué de presse du 08/03/07 - Présidence allemande de l'UEhttp://www.eu2007.de/fr/News/Press_Releases/March/0306Hirtenbrief.html
La chancelière Angela Merkel invite les chefs d'État et de gouvernement au Conseil européen les 8 et 9 mars 2007 à Bruxelles - Communiqué de presse 06/03/07 - Présidence allemande de l'UE


Dossier sur le Conseil européen sur le site de l'Elysée

En savoir plus :

Le Conseil européen
Conseil européen, Conseil de l'UE, Conseil de l'Europe: comment les distinguer? - Question

 

 

 

 

        http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/europe_828/politiques-communes_854/environnement_12880/proposition-commission-europeenne-sur-les-objectifs-climat-energie-horizon-2020-23.01.08_58706.html

 

 

 

 

 

 

 

 

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          BRUXELLES      Energie renouvelable: des objectifs nationaux fonctions du PIB               

 

 




 
 

    

        Energie renouvelable: des objectifs nationaux fonctions du PIB
26/11/2007 13:11

Evaluer
par Victor Roux-Goeken                                                                                                     

 

Les pays riches de l’UE pourraient être obligés de fournir plus d’efforts que les autres pour atteindre 20% de production d’énergie d’origine renouvelable d’ici 2020. Lors de l’adoption de cet objectif, en mars 2007, certains pays avaient rechigné devant l’effort à fournir pour l’atteindre. Actuellement, la part du renouvelable dans la production énergétique est de 8,5% pour l’UE à 27. Comment répartir l’effort en ne froissant personne? La Commission européenne souhaite deux hausses de la part du renouvelable dans la production énergétique, chacune de 5,75%. La première hausse sera exigée de tous les Etats membres, quelles que soient leurs capacités de production. Quant à la seconde hausse, elle sera répartie entre les pays membres selon leur PIB. Ensemble, ces deux hausses égalent 11,5%, ce qui correspond à la part de renouvelable manquante pour atteindre l’objectif de 2020.

Le but de cette stratégie est d’atteindre l’objectif de 20%, tout en tenant compte des capacités financières limitées des pays de l’ex-bloc soviétique. Mais quid de pays déjà performants en matière d’énergies renouvelables, telle la Suède, qui en produit 40% sur son territoire ? La Commission envisage d’établir un marché de quotas d’énergie renouvelable calqué sur le système européen d’échange de quotas de CO2. Ainsi, des pays comme  le Luxembourg, riche mais produisant peu d’énergie d’origine renouvelable, pourrait acheter des quotas virtuels d’énergie propre, produits et consommés dans leur pays d’origine et garantis renouvelables.

La Commission estime que la participation au marché du renouvelable ne sera peut-être pas obligatoire, afin de ne pas perturber les plans nationaux de développement de ces énergies. Le projet de directive, présenté en même temps que le paquet de mesures législatives dites «climat et énergie», le 23 janvier prochain, instaurera aussi sans doute un plan pour augmenter la part des énergies renouvelables secteur par secteur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

           Questions et réponses concernant la proposition de la Commission relative à la répartition de l'effort  080123             Système Communautaire d’Echange de Quotas d'Emission (SCEQE),

 

                                   UE    
1. Que propose la Commission? 7. Quelles sont les conséquences pour les citoyens? 13. Les objectifs seront-ils plus stricts à l'avenir?
2. Comment l'objet de réduction de 20 % des gaz à effet de serre est-il réparti entre les secteurs et les États membres? 8. Pourquoi tous les objectifs ont-il comme année de référence l'année 2005 et non l'année 1990 comme dans le protocole de Kyoto? 14. L'Union européenne connaîtra-t-elle des pertes ou des fuites d'emplois?
3. Comment l'objectif de – 10 % établi pour les secteurs non couverts par le SCEQE sera-t-il réparti entre les États membres? 9. Les États membres peuvent-ils utiliser le mécanisme de développement propre (MDP) pour atteindre leurs objectifs nationaux? 15. Le reste du monde va-t-il suivre cet exemple?
4. Que peut faire un État membre pour atteindre son objectif national dans les secteurs non couverts par le SCEQE? 10. Que se passe-t-il lorsqu'un accord international est conclu? 16. À quelles sanctions s'exposent les États membres qui n'atteignent pas leurs objectifs?
5. Quels sont les avantages du train de mesures sur l'énergie et le climat? 11. Comment les émissions doivent-elles évoluer entre 2013 et 2020? 17. Un État membre peut-il fixer ses propres objectifs globaux en matière de réduction des gaz à effet de serre?
6. Quel est le coût du train de mesures sur l'énergie et le climat? 12. Quand le train de mesures entrera-t-il en vigueur? 18. Quelles sont les prochaines étapes?

 

Questions et réponses concernant la proposition de la Commission relative à la répartition de l'effort

 
Référence:  MEMO/08/34    Date:  23/01/2008                                                                                                                                                                                                                                   

 

 

MEMO/08/34

Bruxelles, le 23 janvier 2008

Questions et réponses concernant la proposition de la Commission relative à la répartition de l'effort

       1. Que propose la Commission?

Le 10 janvier 2007, la Commission a adopté un train de mesures dans le domaine de l'énergie et du changement climatique, demandant au Conseil et au Parlement européen d'approuver:

  • un engagement indépendant de l'UE de réduire les émissions de gaz à effet de serre d'au moins 20 % d'ici à 2020 par rapport aux niveaux de 1990 ainsi que l'objectif d'une réduction de 30 % d'ici à 2020 sous réserve de la conclusion d'un accord international global sur le changement climatique;
  • un objectif contraignant de 20 % pour la part des sources d’énergie renouvelables dans la consommation d’énergie de l’UE d'ici à 2020 et un objectif contraignant de 10 % pour les biocarburants.

Par cet engagement indépendant, l'Union européenne prend l'initiative dans la lutte contre le changement climatique tout en montrant sa volonté d'aller plus loin encore dans le cadre d'un accord international ambitieux.

Cette stratégie a été approuvée par le Parlement européen[1] et par les chefs d'État et de gouvernement de l'Union européenne lors du Conseil européen de mars 2007. Le Conseil européen a invité la Commission à présenter des propositions concrètes, notamment sur la façon de répartir entre les États membres les efforts à fournir pour atteindre ces objectifs

Ce train de mesures est la réponse à cette invitation. Il se compose d'une série de propositions fondamentales étroitement liées entre elles. Ces propositions sont notamment les suivantes:

  • une proposition de modification de la directive sur le   Système Communautaire d’Echange de Quotas d'Emission (SCEQE),
  • une proposition relative à la répartition des efforts à fournir pour que soit respecté l'engagement indépendant de la Communauté en faveur de la réduction des émissions de gaz à effet de serre dans les secteurs ne relevant pas du système communautaire d'échange de quotas d'émission (comme les transports, les bâtiments, les services, les installations industrielles de petite taille, l'agriculture et les déchets),
  • une proposition de directive sur la promotion des énergies renouvelables pour contribuer à atteindre les deux objectifs susmentionnés en ce qui concerne les émissions.

Parmi les autres propositions qui font également partie du train de mesures figure une proposition de cadre juridique régissant le captage et le stockage du dioxyde de carbone, une communication concernant la démonstration du captage et du stockage du dioxyde de carbone, ainsi qu'un nouvel encadrement communautaire des aides d'État.

         2. Comment l'objet de réduction de 20 % des gaz à effet de serre est-il réparti entre les secteurs et les États membres?

Pierre angulaire de la stratégie de la Commission pour lutter contre le changement climatique, le SCEQE est également un instrument communautaire en vue de réduire les émissions de gaz à effet de serre produites par les centrales électriques et les grandes installations industrielles. Le système couvre actuellement quelque 40 % des émissions de gaz à effet de serre de l'UE-27. Ce pourcentage va augmenter à la suite de la proposition d'extension du SCEQE. L'utilisation accrue de la mise aux enchères de quotas et l'application de règles établies pour l'ensemble de la Communauté en ce qui concerne l'allocation de quotas à titre gratuit vont devenir la norme.

Dans le passé, les plans nationaux d'allocation étaient utilisés pour définir la quantité totale de quotas à distribuer à ces entreprises. Aujourd'hui, on propose un plafond communautaire unique pour les émissions couvertes par le SCEQE afin d'assurer aux installations industrielles des conditions équitables sur le marché unique européen. En conséquence, aucun objectif d'émission national spécifique n'est fixé dans le cadre du SCEQE.

L'effort global de réduction des gaz à effet de serre doit être réparti entre les secteurs qui sont couverts par le SCEQE et ceux qui ne le sont pas. La Commission propose l'approche suivante:

  • une réduction de 21 %, par rapport aux niveaux de 2005, des émissions du secteur couvert par le SCEQE, et ce d’ici à 2020,
  • une réduction d’environ 10 %, par rapport aux niveaux de 2005, pour les secteurs qui ne sont pas couverts par le SCEQE.

Dans l'ensemble, cela représente une réduction globale de – 14 % par rapport à 2005, soit l'équivalent d'une réduction de – 20 % par rapport à 1990. La réduction demandée au secteur couvert par le SCEQE est plus importante parce que le coût des réductions d’émissions dans ce secteur est moins élevé que dans la plupart des autres secteurs.

Le plafond global fixé pour l'Union européenne dans le SCEQE a pour autre conséquence que la répartition des efforts de réduction des gaz à effet de serre entre les États membres n'est fixée que pour les secteurs qui ne sont pas couverts par le SCEQE. Ces secteurs, qui réunissent des installations dégageant des quantités réduites d'émissions dans un large éventail de secteurs dont les transports (automobiles, camions), le bâtiment (en particulier le chauffage), les services, les petites installations industrielles, l'agriculture et les déchets[2], sont actuellement responsables de quelque 60 % des émissions globales de gaz à effet de serre dans l'Union européenne.

En règle générale, il appartient aux États membres de définir et de mettre en œuvre des politiques et des mesures dans ces secteurs, bien qu'un certain nombre de mesures adoptées à l'échelle de l'Union européenne dans des domaines tels que les normes concernant l'efficacité énergétique, le CO2 et les automobiles, ainsi que la législation en matière de déchets contribueront également à une réduction des émissions dans ces secteurs.

[ Les tableaux et graphiques sont disponibles en formats PDF et Word Processed ]

                3. Comment l'objectif de – 10 % établi pour les secteurs non couverts par le SCEQE sera-t-il réparti entre les États membres?

Des objectifs individuels ont été fixés pour tous les États membres sous la forme d'un pourcentage qui s'élève en moyenne à – 10 %. La Commission propose d'utiliser le PIB par habitant comme critère principal pour fixer les objectifs des États membres. Cette approche présente deux avantages. Elle assure une répartition juste et équitable des efforts déployés et des coûts y afférents et permet la poursuite d'une croissance accélérée dans les pays moins prospères dont le développement économique est encore inférieur à celui des autres États membres. Le train de mesures garantit donc que la cohésion sociale et économique n'aura pas à pâtir.

Les chiffres retenus se situent dans une fourchette comprise entre – 20 % et + 20 % par rapport aux niveaux de 2005. Ces limites garantissent le maintien des objectifs nationaux spécifiques à des niveaux techniquement et économiquement possibles et raisonnables dans chaque pays et empêchent toute augmentation

 déraisonnable des coûts globaux.

La réduction requise dans les États membres dont le PIB par habitant est inférieur à la moyenne de l'Union européenne sera donc inférieure à la réduction moyenne pour l'UE (soit moins de –10 % en dessous des niveaux de 2005) et certains États membres auront même le droit de porter leurs émissions à un niveau supérieur à celui de 2005 dans les secteurs qui ne sont pas couverts par le SCEQE, avec toutefois un pourcentage maximal de 20 % au-dessus des niveaux de 2005. Les États membres les plus prospères, dont le PIB par habitant est supérieur à la moyenne communautaire, devront fournir un effort plus important et réaliser une réduction supérieure à la moyenne communautaire, le pourcentage maximal de réduction imposé étant de – 20 % en-dessous des niveaux de 2005 dans les pays dont le PIB par habitant est le plus élevé.

 

 

Les pays dont le PIB par habitant est faible auront droit à une quantité d'émissions supérieure à celle de 2005 dans les secteurs qui ne sont pas couverts par le SCEQE parce que leur croissance économique supérieure à celle des autres États membres s'accompagnera probablement d'un accroissement des émissions dans des secteurs tels que le transport. Ces objectifs représentent néanmoins un plafond pour leurs émissions et exigeront un effort de réduction de la part de tous les États membres.

Les pays n'auront pas la possibilité de contester les objectifs une fois qu'ils auront été fixés, mais la procédure de codécision permet toutefois une marge de négociation dans le processus législatif. En principe, les objectifs devraient être adoptés au cours de la présente législature.

                4. Que peut faire un État membre pour atteindre son objectif national dans les secteurs non couverts par le SCEQE?

Dans les secteurs qui ne relèvent pas du SCEQE, tels que les bâtiments et le transport routier, beaucoup de décisions importantes seront prises à l'échelle de l'État membre. Les gouvernements de l'Union européenne introduiront des politiques et des mesures visant à obtenir une réduction des émissions, notamment la gestion du trafic, le remplacement des carburants à base de carbone pour le transport, des mesures fiscales, la promotion des transports publics, les biocarburants, l'aménagement urbain et la planification des transports, des normes plus strictes pour le secteur du bâtiment, la promotion d'une meilleure isolation, des systèmes de chauffage plus efficaces, et l'utilisation d'énergies renouvelables pour le chauffage. Les mesures qui visent à réduire la production de déchets et à les recycler peuvent également avoir des répercussions importantes sur les émissions de gaz à effet de serre. Le nouvel encadrement communautaire des aides d'État dans le domaine de l'environnement, qui fait également partie du train de mesures en cours d'adoption, améliorera la capacité des États membres à mettre en œuvre ce type de mesures tout en évitant les distorsions de concurrence sur le marché intérieur.

Plusieurs mesures communautaires importantes aideront également les États membres à réduire leurs émissions. La récente proposition de règlement sur les émissions de CO2 des voitures particulières, par exemple, qui exige des fabricants qu'ils réduisent de 19 % les émissions de CO2 des voitures neuves d'ici à 2012, aidera les États membres à atteindre leurs objectifs nationaux. Les nouvelles normes d'efficacité pour les chaudières et les chauffe-eau, ainsi que des systèmes d'étiquetage adéquats destinés à informer les consommateurs, pourraient également contribuer à une importante réduction des émissions dans les bâtiments. La mise en œuvre intégrale de la directive relative à la mise en décharge des déchets (en 2016) permettra également d'obtenir de nouvelles réductions importantes des émissions, la réduction du nombre de décharges accueillant des déchets biodégradables permettant de réduire de manière significative les émissions de méthane, puissant gaz à effet de serre.

De plus, les États membres peuvent utiliser les crédits provenant des projets du mécanisme de développement propre (voir ci-après).

              5. Quels sont les avantages du train de mesures sur l'énergie et le climat?

Le train de mesures débouchera sur d'importants avantages économiques à court et à long terme. Si les objectifs fixés pour les gaz à effet de serre et les énergies renouvelables sont atteints, les importations de pétrole et de gaz baisseront de l'équivalent de 0,3 % du PIB, ce qui se traduira par des économies sur les importations de l'ordre de 50 milliards €.

Cela signifiera également que l'économie de l'Union européenne sera moins exposée au risque de rupture d'approvisionnement et aux flambées des cours qui pourraient se produire du fait de la concentration de la production dans un nombre restreint de pays.

Ces économies sont calculées en se fondant sur une estimation prudente d'un prix du pétrole établi à environ 60 $ le baril. Si les prix du pétrole se maintiennent à leur niveau élevé actuel (le baril approche en ce moment les 100 $), ces avantages seront sensiblement plus importants. D’un manière générale, la réduction des émissions de gaz à effet de serre et l'augmentation du recours aux énergies renouvelables conformément aux objectifs convenus par les chefs d'État et de gouvernement rendront l'Union européenne moins dépendante à l’égard des importations de pétrole et de gaz. Outre les effets positifs sur les balances commerciales, cela limitera l'exposition de l'Union européenne à l'augmentation et à la volatilité des prix de l'énergie, à l'inflation, aux risques géopolitiques et aux risques inhérents aux chaînes d'approvisionnement qui ne parviennent pas à faire face à la demande mondiale de croissance.

La mise en œuvre du train de mesures donnera également à l'UE l'avantage du «premier arrivant» dans le domaine des technologies à faible émission de composés carbonés. Les entreprises européennes sont déjà actuellement les leaders mondiaux dans le secteur des technologies des énergies renouvelables telles que l'énergie éolienne et l'énergie solaire. Le train de mesures stimulera davantage encore la compétitivité de ces secteurs de haute technologie.

Le train de mesures sera également très profitable à la qualité de l'air. Il permettra d'obtenir une réduction d'environ 15 % des principaux polluants atmosphériques (dioxyde de soufre, oxydes d'azote et particules), avec à la clé un effet très bénéfique sur la santé. De plus, les investissements dans les équipements de contrôle de la pollution atmosphérique auront été réduits de quelque 11 milliards € d'ici à 2020, grâce à l'utilisation de technologies plus propres.

              6. uel est le coût du train de mesures sur l'énergie et le climat?

Le rapport Stern a estimé que le coût économique de l’absence d’action en matière de changement climatique serait compris entre 5 et 20 % du PIB mondial. Pour éviter ce coût, l'Union européenne a décidé que le changement climatique futur devait se limiter à une augmentation maximale de 2 °C par rapport aux niveaux de l'ère préindustrielle. À cette fin, il faudra ramener les émissions mondiales de gaz à effet de serre à 50 maximum de leurs niveaux de 1990, d'ici à 2050. À plus court terme, l'Union européenne a fixé un objectif de réduction de 30 % à l'horizon 2020 pour les pays développés. Pour y parvenir, un large accord international est nécessaire.

En prenant de manière indépendante un engagement de réduction de 20 %, l'Union européenne se positionne comme chef de file dans la lutte contre le changement climatique et montre à ses partenaires mondiaux qu'une action ferme ira de pair avec la poursuite de la croissance et le maintien de la prospérité économique.

La mise en œuvre des mesures nécessitera toutefois un effort économique considérable et un accroissement des investissements dans les énergies renouvelables. Le rendement énergétique des centrales, des appareils et des transports doit être amélioré.

La Commission a estimé que le coût direct de la réduction des émissions dans le système énergétique et des émissions autres que les émissions de CO2 dans tous les secteurs s'élèverait à environ 0,6 % du PIB, soit 90 milliards €, en 2020, si l'Union européenne parvient, en interne, à atteindre l'objectif de réduction qu'elle s'est fixé. Les crédits d'émissions de CO2 obtenus grâce aux mécanismes souples du protocole de Kyoto ramèneront ce pourcentage à 0,45 % du PIB.

À l'échelle macroéconomique, cela se traduirait par une diminution de l'ordre de 0,35 à 0,5 % du PIB en 2020. En d'autres termes, on observerait chaque année une diminution de 0,04 à 0,06 % de la croissance du PIB entre 2013 et 2020.

              7. Quelles sont les conséquences pour les citoyens?

Il est extrêmement important que les citoyens soient étroitement associés à l'exercice. Leurs décisions quotidiennes en matière d'utilisation d'énergie et d'achat de biens consommateurs d'énergie joueront un rôle essentiel dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Les citoyens sont également concernés en ce sens que le train de mesures encourage une accélération des investissements dans les énergies renouvelables et dans l'amélioration de l'efficacité énergétique. Ces investissements diminueront la dépendance vis-à-vis des combustibles fossiles, dont le prix ne cesse d'augmenter et, avec le temps, permettront de réduire la facture énergétique par rapport à ce qui se passerait si on ne réagissait pas.

La Commission estime que, d'ici à 2020, la facture énergétique globale d'un ménage pourrait augmenter en moyenne de 150 € par an. Cela représente une augmentation d'environ 5 % par rapport aux coûts actuels de l'énergie. L'augmentation est très limitée parce que les investissements supplémentaires dans les économies d'énergie et le passage à des combustibles plus propres permettront de réduire le montant des factures de chauffage et d'électricité. Cette estimation se fonde sur un prix du pétrole établi à 61 $ le baril. Plus le prix du pétrole sera élevé, moins l'augmentation de prix prévue sera sensible.

                 8. Pourquoi tous les objectifs ont-il comme année de référence l'année 2005 et non l'année 1990 comme dans le protocole de Kyoto?

L'année 2005 a été utilisée comme année de référence ou «année étalon» par rapport à laquelle les réductions des émissions de gaz à effet de serre sont mesurées. L'utilisation de l'année 2005 comme référence pour le calcul des réductions des émissions et de la part des énergies renouvelables permet de dresser un tableau transparent et facilement compréhensible des changements nécessaires, puisqu'il compare ces changements à la situation actuelle.

Les données pour l'année 2005 sont également plus fiables et plus aisément disponibles. Elles contiennent les émissions vérifiées au niveau des installations dans le système SCEQE, ainsi que les émissions globales de gaz à effet de serre (GES) des États membres officiellement déclarées à la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC)[3].

              9. Les États membres peuvent-ils utiliser le mécanisme de développement propre (MDP) pour atteindre leurs objectifs nationaux?

Les propositions prévoient que, si les progrès réalisés ne dépassent pas l'engagement unilatéral de 20 %, les États membres peuvent utiliser des crédits d'émission de CO2 provenant d'investissements dans la réduction des GES dans les pays tiers, à concurrence de 3 % par rapport au niveau des émissions de 2005, ce qui permet d'atteindre presque un tiers de la réduction de 10 %. Le transfert entre États membres est possible.

Les limites sont établies pour s'assurer que le train de mesures encourage des investissements dans des technologies plus propres et renouvelables. Si les limites étaient fixées plus haut, les objectifs pourraient ne pas être atteints et l'Europe s'écarterait de la voie menant à une économie à faible émission de carbone. Les limites devraient également donner à l'Europe un moyen de pression plus important dans les négociations internationales.

             10. Que se passe-t-il lorsqu'un accord international est conclu?

L'Union européenne portera son objectif à 30 % si les pays développés acceptent de prendre des mesures équivalentes dans le cadre d'un accord international satisfaisant. Pour donner au reste du monde un signal clair concernant cet engagement, les propositions actuellement sur la table contiennent des dispositions détaillées qui entreront en vigueur lorsqu'un accord international sera conclu et ratifié. Les dispositions précisent notamment que:

  • les objectifs peuvent être adaptés pour être compatibles avec un objectif international plus élevé. Les objectifs fixés tant pour le SCEQE que pour les secteurs non couverts par le système communautaire seront adaptés proportionnellement à leur part des émissions totales en 2020,
  • les objectifs peuvent être atteints grâce à une plus grande quantité de crédits d'émission de CO2 provenant d'investissements dans la réduction des GES dans les pays en développement, ce qui constitue un bon encouragement pour les pays tiers. Le total de crédits MDP alloués aux États membres pour atteindre leur objectif augmentera. La moitié de l'effort supplémentaire demandé à chaque État membre pourra venir de ces crédits.

                  11. Comment les émissions doivent-elles évoluer entre 2013 et 2020?

Les deux propositions, celle relative au SCEQE et celle concernant les objectifs pour les secteurs non couverts par le SCEQE, prévoient une réduction linéaire. Les chiffres doivent être communiqués annuellement. Cela permettra de passer progressivement aux objectifs convenus pour 2020. Les deux propositions prévoient toutefois une certaine souplesse pour atteindre ces objectifs. Une partie de cette souplesse provient de l'utilisation des MDP. En ce qui concerne les secteurs qui ne relèvent pas du SCEQE, les États membres auront également la possibilité de prélever sur l'année suivante une quantité égale à 2 % des émissions qui leur ont été allouées ou de mettre en réserve pour l'année suivante les réductions d'émissions excédentaires.

                  12. Quand le train de mesures entrera-t-il en vigueur?

Après la fin de la première période d'engagements du protocole de Kyoto, soit en 2013.

                      13. Les objectifs seront-ils plus stricts à l'avenir?

Si nous voulons limiter le changement climatique à une augmentation de 2 °C par rapport aux niveaux de l'ère préindustrielle, il faudra maintenir les réductions à l'échelle mondiale même après 2020. Les émissions mondiales doivent diminuer de moitié d'ici au milieu du siècle. Toutefois, si nous atteignons l'objectif d'une réduction de 20 % d'ici à 2020, nous aurons fait un grand pas en avant sur la voie de réductions plus sévères à l'avenir. Parallèlement, nous devrons disposer de technologies plus perfectionnées pour pouvoir respecter des objectifs plus rigoureux.

                14. L'Union européenne connaîtra-t-elle des pertes ou des fuites d'emplois?

Ce train de mesures aura d'importantes conséquences économiques et engendrera des modifications structurelles, l'Union européenne se transformant en une économie à faible émission de carbone. L'analyse approfondie qui a mené à l'élaboration du train de mesures a montré que les conséquences globales sur l'emploi seront marginales. Les conséquences sur l'emploi dans des secteurs spécifiques varieront dans une beaucoup plus large mesure. Les coûts seront plus élevés dans les secteurs à forte intensité de carbone, ce qui portera atteinte à leur compétitivité par rapport aux secteurs à plus faible intensité de carbone. Mais cet effet sera compensé par la création de nombreux emplois dans les nouveaux secteurs à faible intensité de carbone, comme en témoigne ce qui s'est passé dans le secteur des énergies renouvelables. Les conséquences se situeront donc au niveau des types d'emplois créés et des secteurs dans lesquels ils seront créés. Une modification structurelle vers une économie plus efficace sur le plan énergétique et à plus faible intensité de carbone est inévitable, comme le prix du pétrole en a fait la démonstration l'an dernier.

Si l'Union européenne parvient à prendre l'avantage sur la concurrence dans le domaine des technologies à faible intensité de carbone, de nouvelles possibilités d'exportation s'offriront à elle. D'autres pays lui emboîteront le pas dans la lutte contre le changement climatique.

C'est la raison pour laquelle le train de mesures contient des dispositions détaillées relatives aux mesures que prendrait l'Union européenne s'il devait y avoir des distorsions de concurrence et si la production et les émissions devaient partir à l'étranger. La meilleure manière de garantir des conditions équitables consiste évidemment à conclure un accord international global.

              15. Le reste du monde va-t-il suivre cet exemple?

La dernière conférence des parties contractantes a adopté la «feuille de route» de Bali, qui constitue une avancée décisive, puisque tous les pays se sont déclarés prêts à engager des négociations formelles afin de conclure d'ici 2009 un accord international sur le changement climatique dans le sillage du protocole de Kyoto.

L'UE ne peut naturellement pas prendre de décisions à la place des autres pays du monde. Mais nous sommes tous confrontés à une menace de dimension mondiale et ce que nous pouvons faire de mieux, c'est prendre la tête des opérations et montrer l'exemple afin de prouver que l'économie et la société peuvent continuer de prospérer tout en luttant contre le changement climatique.

                   16. À quelles sanctions s'exposent les États membres qui n'atteignent pas leurs objectifs?

Chaque État membre se voit attribuer une quantité annuelle totale d'émissions autorisées dans les secteurs ne relevant pas du SCEQE. Ces quantités sont conformes aux impératifs d'une trajectoire de réduction linéaire en vue de l'objectif final de 2020. Les États membres sont toutefois autorisés à prélever sur l'année suivante une quantité égale à 2 % des émissions qui leur ont été allouées ou à mettre en réserve pour l'année suivante les réductions d'émissions excédentaires.

Les États membres effectuent déjà aujourd'hui un suivi de leurs émissions de gaz à effet de serre et rendent compte chaque année des résultats. Si un rapport de suivi fait apparaître qu'un pays ne se conforme pas aux quantités autorisées figurant dans la décision relative à la répartition de l'effort, la Communauté peut engager une procédure d'infraction contre lui en vertu de l'article 226 du traité CE.

L'article 226 du traité habilite la Commission à engager des poursuites contre un État membre qui ne respecte pas ses obligations. Si la Commission estime qu'il peut y avoir une infraction au droit communautaire justifiant l'ouverture d'une procédure d'infraction, elle adresse une «lettre de mise en demeure» (premier avertissement écrit) à l'État membre concerné, l'invitant à présenter ses observations dans un délai déterminé, généralement deux mois. En l'absence de réponse ou si la réponse fournie par l'État membre n'est pas satisfaisante, la Commission peut décider d'adresser à ce dernier un «avis motivé» (dernier avertissement écrit). Cet avis expose clairement et à titre définitif les raisons pour lesquelles la Commission considère qu'il y a eu infraction au droit communautaire et invite l'État membre à se conformer à l'avis dans un délai déterminé, qui est normalement de deux mois. Si l'État membre ne se conforme pas à l'avis motivé, la Commission peut décider de saisir la Cour de justice européenne. Si la Cour constate qu'il y a eu infraction au traité, l'État membre en cause est tenu de prendre les mesures nécessaires pour se mettre en conformité.

L'article 228 du traité habilite la Commission à poursuivre un État membre qui ne s'est pas conformé à un arrêt de la Cour de justice européenne. Cet article autorise également la Commission à demander à la Cour d'infliger à l'État membre incriminé une sanction financière.

Certains facteurs extérieurs peuvent toutefois également encourager les États membres de l'UE à réduire leurs émissions. Conformément au protocole de Kyoto, tout manquement doit être compensé, majoré d'un facteur de restauration supplémentaire de 1,3. On peut espérer qu'une disposition analogue figurera dans l'accord pour la période d'après 2012.

           17. Un État membre peut-il fixer ses propres objectifs globaux en matière de réduction des gaz à effet de serre?

Le fait qu'il n'existe pas d'objectif global juridiquement contraignant en matière de gaz à effet de serre est la conséquence logique de l'introduction d'un plafond unique applicable à l'ensemble de l'UE pour le système communautaire d'échange d'émissions. Les opérateurs du marché décideront en dernière instance où procéder aux réductions d'émissions, très probablement là où le rapport coût/efficacité sera le plus favorable. C'est pourquoi il est impossible de déterminer au niveau communautaire un objectif spécifique pour un État membre. Cela n'empêchera bien évidemment pas les États membres de définir leurs propres objectifs, de mettre en avant leurs efforts pour combattre le changement climatique, de mesurer les progrès accomplis en fonction de certains paramètres et de mobiliser l'opinion publique.

   18. Quelles sont les prochaines étapes?

La proposition sera examinée au parallèle au Conseil et au Parlement européen. Elle relèvera de la procédure dite de codécision, ce qui signifie que le Parlement européen en tant que co-législateur doit adopter le texte législatif définitif. L'objectif est de faire adopter le paquet de mesures au cours de l'actuelle législature.

Pour de plus amples informations

http://ec.europa.eu/environment/climat/climate_action.htm


[1] Résolution du Parlement européen sur le changement climatique adoptée le 14 février 2007 (P6_TA(2007)0038).

[2] L'agriculture et les déchets produisent une quantité importante d'émissions de gaz à effet de serre autres que le CO2 (méthane, N20). Les émissions globales de gaz à effet de serre autres que le CO2 représentent 20 % des émissions totales de gaz à effet de serre dans l'Union européenne, celles de CO2 en représentant quelque 80 %.

[3] Malte et Chypre n'ont pas pris d'engagement en matière de réduction au titre du protocole de Kyoto et ne sont donc soumis à aucune obligation de déclaration annuelle des émissions dans le cadre de la CCNUCC. En revanche, un rapport sur l'inventaire national doit être établi par tous les États membres en vertu de la décision 280/2004/CE relative au mécanisme de surveillance communautaire.

 

 

 

 

 

commission energie et transport union europeenne   rapport  FEVRIER 2006

ETUDE SUR LES REGLES TECHNIQUES DE SECURITE DU RESEAU EUROPEEN

  1. In effect a main objective is to develop common rules on minimum security and operational standards for use and operation of the network. Some of the above requirements pre-dated the many system blackouts that occurred within two months during 2003 in Europe and US. Increased urgency has been provided by the findings of the Regulatory Forum held in Rome on 16 to September 2004 (the 11th Florence Forum) and as reported further at the 12th Florence Forum in September 2005.

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PB Document No. 62236/PBP/000001 File : Pe001467_Feb 06 v1.doc

 

 

           

 

 

 

 

LE MONDE 15 JUIN   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

              

        gazelectricite

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

voir texte directive europeenne sur energies renouvelables  (JOCE N°L283 du 27/10/2001  § 33)

 ARGUMENTATION DE BASE DONNEE PAR LA DIRECTIVE EUROPEENNE :

''  La Communauté reconnaît la nécessité de  promouvoir en priorité les sources d'énergie renouvelables,      

                                             car leur exploitation contribue à la protection de L'environnement et au développement durable

l. En outre,cela peut aussi générer des emplois sur place,avoir une incidence positive sur la cohésion sociale,contribuer à la  sécurité des approvisionnements et accélérer la réalisation  des objectifs de Kyoto.

 Il est, par conséquent, nécessaire de veiller à ce que ce potentiel soit mieux exploité dans le cadre du marché intérieur de l'électricité.  La promotion de l'électricité produite à partir de sources d'énergie renouvelables est au premier rang des priorités de la Communauté,"

 

                                                                L'accessoire ( energies renouvelables )   suit le principal   ( nucleaire )

   chaque etat membre a eu a  se  positionner par rapport au nucleaire (voir page electricite nucleaire en europe)

              LA FRANCE  80%  + EPR + ITER     ( voir page production EDF)

             L ALLEMAGNE 30%  PLUS DESIR DE FERMER SES CENTRALES A ECHEANCE

                                                          A NOTER TOUTEFOIS QUE LES PROJETS EOLIENS ALLEMANDS SONT   de 20% EOLIEN EN 2015

                                                          QU EST IL PREVU POUR LE CO2 DES 80 % A FOURNIR

              L ESPAGNE 30% IMPORTE LES 70% restant

 

               L EOLIEN EST UN CADEAU ELECTORAL  SANS PORTEE  CONCEDE AUX ECOLOGISTES pour nous il n ameliore pas la situation co2

( voir KYOTO page CO2 EN FRANCE)  et n apporte aucune reponse  aux besoins crees par la probable rarefaction de petrole

                  LE PROBLEME EST AILLEURS  (VOIR PAGE LE NUCLEAIRE EN EUROPE  LA BATAILLE POUR LE CONTROLE DE L ENERGIE)

 

http://europa.eu.int/comm/energy/electricity/videos/index_en.htmhttp://mailafriend.guide.real.com/index.html?link=rtsp%3a%2f%2frtsppress.cec.eu.int%2fArchive%2fvideo%2fmpeg%2fi046166%2fi046166_fr.rm

http://switchboard.real.com/player/email.html?PV=6.0.12&&title=i046166%5Ffr&

link=rtsp%3A%2F%2Frtsppress.cec.eu.int%2FArchive%2Fvideo%2Fmpeg%2Fi046166%2Fi046166%5Ffr.rm
http://europa.eu.int/scadplus/leg/fr/lvb/l27005.htm   http://europa.eu.int/pol/env/index_fr.htm

 

           

 

 

 

 

-réponse

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 12 octobre 2007
 

Idées et Débats > Le point de vue de Retrouvez l'ensemble des articles de cette rubrique sur votre page personnalisée

VIE POLITIQUE - ENERGIE - 


 

CHRISTIAN DE BOISSIEU, ELIE COHEN, JEAN-MARIE CHEVALIER, PHILIPPE HERZOG

Communauté européenne de l'énergie : surmonter nos divisions 
[ 10/10/07  ] - Voir les commentaires publiés (4)


 
L'Union européenne entreprend la construction d'une Communauté de l'énergie pour faire face au triple défi du changement climatique, de la sécurité d'approvisionnement et de la compétitivité, avec trois objectifs-cibles à l'horizon 2020 : 20 % de réduction des émissions de gaz à effet de serre, 20 % d'amélioration de l'efficacité énergétique et 20 % d'énergies renouvelables. Ce sujet sera prioritaire pour la présidence française de l'Union européenne en 2008, confrontée aux deux problèmes majeurs qui divisent les Européens : le choix des sources d'énergie et la régulation des marchés.

Pour l'instant, l'Union ne vise pas un « mix » énergétique cohérent. Le nucléaire, seule source avec l'hydraulique à répondre au triple défi susdit, oppose les Européens. Or on sait que les 20 % d'énergies renouvelables n'offriront que des sources complémentaires dans une Union dépendant à 80 % des combustibles fossiles.

Autre problème épineux, la hausse des prix de l'électricité. Comment expliquer les bienfaits d'un marché unique aux consommateurs qui bénéficient du nucléaire ou de l'hydraulique mais qui paient un prix aligné sur celui, élevé, du gaz et du charbon ? Sur le marché de l'électricité formé entre la France, le Benelux et l'Allemagne, les prix se fixent au niveau du coût du kilowattheure établi par le dernier fournisseur ; c'est le prix allemand, le plus cher...

Contrairement à la vulgate de la Commission, ce n'est pas simplement la concurrence qui dicte le prix, c'est d'abord le choix de la technologie. La fin de la gratuité des émissions de CO2 et du gaz bon marché rend le nucléaire compétitif. Mais plusieurs pays européens, à l'instar de l'Allemagne, qui importent l'énergie nucléaire produite par d'autres, ne veulent pas que la législation et la régulation européennes en favorisent le choix. Il ne s'agit pas d'imposer le nucléaire, mais il faut éviter que les divergences de choix nationaux n'entraînent l'inefficience voire l'éclatement du marché unique.

C'est pourquoi la France doit ouvrir le débat tabou du nucléaire au Conseil et demander notamment que l'Union se dote d'un cadre fort pour la sûreté et la gestion des déchets, condition d'acceptabilité sociale de cette source. Elle doit demander l'harmonisation des aides nationales aux énergies renouvelables et promouvoir la solidarité pour la recherche et l'innovation, afin de rendre toutes les sources sûres, propres et compétitives, et d'améliorer l'efficacité énergétique.

La régulation des marchés est l'autre grand sujet de division. A la place d'un cadre européen stable de régulation, favorisant l'investissement dans les réseaux et la production, les entreprises de l'électricité et du gaz sont confrontées à des régulations complexes, communautaires pour les émissions de CO2, multiples pour l'efficacité énergétique et nationales pour les énergies renouvelables. Résultat : des marchés fragmentés et des signaux-prix inefficients. Et la Commission mise tout sur un choix de structure visant la concurrence à tout prix : la séparation de la propriété des activités de transport de celles de production et vente (« ownership unbundling »).

Pour l'électricité, ce choix serait, selon la Commission, « le » moyen pour investir dans un réseau pan- européen sans congestion, accessible au même prix sur toute son étendue, une plaque de cuivre. Ce n'est l'avis ni des opérateurs intégrés ni des investisseurs financiers, qui, pour des investissements lourds et à long terme, jugent plutôt essentielle la mise en place d'un cadre de régulation communautaire. Si l'Union veut une plaque de cuivre, elle doit en avoir le mandat et réguler les réseaux comme des « public utilities », ce qui implique une compétence supranationale et des incitations ou obligations à investir.

Quant à la formation de prix de gros stables et compétitifs, elle est particulièrement difficile. Comment partager les coûts entre production et transport ? Qui doit payer, par exemple, les réseaux onéreux nécessaires aux champs d'éoliennes danois ? Les opérateurs d'autres technologies ? La région du Jutland et le Danemark seuls ou avec les fonds structurels européens ?

Pour le gaz, majoritairement importé dans l'Union, l'impératif de sécurité est premier. Aucune régulation interne n'est possible sans une solidarité, introduite à la demande de la Pologne dans le traité modificatif, et sans une politique extérieure de l'énergie. L'architecture du réseau européen suppose un schéma directeur avec une priorité pour les interconnection  et les stockages nécessaires à la solidarité interne, et une autre pour les « hubs » à partir desquels s'organise la mise en concurrence des approvisionnements extérieurs. Ce réseau devrait être financé solidairement par tous les opérateurs, sur la base de redevances d'accès fixées au niveau européen.

Ainsi, l'investissement, dans le cadre d'un tel schéma directeur européen, dépendra de la régulation et non de la séparation. D'autant plus que l'« unbundling » de propriété est plein de dangers. Cette gigantesque opération de déconcentration aurait des impacts très différents selon les pays et les opérateurs, et créerait une discrimination structurelle, source de problèmes politiques majeurs. Elle égratignerait à peine les opérateurs historiques spécialisés dans l'exploration et la production pétrolière et gazière (comme British Petroleum), mais elle fragiliserait ceux qui, comme Gaz de France, sont spécialisés dans le transport et la fourniture, et qui ne pourraient plus bénéficier de l'assise financière nécessaire pour investir dans la production.

Par ailleurs, l'« unbundling » multiplierait les risques de prise de contrôle des réseaux et des capacités des entreprises européennes par des groupes étrangers. La Commission vient d'adopter un principe de réciprocité : pas de prise de contrôle des réseaux par les groupes étrangers si eux-mêmes ne sont pas... dés-intégrés (« unbundled »). Cette digue est incomplète : il faut l'étendre aux capacités de production et au gaz liquéfié. Et c'est un leurre : plusieurs entreprises et Etats membres sont disposés à accueillir les fonds souverains voire les groupes étrangers. La division est assurée.

Il faudra bien que l'Union et les grands pays fournisseurs trouvent un compromis d'intérêt mutuel sur les choix industriels, car nos destins sont liés.

La formation de marchés européens ne peut se justifier que dans la perspective d'une Communauté de l'énergie qui assume une politique industrielle du développement durable et joue un rôle d'entraînement mondial pour sauver la planète du désastre climatique et de la disette énergétique. Une politique de la concurrence, inadaptée aux spécificités de l'électricité et du gaz, n'est pour cela ni une fin en soi ni un moyen miracle.

CHRISTIAN DE BOISSIEU, ELIE COHEN, JEAN-MARIE CHEVALIER ET PHILIPPE HERZOG sont économistes, membres du CAE.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                              BRUXELLES PLUS DE CONCURRENCE DANS L ENERGIE  LM070112

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                            

                                                                  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                 SUEZ 50PCT COMPAGNIE DU VENT

 

 

 

Il compte, une fois fusionné avec GDF, doubler sa production électrique avec un "mix équilibré" de sources, dont l'éolien.


(c) Reuters

Suez annonce, vendredi 16 novembre, avoir acquis 50,1% du capital du producteur d'énergie éolienne La Compagnie du Vent, via sa filiale Electrabel. Le groupe a déboursé 321 millions d'euros. Cette acquisition s'inscrit dans la volonté du groupe d'augmenter ses sources de production d'énergies renouvelables.
Suez précise qu'il portera sa participation à 56,8% à l'issue d'une augmentation de capital qui lui est réservée. Jean-Michel Germa restera président de la société et conservera le solde du capital.
"Par cette opération, Suez s'inscrit à la fois dans sa stratégie de développement durable, d'augmentation de ses capacités de production et de diversification de son parc", s'est félicité Gérard Mestrallet, son P-DG.

 

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Le communiqué commun

180 éoliennes en France

Le parc de production "en exploitation et à un stade avancé de construction" de La Compagnie du Vent est de 148 mégawatts. Il compte plus de 180 éoliennes en France. Son portefeuille de projets représente plus de 6.500 MW de capacités de production à l'étude ou en développement, en France et à l'étranger.
Suez détient actuellement en Europe 30 parcs éoliens installés pour une puissance totale de 550 MW.
La part achetée par Suez appartenait à l'espagnol Acciona. Mise en vente dans le cadre d'un appel d'offres, elle avait suscité l'intérêt de nombreux groupes. Suez et son concurrent allemand RWE étaient les derniers candidats en lice.
Le secteur de l'éolien fait actuellement l'objet de nombreuses convoitises en France. Ainsi, GDF, un temps intéressé par la Compagnie du Vent, a annoncé le 9 octobre le rachat d'Erelia, qui développe des parcs éoliens en France. GDF et Suez, qui doivent fusionner en 2008, veulent doubler leur capacité de production d'électricité en France à 10.000 mégawatts, à partir d'un "mix équilibré" de sources d'énergie, dont l'éolien.

Vers 13H45 (12H45 GMT), le titre Suez prenait 1,57% à 45,89 euros à la Bourse de Paris, dans un marché en baisse de 0,49%.

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

      UNE ANNEE D ENERGIE EN EUROPE
 

Du marketing viral à la communication agressive sur les prix, les énergéticiens affûtent de nouvelles armes afin de séduire les "Consommacteurs", "Nouveaux-Radins" ou "Éco-Citoyens".

TNS Media Intelligence dans la 5ème édition de l’Observatoire "Une année d’énergie en Europe" présente une vision exhaustive des stratégies publicitaires à l’échelle européenne.

Cette étude croisée de la pige publicitaire et rédactionnelle, qui analyse les tendances européennes, les spécificités locales et les stratégies de marques, permet d’ouvrir un large champ de prospective aux acteurs français de l’énergie.

Pour Françoise Hernaez Fourrier, Directrice des Etudes du Pôle Créations Publicitaires : «dans le contexte actuel lié à l’ouverture des marchés de l’énergie en Europe, les territoires d’expression se diversifient nettement et la créativité explose : le discours sur les économies d’énergie par exemple se renouvelle nettement avec l’émergence de nouvelles représentations du comportement éthique qui valorisent l’initiative».

Les acteurs et le discours sur l’énergie en Belgique
Alors que la libéralisation du marché est en cours de finalisation (2007 pour Bruxelles et la Wallonie), les acteurs belges de l’énergie développent des armes nouvelles et inédites dans le secteur : l’humour noir et les mises en scène humoristiques qui s’adressent au "Consommateur-Nouveau-Radin" (NUON).

Ainsi, ELECTRABEL montre un consommateur qui branche sa brosse à dents sur une clôture électrique en plein champ. Les acteurs de l’énergie cherchent à répondre aux nouvelles attentes des consommateurs en termes de prix, d’autant qu’économiser c’est être écologiquement responsable.

Pour Hélène Marlaud, Chargée d’Études Sémiologiques, qui a mené l’étude : «les énergéticiens belges ont une vision assez prospective : ainsi l’intérêt du "Consommateur Econome" est d’ordre éthique, alors qu’en France on a encore peu de représentations de consommateurs responsables, autonomes et prenant des initiatives individuelles. S’il économise l’énergie, c’est pour réduire son budget ! »

Les acteurs et le discours sur l’énergie en Grande Bretagne

Ouvert à la concurrence dans les années 80, ce marché est aujourd’hui le plus mature et le plus compétitif d’Europe. Le discours des énergéticiens anglais, virulent et pragmatique, est traditionnellement le plus agressif commercialement, mais il devient également le plus abouti sur l’éthique (citons SCOTTISH HYDRO ELECTRIC). Aucun autre pays d’Europe n’est encore allé aussi loin. L’engagement des marques, quasi militant, vis à vis du développement durable est également très fort.

Un discours tout à fait nouveau sur les énergies renouvelables et l’éthique met la planète au cœur du système, l’homme n’est plus le centre du monde : le film de Powergen matérialise la force du vent (éoliennes) par une invasion de l’espace par des "feuilles hélicoptères" (référence aux jeux enfantins avec des feuilles de tilleul). Manifestement, le consommateur anglais s’est approprié le discours sur l’éthique, alors que les acteurs dans les autres pays d’Europe se positionnent encore comme des prescripteurs dans le discours pédagogique et les recommandations.

Les acteurs et le discours sur l’énergie en Allemagne
Si l’ouverture du marché de l’énergie a été précoce en Allemagne (1998 pour l’électricité et 2000 pour le gaz), il s’agissait d’une libéralisation limitée où le réseau de distribution est partagé par 4 acteurs majeurs (RWE, VATTENFALL, ENBW, E-ON). En 2007 apparaît une volonté politique d’appliquer une libéralisation complète du marché.

Le marché allemand de l’énergie connaît aujourd’hui une explosion des investissements publicitaires et du nombre de créations (multipliées par 4 au 1er semestre 2007 versus 2006). Les majors lancent une offensive des marques et se positionnent sur le low cost (lancement de la marque "E" de E-ON, Eprimos racheté par RWE) avec un discours virulent sur l’efficacité et le coût, la recherche d’un impact maximum et avec un parti pris créatif très tranché ou minimaliste (noir/blanc).

Les acteurs et le discours sur l’énergie en Italie
La communication des énergéticiens italiens se situe à l’exact opposé de celle des Anglais : les deux leaders ENEL et ENI, considérés comme des acteurs patrimoniaux développent un discours institutionnel, fondé sur une légitimité fortement ancrée dans la culture italienne (l’opéra, la cuisine,…). En 2007, l’ouverture du marché à la concurrence, en cours de finalisation, voit l’arrivée de nouveaux acteurs low cost qui développent un discours diamétralement opposé, axé sur le prix et la praticité.

Les acteurs et le discours sur l’énergie en Espagne
Ce marché en cours de concentration connaît de fortes luttes d’influences entre les acteurs nationaux eux-mêmes et les grandes marques étrangères qui montrent des ambitions hégémoniques (rachat d’ENDESA). Deux grandes stratégies se dégagent : d’une part le renforcement de la proximité avec le consommateur et d’autre part la montée en puissance des marques nationales qui affirment leur leadership dans des discours institutionnels et un engagement écologique.

Les acteurs et le discours sur l’énergie en France
L’ouverture du marché français à la concurrence constitue une véritable révolution culturelle et conduit les marques à une réflexion stratégique sur leur politique d’innovation produit et de communication. Elle amène à une redéfinition du statut des acteurs (de producteur à vendeur et offreur de service) et du consommateur (d’usager à client). Cette libéralisation se joue toutefois dans une ambiance ambivalente et le nouveau jeu concurrentiel se heurte à un climat général de défiance, qui explique pour partie les faibles mouvements de clientèle aujourd’hui en France.

Sur le plan qualitatif, les marques investissent de nouveaux territoires d’expression et démultiplient les stratégies : Elles ancrent leurs engagements éthiques dans un discours concret et renouvelé sur les sources et les usages de l’énergie.

Elles accompagnent l’ouverture du marché en renforçant leurs efforts de pédagogie afin de capter une clientèle désormais libre de choisir. L’émergence d’un "Consommacteur" définit ainsi un nouveau rapport du consommateur à la marque.

Les énergéticiens doivent également tenir compte de l’arrivée sur les territoires de l’écologie et du développement durable, d’acteurs de divers secteurs économiques (automobile, agroalimentaire, électroménager,…), tels : Siemens (illustre ses engagement par des éoliennes) Saint Louis (discours sur le biocarburant) ou encore Renault qui intègre la dimension éthique dans le mode de production industriel (campagne Eco2).

Une révolution en douceur pour la stratégie de communication d’EDF

Les investissements publicitaires du leader historique accompagnent sa volonté d’innovation, en termes d’offres, de médias et de stratégies de marque (lancement de Bleu Ciel). EDF capitalise sur sa position historique pour prendre de la hauteur et affirme sa capacité visionnaire sur les grands enjeux de l’avenir.

Dans la bataille entre les leaders français, on note "une offensive des marques", avec des marques dédiées par type de clientèle et une segmentation des offres par cible.

Pour Hélène Marlaud, Chargée d’Études Sémiologiques : « avec Bleu Ciel, EDF change de métier et devient prestataire de services ; ne pouvant se positionner sur le prix, EDF développe une stratégie de prise de parole sur deux axes : d’une part la confiance et la légitimité, et d’autre part la valeur ajoutée avec de nouvelles offres de services aux particuliers.»

Des stratégies très diversifiées pour les nouveaux entrants

Les nouveaux entrants POWEO et DIRECT ENERGIE cherchent à désamorcer la méfiance en déployant des stratégies de réassurance. L’enjeu final est de capter le client, de le séduire, par le prix, grâce à un positionnement low cost, des offres à valeur ajoutée ou encore des engagements éthiques.

Si la bagarre sur les prix se joue essentiellement dans les grands médias, c’est à travers des campagnes de marketing viral sur un mode décalé et un ton loufoque (saga des vers luisants et Guy Mollet sur son vélo) que POWEO s’adresse au "Consommateur-Eco-Citoyen" sur l’éthique.

En conclusion:

L’année 2006-2007 représente un tournant pour le marché européen de l’énergie, avec l’affirmation publicitaire de groupes transnationaux (comme E-ON présent en Allemagne, Grande-Bretagne, Espagne…ou ENEL en Italie, Espagne, France). On observe que l’enjeu essentiel de la compétitivité économique peut conduire à une saturation des discours agressifs. Dans ce contexte, les marques tendent de plus en plus à justifier leur capacité à fournir de la valeur ajoutée, que ce soit par l’intensification de la relation client ou par l’investissement du territoire éthique.

Origine : Communiqué TNS Media Intelligence

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                          

Bilan 2007 de l'éolien allemand        Bilan 2007 de l'éolien allemand
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/52724.htm
Bilan 2007 de l'éolien allemandLe bilan annuel 2007 de l'éolien allemand a été présenté le 22 janvier 2008 par les associations fédérales de l'énergie éolienne (BWE) et de la construction mécanique (VDMA) : 883 éoliennes ont été installées en 2007 sur le territoire allemand, soit une puissance de 1.667 MW.

Le marché intérieur de l'éolien affiche ainsi un recul de 25% par rapport à 2006, où 1.208 éoliennes avaient été installées. Fin 2007, le parc éolien allemand compte 19.460 éoliennes, pour une puissance installée de 22.247 MW. Avec une production de 39,5 TWh, l'éolien représente 7,2% de la consommation électrique nationale en 2007.

Le recul du marché intérieur allemand (-25%) s'observe alors même que le marché international connaît une forte croissance (+30%). L'industrie éolienne allemande se tourne d'ailleurs de plus en plus vers l'exportation : son marché national est confronté à une forte augmentation des prix des matières premières et à une forte dégression annuelle des tarifs de rachat de l'électricité éolienne. Les acteurs de la branche attendent ainsi beaucoup de la modification de la loi allemande de promotion des énergies renouvelables (EEG). Ils appellent notamment à une indexation des tarifs d'achat au prix des matières premières et de l'énergie (ce qui est le cas en France) et à une accélaration du développement des réseaux électriques. Le projet de loi, publié le 5 décembre, est actuellement à l'étude par le Bundesrat, en attendant d'être passé au crible du Bundestag. Une traduction du texte, réalisée par le bureau franco-allemand de coopération de l'éolien (BdC), est disponible sur demande auprès du BdC.

Afin de satisfaire les exigences de la Commission européenne pour 2020 (couvrir 18% de la consommation d'énergie finale à partir de sources renouvelables), l'Allemagne compte beaucoup sur le développement de l'éolien en mer ainsi que sur le remplacement du parc des machines à faible puissance de première génération par des éoliennes modernes ("repowering").

En 2007, 108 anciennes machines d'une puissance cumulée de 41 MW ont été remplacées par 45 nouvelles éoliennes d'une puissance cumulée de 103 MW.

BE Allemagne numéro 369 (23/01/2008) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/52724.htm

 
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 publiée le 25/01/2008 à 09:05 
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                                                                                    UE MESURES A PRENDRE ET CALCUL DES OBJECTIFS

 

 

Ce plan préconisait les mesures suivantes:

       augmenter de 20 % l’efficacité énergétique

       réduire de 20 % les émissions de gaz à effet de serre (GES)

        atteindre une proportion de 20 % d'énergies renouvelables dans la consommation énergétique totale de l'UE d'ici 2020

         atteindre une proportion de 10 % de biocarburants dans la consommation totale des véhicules d'ici 2020

Ces objectifs sont très ambitieux: en effet, actuellement, la part des sources d’énergie renouvelables est de 8,5 %. Des efforts considérables de la part de tous les secteurs économiques et de tous les États membres seront nécessaires pour atteindre une proportion de 20 % d’ici 2020. Une approche européenne est indispensable

 

4. CALCUL DES OBJECTIFS

Pour atteindre l’objectif global de 20 % d’énergies renouvelables d’une manière efficace, il convient de déterminer aussi équitablement que possible les objectifs propres à chaque État membre. La Commission a donc proposé une approche simple en cinq étapes:

     1    - la part des sources d’énergie renouvelables en 2005 (année de référence pour tous les calculs dans le paquet de mesures) est modulée afin de refléter les points de départ à l’échelon national et les efforts déjà consentis par les États membres qui ont réussi à augmenter de plus de 2 % la part des énergies renouvelables entre 2001 et 2005;

      2  - pour chaque État membre, on ajoute 5,5 % à la part des sources d’énergie renouvelables de 2005 après modulation;

      3   - l’effort restant (0,16 tep pour chaque personne vivant dans l’UE) est pondéré par un indice PIB/habitant afin de tenir compte des différences de niveau de prospérité entre les États membres, puis est multiplié par la population de chaque État membre;

      4  - ces deux éléments sont additionnés afin d’obtenir la part totale des sources d’énergie renouvelables dans la consommation d’énergie finale totale en 2020;

       5  - Enfin, un plafond global sur la part des énergies renouvelables visée pour 2020 est appliqué par État membre.

Cette méthode de fixation des objectifs assure une répartition équitable des efforts entre les États membres. Parallèlement, la création d’un régime de garanties d’origine transférables permet aux États membres d’atteindre leurs objectifs de la manière la plus rentable possible: au lieu de développer des sources d’énergie renouvelables locales, les États membres pourront acheter des garanties d'origine (certificats prouvant l'origine renouvelable de l'énergie) à d'autres États membres où la production des énergies renouvelables est moins onéreuse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                   UE ENERGIES FOSSILES DANS PRODUCTION ELECTRICITE 2005

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                         SELON EUROSTAT AUGMENTATION DES ENERGIES RENOUVELABLES ENTRE 2001 ET 2005

 

                                                            voir source eurostat

 

  

27 MEMBRES DE L UNION EUROPEENNE  Allemagne • Autriche • Belgique • Bulgarie • Chypre • Danemark • Espagne • Estonie • Finlande • France • Grèce • Hongrie • Irlande • Italie • Lettonie • Lituanie • Luxembourg • Malte • Pays-Bas • Pologne • Portugal • Roumanie •   Royaume-Uni • Slovaquie • Slovénie • Suède • République tchèque  

  63,1 56,6   125,57             867,76 6,910568  
225,8 249,4 10,45 489,58 8982,68         3058,57 4028,30 8,228073  
geo\time 2001 2005 %ENER RENOU population, GDP gdp purchasing power parity prod energy net imports tpes elec (TWH) CO² EMISSIONS CO²/HAB % CHARBON+GAZ+FUEL
République tchèque 1,7 4,1 141,18 10,21 62,7 168,34 34,24 11,71 45,53 63,53 118,81 11,64 82
Belgique 1,5 3,5 133,33 10,42 246,3 290,14 13,53 52,03 57,69 89,37 116,05 11,14 41
Hongrie 1,9 4,2 121,05 10,11 55,1 144,78 10,24 16,01 26,36 37,2 56,84 5,62 84
Allemagne 3 4,8 60,00 82,5 1952,7 2160,03 136,01 215,76 348,04 579,98 848,6 10,29 62
Irlande 1,7 2,7 58,82 4,06 118,2 134,49 1,9 13,89 15,21 25,1 41,4 10,2 98
Bulgarie 3,6 5,6 55,56 7,76 15,19 57,62 10,27 9,2 18,94 30,65 45,4 5,85 72
Royaume-Uni 1,1 1,7 54,55 59,84 1591,1 1661,29 225,21 11,65 233,69 371,31 537,05 8,97 76
Pays-Bas 2,4 3,5 45,83 16,27 398,5 467,45 67,9 29,66 82,15 112,66 185,75 11,42 89
Danemark 11,4 16,2 42,11 5,4 166,4 159,81 31,01 -10,02 20,07 35,82 50,92 9,43 75
Roumanie 9,3 12,8 37,63 21,69 46,9 169 28,11 11,42 38,56 49,24 91,49 4,22 84
Luxembourg 1,3 1,6 23,08 0,45 21,9 24,09 0,07 4,66 4,75 7,46 11,27 25,04 98
Italie 5,5 6,5 18,18 58,13 1114,2 1495,76 30,14 157,93 184,46 328,11 462,32 7,95 78
Grèce 4,5 5,2 15,56 11,06 135 211,3 10,29 24,41 30,47 56,95 93,89 8,49 90
Chypre 1,8 2 11,11 0,83 10,27 17,31 0,19 2,44 2,62 4,47 6,94 8,36 93
Slovaquie 3,9 4,3 10,26 5,38 24,3 69,52 6,46 12,3 18,34 27,39 37,66 7 72
Estonie 10,4 11,2 7,69 1,35 7,19 18,05 3,55 1,68 5,17 7,4 16,58 12,28 89
Pologne 4,5 4,8 6,67 38,18 186,6 445,24 78,81 13,54 91,74 130,51 296,08 7,75 98
Lettonie 34,1 36,3 6,45 2,31 10,32 24,77 2,14 3,06 4,6 5,9 7,23 3,13 63
Suède 28,3 29,8 5,30 8,99 263,2 262,16 35,09 20,31 53,94 138,69 52,16 5,8 4
Lituanie 8,4 8,8 4,76 3,44 15,13 41,39 5,21 4,22 9,16 10,81 12,68 3,69 50
Finlande 22,4 23,2 3,57 5,23 132,1 146,51 15,89 21,21 38,09 87,73 68,9 13,17 43
Malte 0 0 0,00 0,4 3,79 6,96 0 0,93 0,91 1,93 2,52 6,3 100
Espagne 6,6 6,1 -7,58 42,69 655,6 957,97 32,53 115,96 142,2 252,91 329,77 7,72 58
Autriche 22,2 20,5 -7,66 8,18 205 243,22 9,88 23,58 33,19 64,17 75,14 9,19 36
Slovénie 11,5 10,6 -7,83 2 21,69 38,43 3,44 3,77 7,17 13,65 15,6 7,8 69
Portugal 15,7 13,4 -14,65 10,52 108,5 180,95 3,9 22,79 26,55 47,53 60,33 5,73 72
France 7,1 6 -15,49 62,18 1414,8 1678,33 137,42 140,41 275,17 478,1 386,92 6,22 9

 

 

 

 

 

 

                            

 

                               UE 27 CO², CUMUL CO²,  CO² PAR HABITANT   2005

 

 

 

 

 

 

                                                       

                      UE CONSOMMATION ENERGIE PRIMAIRE 2006     COMPARAISON 2006/2001

  bp   CONSOMMATION ENERGIE   PRIMAIRE BP   EN MILLION DE TONNES D EQUIVALENT PETROLE      
                               
    1675,8 1662,7 1679,0 1675,0 1694,8 1722,5 1708,3 1739,5 3958,1 1762,4 1765,0 1,0247 1,0000  
  PAYS 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005   2006 2006/2001
UE Germany 344,0 337,8 334,5 328,5 330,5 336,2 330,1 332,1 330,7 325,2 Germany 328,5 97,7097 19%
UE France 244,7 241,0 247,2 251,5 254,9 258,4 256,7 259,8 263,4 262,9 France 262,6 101,6254 15%
UE United Kingdom 224,8 220,4 223,5 221,6 223,5 227,0 221,7 225,1 2270,0 228,6 United Kingdom 226,6 99,8238 13%
UE Italy 162,4 163,9 168,5 173,7 176,4 177,2 175,9 181,2 184,2 184,3 Italy 182,2 102,8217 10%
UE Spain 104,8 111,7 118,1 122,7 129,2 133,0 134,7 141,2 145,5 146,5 Spain 145,8 109,6241 8%
UE Roland 100,8 98,6 94,1 91,1 88,4 88,6 87,1 88,5 90,9 90,7 Roland 94,5 106,6591 5%
UE Netherlands 85,2 84,7 84,5 83,2 86,4 88,3 89,0 90,4 93,1 94,7 Netherlands 92,3 104,5300 5%
UE Belgium & Luxembourg 59,1 60,3 63,0 64,1 66,4 64,0 64,9 68,6 71 1 72,2 Belgium & Luxembourg 73,9 115,4688 4%
UE Sweden 48,8 50,4 51,6 51,6 48,6 52,1 48,5 46,2 48,4 50,8 Sweden 47,3 90,7869 3%
UE Czech Republic 43,0 41,7 39,9 38,5 40,0 41,5 41,5 43,6 44,3 43,7 Czech Republic 43,5 104,8193 2%
UE Romania 48,2 45,2 41,3 36,9 37,0 37,3 38,6 37,8 39,0 39,5 Romania 38,8 104,0214 2%
UE Greece                    ,          • 27,0 27,2 28,6 30,2 31,9 31,8 32,8 32,4 33,9 33,6 Greece                    ,          • 35,2 110,6918 2%
UE Au stria 30,0 30,7 31,6 32,3 32,2 33,3 33,3 34,2 33,6 34,5 Au stria 33,7 101,2012 2%
UE Finland                               * 24,5 25,1 25,6 25,7 26,0 26,4 26,7 28,9 28,6 26,2 Finland                               * 27,6 104,5455 2%
UE Portugal 19,5 20,5 22,7 23,3 24,8 25,0 25,0 25,3 250,0 24,7 Portugal 26,7 106,8000 2%
UE Hungary 24,2 23,8 23,8 23,7 23,0 24,1 23,4 23,6 23,6 25,1 Hungary 24,7 102,4896 1%
UE Bulgaria 23,4 20,7 20,7 18,0 17,8 18,4 18,2 19,6 19,2 19,8 Bulgaria 20,3 110,3261 1%
UE Denmark 24,1 21,7 20,6 19,9 18,8 18,6 18,4 19,6 18,3 17,4 Denmark 19,6 105,3763 1%
UE Slovakia 17,5 17,1 17,6 17,5 18,1 18,6 18,7 18,1 17,6 18,7 Slovakia 17,8 95,6989 1%
UE Republic of Ireland 10,8 11,6 12,4 13,2 13,9 14,6 14,5 14,2 14,6 14,9 Republic of Ireland 15,4 105,4795 1%
UE Lithuania 9,0 8,6 9,2 7,8 7,0 8,1 8,6 9,1 9,2 8,4 Lithuania 8,0 98,7654 0%
UE LETTONIE                     LETTONIE      
UE ESTONIE                     ESTONIE      
UE SLOVENIE                     SLOVENIE      
UE CHYPRE                     CHYPRE      
UE MALTE                     MALTE      
  Russian Fédération 647,2 610,9 611,4 621,1 636,0 637,5 646,6 655,6 666,1 672,5 704,9      
  Ukraine 141,6 138,9 133,7 136,5 136,7 135,9 134,1 134,2 139,9 139,7 137,8      
  Turkey 66,7 69,9 72,4 71,0 76,6 71,5 75,1 79,9 85,3 89,2 94,7      
  Other Europe & Eurasia 71,3 74,1 74,0 67,6 67,0 68,2 70,1 74,2 764,0 78,9 80,8      
  Kazakhstan 45,9 40,7 39,4 35,4 41,0 42,3 44,1 47,9 51,2 56,6 60,3      
  Uzbekistan 48,3 50,5 51,9 53,5 51,4 54,8 56,2 52,4 49,5 49,1 48,5      
  Norway 37,1 39,3 40,4 41,5 459,0 41,0 42,9 38,3 39,0 45,1 41,5      
  Switzerland 27,1 28,9 29,1 -30,1 29,4 31,4 29,5 29,3 28,9 27,8 29,0      
  Belarus 22,0 22,7 22,5 21,4 21,7 21,9 22,1 22,2 24,2 23,8 25,7      
  Turkmenistan 12,0 12,1 12,6 13,8 14,9 15,3 15,8 17,4 18,5 19,8 22,3      
  Azerbaijan 11,6 11,1 11,1 11,1 11,5 11,3 11,1 12,0 12,9 14,0 13,9      
  Iceland 1,9 2,1 2,2 2,3 2,4 2,5 2,6 2,6 2,7 2,7 2,7      
  OECD 5104 5154,1 5176,5 5247,8 5359,6 5327,7 53664 5421 ,9 5522,9 5559,9 5553,7      
  Other EMEs 2791 ,6 2855 2849,1 2900,9 3007,8 3092,6 3222,8 3460,7 3805,6 4055,8 4278,7      
  Total Europe & Eurasia 2808,4 2764,0 2779,6 2780,4 2829,2 2856,0 2858,4 2905,4 2956,0 2981,7 3027,2      
  of which: European Union 25 1619,3 1612,1 1632,4 1635,1 1654,9 1681,9 1666,8 1697,5 1719 1 1719,6 1722,8      
  Former Soviet Union 962,3 920,4 915,9 922,4 941,3 948,4 959,6 973,9 994,9 1008,3 1046,1      
  ^•TOTAL WORLD 8857,9 8929,5 8941,5 9071,1 9308,7 9368,6 9548,9 9856,5 10323,4 10624,0  10878,5        

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                   

 

                                         ECARTS  PRODUCTION ELECTRICITE   CO²    GDP

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                           

                       COUT 3 EUROS PAR PERSONNE  (BARROSO)

 

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  mercredi 6 février 2008
 
 
Climat : Bruxelles distribue les peines

Ca y est. Après les engagements euphoriques de Lisbonne ou de mars dernier sur les réductions d’émissions de gaz à effet de serre, nous voici cette fois dans le vif du sujet, la repartition des efforts aux divers pays membres. Le moment où ça fait mal.

Un peu comme si nous en étions après un banquet et que la note finale tourne autour de la table en attendant que quelqu’un se décide à la prendre.Et comme la note est salée....Canalblog324

Voici ci contre le résultat final des tractations entre la Commission de Bruxelles et les différents pays de l’union Européenne pour arriver au résultat final qui est de diminuer les émissions de GES globales de l’ensemble des pays de l’Union de 20pct par rapport aux émissions de 1990, d’içi 2020 et de porter notre part d’énergie renouvelables dans la consommation d’énergie globale de l’Union à 20pct par rapport aux 8.5pct actuels.

Il a donc fallu répartir entre les différents pays l’effort global à accomplir en utilisant une logique de répartition acceptée par tous. Car dans une Union aux situations économiques et énergétiques très diverses, chaque pays a essayé de faire valoir ses spécificités pour...supporter le moins possible du fardeau global. La France a voulu que soit considéré dans son cas l’acquis, c’est à dire le fait que nous sommes le pays européen le moins émetteur de CO2 pour cause de notre structure de production d’electricité à 80 pct nucléaire.La Suède a argué du fait qu’elle en était déjà à 40 pct d’énergie renouvelable.L’Allemagne a voulu faire prendre en compte l’importance de son industrie chimique, Malte le fait qu’étant une petite île, elle ne pouvait couvrir ses cotes d’éoliennes, la Pologne qu’elle était en phase de rattrapage économique.

Décision finale prise par la Commission : la répartition des efforts se fera sur la base du Produit Intérieur Brut de chaque pays ajusté à la marge dans quelques cas particuliers. Le résultat en est çi dessus par rapport aux émissions de 2005.Vous voyez immédiatement, en comparant les objectifs de la France et de l’Allemagne, que notre acquis nucléaire ne nous a servi à rien. Malgré des émissions en valeur absolue très inférieures à celle de l’Allemagne, l’effort en pourcentage est identique pour les deux pays. En valeur absolue, il est néanmoins inférieur puisque nous émettions nettement moins.Vous noterez également que l’argument Polonais d’un pays en rattrapage économique à été accepté pour la Pologne elle même et la Bulgarie qui sont autorisées à augmenter leurs émissions. Mais bien sur ce sont les autres qui devront compenser pour cette autorisation à polluer accordée à ces deux pays.

Pour la part des énergies renouvelables à laquelle nous devons arriver pour notre consommation totale d’énergie, la France reçoit la part la plus élevée dans la distribution. La faute au fait que nous sommes en retard sur la mise en place des énergies éoliennes, du photovoltaïque ou des biocarburants et que nous n’avons la aussi pas réussi à faire prendre en compte le rôle des "énergies non carbonées" ( en clair le nucléaire) dans notre bouquet énergétique. Et ce malgré la montée au creneau de Notre Président sur le sujet.

Ces efforts devront être approuvés par les pays membres, leurs ministres et votés par le Parlement Européen ce qui laisse des possibilités de modification. mais ne nous leurrons pas dans une négociation aussi délicate entre 27 pays aux intérets très différents, la proposition de la Commission représente un compromis moyen qu’il sera difficile de faire bouger autrement qu’à la marge. Autre élement important dans le processus d’approbation définitif de ce plan, ce sera la France qui, en assurant la Présidence de l’Union fin 2008, sera chargé de faire voter et accepter ces recommendations. Enfin toujours sur le timing,il est prévu une conférence internationale à Poznan en Pologne en 2008 puis au Danemark en 2009 sur la définition d’un Kyoto II éventuel.Les Nations Unies ont pour objectif de boucler les négociations pour fin 2009 alors que nous aurons des élections européennes également en juin 2009. La "fenêtre de tir", comme on dit  est donc très limité ce qui laissera d’autant moins de temps à des modifications éventuelles.

Enfin le cout total de ces mesures, qui viendra peser sur la compétitivité de nos industries, est estimé à 60 milliards d’euros( !) que le Président Barroso traduit d’une manière médiatiquement plus attractive par 3 euros par personne.

Comme vous le savez, ces chiffres globaux se déclinent en un grand nombre de mesures et de conséquences. Rendez vous dans des messages ultérieurs pour entrer plus dans le détail.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                     

 

                                                                      VOIX PAR PAYS

          

Allemagne, France, Italie
et Royaume-Uni

29 voix

4  

116

Espagne et Pologne

27 voix

2  

54

Roumanie

14 voix

1  

14

Pays-Bas

13 voix

1  

13

Grèce, République tchèque,
Belgique, Hongrie et Portugal

12 voix     

5  

60    

Suède, Autriche et Bulgarie

10 voix

3  

30

Slovaquie, Danemark, Finlande,
Irlande et Lituanie

7 voix

5  

35

Lettonie, Slovénie, Estonie,
Chypre, Luxembourg

4 voix

5  

20

Malte

3 voix

1  

3

    27   345

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                             

 

                                  euratom

C'est à Rome que furent signés en mars 1957 les fameux « traités de Rome ».

Le premier instituait une Communauté économique européenne ( CEE ) et le second une Communauté européenne de l'énergie atomique, plus connue sous le nom d'Euratom.

Les différentes ratifications dans les ordres nationaux n'ayant pas posé de problèmes, ces deux traités entrent en vigueur dès le 1er janvier 1958.

La présente fiche de synthèse est uniquement consacrée au traité Euratom.

OBJECTIFS

Pour combattre le déficit généralisé en énergie « traditionnelle » des années cinquante, les six États fondateurs (Allemagne, Belgique, France, Italie, Luxembourg, Pays-Bas) ont cherché dans le nucléaire un moyen d'atteindre l'indépendance énergétique. Comme les coûts d'investissements de l'énergie nucléaire dépassaient les possibilités d'États isolés, les États fondateurs se sont unis pour constituer l'Euratom.

De manière générale, le traité a pour objectif de contribuer à la formation et à la croissance des industries nucléaires européennes, de faire en sorte que tous les États membres puissent profiter du développement de l'énergie atomique et d'assurer la sécurité d'approvisionnement. Parallèlement, le traité garantit un niveau élevé de sécurité pour la population et empêche le détournement des matières nucléaires destinées à des fins civiles principalement vers des fins militaires. Il est important de noter que l'Euratom n'a de compétences que dans le domaine de l'énergie nucléaire civile et pacifique.

Dès le préambule, les parties signataires se déclarent d'ailleurs :

« - conscients que l'énergie nucléaire constitue la ressource essentielle qui assurera le développement et le renouvellement des productions et permettra le progrès des oeuvres de paix …
- résolus à créer les conditions de développement d'une puissante industrie nucléaire, source de vastes disponibilités d'énergie et d'une modernisation des techniques, ainsi que de multiples autres applications contribuant au bien-être de leurs peuples,
- soucieux d'établir les conditions de sécurité qui écarteront les périls pour la vie et la santé des populations,
- désireux d'associer d'autres pays à leur œuvre et de coopérer avec les organisations internationales attachées au développement pacifique de l'énergie atomique …».

 

http://europa.eu/scadplus/treaties/euratom_fr.htm

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                          

 

                                                             Quand les économies d’énergie disparaissent du paquet Climat

Quand les économies d’énergie disparaissent du paquet Climat

18/02/2008 09:35
Troisième des objectifs de l’Union européenne en matière de lutte contre le changement climatique, l’objectif de 20% d’économie d’énergie a disparu du paquet Climat-énergie de la Commission. Raison avancée: la réduction des gaz à effet de serre, la hausse du renouvelable et l’efficacité énergétique impliquent forcément une économie. Un argument discutable.

Analyser

par Victor Roux-Goeken


 

 

 

 

 

 

La législation européenne et l’efficacité énergétique

 

- 2002. La directive sur la performance énergétique des bâtiments (2002/91/CE) impose des exigences minimales de performance énergétique dans le bâtiment et vise à les certifier
- 2004. La directive sur la
cogénération (2004/8/CE) promeut la technique permettant de produire simultanément de la chaleur et de l’énergie dans les centrales électriques
- 2005. La directive sur l’
éco-conception (2005/32/CE) vise à réduire la consommation d’énergie de certains groupes de produits, comme les appareils électroménagers
- 2006. La directive sur les
services énergétiques (2006/32/CE) prévoit la présentation, par chaque Etat membre, d’un plan d’efficacité énergétique prévoyant une amélioration de 9% en 2016, avec des étapes intermédiaires. Actuellement, 20 Etats –dont la France– ont rendu leur rapport d’étape 

 

23 janvier 2008. Avec un peu de retard sur le calendrier, José Manuel Barroso, président de la Commission, présente un paquet de mesures dans le domaine de l’énergie. Il ne mentionne plus que deux objectifs à atteindre en 2020: la réduction des émissions de GES, et les objectifs en matière de renouvelable. D’économies d’énergie, il n’est pas question. Mieux, la Commission envoie un communiqué daté du même jour, intitulé «Deux fois 20 pour 2020. Saisir la chance qu’offre le changement climatique».

Pourtant, au sommet européen sur l’énergie des 8 et 9 mars 2007, les objectifs dits «trois fois 20» constituaient la principale décision politique adoptée par les Etats membres de l’Union européenne. D’ici 2020, donc, les Etats membres s’engageaient à réduire de 20% leurs émissions de GES par rapport à 1990, à augmenter la part des énergies renouvelables dans leur consommation finale d’énergie pour atteindre 20%, et à réduire de 20% leur consommation d’énergie par rapport aux estimations de consommation de 2020. L’Union européenne pouvait désormais répéter à envie qu’elle venait de se doter d’une politique énergétique commune ambitieuse, devenant du même coup le leader en matière de lutte contre le changement climatique.

La Commission est-elle amnésique, ou a-t-elle sciemment «oublié» le troisième objectif des «trois fois 20»? Non, explique Pierre-Franck Chevet, directeur général de la Direction générale de l’énergie et des matières premières (DGEMP), qui dépend du ministère de l’écologie, du développement et de l’aménagement durables (Medad) qui explique: «Il s’agit en fait d’un objectif non contraignant. C’est quelque chose de difficile à mesurer, contrairement aux émissions de GES ou à la part de renouvelable». Aux directives européennes en vigueur relatives à l’efficacité énergétique (voir encadré) de permettre d’atteindre cet objectif. «D’une part, la Commission suivra tous les plans nationaux d’amélioration d’efficacité énergétique. D’autre part, il y a déjà des outils comme l’éco-conception qui vont permettre d’aller vers des normes plus contraignantes», poursuit-il.

La Commission, par la voix du porte-parole de la Direction générale (DG) de l’énergie, Ferran Tarradellas-Espuny, ne dit pas le contraire. «Les différentes directives sur l’efficacité énergétique permettront d’atteindre l’objectif de 20%. La Commission ne l’a pas oublié. Simplement, il est plus compliqué que les deux autres, et moins médiatique.» En fait, pour l’organe exécutif européen, efficacité énergétique rime avec économie. «L’objectif de l’Union consistant à économiser 20%

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                                                                                                                                                                                                  

 

Paquet Climat: les intérêts nationaux resurgissent lors des premiers débats  29/02/2008 12:16

Gouverner
dans le JDLE «Bruxelles veut un marché des certificats d’énergie renouvelable»

Pendant le Conseil Energie du jeudi 28 février, chaque Etat membre y est allé de sa doléance lors des premiers débats sur le paquet Climat.

La France, qui craint pour ses industries à forte intensité énergétique, a plaidé, par la voix de Jean-Louis Borloo, pour une protection de l’industrie européenne contre la concurrence de pays ne subissant pas les contraintes de permis d’émission.

Le ministre luxembourgeois de l’économie, Jeannot Krecké, a estimé que son pays ne pourrait atteindre «un objectif de consommation de 20% d’énergies renouvelables sans argent public important». Le Grand-duché est l’un des Etats membres qui affiche le plus faible taux de renouvelable dans sa consommation finale d’énergie.

Le secrétaire d'Etat allemand à l'économie, Peter Hintze, a réclamé quant à lui une meilleure protection des systèmes nationaux destinés à promouvoir les énergies renouvelables. L’Allemagne, peu ensoleillée, craint une fuite de son industrie solaire vers les cieux plus cléments d’autres Etats membres, au cas où se développerait un marché des certificats du renouvelable (1).

Le Danemark, dont le montant d’allocations pour la deuxième phase du marché du carbone est l’un des plus faibles de l’UE-15, a pour sa part rappelé le principe du partage des réductions d’émissions et de consommation de renouvelable d’ici 2020, en fonction de la richesse du pays.

Les négociations s’annoncent ardues avec, si tout se passe bien, l’adoption du paquet Climat d’ici juin 2009, juste avant les élections européennes.



(1) Voir l'article du JDLE «Bruxelles veut un marché des certificats d'énergie renouvelable»


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 
 

«Bruxelles veut un marché des certificats d’énergie renouvelable»

17/01/2008 14:31
La Commission s’apprête à présenter son paquet législatif Climat et énergie le 23 janvier. Arthouros Zervos, président du Conseil européen des énergies renouvelables, en présente ici les grandes lignes.

Analyser

Pouvez-vous rappeler le contexte qui a poussé l’UE à se fixer des objectifs en matière d’énergie renouvelable?

Les Etats membres avaient déjà un objectif de 21% d’électricité renouvelable en 2010, qu’ils n’atteindront pas. Mais cette fois-ci, pour la première fois, la décision de 20% d’énergie renouvelable (ENR) en 2020 est contraignante. Ce qui est en jeu, c’est le changement climatique, bien sûr, mais aussi la sécurité de l’approvisionnement énergétique de l’Union. Celle-ci importe actuellement 52% de son énergie. Si rien ne change, cette proportion atteindra 70% en 2020. Enfin, 20% d’ENR en 2020, c’est 2 millions d’emplois et 30 milliards d’euros de chiffre d’affaires.

Outre la révision du marché du carbone et le partage des objectifs, le paquet Climat et énergie comprendra un texte sur les énergies renouvelables. Pouvez-vous en dire plus?

Ce texte devrait lancer notamment la création d’un marché des certificats d’énergie renouvelable. Comme certains pays risquent de ne pas atteindre leurs objectifs, ce marché leur permettra d’acheter des certificats d’énergie renouvelable à un autre Etat membre. Le Conseil européen des énergies renouvelables est d’accord sur le fond, à condition que ce marché soit très contrôlé. Le risque en effet, c’est qu’une société vende cher ses certificats, puis achète de l’énergie meilleur marché. Il faudra avoir atteint ses objectifs avant de pouvoir vendre des certificats.

Ce marché ne fonctionnera donc pas avant 2020?

Non, la Commission souhaite qu’il fonctionne d’ici 2014. Elle a donc fixé des objectifs intermédiaires aux Etats membres en 2014, 2016 et 2018, et ils doivent avoir atteint la moitié de l’objectif final en 2014. Ce n’est qu’une fois les objectifs intermédiaires atteints que la vente de certificats sera autorisée. Des sanctions sont prévues en cas de non-respect des objectifs, qui pourraient être fonction du CO2 émis pour produire l’électricité.

La France pourra-t-elle faire valoir le nucléaire, dit peu carboné?

L’impact du nucléaire est un problème, car il diffère tellement selon les estimations…

L’objectif des 3 fois 20 (1) de l’UE est-il satisfaisant pour lutter contre le changement climatique?

 

D’ici 2020 – et 2020, c’est demain!- la demande en énergie continuera d’augmenter. La seule solution à court terme pour répondre à cette demande c’est la performance énergétique, les énergies renouvelables et la maîtrise de la consommation. Avec les objectifs de 20% d’ENR et 20% de performance énergétique, on arrive à une baisse de 14% des émissions de gaz à effet de serre. Il faudra donc continuer les efforts.



(1) 20% d’énergie renouvelable, 20% de baisse de la consommation énergétique et 20% de baisse des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

          croissance économique et environnement ocde 080305

 


 

 

«Pour l'OCDE, croissance économique et environnement peuvent aller ensemble»

05/03/2008 10:59
A l’occasion de la publication du rapport «Perspectives de l’environnement de l’OCDE à l’horizon 2030», Tom Jones, chef de la division des politiques nationales à la direction de l’environnement de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), évoque les progrès à faire au niveau mondial. Il revient également sur certains dispositifs économiques promus par l’OCDE pour réduire les impacts néfastes des activités humaines sur l’environnement.

Evaluer

Une nouvelle édition des «Perspectives de l'environnement de l'OCDE à l'horizon 2030» a été rendue publique le 5 mars à Oslo, 7 ans après la précédente. Pour la première fois, l’étude s’intéresse aussi bien aux pays membres de l’OCDE qu’aux grand pays émergents. Elle dresse un bilan exhaustif des progrès et lacunes relatifs à différents sujets environnementaux (changement climatique, biodiversité, eau, problèmes sanitaires...), et propose des solutions pour faire face à ces défis. L’OCDE estime que les coûts, qui sont abordables, «augmenteront considérablement si des actions ne sont pas engagées dès à présent.»

 

Entre les dernières perspectives qui datent de 2001 et celles qui viennent de sortir, quelles conclusions tirez-vous?

Certains progrès ont été faits, mais pas de révolution… Des lacunes demeurent dans les domaines du climat, de la biodiversité et de l’eau. En ce qui concerne la santé liée à l’environnement, il y a des améliorations au sein des pays de l’OCDE, mais pour les pays non membres, les coûts de l’inaction sont importants.

C’est l’OCDE qui a introduit le principe pollueur-payeur (PPP) sur la scène internationale. Quand s’est-il mis en place?

L’idée remonte à 1972 (1). Au départ, il s’agissait de s’assurer que les pollueurs paient pour la mise en œuvre des recommandations environnementales décidées par les gouvernements. Le principe a ensuite été étendu pour inclure les coûts liés à l’administration de la réglementation en 1975, et les pollutions accidentelles en 1989. Ce n’est qu’en 1992 que les pays membres de l’OCDE ont formellement accepté l’idée que la prévention, le contrôle et les coûts liés aux dommages environnementaux devaient être pris en charge par le pollueur. Le PPP a donc été engendré par l’OCDE, mais il a maintenant commencé sa vie comme principe économique, et il se transforme peu à peu en principe légal.

L’OCDE est favorable à un accord global sur les échanges de quotas d’émission de gaz à effet de serre. Pourquoi?

Les permis négociables sont un des outils mis en avant, car ils donnent plus de flexibilité aux industriels pour répondre aux problèmes environnementaux, tout en permettant une efficacité économique et environnementale. Le rapport qui vient d’être publié montre que si un accord global sur la réduction des GES était possible, les coûts de diminution des émissions de GES seraient énormément réduits par le système des permis. Toutefois, on ne peut pas imaginer un système n’incluant pas les pays qui ne font pas partie de l’OCDE.

Ce dispositif peut-il et doit-il être appliqué à d’autres thèmes environnementaux, comme l’eau et la biodiversité?

Les permis négociables figurent dans la palette d’outils dont disposent les Etats membres de l’OCDE depuis les années 1970. Il est plutôt utilisé dans le domaine des émissions atmosphériques, comme aux Etats-Unis, où celles de dioxyde de soufre (SO2) sont contrôlées de cette façon depuis plusieurs années. Certains pays ont aussi envisagé la possibilité d’étendre ce système à d’autres problèmes environnementaux. Il est ainsi utilisé pour contrôler la pollution de l’eau, mais à petite échelle, notamment aux Etats-Unis. Mais pour la biodiversité, comment mettre en œuvre un système efficace sur un sujet aussi vaste?. Avec les GES, on peut quantifier le but environnemental, qui est de réduire les émissions d’une certaine valeur. Mais avec la biodiversité, ce n’est pas évident: mesure-t-on une réduction du nombre d’extinctions? autre chose?

De manière générale, l’OCDE n’oppose pas croissance économique et environnement. Pourtant, une politique environnementale peut avoir des impacts sur les entreprises.

De notre point de vue, croissance économique et environnement peuvent aller ensemble. Par exemple, les normes environnementales sont sévères dans les pays les plus riches et donc, plus les habitants ont des revenus élevés, plus ils peuvent protéger leur environnement. Par ailleurs, de nombreuses industries ne polluent pas directement, mais par l’intermédiaire du transport, et nous sommes assez optimistes à l’OCDE; à terme, les technologies vont, trouver des solutions.

 

Mais certaines entreprises ne délocalisent-elles pas leur production vers des pays plus pauvres pour éviter les normes environnementales?

Il n’y a pas de gros problèmes de délocalisation pour ces raisons, car les coûts liés à l’environnement ne sont pas déterminants dans le total des coûts d’une entreprise. La délocalisation à cause de contraintes environnementales est plus une crainte qu’une réalité. Bien sûr, dans certains secteurs, les coûts environnementaux sont importants, c’est pourquoi il faut les inclure dans un accord international où tout le monde est soumis aux mêmes règles.

L’idée de créer une Organisation des Nations unies pour l’environnement (Onue) a été évoquée par certains Etats membres, dont la France. Qu’en pensez-vous?

Même si je peux comprendre ce souhait, je suis réticent à l’idée d’instaurer une nouvelle institution, car existe déjà le Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue). Le vrai problème n’est pas l’institution elle-même, c’est l’absence d’accords véritablement contraignants à l’échelle globale en environnement, contrairement à d’autres domaines comme celui du commerce.

(1) «Recommendation by the OECD Council on Guiding Principles concerning International Economic Aspects of Environmental Policies», 1972
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                                                   Freiner la croissance mondiale de 0,1%

 


 
 

Freiner la croissance mondiale de 0,1% par an pour stabiliser les émissions de GES

05/03/2008 11:09
 

Evaluer

Le changement climatique est le seul domaine à propos duquel l’OCDE n’exprime pas d’avis positif pour les 22 années à venir, dans ses «Perspectives de l’environnement à l’horizon 2030». Elle reconnaît que l’efficacité énergétique s’améliore globalement, mais lance un signal d’alarme quant aux émissions de gaz à effet de serre (GES) mondiales et aux preuves flagrantes du changement climatique en cours.

Suivant les recommandations du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), qui préconise de stabiliser la concentration d’équivalent CO2 à 450 parties par million dans l’atmosphère pour ne connaître qu’une hausse de température moyenne de 2°C d’ici 2100, l’OCDE estime que «tous les pays devront (…) réduire de 39% leurs émissions de GES par rapport aux niveaux de 2000».

Cette réduction correspond, selon l’organisation, à «une perte de PIB de 0,5% en 2030 et 2,5% par rapport aux estimations du scénario de référence». Soit un «ralentissement de la croissance mondiale de 0,1%». Le «scénario de référence» du Giec prévoit que si rien ne change, 70 gigatonnes d’équivalent CO2 (Gt éq.CO2) seront émis en 2050 contre 50 en 2010.

Les pays émergents ayant une croissance plus forte entre 2005 et 2030 que les pays industrialisés, ils devront donc faire plus d’efforts pour limiter leurs émissions de GES, prévoit l’OCDE. Par exemple,

Enfin, le rapport de l’OCDE préconise l’instauration d’une taxe carbone de 25 dollars la tonne de CO2. Mise en place en 2008 par les seuls membres de l’OCDE, «elle aboutirait en 2030 à une réduction de 43% des émissions de GES dans ces pays». En espérant que les BRIC se mettent à la taxe carbone en 2020, dans les mêmes proportions que les membres de l’OCDE, et le «reste du monde» en 2030, le niveau global des émissions de GES pourrait être ramené aux niveaux de 2000 en 2050.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                          

 

                                                  les bric   OCDE

 la consommation d’énergie primaire combinée des «BRIC» (Brésil, Russie, Inde et Chine) devrait augmenter de 72% entre 2005 et 2030, contre 29% pour celle des 30 pays membres de l’OCDE.

«Les émissions de GES de ces 4 pays progresseront de 46% d’ici 2030, dépassant les émissions combinées des membres de l’OCDE.»

 L’organisation internationale prévoit que les émissions de CO2 liées à l’énergie devraient augmenter de moitié d’ici 2030.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le sommet européen, point de départ de l’adoption du paquet climat

14/03/2008 11:22
ans le JDLE Quand les économies d’énergie disparaissent du paquet Climat
Paquet Climat: les intérêts nationaux resurgissent lors des premiers débats
 

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Les dirigeants européens réunis à l’occasion du sommet européen devraient adopter vendredi 14 mars une série de propositions, qui mèneront peut-être à l’adoption du paquet climat et énergie au début de l’année 2009. C’est ce à quoi ils se sont engagés, jeudi 13, lors de la préparation des conclusions du sommet.

Malgré un contexte économique sombre – hausse du cours du baril, menace de récession aux Etats-Unis et faiblesse du dollar – les chefs d’Etats des 27 se sont engagés à maintenir les objectifs de 20% de réduction des émissions de GES, 20% de renouvelable dans la consommation énergétique finale et 10% d’agrocarburant pour la consommation des transports d’ici 2020, définis il y a un an presque jour pour jour (1). L’adoption des textes législatifs dans les différents Etats-membres devrait avoir lieu courant 2009.

Mais deux craintes demeurent: les «fuites de carbone», ou délocalisations d’industries très émettrices hors de l’UE afin de ne pas être soumises aux contraintes environnementales et dumping environnemental, ainsi que l’objectif en matière d’agrocarburants, de plus en plus contesté par les Etats membres.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                     PRIORITE PRESIDENCE UNION EUROPEENNE POUR FRANCE PAQUET CLIMAT

 

 

Environnement

Proposition de la Commission européenne sur les objectifs « climat-énergie » à l’horizon 2020 (23 janvier 2008)

 

La France salue le travail important réalisé par la Commission européenne et présenté ce jour par José Manuel Barroso, président de la Commission européenne.

Ces propositions constituent une base solide pour la mise en place d’une politique européenne ambitieuse de lutte contre le changement climatique. La France fera de l’adoption du « paquet climat-énergie » une des toutes premières priorités de sa présidence de l’Union européenne au second trimestre 2008, en collaboration étroite avec la présidence slovène et le Parlement européen.

La France est l’une des économies industrialisées les plus sobres en carbone, avec des émissions par habitant inférieures de 25 % à la moyenne européenne et inférieures de 30 à 40 % à celles de ses grands voisins. Cette situation résulte des investissements considérables consentis par les Français pour développer un parc de production d’électricité à 90 % sans émission de CO2, et de choix comportementaux et technologiques judicieux qui font notamment du parc automobile français l’un des moins émetteurs en Europe.

Jean-Louis Borloo a d’ailleurs annoncé hier que les émissions de gaz à effet de serre de la France étaient en nette baisse (- 2.5 %) entre 2005 et 2006.

Conformément aux conclusions du Grenelle Environnement, la France entend contribuer de manière ambitieuse et déterminée aux objectifs européens.

En dépit des efforts déjà consentis et d’une situation de départ avantageuse, la France accepte de s’engager à réduire de 14 % ses émissions de gaz à effet de serre dans les secteurs non couverts par le système d’échange de quotas, comme le propose la Commission européenne. « Avec un tel objectif, la France maintiendra sa position de leader dans la lutte contre le changement climatique, et deviendra en 2020 l’économie la plus sobre en carbone de l’Union européenne .  », a déclaré Jean-Louis Borloo, ministre d’État, ministre de l’Écologie, du Développement et de l’Aménagement durables.

La France souscrit pleinement au principe d’augmenter la proportion des quotas d’émissions de gaz à effet de serre mis aux enchères. Une telle mesure renforcera l’efficacité du marché du carbone. La France approuve en particulier un taux d’enchères de 100 % pour les secteurs non exposés à la concurrence internationale.

Elle réaffirme cependant son souci de lutter contre les « fuites de carbone », et demande en conséquence que :

- la proportion des quotas mis aux enchères tienne compte du degré d’exposition à la concurrence internationale, faute de quoi l’Union européenne risque d’ouvrir la voie à une délocalisation de certaines activités et de leurs émissions dans des pays n’ayant pas souhaité consentir des efforts appropriés de lutte contre le changement climatique ;

- le paquet prévoit d’ores et déjà la mise en place automatique d’un mécanisme d’ajustement aux frontières à l’égard des importations en provenance des pays qui refuseraient de contribuer à l’effort mondial de réduction des émissions de gaz à effet de serre après 2012 ; la France travaillera de manière étroite avec la Commission européenne en vue des propositions qu’elle s’est engagée à présenter d’ici 2011 ; « il s’agit d’un élément fondamental  », a précisé Jean-Louis Borloo.

Concernant les énergies renouvelables, la France s’est déjà engagée à développer substantiellement leur part dans la consommation d’énergie, et réaffirme son engagement pour atteindre les objectifs fixés par le Grenelle Environnement, agréés par l’ensemble des parties prenantes, à savoir d’atteindre une proportion d’au moins 20 % dans la consommation d’énergie.

Pour mémoire, rappelons que l’Union européenne a pour objectif de diminuer d’au moins 20 % ses émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2020 (30 % si les autres pays industrialisés s’engagent sur un objectif similaire et si les principaux pays émergents apportent une contribution adaptée), améliorer de 20 % son efficacité énergétique et atteindre une proportion de 20 % d’énergies renouvelables à l’horizon 2020.


 

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Discours de M. Jean-Pierre Jouyet (Paris, 28 mars 2008)

 

Je suis heureux de retrouver mes amis, ceux avec lesquels j’ai travaillé à la Commission européenne. Je sais que vos débats ont été extrêmement riches et que cette conférence a été un grand succès. Il est rare d’avoir un colloque qui soit aussi "européanisé", dans tous les sens du terme, puisque, dans cette salle, nous allons de l’Atlantique à l’Oural. Je suis très heureux que Confrontation ait pu réunir un tel panel au cours de ces deux jours.

Vous m’avez invité à m’exprimer au sujet du Sommet de Londres puisque j’en reviens. Le plus important est de comprendre que, dans le cadre d’une Europe à 27, il est essentiel d’aller au-delà du nécessaire équilibre entre la France et l’Allemagne et de s’appuyer aussi sur une entente entre la France et le Royaume-Uni. Sinon, vous ne pouvez progresser sur aucun sujet. Il est également nécessaire de prendre en compte le fait que, dans une Europe à vingt-sept, les partenariats se développent dans plusieurs directions.

Vous en êtes l’illustration parfaite. Nos liens avec le Royaume-Uni sont extrêmement étroits sur les plans économique, industriel, énergétique ainsi que dans le domaine de la sécurité et de la défense. Les Britanniques et les Français font les deux tiers de l’effort de défense européen. Il faut le rappeler. Vous ne pouvez pas ne pas renforcer votre dialogue avec un partenaire qui a les mêmes responsabilités que vous quant à la sécurité et la défense de l’ensemble du continent européen. Ce sont des messages forts qui ont été envoyés lors du sommet de Londres. La coopération franco-allemande, bien que nécessaire, n’est pas exclusive. Nos amis allemands le comprennent très bien. Il y a eu des rencontres très nourries entre Mme Merkel et M. Brown.

Plus spécifiquement, dans le domaine qui vous intéresse, nous avons évoqué les coopérations qui existent sur le plan énergétique. Nous avons examiné avec les Anglais les stratégies qu’ils souhaitaient mettre en œuvre pour faire face à la diminution de leur capacité en Mer du Nord et diversifier leurs sources d’approvisionnements. Nous avons constaté de nombreuses convergences en matière de nucléaire civil, ce dont nous nous réjouissons.

Il y a également un renforcement de la coopération sur la façon dont la régulation économique internationale doit être pensée aujourd’hui. Il faut renforcer les organes multilatéraux. Il faut que les sujets, tel que l’énergie, soient traités bien évidemment dans le cadre européen. Mais l’énergie est également un enjeu de régulation économique internationale. Nous devons donc disposer dans ce domaine d’instances et d’organismes multilatéraux renforcés et élargis. De ce point de vue, nous sommes en phase avec nos amis britanniques pour que, dans le cadre d’un monde de plus en plus interdépendant et où apparaissent des risques nouveaux, l’Europe soit pensée comme un acteur global. Le fait d’affirmer une politique énergétique européenne est une composante déterminante d’une Europe qui se veut un acteur global. Voilà ce que l’on peut tirer comme brève conclusion de ce Sommet dans le secteur qui fait l’objet de vos travaux aujourd’hui.

Je voudrais justement revenir sur vos travaux. Tout d’abord, il est important de mesurer l’innovation et le saut qualitatif que représente la définition progressive d’une politique de l’énergie à l’échelon européen. Pendant des années, le débat autour de l’idée d’une politique européenne de l’énergie a existé. L’idée était récusée au motif principal que la composition du bouquet énergétique relevait, au premier chef, d’un choix de politique nationale. On retrouve l’écho de cette méfiance dans le Traité de Maastricht qui soumet à l’unanimité, de manière très significative, les mesures affectant sensiblement le choix d’un Etat entre différentes sources d’énergie et la structure générale de son approvisionnement énergétique. Avec cette règle de l’unanimité, la politique énergétique a d’abord été appréhendée au travers du prisme des réseaux trans-européens ou du marché intérieur. C’est la logique qui a présidé aux directives sur le marché de l’électricité, d’abord en 1996, puis en 2003, et à celles sur le marché du gaz en 1998 et en 2003. Je crois que c’était la bonne approche puisque ces directives et le développement des réseaux trans-européens ont permis l’approfondissement du marché intérieur.

Cela a été prolongé, paradoxalement, dans une période durant laquelle l’Europe n’était pas au mieux de sa forme, celle qui a suivi les "non" français et néerlandais au projet de constitution. Mais les premiers signes d’une augmentation forte du prix des matières premières sont apparus à la même période. Il y a donc eu une relance des initiatives au Sommet informel d’Hampton Court, en octobre 2005. Il y a eu, ensuite, un mémorandum français puis un Livre Vert de la Commission, en 2006. Nous avons assisté à une prise de conscience du fait que le secteur énergétique ne pourrait se limiter à une juxtaposition de politiques nationales. L’énergie n’était pas un élément purement économique mais devenait un élément déterminant de l’affirmation de l’Europe, de son indépendance, de sa souveraineté et un des éléments clés de la maîtrise de son destin. Le renchérissement des prix du pétrole et du gaz, qui existe depuis le début de la décennie et qui est amplifié depuis quelques mois, les menaces croissantes sur la sécurité d’approvisionnement énergétique et les impératifs de la lutte contre le changement climatique ont conduit nos partenaires à évoluer et à prendre conscience de la nécessité d’une réponse collective à ces nouveaux défis.

Il est vrai que l’impératif énergétique sera au cœur des enjeux des confrontations et des coopérations au cours du XXIème siècle. C’est sans doute aujourd’hui l’enjeu majeur avec l’eau et la lutte contre le réchauffement climatique. Les Etats européens, quels que soient leurs choix nationaux, les relations qu’ils ont avec tel ou tel pays producteur, assignent les mêmes objectifs à la politique européenne de l’énergie : la sécurité de l’approvisionnement, la compétitivité des économies européennes, la disponibilité d’une énergie abordable, la viabilité environnementale et la lutte contre le changement climatique.

L’énergie est donc désormais un sujet d’intérêt commun, où la plupart des décisions dans le cadre du Traité de Lisbonne se prennent à la majorité qualifiée. Le Traité fait directement écho à cette réalité nouvelle en mentionnant explicitement, pour la première fois, la solidarité entre les Etats membres dans le domaine énergétique. C’est un point fondamental, notamment pour ceux qui nous ont rejoint le plus récemment. Le Traité renforce également les pouvoirs de l’Union, si besoin par des mesures contraignantes, pour développer de nouvelles interconnexions, pour assurer cette sécurité et pour renforcer le marché intérieur de l’énergie. Je crois que c’est un progrès important.

Tous ces progrès, nous les devons bien sûr à la Commission européenne qui a soumis aux Etats membres des propositions souvent qualifiées, à juste titre, d’historiques. Nous les devons également au volontarisme de la Présidence allemande du premier semestre 2007 et à l’investissement personnel d’Angela Merkel dans ce débat, qui a permis l’adoption du plan d’action sur l’énergie et le climat au conseil européen de mars 2007. L’approfondissement de la politique énergétique européenne, dans le cadre du paquet présenté par la Commission, est l’une des trois grandes priorités de la prochaine Présidence française de l’Union européenne. Nous voulons nous inscrire pleinement dans le prolongement des efforts des présidences précédentes. Qu’est-ce que cela signifie ? Nous devons faciliter la conclusion des accords politiques sur le paquet et sur les objectifs fixés sous Présidence allemande lors du Conseil de mars 2007. Le troisième paquet sur le marché intérieur de l’énergie a été présenté en septembre et abondamment discuté depuis. Je note que nous avons là un nouvel exemple de la coopération franco-allemande, puisque nos deux pays, avec six autres partenaires ont présenté ensemble, il y a quelques semaines, une option alternative à la séparation patrimoniale proposée par la Commission. Cette proposition devrait nous permettre de sortir de l’impasse et nous espérons un soutien du Conseil et du Parlement européen pour clore ces débats avant le début de la Présidence française.

Nous souhaitons que, dans le cadre du paquet présenté par la Commission, les objectifs soient contraignants et pas seulement indicatifs. Sinon, la démarche exemplaire suivie par l’Europe dans la préparation du post-Kyoto et de la conférence de Copenhague de 2009 serait réduite à néant. Nous souhaitons que notre présidence "colle" le plus possible à ce paquet. Nous ne souhaitons pas qu’il soit "détricoté", car nous ne sortirions pas par le haut pour relever des défis qui nous attendent. Nous souhaitons que les objectifs des énergies renouvelables et de séquestration du carbone soient atteints. Je ne vais pas entrer ici dans le détail des propositions. Ce que je veux souligner de manière très claire, c’est que nous serons extrêmement vigilants quant au maintien de la compétitivité industrielle de l’Europe. Sur ce point, l’ensemble de nos partenaires sont d’accord pour dire qu’il est important d’éviter que la lutte contre le réchauffement climatique ne se traduise pas par une perte de compétitivité des entreprises européennes face à d’autres, qui ne respecteraient pas les mêmes normes. Plusieurs solutions sont envisageables : des émissions gratuites, des incitations fiscales ou des mécanismes d’ajustement aux frontières. Nous devons regarder ces différentes options de manière objective, parce que si nous n’avons pas de dispositifs adaptés, les groupes industriels des secteurs chimiques, cimentiers, verriers ou pétroliers ne manqueraient pas de s’installer dans d’autres régions, beaucoup moins contraignantes au regard du respect des objectifs de Kyoto et du post-Kyoto. Nous cherchons à rester dans une logique gagnant-gagnant. Sur ces aspects, vous pouvez être certains que la prochaine Présidence française du Conseil de l’Union européenne sera particulièrement vigilante, tout en respectant les équilibres du paquet présenté par la Commission européenne.

Il est bien évident que ces propositions vont exiger des efforts importants, y compris de la part de la France. Mais, en tant que Présidence, nous servons l’intérêt général européen. Il y aura des négociations difficiles et nous devrons trouver des solutions qui conjuguent équité et efficacité.

Dans ce cadre, ce qui brûle les lèvres est de savoir comment nous allons aborder les questions spécifiquement énergétiques. Nous poserons, durant la Présidence française, les questions sur la sécurité et la diversification des sources d’approvisionnement de manière tout à fait objective. Poser les termes d’un débat, cela ne vaut pas dire que tout sera résolu à la fin de la Présidence française. Nous n’avons pas cette ambition, mais nous disons simplement qu’un certain nombre de questions indispensables doivent être abordées. Que signifie aujourd’hui la sécurité d’approvisionnement ? Comment l’assurer ? Comment faire en sorte qu’il y ait une solidarité effective ? Que fait-on en matière de stockage des sources d’énergies ? Que fait-on en terme de négociations avec les principaux producteurs d’énergies ? Quelles sont les formes de contrat que nous devons privilégier ? Quel est le bon équilibre entre la concurrence et les contrats à long terme qui, quelles que soient les sources d’énergie, caractérisent ce marché ? Comment ces spécificités vont-elles être prises en compte ? Nous devons également poser la question de la diversification des sources. Nous devons respecter les principales traditions nationales. Nous savons bien que la question du nucléaire ne fait pas consensus au niveau européen. En revanche, ce qui fait consensus, c’est de promouvoir un plus haut niveau de sûreté en matière nucléaire. S’il y a un accident, il est bien évident qu’il ne sera pas national. Je rassure donc l’ensemble des Etats membres, nous avons intérêt à développer ensemble des technologies de sûreté, à converger vers des standards communs et à régler les problèmes des licences en développant une approche commune.

Mais si je quitte la casquette de la Présidence française pour revenir sur ce qu’est le sentiment d’un citoyen français et d’un responsable politique, il est clair que, dans le nouveau traité, nous avons maintenant, et c’est une chance, la possibilité de développer des coopérations renforcées et structurées. Ainsi, on ne pourra pas empêcher ceux qui veulent avancer dans ce domaine d’utiliser les moyens juridiques qui seront à leur disposition.

Voilà ce que je souhaitais vous indiquer en séparant ce que sont nos responsabilités en tant que présidence de ce que sont les orientations françaises en matière de politique énergétique. Rassurez-vous, nous serons là en tant que présidence pour servir l’intérêt général européen. Et parfois, intérêts français et européens se rejoignent, contrairement à ce qu’une partie de la presse aime à dire.

En guise de conclusion, je voudrais partager avec vous une réflexion : c’est le fait que l’énergie est devenue un enjeu géostratégique important. Une grande partie des réserves d’hydrocarbures se trouvent dans des régions vulnérables et dans des pays qui doivent faire face à d’importants problèmes sociaux, économiques et démographiques. Nous devons donc faire face à une certaine instabilité. Cette évolution peut à son tour entraîner une plus grande insécurité, tant dans l’approvisionnement que dans la concurrence qui naîtrait pour s’approprier les différentes ressources énergétiques. Je vous renvoie aux travaux très intéressants qu’a menés M. Javier Solana. Si la communauté internationale ne réussit pas à répondre à ces menaces, le désordre énergétique international, la concurrence et les rivalités se feront jour pour assurer aux meilleures conditions l’approvisionnement énergétique. Ce sont des risques géostratégiques importants que nous pourrions courir. Ces risques, si nous ne nous organisons pas aux niveaux international et européen, mettraient en danger le système multilatéral lui-même.

C’est pourquoi, sur la base du rapport établi par M. Solana et conscient de ces menaces, nous avons demandé à quelqu’un que vous connaissez tous et qui est extrêmement respecté, M. Claude Mandil, de mener des travaux sur la sécurité d’approvisionnement, travaux qui permettront de nourrir le débat en France mais également d’alimenter la réflexion européenne. Je crois que tout ce que vous nous avez montré au cours de ces deux jours nous incite à être offensifs, à ne pas rester inactifs et à faire en sorte que l’Union soit davantage dynamique et organisée sur ces questions. Il en va, tout simplement, de la crédibilité de la démarche visant à faire de l’Union européenne un acteur global au niveau international.

Merci beaucoup.


 

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Consultations UE-Chine en matière de lutte contre le changement climatique

, © ministère des affaires étrangères et européennes © ministère des affaires étrangères et européennes
  • Le : 20.08.2008
  • À : Paris
Des consultations UE-Chine relatives à la lutte contre le changement climatique se sont tenues le 18 août 2008 à Paris, au ministère des affaires étrangères et européennes.

Une réunion du mécanisme bilatéral de consultation entre l'Union européenne et la Chine relatif à la lutte contre le changement climatique s'est tenue le 18 août 2008 à Paris, au ministère des Affaires étrangères et européennes, dans le cadre du partenariat entre l'Union européenne et la Chine sur le changement climatique lancé en 2005. Cette réunion d'experts associait la Commission européenne et la future présidence tchèque du Conseil de l'Union européenne.

Les délégations étaient présidées de part et d'autre par M. Brice Lalonde, ambassadeur français chargé des négociations sur le réchauffement climatique, et M. Qingtai Yu, représentant spécial de la République populaire de Chine pour les négociations sur le changement climatique. Cette réunion a permis aux deux délégations de présenter les derniers développements de leur politique en matière de lutte contre le changement climatique et d'évoquer l'approfondissement de leur coopération face à ce défi global dans la perspective du prochain sommet Union européenne - Chine qui aura lieu le 1er décembre à Lyon.

Les discussions ont permis également de faire le point sur l'évolution des négociations internationales, à la veille de la réunion des parties à la Convention Climat qui se tient à Accra du 21 au 27 Août 2008 et dans la perspective de la Conférence des parties qui se tiendra le 1er décembre à Poznan.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

Efficacité: 8 syndicats professionnels européens pour des objectifs obligatoires

29/08/2008 10:31
 

Evaluer
 
Davantage de mesures d’efficacité énergétique. C’est ce que réclament 8 associations professionnelles européennes (1) dans une lettre adressée mercredi 27 août au commissaire européen à l’énergie Andris Piebalgs.

Ces organisations qui représentent, entre autres, le secteur de l’isolation des bâtiments, des ampoules et des appareils électroménagers, visent le plan stratégique pour les technologies énergétiques (plan Set). Présenté en novembre 2007 par la Commission européenne, celui-ci est censé améliorer la collaboration entre Etats membres et UE dans ce domaine.

Mais «il y a un risque que l’efficacité énergétique ne soit pas prise en compte au moment de la conception du paquet Climat-énergie et soit reléguée au second plan dans la lutte du défi énergétique», écrivent les associations.

Elles invoquent une résolution adoptée par le Parlement européen le 9 juillet dernier sur le plan Set. Les eurodéputés rappelaient que «l’efficacité énergétique […] est le domaine à moyen terme qui représente le plus grand potentiel de réduction des émissions pour un coût efficace».

La lettre appelle à un objectif obligatoire et mesurable de 20% de gain d’efficacité énergétique en 2020; un investissement coordonné et des incitations à l’efficacité énergétique dans tous les secteurs; le respect des délais dans l’application de la législation existante sur l’efficacité.

(1) Commission européenne des fabricants d’équipements domestiques (Ceced), Association européenne de promotion de la cogénération (Cogen Europe), Institut européen du cuivre, Fédération européenne des services intelligents d’efficacité énergétique (Efiees), Fédération européenne des compagnies de lampes (ELC), Association européenne des fabricants de laine minérale (Eurima), Alliance européenne des compagnies pour l’efficacité énergétique dans les bâtiments (EuroAce) et Verre pour l’Europe.

 

 

 

 

 

            

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 
 
 
 
 

 

 

                  

Paquet Climat: les eurodéputés serrent la vis

08/10/2008 13:08

100 euros d’amende par tonne de CO2 excédentaire pour les Etats membres, baisse de moitié des émissions totales en 2035, capture du CO2 pour les plus grandes centrales dès 2015…Les eurodéputés ont été très ambitieux, mardi 7 octobre, lors de leur vote sur trois textes-clés du paquet Climat-énergie. Un vote qui laisse songeur quant à son adoption, en l’état, par les Etats membres.

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Au menu des députés européens de la commission parlementaire Environnement, mardi 7 octobre, trois textes-phares du paquet Climat-énergie: la proposition de décision du partage de la réduction des émissions de CO2 entre les Etats membres, la révision de la directive sur le marché européen du carbone (ETS) et la proposition de directive sur la capture et le stockage du carbone (CCS).

A l’issue de votes très attendus, les propositions des députés de la commission Envi sont beaucoup plus strictes que celles de la commission parlementaire Industrie. La décision sur le partage des émissions des Etats membres non couvertes par l’ETS -transports routier et maritime, bâtiment, services, agriculture, 60% des émissions européennes- a été fortement durcie par les eurodéputés. Les Etats membres pourraient avoir à payer 100 euros par tonne de CO2 excédentaire à l’objectif de réduction d’émission en 2020. Un montant 4 à 5 fois supérieur au cours actuel de la tonne de CO2. Et pas question de ne pas payer l’amende. Dans ce cas, l’excédent serait déduit des quotas alloués aux industriels soumis à l’ETS… La sanction ne s’arrête pas là, puisque l’Etat membre fautif aurait à compenser l’excédent d’émissions, multiplié par «un facteur d’abattement additionnel climatique de 1,3».

La proposition de décision adoptée par les députés vise à réduire en moyenne ces émissions de 10% entre 2013 et 2020, afin de contribuer à la réduction totale de 20% d’émissions en 2020. Les eurodéputés ont fixé de nouveaux objectifs de réduction: 50% de réduction en 2035 et 60 à 80% de baisse en 2050, par rapports aux niveaux de 2005. Les Etats membres auraient la possibilité de vendre leur supplément de quotas, une fois leur objectif atteint, aux autres pays de l’UE. La commission Envi souhaite aussi que les Etats membres puissent générer jusqu’à 8% de nouveaux quotas via des mécanismes de développement propre (MDP) onusiens, mais sur toute la période 2013-2020. La Commission réclamait que ce taux atteigne 3% par an.

Les eurodéputés font aussi fort avec la révision de l’ETS. L’idée d’un plan européen d’allocation des quotas, et non plus national, a été proposée, et adoptée par la commission parlementaire: le montant des allocations serait réduit chaque année. Les parlementaires proposent que la mise aux enchères soit de 15% en 2013 (la Commission veut 20%) et intégrale en 2020, exceptés les secteurs soumis aux «fuites de carbone». La liste de ces secteurs devrait être proposée par la Commission dès la fin 2009, et révisée tous les 4 ans.

Les petites installations industrielles pourraient être exclues de l’ETS, à condition que leur puissance thermique soit inférieure à 35 mégawatts (MW) – la Commission souhaitait que ce soit 25 MW – et qu’elles émettent moins de 25.000 tonnes d’équivalent CO2. La Commission en réclamait 10.000.

La moitié des revenus générés par la mise aux enchères (50 milliards d’euros au total, selon la Commission) devrait aller dans un fonds international dédié à la lutte contre le changement climatique dans les pays en voie de développement.

Enfin, les députés la commission Envi ont examiné la proposition de directive CCS. Ils souhaitent que les centrales productrices d’énergie d’une capacité de plus de 300 MW soient dotées de la technologie de capture et stockage du carbone (CCS) dès 2015. Elles seront autorisées à n’émettre que 500 grammes de CO2 par kilowatt-heure par an en moyenne. 500 millions de quotas de carbone pourraient être alloués à de tels projets. La commission Envi estime que les 12 projets de CCS à grande échelle devraient être définitivement arrêtés en novembre 2009, avant la conférence de l’ONU sur le climat de Copenhague (Danemark). Enfin, l’opérateur d’un CCS devrait être responsable du site au moins 50 ans après la fin du projet. La transposition, dans le droit national, de cette directive pourrait se faire non pas en une année, mais en deux.


 



 

 

 

                                                                                          

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 
 
                                 

Paquet Climat: le Conseil promet de tenir ses engagements

17/10/2008 11:51
 

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Le paquet Climat était l’un des principaux sujets abordés lors du premier Conseil des chefs d’Etat sous présidence française de l’Union européenne, qui s’est tenu à Bruxelles les 15 et 16 octobre.

Officiellement, la ligne du Conseil est claire. Dans un communiqué, jeudi 16 octobre, il «confirme sa détermination à tenir les engagements ambitieux en matière de politique climatique et énergétique qu’il a agréés en mars 2007 et mars 2008» afin de pouvoir «décider en décembre 2008 les solutions appropriées aux enjeux de [la] mise en œuvre» du paquet Climat. Et ce malgré les crises économique et financière. Pour le Réseau action climat (Rac), il s’agit d’une «petite victoire».

Les chefs d’Etat polonais et italien ont menacé de bloquer tout accord d’ici décembre. Le Premier ministre polonais Donald Tusk souhaite poursuivre les négociations jusqu’au premier semestre 2009, lorsque la présidence tournante de l’UE sera assurée par la République tchèque.

Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a lui aussi menacé de «mettre son veto» au cours du Conseil. (…) «Nos entreprises ne sont absolument pas en mesure aujourd'hui de supporter les coûts de la réglementation proposée». A la demande de la Pologne, les Etats membres se sont donc mis d’accord pour voter à l’unanimité pour adopter le paquet Climat. Une décision qui aurait dû être prise à la majorité, comme c’est le cas lorsqu’un texte fait l’objet d’une procédure de co-décision, arbitrée à la fois par le Parlement européen et le Conseil.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                             paquet climat accord  20081211

 
dans le JDLE Paquet Climat: les eurodéputés serrent la vis
Plan Climat: accord pour 20% de renouvelable d’ici 2020
 

 

pour aller plus loinCommuniqué du MeeddatCommuniqué de FNECommuniqué commun de Greenpeace, RAC, WWF et les Amis de la terreCommuniqué du Parlement Européen

 

Jeudi 11 décembre, lorsque les discussions reprennent pour aboutir à un compromis sur le paquet Climat-énergie, il reste encore deux points cruciaux à aborder: la solidarité financière avec les pays d’Europe de l’Est, et la préservation de la compétitivité de l’industrie européenne. Les 27 se sont en effet déjà mis d’accord sur les 20% d’énergie renouvelable à intégrer dans la consommation énergétique de l’UE d’ici 2020 et sur les émissions de CO2 dans l’automobile. Les associations de défense environnementale sont pessimistes et redoutent de voir le texte vidé de son contenu devant les exigences de certains pays. Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’ONU, exhorte l’Europe à se montrer exemplaire, à la veille de la clôture de la Conférence climat de Poznan.

La réunion commence dans un climat tendu, l’Italie menaçant toujours de bloquer le plan européen, tout comme l’Allemagne et la Pologne. Ils craignent pour la compétitivité de leurs entreprises -déjà affaiblies par la crise financière- à cause de l’achat dès 2013 de permis d’émission de CO2 qu’ils reçoivent jusqu’à présent gratuitement. Finalement, jeudi soir, ces trois pays se disent satisfaits des propositions faites par Nicolas Sarkozy, puisqu’ils ont obtenu d’importantes exonérations pour leurs industries. Ainsi, les compagnies électriques des pays de l’Est continueront de recevoir 70% de leurs quotas gratuits en 2013, suivant les vœux de la Pologne. Il reste donc à se mettre d’accord sur la solidarité financière, et là, c’est la Hongrie qui fait obstacle, jugeant insuffisants les 10% des permis européens de polluer donnés aux pays les plus pauvres de l’UE au nom de la solidarité.

Vendredi, ce point est finalement résolu, la Hongrie,comme tout nouvel Etat membre ayant consenti des efforts importants de réduction des émissions depuis 1990, obtenant 12% de permis de polluer. Nicolas Sarkozy crie victoire et Jean-Louis Borloo salue «une décision historique pour la planète» dans un communiqué de l’AFP. André Antolini, président du Syndicat des énergies renouvelables, estime qu’il s’agit d’«une formidable nouvelle et d’une action décisive pour l’Europe».
Il n’en est pas de même des associations, certaines appelant les parlementaires européens à ne pas voter un tel accord et à l’amender lors de leur vote du 17 décembre.

Elles reprochent à ce compromis d’être «en totale contradiction avec l’objectif à long terme de l’Europe de diminuer le réchauffement global bien en deçà des 2°C», dans un communiqué de vendredi rédigé par le Réseau action climat, Greenpeace, WWF et les Amis de la terre.
Incriminés, les permis de polluer accordés gratuitement, «qui vont à l’encontre de la lutte contre le réchauffement climatique et serviront seulement à enrichir les entreprises», estime Karine Gavand, chargée de campagne Climat de Greenpeace France. Autre motif de mécontentement, l’objectif de 30% de réduction des émissions européennes de gaz à effet de serre pour 2020 en cas d’accord mondial à Copenhague en décembre prochain. «Alors qu’il était prévu que cet objectif soit décidé en comitologie, ce sera finalement en co-condition, avec un effort qui ne sera pas obligatoirement porté jusqu’à 30%», dénonce Karine Gavant. Les associations se disent également déçues par la possibilité pour les entreprises d’effectuer plus des deux tiers de leurs réductions d’émission de CO2 hors UE par de la compensation carbone. Selon Greenpeace, cet accord permettra à l’Europe de ne réduire que de 4% ses propres émissions de GES d’ici à 2020.

«Toutefois, ne pas avoir d'accord du tout aurait été un coup de canon marquant le début d'une crise profonde et durable dans les négociations internationales sur le climat. Ne pas conclure d'accord, même mauvais, c'était prendre le risque d'un échec programmé pour le sommet de Copenhague», tempère France nature environnement dans un communiqué du 12 décembre. L’association appelle à continuer de faire pression sur les Etats pour que ceux-ci se montrent plus ambitieux lorsque l’accord sera débattu par le Parlement européen.

Samedi, le plan est passé entre les mains des négociateurs du Parlement européen, qui l’ont eux aussi approuvé après quelques retouches. Celles-ci «ne rouvrent pas le paquet législatif», a affirmé un négociateur à l’AFP. Le plan sera examiné par le Parlement européen à partir de demain mardi.
 



 

Vos commentaires  
fluchere jean
Un simple tableau excell suffit
Chacun des 27 pays donne les émissions de CO2 de 1990, de 2000, de 2007 et après, année par année. Un simple tableau excell suffit. Les permis gratuits ou payants ne changent rien aux émissions réelles qui sont à prendre en compte. Le reste n'est que du pipeau. Ceux qui ne veulent pas du nucléaire brûleront du charbon. C'est la seule alternative pour la production d'électricité en base. L'Espagne est déjà à + 49 % de CO2 par rapport à 1990. Seul le tableau demandé aura un sens sur le respect de nos engagements. Et malheureusement l'UE ne sera pas à - 20 % en 2020 par rapport à 1990. Tant pis pour l'adorateur de la vache sacrée allemande.
lundi 15 décembre 2008 - 21:08
lionel gaulier
nucléairophobe
le nucléaire n'est ni une energie propre ,ni une énergies renouvelable ,les allemand sont en effets les plus gros emetteurs de co2 d'europe mais ils on le mérite de vouloir se passer de l'atome en particulier grace a un effort beaucoup plus importants en matiére d'enr que nous ,leur attitude a part contre était déplorable pendant la conférence de poznan.
lundi 15 décembre 2008 - 19:44
Bernard DURAND
germanophobe
Je ne suis pas germanophobe, mais j'estime que l'Allemagne a depuis longtemps un faux-nez. Encensée par les écologistes pour ses soi-disant réalisations dans le domaine de l'environnement, elle est en réalité le plus grand pollueur d'Europe , à cause plus particulièrement de ses centrales à lignite et de ses voitures puissantes. Si elle détruit ses centrales nucléaires, elle devra construire des centrales à lignite supplémentaires, quoi que prétendent les thuriféraires de l'éolien. Les centrales à lignite, outre leurs émissions de CO2, ont bien entendu un coût pour la santé publique, y compris dans les pays voisins, qui est bien supérieur à celui des centrales nucléaires. Mais le black-out a été systématiquement fait sur cette question, et il n'y a que depuis peu que cela commence à venir en pleine lumière. Les discussions sur le plan Climat ont mis en lumière que l'Allemagne n'était pas du tout le bon élève qu'elle prétend être, et la nécessité où l'Allemagne se trouve de devoir construire de nouvelles centrales à lignite faute de vouloir conserver ses centrales nucléaires et d'en construire quelques unes de plus de plus est à l'origine de cette posture d'âne qui recule. Et cela va plomber pour longtemps une véritable politique de réduction des émissions en Europe.Ce n'est pas pour rien qu'une partie aussi élevée des quotas va être délocalisée. Et les associations écologistes qui maintenant se plaignent feraient mieux de balayer devant leur porte, car leur résistance idéologique au nucléaire est la cause profonde de cet état de choses.
lundi 15 décembre 2008 - 19:03
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                                                                                        UE 081217 LE PARLEMENT BOUCLE LE PAQUET CHANGEMENT CLIMATIQUE

Le Parlement boucle le paquet changement climatique

Environnement - 17-12-2008 - 12:50 

Après onze mois de travail législatif, le Parlement européen a donné son feu vert au paquet changement climatique qui vise à assurer que l'UE réalisera ses objectifs climatiques d'ici 2020 : une réduction de 20% des émissions de gaz à effet de serre, une amélioration de 20% de l'efficacité énergétique et une part de 20% d'énergies renouvelables dans la consommation d'énergie de l'UE.

Avant le vote de première lecture du Parlement, les députés avaient conclu des accords informels avec la présidence française sur les six propositions relevant toutes de la procédure de codécision qui place le Parlement européen et le Conseil sur un pied d'égalité en tant que co-législateurs. L'Assemblée plénière a adopté tous ces compromis à une large majorité.
 
Révision du régime d'échanges d'émission de l'Union européenne, rapport Avril Doyle (PPE-DE, lE) adopté par 610 voix pour, 60 contre et  29 abstentions.
 
Cette directive est l'un des instruments clés destinés à permettre à l'UE de réduire ses émissions de gaz à effet de serre. La directive révisée, qui s'appliquera de 2013 à 2020, a pour but de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 21% d'ici 2020 par rapport aux niveaux de 2005. Le nombre de permis émis chaque année dans l'UE diminuera de manière linéaire de façon à réduire le niveau global d'émissions chaque année.
 
Le système communautaire d'échange de quotas d'émission est un système de plafonnement et d'échange ("cap and trade"): il plafonne le niveau global des émissions autorisées mais, dans cette limite, il permet aux participants d'acheter et de vendre des quotas, selon leurs besoins, de manière à réduire les émissions de manière efficace.
 
Actuellement plus de 10 000 installations situées dans les secteurs énergétiques et industriels, sont collectivement responsables de près de la moitié des émissions de CO2 dans l’UE et de 40 % du volume global des émissions de gaz à effet de serre de l'Union (les 60% restants seront couverts par la décision relative au partage de l'effort). Il s'agit par exemple de centrales énergétiques, de raffineries et d'usines de production de ciment, de verre, de chaux, de céramique et de papier. 
 
Dans les deux premières périodes du système d'échange, la grande majorité des droits d'émission ont été alloués gratuitement. Le compromis prévoit qu'un système d'enchère intégral s'applique en principe à partir de 2013 (comme le souhaitaient la Commission européenne et la commission de l'Environnement du PE), mais avec de nombreuses exceptions (comme l'a demandé le Conseil européen le 12/12/2008).
 
Secteur énergétique
 
Pour la production d'électricité, le système d'enchères intégral sera introduit à partir de 2013. Toutefois, le compromis permet l'attribution de quotas à titre gratuit dans ce secteur, pendant une période transitoire qui s'appliquera essentiellement aux nouveaux Etats membres. Elle ne devra pas excéder 70% en 2013 et devra diminuer jusqu'à 0% en 2020. Cette distribution gratuite ne sera possible que sous certaines conditions, dont l'obligation pour les  Etats membres concernés de moderniser leurs systèmes de production d'électricité
 
Secteur manufacturier
 
Le système d'enchères intégral devra être introduit progressivement dans le secteur manufacturier, qui se verra attribuer 80 % de ses quotas d'émission à titre gratuit en 2013, cette part devant ensuite être réduite jusqu'à 30% d'ici 2020 pour arriver aux enchères intégrales en 2027 (et non en 2020 comme le proposaient la Commission et les députés).
 
Mais, une large dérogation a été introduite pour les secteurs présentant un risque sérieux de "fuite de carbone", c'est-à-dire de délocalisation de la production vers des pays tiers ayant une politique climatique moins stricte, ce qui entraînerait une augmentation des émissions de CO2 de ces pays. Jusqu'à ce qu'un accord international soit conclu, ces secteurs pourront recevoir jusqu'à 100% de quotas gratuits jusqu'en 2020 sous certaines conditions.
 
La proposition de renvoyer le rapport en commission parlementaire a été rejetée à une nette majorité  (118 voix pour 514 contre et 24 abstentions).
 
Répartition des efforts : des objectifs de réduction de CO2 par Etats membres, rapport Satu Hassi (Verts/ALE, FI) adopté par 555 voix pour, 93 contre et  60 abstentions.
 
Le Parlement et le Conseil se sont mis d'accord sur les objectifs nationaux à remplir par les Etats membres pour réduire les émissions de gaz à effet de serre des secteurs non couverts par le système de droits d'échange d'émission. La décision relative au "partage des responsabilités" fixera des objectifs nationaux contraignants pour chaque État membre qui devra réduire entre 2013 et 2020 ses émissions de gaz à effet de serre provenant des secteurs non couverts par le système communautaire d'échange de quotas d'émission (tels que transports routiers et maritimes, bâtiments, services, agriculture, et petites installations industrielles) responsables de quelque 60% de toutes les émissions de gaz à effet de serre dans l'UE.
 
Les députés soutiennent les objectifs nationaux proposés par la Commission pour 2020. Ainsi, par rapport aux niveaux de 2005, la Belgique devra réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 15%, la France de 14% et le Luxembourg de 20%.
 
Visant à réduire les émissions de ces secteurs de 10% dans l'UE, cette décision contribuera à atteindre l'objectif d'une réduction globale de 20% des émissions d'ici à 2020. Elle est la première de ce type à l'échelle mondiale.
 
Equiper les centrales énergétiques pour capter le CO2 en sous-sol, rapport Chris Davies (ADLE, UK) adopté par 623 voix pour, 68  contre et  22 abstentions.
 
Le Parlement a également approuvé une proposition de directive établissant un cadre juridique pour les nouvelles technologies de capture et stockage du carbone.
 
Les émissions des centrales énergétiques  - en particulier celles alimentées par du pétrole, du charbon et du gaz carbonique - représentent environ 40% de toutes les émissions de CO2 dans l'UE, selon la Commission européenne. Pour réduire leurs émissions de CO2, les installations industrielles et les centrales nucléaires pourraient "à l'avenir utiliser les nouvelles technologies pour capturer le CO2 et le stocker "de manière permanente et sûre au sous-sol", dans des formations géologiques.
 
Le texte adopté prévoit que jusqu'à 300 millions de droits seront mis de côté pour contribuer à encourager la construction et l'exploitation de 12 projets de démonstration commerciale destinés à la capture et au stockage géologique écologiquement sûrs du dioxyde de carbone et de projets de démonstration concernant des technologies novatrices en matière d'énergie renouvelable sur le territoire de l'UE.
 
20% d'énergies renouvelables dans le mix énergétique de l'UE en 2020, rapport de Claude Turmes (Verts/ALE, LU) adopté par 635 voix pour,  25 contre et  25 abstentions.
 
En 2020, les énergies renouvelables devraient représenter au moins 20% de la consommation énergétique totale dans l'UE. En 2005, ce type d'énergies provenant de l'hydroélectrique, du solaire, de l'éolien, de la biomasse ou des sources géothermiques, ne représentaient, selon Eurostat, que moins de 7% de la consommation totale d'énergie dans l'UE.
 
Une nouvelle directive fixera, pour atteindre l'objectif de 20%, des objectifs nationaux contraignants que les États membres devront atteindre en promouvant l'utilisation de l'énergie renouvelable pour l'électricité, le chauffage et le refroidissement et le secteur des transports. D'après le texte de compromis, les États membres pourront atteindre leurs objectifs plus facilement en promouvant l'efficacité énergétique et les économies d'énergie
 
Ainsi en Belgique, cette part passerait de 2,2% en 2005 à 13% en 2020, en France de 10.3% à 23% et au Luxembourg de 0.9% à 11%.
 
Le texte adopté prévoit que pour 2020, l'énergie renouvelable - biocarburants, électricité et hydrogène produits à partir de sources renouvelables -  interviendront pour au moins 10% dans la consommation totale de carburant dans l'UE dans tous les moyens de transport. Chaque État membre devra donc augmenter de 10% sa proportion d'énergie renouvelable dans les transports. Selon Eurostat, les biocarburants ne représentaient qu'environ 1% de tous les carburants consommés par le secteur des transports en 2005.
 
La nouvelle législation établira aussi des critères visant à garantir que la production de biocarburants soit écologiquement durable.
 
Réduction des émissions de CO2  des voitures neuves, rapport Guido Sacconi (PSE, IT) adopté par 559 voix pour, 98 contre et 60 abstentions.
 
Un nouveau règlement établira des normes de performance d'émission pour les voitures de tourisme neuves enregistrées dans l'UE. Le compromis soutient l'objectif proposé de la Commission d'une moyenne de 120g de CO2/km pour toute l'industrie automobile d'ici 2012, comparée aux niveaux actuels de 160g/km. Le règlement fixe un objectif moyen de 130g CO2/km pour  les voitures de tourisme neuves à atteindre par des améliorations en technologie du moteur de véhicule. Il sera complété par les mesures complémentaires visant à réaliser 10g/km de réduction supplémentaires, afin d'atteindre l'objectif 120g/km, par d'autres améliorations techniques. Le compromis introduit un objectif pour 2020 pour le nouveau parc automobile d'émissions moyennes de 95 g CO2/km.
 
Le texte adopté stipule que les constructeurs automobiles se verront assigner des objectifs intermédiaires pour atteindre des niveaux moyens d'émissions de 65% de leur flotte en janvier 2012, de 75% en janvier 2013, 80% en 2014 et de 100% en 2015, conformément aux objectifs spécifiques des constructeurs en matière d'émissions de CO2. Les constructeurs seront tenus de payer les amendes si leurs émissions moyennes de CO2 sont supérieures à l'objectif spécifique par le règlement ("pénalités pour émissions excessives").
 
Des carburants produisant moins de gaz à effet de serre, rapport Dorette Corbey (PSE, NL) adopté par 670 voix pour, 20  contre et  25 abstentions.
 
La directive révisée sur la qualité des carburants fixe un objectif de réduction de 6 % d'ici 2020 des émissions de gaz à effet de serre produites pendant le cycle de production des carburants utilisés dans les transports (énergies fossiles comme le pétrole, le diesel, le gazole, les mélanges de carburants d'origines différentes, l'électricité ou l'hydrogène).
 
La commission de l'Environnement du PE avait soutenu la  proposition de la Commission d'imposer aux fournisseurs de carburants l'obligation de réduire les émissions de 10 % d'ici à 2020. Toutefois, le compromis trouvé avec le Conseil impose une réduction obligatoire de 6% et invite la Commission à présenter une révision pour 2012, la directive pouvant alors être modifiée afin de rendre également obligatoire la réduction indicative de 4% pour la fin 2017.
 
Pour davantage de détails sur les compromis adoptés, se reporter à la note de background  et aux différents amendements de compromis spécifiés ci-dessous.
 
 Vous trouverez, dès leur disponibilité, les textes adoptés tenant compte des amendements éventuels, à l'adresse ci-dessous, en cliquant dans le calendrier sur le jour du vote (17.12.2008).


 
Amendement de compromis n° 49 -
Amendement de compromis n° 180 - Rapport Doyle Amendement de compromis n° 51 - Rapport Sacconi
Amendement de compromis n° 45 - Rapport Hassi Amendement de compromis n° 210 - Rapport Turmes
Amendement de compromis n° 146 - Rapport Davies Rapport CorbeyTextes adoptés

 

 

 

 

                                                                                             EU ETS

Emission Trading Scheme (EU ETS)

emissionsIn January 2005 the European Union Greenhouse Gas Emission Trading Scheme (EU ETS) commenced operation as the largest multi-country, multi-sector Greenhouse Gas emission trading scheme world-wide.

The scheme is based on Directive 2003/87/EC, which entered into force on 25 October 2003.

Allowances traded in the EU ETS will not be printed but held in accounts in electronic registries set up by Member States. All of these registries will be overseen by a Central Administrator at EU level who, through the Community independent transaction log, will check each transaction for any irregularities. In this way, the registries system keep track of the ownership of allowances in the same way as a banking system keeps track of the ownership of money.

The Commission provides guidance on the application of VAT (pdf ~13K) to emission allowances. DG Environment also provides its interpretation on the use of next phase allowances under Article 16(4), second sentence, of the Emissions Trading Directive.

The European Commission is preparing a review. In order to collect the views of stakeholders on a range of aspects of the EU emissions trading scheme, a web survey was carried out from June to September 2005. A report with the full results is in preparation and will be released in due time. Here are already some highlights (pdf ~2,7Mb).

The European Environment Agency has published a technical report on the application of the Emissions Trading Directive by Member States. The report is based on information in Member States' annual reports under Article 21 of the Directive and covers the period from 1 January – 30 April 2005.

EU action against climate change brochures

icapThe European Commission is a founding member of the International Carbon Action Partnership (ICAP). The partnership is made up of countries and regions that are actively pursuing the development of carbon markets through implementation of mandatory cap and trade systems. The partnership provides a forum to share experiences and knowledge.

The European Commission hosted the first Global Carbon Market Forum under the International Carbon Action Partnership. Jos Delbeke, DG Environment Deputy Director General opened the conference (pdf ~78KB).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 
 
 
 

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La stratégie de développement durable

révisée a été adoptée par le Conseil européen en juin 2006. Cette stratégie globale concerne toutes les politiques de l’Union Européenne et a pour but de répondre aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.

La stratégie de développement durable traite de manière intégrée les aspects économique, environnemental et social, et vise à relever les sept grands défis suivants:

  • Le changement climatique et l'énergie propre
  • Le transport durable
  • La consommation et la production durables
  • La conservation et la gestion des ressources naturelles
  • La santé publique
  • L’inclusion sociale, les questions démographiques et migratoires
  • La pauvreté dans le monde

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

               

 

 

                                                                         CLIMAT L EUROPE RENONCE   LE MONDE 20100528